Un coeur sombre – R.J. Ellory

Combien de temps peut on échapper à sa conscience ?

Le portrait passionnant, saisissant et complexe d’un anti héros.

Vincent Madigan est un flic corrompu, cynique, rongé jusqu’à la moelle qui tente d’échapper à sa conscience à coup d’alcool et de cachetons en tous genres. Un flic sombre et brisé qui a touché le fond. Un flic dévasté intérieurement, en quête d’une impossible rédemption, alors que sa vie ne tient plus qu’à un fil.
Le bien et le mal, la corruption et la pureté, l’innocence et la culpabilité, l’ombre et la lumière… la frontière est floue.

Vincent Madigan nous entraîne dans sa spirale infernale tout au long du roman. Je n’ai pu m’empêcher de l’aimer et de ressentir une grande tendresse pour lui malgré tout.

L’écriture puissante et magnifique de l’auteur nous prend aux tripes et nous fait vivre de profondes émotions.  Vous en dire plus serait criminel.

RJ Ellory est vraiment un grand maître du roman noir, un virtuose qui ne cesse de se renouveler et de nous étonner livre après livre.

Un roman magistral et brillant tout simplement.

Un coup de poing dans l’estomac !

Quand la noirceur atteint les sommets, elle touche la lumière !!!

4ème Couv.

Sous sa façade respectable, Vincent Madigan, mauvais mari et mauvais père, est un homme que ses démons ont entraîné dans une spirale infernale. Aujourd’hui, il a touché le fond, et la grosse somme d’argent qu’il doit à Sandià, le roi de la pègre d’East Harlem, risque de compromettre toute son existence, voire de lui coûter la vie. Il n’a plus le choix, il doit cette fois franchir la ligne jaune pour pouvoir prendre un nouveau départ. Il décide donc de braquer 400 000 dollars dans une des planques de Sandià. Mais les choses tournent mal : il doit se débarrasser de ses complices, et une petite fille est blessée lors d’échanges de tirs. Rongé par l’angoisse et la culpabilité, Madigan va s’engager sur la dernière voie qu’il lui reste : celle d’une impossible rédemption.

Jamais l’expression d’ anti-héros n’aura été aussi pertinente. Avec ce portrait passionnant et sans concession, R. J. Ellory creuse au plus profond de la conscience d’un homme au cœur sombre, pour tenter d’en faire resurgir toute l’humanité enfouie. Le bien et le mal, l’innocence et la culpabilité sont en effet si intimement mêlés en Vincent Madigan qu’il lui est devenu presque impossible de les distinguer. D’une écriture si puissante qu’on la ressent physiquement, ce long blues, aussi déchirant qu’une chanson de Tom Waits, aussi maîtrisé qu’un film de James Grey, réserve à son lecteur de tels rebondissements qu’il serait criminel d’en dévoiler plus ici.

Editeur: Sonatine, sortie le 1 octobre 2016, 496 pages