Toutes blessent la dernière tue – Karine Giebel

Toutes blessent la dernière tue – Karine Giebel

Percutée en plein coeur dès les premières pages…
Estomaquée, sans voix…

Une gifle monumentale !!!

Comment faire l’éloge de ce bouleversant et poignant roman ?
Trouver les mots pour en parler, oui mais…
Comment dire la puissance et la noirceur de ce roman hallucinant ancré dans une triste réalité sociale ?
Comment dire l’immense talent de Karine Giebel ?
Je ne suis pas sûre d’arriver à traduire mon ressenti.

VULNERANT OMNES ULTIMA NECAT.
Le titre fait référence à cette maxime latine que l’on
retrouvait souvent sur le cadran des horloges. 

D’un côté Tama, 8 ans… les supplices, la torture, l’indicible.
De l’autre Gabriel, un assassin étrange vivant retiré dans la montagne, il voit débarquer une jeune femme mourante, blessée, amnésique qui perturbe sa tranquillité.  Les deux histoires vont s’alterner dans une construction parfaite, sans lien apparent entre elles… et pourtant !

Une plongée terrifiante dans la plus atroce cruauté humaine, l’innommable.
Des scènes d’humiliations d’un réalisme à vous glacer les os. Karine Giebel ne nous épargne rien.
Une rage qui se mêle à un malaise constant, à la limite du supportable.
Une lecture éprouvante, dérangeante qui nous oppresse et nous émeut. La sublime plume de Karine Giebel nous fait ressentir cette violence douloureuse jusqu’au fin fond de nos entrailles, on sent la bile monter dans l’estomac et on se retient de vomir par moments.
Et au milieu de toute cette noirceur… la beauté et l’amour s’infiltrent.

Je n’ai jamais oublié Marianne de « Meurtres pour Rédemption », aujourd’hui il y a Tama, l’inoubliable Tama.

Karine Giebel au sommet de son art, elle nous offre un tout grand polar,  on en sort difficilement indemne. Un pavé addictif de 744 pages (ne soyez pas effrayé par le nombre de pages) avalé en deux nuits.

Ma gorge est nouée, mes larmes ruissellent tandis que je referme ce livre tard dans la nuit, je suis complètement sonnée, il me faudra du temps pour reprendre pied. Tama me hantera longtemps et laissera une trace indélébile en moi.

Toutes blessent la dernière tue…  A LIRE ABSOLUMENT !!!!

Merci Karine Giebel d’avoir osé parler de ce sujet tabou.

 Je pousse un coup de gueule contre les chroniqueurs qui ont eu l’excellente
idée de tout, absolument tout vous dévoiler.  Quel manque de tact !!!
J’ai eu l’immense chance de lire ce roman « vierge » de tout commentaire.  

La 4ème couverture est parfaite, elle n’en dit pas trop et titille notre curiosité,
cela mérite d’être souligné.

Je remercie chaleureusement Agnès Chalnot Communication et les éditions Belfond pour leur confiance renouvelée.

4ème Couverture

Maman disait de moi que j’étais un ange.
Un ange tombé du ciel.
Mais les anges qui tombent ne se relèvent jamais…
Je connais l’enfer dans ses moindres recoins.
Je pourrais le dessiner les yeux fermés.
Je pourrais en parler pendant des heures.
Si seulement j’avais quelqu’un à qui parler…

Tama est une esclave. Elle n’a quasiment connu que la servitude. Prisonnière de bourreaux qui ignorent la pitié, elle sait pourtant rêver, aimer, espérer. Une rencontre va peut-être changer son destin…

Frapper, toujours plus fort.
Les détruire, les uns après les autres.
Les tuer tous, jusqu’au dernier.

Gabriel est un homme qui vit à l’écart du monde, avec pour seule compagnie ses démons et ses profondes meurtrissures.
Un homme dangereux.
Un matin, il découvre une inconnue qui a trouvé refuge chez lui. Une jeune femme blessée et amnésique.
Qui est-elle ? D’où vient-elle ?

Rappelle-toi qui tu es. Rappelle-toi, vite !
Parce que bientôt, tu seras morte.

Editeur: Belfond,744 pages, date de sortie: 29 mars 2018