Quelque part avant l’enfer – Niko Tackian

Quelque part avant l’enfer – Niko Tackian

Une sacrée réussite !

J’ai lu et adoré tous les romans de Niko Tackian. J’ai commencé avec Toxique et Fantazmë, avant de mon plonger dans  La nuit n’est jamais complète 

Quelque part avant l’enfer est son premier roman et il est excellent, les quelques craintes que j’avais se sont vite envolées.

Un thriller original teinté de paranormal et de métaphysique… pari risqué mais rassurez-vous, nous restons bien ancré dans la réalité, les deux pieds sur terre.

L’auteur nous convie à un voyage dans les EMI (expérience de mort imminente) en compagnie de son héroïne Anna. Elle survit à un accident de voiture, se réveille du coma, est hantée par un cauchemar inexplicable et d’horribles meurtres se multiplient autour d’elle.

Un thème délicat, audacieux qui m’interpelle au plus haut point, nous apprenons énormément de choses, notamment sur « les voyages noirs ». De courts témoignages illustrent le récit à chaque début de chapitre.

Commencé dans le train pour Saint-Maur en poche, je l’ai terminé d’une traite dans la nuit pour mieux m’imprégner de l’ambiance oppressante de ce récit.  Mes neurones sont en ébullition, tournent dans tous les sens s’interrogent pour comprendre, l’auteur me balade et joue avec mes nerfs, ça m’énerve ! j’émet de nombreuses hypothèses et je suis frustrée de ne pouvoir deviner quoi que ce soit, suis-je entrain de perdre la raison comme Anna ?  Impossible de lâcher cette histoire avant la fin, je tourne les pages de plus en plus vite, je veux savoir !

Le roman est divisé en 71 chapitres courts, le rythme est soutenu, le suspense intense, la tension extrême.  J’ai la frousse, je ressens l’angoisse et le stress, mon coeur s’accélère, l’adrénaline monte en flèche…. très très haut jusqu’au twist final qui me laisse sans voix. Epoustouflant !  What the fuck !!!

Un premier roman préfacé par Franck Thilliez, il ne s’est pas trompé.
Une chronique en quelques mots donnerait : angoissant, terrifiant, flippant, haletant, étonnant. Décidément un grand talent !
Si je l’avais lu en 2015, je vous aurais dit « un jeune auteur à suivre ABSOLUMENT ».  Aujourd’hui, il est entré dans la cour des tous grands et j’attends le prochain avec impatience !

Prix des Bibliothèques & des Médiathèques de Grand Cognac au Festival Polar de Cognac 2015.

4ème Couverture

Une matinée comme les autres. Après avoir déposé son fils à l’école, Anna s’engage sur le boulevard sans remarquer le semi-remorque lancé à pleine vitesse. C’est le choc. Le tunnel. La musique des sphères. Mais, au seuil de la lumière, une silhouette s’interpose. Un homme, petit et barbu, la prévient :  » Je vais te tuer.  »
Miraculeusement revenue d’entre les morts, Anna reprend ses marques, peu à peu. Or une présence semble partout suivre ses pas, semant dans Paris des cadavres de femmes. Il l’a prévenue : elle sera la dernière…

Editeur: Pocket, 352 pages, date sortie: 8 mars 2018 – édition originale Scrineo 19/2/2015

Fantazmë – Niko Tackian

Fantazmë – Niko Tackian

A lire de toute urgence !
Totale réussite !

Deuxième opus pour l’inspecteur Tomar Khan, il nous revient dans un polar noir, urbain et inscrit dans l’actualité post attentats.

Niko Tackian nous percute de plein fouet et nous balance une vraie claque.

Fantazmë peut se lire indépendamment de Toxique (la première enquête de Tomar Khan) mais franchement, si vous ne l’avez pas lu, je vous conseille de vous ruer d’abord sur cette pépite qui vient de sortir au format poche.

