Crotales – Jean-Luc Bizien

Crotales – Jean-Luc Bizien

Une réussite totale !

Un coup de coeur !

Ceux qui me suivent savent que j’ai adoré La Trilogie des ténèbres. Quelle heureuse surprise de retrouver un de ses héros, Paik Dong Soo dans un nouvel opus.

Crotales, c’est un western moderne, un pavé de 540 pages qui ne vous laissera pas souffler une seconde.  Il se lit indépendamment, comme un one shot.

Cette fois, nous partons dans le désert au Mexique, près de la frontière américaine, au pays des narco-trafiquants, des gangs et des flics corrompus.

L’univers des cartels et de la drogue, moi, c’est pas trop mon truc.  Mais quand Jean-Luc Bizien est aux commandes, cela change tout, il a un talent FOU !

Au Mexique, nous rencontrons Torrès, un chef mafieux de la pire espèce, ignoble, violent avec sa compagne Salma et son petit frère Pablo.  Et de l’autre côté de la frontière, les frères Dalton, ivrognes, barges, dégénérés et psychopathes.  Nous allons suivre les deux histoires en parallèle, nous nous doutons bien qu’elles vont se rejoindre quelque part, nous avons envie de savoir et nous tournons les pages très vite.

L’intrigue est prenante, hallucinante, bourrée d’action et le suspense présent de bout en bout jusqu’au final très explosif et complètement dingue.

C’est violent, brut et sauvage, ça cogne fort, ça tire dans tous les sens, le sang coule beaucoup, les chiens mordent dans les combats clandestins, il fait chaud, très chaud, la poussière colle à la peau, cela sent la sueur, la peur, la testostérone et la mort.

Jean-Luc Bizien est un extraordinaire conteur et sa plume est juste magnifique.

Bon, vous avez compris que j’ai adoré ?

Ne passez pas à côté de cette merveille, prenez votre billet pour le Mexique, le voyage sera inoubliable.

Et moi, j’attends avec impatience le prochain roman de mister Bizien.

Je remercie chaleureusement les éditions Toucan noir pour leur confiance.

4ème Couverture

Ciudad Juarez, à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis. Ciudad Juarez, ses gangs armés, ses combats clandestins, ses cadavres exposés au soleil. Ciudad Juarez, ses policiers corrompus, ses agents infiltrés et depuis plusieurs semaines maintenant, son mystérieux sniper qui tue impunément le long de la frontière de métal. Le paradis pour les truands, l’enfer pour les autres. Voilà où Paik Dong-Soo, ex officier du Renseignement nord-coréen, a décidé de trouver refuge après avoir quitté New York. Mais c’est là aussi que débarque Nero, le représentant des familles italiennes de la côte Est, pour conclure un important marché avec le patron du cartel local, Torres. Un homme sanguinaire qui parade devant ses affidés, au bras de sa compagne, l’intrigante et sculpturale Salma. Quand Nero reconnaît un jour en Dong-Soo l’homme qui a tué son ancien patron, il n’a plus dès lors qu’un seul projet : rapporter à ses maîtres la tête du Coréen. Seul et affaibli, Dong-Soo devra faire appel à toutes ses ressources pour échapper à ses poursuivants. Autant de crotales pour qui trahir est une seconde nature… Et tuer un véritable plaisir.

Editeur: Toucan (coll. Touc. Noir), 544 pages, sortie: 16/11/2016

Le berceau des ténèbres – Jean-Luc Bizien

Le berceau des ténèbres – Jean-Luc Bizien

Troisième tome de La trilogie des ténèbres.

Je vous précise tout de suite qu’il n’est pas nécessaire d’avoir lu les deux premiers pour apprécier cet opus.  Mon préféré des trois !

Changement total de décor, ambiance très différente, bye bye la Corée (même si elle est présente en toile de fond),   Seth Ballahan revient à New York avec sa famille.

