Horrora Borealis – Nicolas Feuz

Après le gros coup de coeur de cet été pour « Le dragon du Muveran » de Marc Voltenauer, j’ai eu envie de découvrir un autre polar suisse.

Il est porté aux nues par beaucoup de blogs et les avis sont unanimement bons.
On peut lire sur la toile « Putain la claque » ou « Purée le bouquin » ou « Un grand Feuz, le meilleur » ou « Un livre excellent » et ce n’est qu’un petit échantillon des louanges.

Au risque de me faire huer (même pas peur !), j’ai un avis plus mitigé, je dois être la seule et j’assume.

Horrora borealis est un bon polar à lire pour décompresser, sans se poser trop de questions et surtout sans attacher d’importance à la qualité de l’écriture.

D’un côté, nous avons une intrigue ambigüe, machiavelique, sanglante, haletante, des courses poursuite, des retournements de situations, un suspens de tous les instants et une histoire impossible à lâcher.

Et de l’autre, quelques incohérences dans l’intrigue, une écriture baclée (dur pour une amoureuse des mots), des personnages un peu cliché, pas fouillés du tout (moi qui aime tant la profondeur des personnages), trop de heureux hasards et coïncidences dans la dernière partie et une fin fort tirée par les cheveux.
Je le dis souvent, trop c’est trop et à force d’en remettre dix couches, ça tue tout.

Cela reste une lecture distrayante, ne boudez donc pas votre plaisir et comme je suis la seule avec mon avis mitigé, il y a de fortes chances que ce thriller plaise à un grand nombre d’entre vous.

4ème Couv.

Tout ce sang qui coule aux pieds de Walker. La question n’est pas de savoir qui est ce cadavre avec une balle dans la tête. Non. La bonne question est : qu’est-ce qui s’est passé en Laponie ? Les souvenirs sont flous, mais ce qui est sûr, c’est que de longue date, Walker ne croit plus au Père Noël. Et vous ? Vous y croyez encore ?

Editeur: The BookEdition, 307 pages, sortie le 18 octobre 2016