Nous retrouvons le commandant Khan et son groupe. Les personnages ont pris de l’étoffe, un beau supplément d’âme et d’humanité.  Tomar Khan, un flic borderline, toujours hanté et torturé par son passé et ses cauchemars. Il va traquer un impitoyable tueur albanais dans les bas fonds de Paris, Fantazmë « spectre en Albanais » est redouté par tous les milieux, mieux vaut ne pas croiser sa route.

La vengeance et les règlements de compte sont au coeur de Fantazmë et l’enquête très complexe abordera la mafia albanaise, la prostitution et l’exploitation des femmes, la drogue, les flux migratoires et les réfugiés.

Un polar violent, dur, shooté à la testostérone.

Une maîtrise impressionnante de la construction,  c’est très original et les chapitres courts donnent un rythme d’enfer, ça va vite, très vite… Aucun temps mort dans ce roman puissant et une tension qui monte crescendo jusqu’à nous nouer les tripes.  N’espérez pas poser votre lecture en cours de route, c’est mission impossible. Le récit est porté par une écriture ultra efficace, très cinématographique, l’auteur est scénariste pour la TV et la BD, ne l’oublions pas.

Toxique était une révélation, Fantazmë est la confirmation d’un grand talent.
Niko Tackian est devenu un incontournable sur la scène du polar.

Quoi, vous hésitez encore ?  Foncez, c’est excellent !

Je remercie chaleureusement les éditions Calmann-Lévy pour leur confiance.

4ème Couverture

Janvier 2017. Dans une cave du XVIIIe arrondissement de Paris, un homme est retrouvé, battu à mort. Le commandant Tomar Khan pense à un règlement de compte. Le genre d’affaire qui restera en suspens des années, se dit-il. Mais voilà, l’ADN relevé sur les lieux
a déjà été découvert sur le corps d’un dealer albanais, battu à mort dans une cave lui aussi. Et bientôt une rumeur court dans les quartiers chauds de Paris, celle d’un tueur insaisissable,
un Fantazmë, un « spectre » en albanais, qui s’en prend à la pègre.
Avec cette enquête troublante, Tomar Khan plonge dans des zones d’ombre
où s’affronteront inévitablement son devoir de policier et ses sentiments d’être humain.

Editeur: Calmann-Lévy, 300 pages, date sortie: 3 janvier 2018

La nuit n’est jamais complète – Niko Tackian

La nuit n’est jamais complète – Niko Tackian

Coup de coeur !

Après avoir lu Toxique,  j’avais envie de découvrir au plus vite les autres romans de Niko Tackian et je ne regrette pas le voyage.

Si je devais résumer La nuit n’est jamais complète en sept mots, je dirais: Déstabilisant, Captivant, Hypnotisant, Envoûtant, Suffocant, Eblouissant, Angoissant.

Je l’ai lu d’une traite, durant une nuit d’orage, entortillée dans mes draps, en immersion totale, entrain de guetter l’apparition des gros yeux jaunes dans ma chambre.  Jouissance absolue !

Une citation d’Elisabeth Kübler-Ross au début d’un polar, étrange ou paradoxal me direz-vous. Comme le titre faisant référence au poème de Paul Eluard.  J’ai aimé d’emblée.

La nuit n’est jamais complète est un huis clos oppressant dans l’immensité du désert, c’est vraiment pas banal.  Dès les premières pages, l’auteur nous happe dans sa toile et nous enferme dans un cauchemar pour jouer avec nos peurs et distiller une angoisse qui ne nous lâchera pas.  Aucun moment de répit n’est offert dans ce suspense intense.   Nous oscillons à la frontière entre fantastique et réalité dans un mystère s’épaississant au fil des pages.

Niko Tackian nous fait ressentir comme personne cette ambiance suffocante et lourde tant son écriture est précise et visuelle, j’ai eu l’impression de regarder un film tout en lisant.  Une histoire impossible à raconter,  juste une expérience très forte à vivre.

