Le miroir des âmes – Nicolas Feuz

Le miroir des âmes – Nicolas Feuz

Un flic meurt dans d’horribles souffrances, un tueur à gages appelé « le Vénitien » lui coule du verre de Murano en fusion dans la bouche et le regarde mourir.
Le miroir des âmes démarre sur les chapeaux de roue, à 1000 à l’heure et le rythme ne ralentira jamais durant les 262 pages.

Une enquête très réaliste sur fond d’attentats terroristes, de réseaux mafieux de traite des femmes, de scandales et d’hommes politiques corrompus jusqu’à la moelle, de flics pas toujours nets et au milieu un tueur à gages justicier de la pire espèce.
Le procureur Jemsen est touché par l’attentat à la bombe du centre de Neuchâtel, défiguré et amnésique sur son lit d’hôpital. Aidé par son étrange greffière, il va tenter de reconstituer le puzzle à coût de flash back successifs.

Un court roman qu’on lit d’une traite jusqu’au dénouement final explosif. Le rythme effréné vous empêche de poser votre lecture et de reprendre votre souffle, c’est à peine si vous avez le temps de respirer. Les chapitres sont courts, très courts, le suspense intense, l’écriture nerveuse et les nombreux rebondissements nous obligent à tourner les pages très vite pour savoir qui va survivre « Tous meurent. Tous, sauf trois ».

MAIS le gros bémol que j’émettrai : la déception vient des personnages. Ils passent au second plan et sont à peine survolés, place à l’action pure et c’est fort dommage !
Le miroir des âmes, il lui manque ce supplément d’âme que j’aime tant dans les thrillers et romans noirs.
Je suis donc à moitié réconciliée avec l’auteur, ma première expérience de lecture Horrora Borealis avait été une grosse déception.

Je remercie chaleureusement les éditions Slatkine & Cie pour leur confiance.

 

4ème Couverture

Un attentat sans commanditaire, des meurtres sans mobile apparent, l’auteur est à son affaire, il est procureur du Canton de Neuchâtel. Dans ce polar essoufflant, il fait endosser à son personnage principal la robe d’un magistrat qui pourrait être son double si tout n’était précisément double et trouble dans ce Miroir des âmes : les flics, les filles, les politiques, les juges et jusqu’à ce mystérieux tueur en série que la police a surnommé Le Vénitien parce qu’il coule du verre de Murano dans la gorge de ses victimes.

Editeur: Slatkine & Cie, 262 pages, date sortie: 23 août 2018

Horrora Borealis – Nicolas Feuz

Après le gros coup de coeur de cet été pour « Le dragon du Muveran » de Marc Voltenauer, j’ai eu envie de découvrir un autre polar suisse.

Il est porté aux nues par beaucoup de blogs et les avis sont unanimement bons.
On peut lire sur la toile « Putain la claque » ou « Purée le bouquin » ou « Un grand Feuz, le meilleur » ou « Un livre excellent » et ce n’est qu’un petit échantillon des louanges.

Au risque de me faire huer (même pas peur !), j’ai un avis plus mitigé, je dois être la seule et j’assume.

Horrora borealis est un bon polar à lire pour décompresser, sans se poser trop de questions et surtout sans attacher d’importance à la qualité de l’écriture.

D’un côté, nous avons une intrigue ambigüe, machiavelique, sanglante, haletante, des courses poursuite, des retournements de situations, un suspens de tous les instants et une histoire impossible à lâcher.

Et de l’autre, quelques incohérences dans l’intrigue, une écriture baclée (dur pour une amoureuse des mots), des personnages un peu cliché, pas fouillés du tout (moi qui aime tant la profondeur des personnages), trop de heureux hasards et coïncidences dans la dernière partie et une fin fort tirée par les cheveux.
Je le dis souvent, trop c’est trop et à force d’en remettre dix couches, ça tue tout.

Cela reste une lecture distrayante, ne boudez donc pas votre plaisir et comme je suis la seule avec mon avis mitigé, il y a de fortes chances que ce thriller plaise à un grand nombre d’entre vous.

4ème Couv.

Tout ce sang qui coule aux pieds de Walker. La question n’est pas de savoir qui est ce cadavre avec une balle dans la tête. Non. La bonne question est : qu’est-ce qui s’est passé en Laponie ? Les souvenirs sont flous, mais ce qui est sûr, c’est que de longue date, Walker ne croit plus au Père Noël. Et vous ? Vous y croyez encore ?

Editeur: The BookEdition, 307 pages, sortie le 18 octobre 2016