Il va lancer se lancer dans une enquête difficile, une véritable chasse à l’homme.  Un monstre a enlevé deux enfants appartenant aux communautés chinoise et italienne.  La police ne fait rien.  Les deux familles mafieuses sont touchées de près et vont prendre les choses en main.

Aux côtés de Seth, on retrouve son ami Paik Donc Soo, l’ex militaire coréen qui ne s’adapte pas à la vie New Yorkaise et un ex profileur américain Joshua Brolin (petit clin d’oeil à Maxime Chattam).

Sur la couverture, Bernard Minier cite « un putain de page turner impossible à lâcher », et je confirme à 1000%.

Ce 3ème opus est une réussite totale !  L’intrigue est géniale, plus aboutie et maîtrisée de bout en bout.

Une lecture hautement addictive sans aucun temps mort, happée dès les premières pages et tenue en haleine par les rebondissements multiples.  On peut dire que Jean Luc Bizien a le sens du rythme.  C’est nerveux, rapide, une véritable course contre la montre pour retrouver les enfants, les chapitres courts nous poussent à tourner les pages frénétiquement.  C’est violent et sanglant par moment mais comme dans les précédents tomes, l’auteur laisse une belle part à ses personnages torturés et complexes.

Je termine ma lecture lessivée et épuisée par tant de tension, dieu que c’est excellentissime !

Jean Luc Bizien au sommet de son art !  Un pur bonheur et un grand moment de plaisir.

A lire au plus vite !

4ème Couv.

Ancien officier des services de renseignements, militaire parfaitement entraîné, le lieutenant Paik Dong Soo est parvenu à quitter l’enfer de son pays-prison, la Corée du Nord. Grâce à son ami le journaliste américain Seth Ballahan, il a réussi à exfiltrer sa femme et son fils et à gagner New York. Pour lui, le plus dur est désormais de s’adapter à ce nouveau monde, où la liberté le paralyse. Jusqu’au jour où un étrange visiteur fait appel à ses anciennes compétences. Des enfants ont été enlevés en plein Chinatown, les gens sont inquiets et pour les commerçants, la peur est le pire ennemi des affaires. Incapable de son côté de recueillir le moindre renseignement fiable au coeur d’une communauté fermée, la police est impuissante. Pourtant, jour après jour, les rumeurs les plus atroces se propagent. Il faut intervenir vite. Puisque les voies judiciaires sont lentes, restent les méthodes radicales de Paik Dong Soo. Avec les risques qu’elles comportent…

Editeur: Toucan (coll.Touc.noir), 480 pages, sortie le 21 juin 2016

La frontière des ténèbres – Jean Luc Bizien

La frontière des ténèbres – Jean Luc Bizien

Deuxième tome de la Trilogie des ténèbres.

Nous retrouvons avec plaisir nos deux héros de L’évangile des ténèbres. Seth Ballahan, le journaliste américain et Paik Doo Song, le militaire coréen.

Un voyage entre les deux Corées, le Sud et le Nord…diamétralement opposées.  Le Sud d’une grande modernité et le Nord vivant sous le régime de la peur et de la répression.

Une première partie en Corée du Sud, un peu moins dynamique, moins percutante, à l’intrigue moins palpitante.  J’ai nettement préféré la deuxième partie.  Paik Doo Song recherche sa famille dans les camps du Nord, une infiltration et une course poursuite des plus passionnantes.  Le rythme s’accélère jusqu’à devenir haletant, la tension grimpe, le coeur bat de plus en plus vite, va t il y arriver ? C’est redoutablement efficace.  Nous sommes piégés jusqu’à la fin.

L’écriture est toujours aussi fluide et visuelle, l’auteur a l’art de nous faire ressentir les émotions de ses héros, il laisse une belle part à l’amitié et aux sentiments dans ce deuxième tome.

Jean Luc Bizien a décidément beaucoup de talent !

Petit teasing pour le 3ème tome… changement total de décor, accrochez vous, ça décoiffe fort, c’est excellent, du grand art !!!

 

4ème Couv.

