En douce – Marin Ledun

Emilie se retrouve amputée et handicapée suite à un accident de voiture. Elle en veut à la terre entière et a envie de le faire payer à tout le monde en sombrant dans une folie destructrice, aveuglée par la rage et la solitude.

Emilie est frappadingue, elle joue la victime qui se fout toute seule dans les emmerdes. On la suit page après page, on a envie de savoir jusqu’où elle va aller dans son délire de rendre le monde responsable de sa vie merdique, râtée et insipide.

Tout à la fois roman noir, roman psychologique, drame social et huis clos. Nous sommes fort loin du huis clos oppressant des Noeuds d’acier de Sandrine Collette ou de Misery de Stephen King.

Il m’a manqué quelque chose pour que la sauce prenne.
Je ne suis pas vraiment rentrée dans cette histoire, je n’ai pas été touchée. Peut être parce je n’ai ressenti aucune empathie pour Emilie qui m’a laissée de marbre avec son côté victime.

L’écriture est belle et le récit très bien construit avec des flash back dans le passé d’Emilie. J’ai accroché à la première moitié pour m’ennuyer ensuite jusqu’à la fin. Dommage !

Bref, EN DOUCE, ne m’a pas convaincue mais je retenterai un autre livre de l’auteur.

4ème Couv.

Sud de la France. Un homme est enfermé dans un hangar isolé. Après l’avoir séduit, sa geôlière, Emilie, lui tire une balle à bout portant. Il peut hurler, elle vit dans son chenil, au milieu de nulle part. Elle lui apprend que cinq ans plus tôt, alors jeune infirmière, elle a été victime d’un chauffard. L’accident lui a coûté une jambe. Le destin s’acharne. La colère d’Emilie devient aussi puissante que sa soif de vengeance. En douce est un roman dévastateur, où l’injustice se heurte à la force de vie d’une héroïne lumineuse.

Editeur: Ombres Noires, 251 pages, sortie le 24 août 2016