Roma – Mirko Zilahy

Roma – Mirko Zilahy

La sublime couverture de ce roman m’a donné envie de le lire !

Prenez ces différents ingrédients: un serial killer, un profiler déprimé et alcoolique, de très bons flics, un professeur « de profiling » à la retraite, des meurtres abominables et sordides, une chasse à l’homme, des friches industrielles à Rome… Mélangez les et vous obtenez un premier roman réussi MAIS…

Le premier tiers de l’histoire est vraiment excellent. La plume sublime de l’auteur (il a étudié les lettres classiques) nous plonge assez vite dans l’histoire et l’atmosphère noire et si particulière du Rome industriel, ses friches et terrains vagues, ses égouts… très loin des cartes postales et du Colisée des touristes.

Les différents personnages entrent en scène, l’équipe du commissaire Mancini, un profiler de génie en pleine dépression, devenu alcoolique suite au décès de son épouse.

Un premier meurtre est commis, suivi très vite d’un deuxième, Mancini est immédiatement appelé sur les lieux.  Contraint et forcé d’accepter l’enquête, il commence une chasse à l’homme, envers et contre tout.

L’histoire est fluide, la construction intéressante, le suspense présent de bout en bout.  Mais au fur et à mesure du récit, cela devient assez classique, formaté,  déjà vu et cela manque quelque peu de tripes, d’émotions, d’adrénaline.  Les nombreuses descriptions de procédures rendent l’histoire un peu froide et les relations entre les personnages mériteraient d’être approfondies un peu plus réchauffer l’atmosphère.

J’ai l’impression que l’auteur a voulu nous en mettre plein la vue, nous en donner trop.  Comme s’il avait suivi le modèle américain en nous montrant qu’il connaissait bien les classiques du genre. L’auteur est traducteur d’auteurs anglo saxons, peut être a t il été influencé ?  En lisant, j’ai pensé au film Seven et ses septs meurtres atroces avec Brad Pitt et Morgan Freeman.  Comme j’aurais aimé que l’auteur nous offre son supplément d’âme italienne, à l’instar d’Andrea Camilleri.  Pourquoi copier les américains quand on est italien ?

Tentez l’expérience de ce polar glauque et noir !  Si vous êtes amateur de serial killer, vous aimerez.

Un premier roman plein de potentiel et un auteur est à suivre de près !

Je remercie chaleureusement les éditions Presses de la Cité pour leur confiance.

4ème Couverture

Dans les entrailles de la Ville éternelle…
Pluie sur Rome, torrents de boue le long du Tibre. Loin des monuments qui font sa renommée, au milieu d’un terrain vague, la ville dévoile au petit jour un corps atrocement mutilé… Un crime aussi barbare, seul le commissaire Mancini peut l’élucider. Cependant, ce profiler formé aux méthodes de Quantico n’a plus la tête aux assassinats : endeuillé par la mort de sa femme, Mancini a sombré dans l’alcool et supporte de moins en moins le monde extérieur. De plus, il a déjà un dossier en cours : la disparition inquiétante d’un oncologue réputé, celui-là même qui avait tenté en vain de sauver son épouse. Mais bientôt apparaissent d’autres corps suppliciés. Mancini n’a plus le choix. Épaulé par une équipe d’élite basée dans un ancien bunker, le flic brisé se laisse happer par une enquête qui le rapproche inexorablement de ses fantômes.

Editeur: Presses de la Cité (Sang d’Encre), 432 pages, sortie le 18 mai 2017