Pas un seul instant, on arrive à deviner où l’auteur va nous emmener.  Il nous balade dans un voyage initiatique au coeur de nos peurs, quand nos nuits sont peuplées de cauchemars.  Une ode à la vie.  La vie côtoie la mort ou est-ce l’inverse ?  Et au milieu de tout ça, une très belle relation entre Jimmy le père et sa fille Arielle, fort touchant.

Le final, ah le final… tellement imprévisible avec une grosse dose d’émotions, scotchée comme après un terrible choc frontal.  J’ai adoré !

Niko Tackian a vraiment un énorme talent.

4ème Couverture

La route à perte de vue au milieu d’un désert de rocaille. Arielle et Jimmy parcourent le bitume au volant de leur vieille Ford. Mais quand le père et la fille tombent sur un barrage de police et sont obligés de passer la nuit sur place, tout dérape… Ils se réveillent seuls, abandonnés, naufragés de l’asphalte.  A quelques kilomètres de là, deux immenses tours métalliques se dressent, cadavres rongés par la rouille et le temps. Quelques maisons en tôle froissée se serrent pour se protéger du vent. Cette ancienne mine sera leur refuge. Ou leur pire cauchemar…
Mais ce voyage au cœur des ténèbres est-il vraiment un hasard ?

Editeur: Pocket, 256 pages, sortie: 13 avril 2017 – éditions Scrineo, sortie 3 mars 2016

Toxique – Niko Tackian

Une intrigue banale, classique en apparence, qui se révèlera redoutablement tordue au final.

Un crime est commis, une directrice d’école est assassinée. L’enquête est bouclée et le coupable vite appréhendé. Fin de l’histoire… oui MAIS ! Tomar a une intuition qui ne le lâche plus, quelque chose ne tourne pas rond dans cette école…

Tomar, le pillier de ce livre, un flic plus que fêlé, torturé, borderline, hanté, tourmenté par son passé.
Tomar le flic attachant et charismatique, certain que l’histoire n’est pas aussi simple qu’on croit, il va creuser profond, entouré de son équipe et de Rhonda, la flic amoureuse de son chef et prête à tout.

Et là, nous basculons pour plonger dans un polar psychologique, l’histoire passionnante d’une sociopathe, de sa folie, de sa souffrance, une histoire de manipulation mentale.

C’est noir, oppressant et d’une perversité rarement atteinte.

Les chapitres sont courts, l’écriture est vive, sèche, percutante, très cinématographique.
Le rythme est soutenu, on dévore les 300 pages de ce page turner d’une traite, en oubliant de respirer.

Je ne vous dirai rien de plus.
Il faut lire TOXIQUE, un point c’est tout !

Ce polar vous tordra les tripes et vous coupera le souffle.
Une belle découverte et un coup de ❤️ !

Et, je vais suivre cet auteur, entré dans la cour des grands, retenez le nom de Niko Tackian.

4ème Couv.

ELLE AIME SABOTER LA VIE DES AUTRES,
ELLE N’ÉPROUVE AUCUNE EMPATHIE,
ELLE POURSUIT UN BUT. ELLE EST TOXIQUE.

Mais ça, Tomar Khan, un des meilleurs flics de la Crim, ne le sait pas. Nous sommes en janvier 2016. La directrice d’une école maternelle de la banlieue parisienne est retrouvée morte dans son bureau. Dans ce Paris meurtri par les attentats de l’hiver, le sujet des écoles est très sensible. La Crim dépêche donc Tomar, chef de groupe de la section 3, surnommé le Pitbull et connu pour être pointilleux sur les violences faites aux femmes.
À première vue, l’affaire est simple, « sera bouclée en 24 heures », a dit un des premiers enquêteurs, mais les nombreux démons qui hantent Tomar ont au moins un avantage : il a développé un instinct imparable pour déceler une histoire beaucoup plus compliquée qu’il n’y paraît.

Editeur: Calmann-Lévy, 306 pages, sortie le 4 janvier 2017