En répondant à l’appel de son mystérieux homologue coréen, l’ex-grand reporter Seth Ballahan croit s’offrir un séjour d’agrément. Hélas, sitôt arrivé à Séoul avec sa femme et sa fille, il sera confronté à un double homicide. Des meurtres impossibles, perpétrés dans un village-pilote, entièrement géré par l’électronique et la video. Qui a frappé derrière les murailles du village ? Qui a pu s’introduire dans cet Eden de façade, ce nirvana sécuritaire ? Quel monstre est assez puissant pour se jouer des caméras, des gardiens et du système de surveillance ? Ballahan devra, pour le savoir, réunir toutes les pièces d’un puzzle effrayant… Et faire équipe, pour l’occasion, avec un homme revenu d’entre les morts. Ange ou démon, parce qu’il est rescapé de l’Enfer, cet homme est le seul capable de défier les autorités de Corée du Nord. Sous les yeux de Seth, il franchira la terrible frontière du pays le plus fermé du monde, dans le seul but de libérer une femme et un enfant. Ballahan, impuissant, devra de son côté jouer une véritable partie d’échecs avec la mort, au terme de laquelle se dévoilera une autre vérité, plus terrible encore. Car si la frontière séparant Nord et Sud est bien visible, les ténèbres s’étendent des deux côtés…

Editeur: Toucan (coll. Touc.noir), 435 pages, 21 juin 2016

L’évangile des ténèbres – Jean-Luc Bizien

L’évangile des ténèbres – Jean-Luc Bizien

Je connaissais Jean-Luc Bizien à travers sa série Simon Bloomber dans la collection Grands Détectives (La chambre mortuaire, La main de gloire et Vienne la nuit, sonne l’heure).

Je le découvre ici sous une toute autre facette, quelle belle surprise !

Au delà de l’excellent thriller, L’Evangile des ténèbres est un portrait saisissant de la Corée du nord, une immersion totale dans ce régime totalitaire de la peur et ça donne froid, très froid dans le dos. Je vous rassure tout de suite, aucune connaissance politique n’est requise pour entamer votre lecture, il suffit de vous laisser porter par cette histoire surprenante.

Un thriller très réussi et hautement addictif qui mêle deux enquêtes.
D’un côté, Seth Ballahan, un journaliste américain à la recherche de son collègue disparu en Corée du nord et de l’autre, Paik Dong-Soo, un militaire coréen qui traque un serial killer de la pire espèce.  Leurs chemins seront parsemés d’horreurs et d’abominations.

L’intrigue est passionnante et intelligente, elle se décline en chapitres courts qui alternent les points de vue des différents protagonistes.
Quant à la plume de Jean Luc Bizien, dieu qu’elle est belle, ciselée et très visuelle.

La tension va crescendo au fil des pages, aucun temps mort, c’est haletant et ça file à 100 à l’heure.  Il fait chaud, l’air est de plus en plus moite et on a du mal à respirer, on aimerait tant poser notre livre pour récupérer, boire un coup et reprendre notre souffle mais c’est impossible.
Pauvre lecteur, te voilà percuté et oppressé de tous côtés dans ce véritable page turner.

Je ne saurais dire si Jean-Luc Bizien a vécu en Corée ou s’il a effectué un énorme travail de recherche tant son récit est criant de vérité.

Un excellent divertissement à découvrir au plus vite !!!

L’Evangile des ténèbres est le premier tome d’une trilogie.  Suivent, La frontière des ténèbres et Le berceau des ténèbres. Ils sont tous sortis aux Editions du Toucan, en poche.

En refermant mon livre, je n’ai qu’une envie: entamer la lecture du deuxième tome au plus vite !

4ème Couv.

Seth Ballahan, rédacteur en chef d’un quotidien américain, apprend que Michaël Wang, l’un de ses collaborateurs, est piégé en Corée du Nord. Face à l’absence de réaction de sa hiérarchie, Ballahan décide de secourir le jeune journaliste. Dans Pyongyang, la capitale fantôme où les hommes ne sont que des ombres, il cherche de l’aide auprès de Suzan, une soi-disant correspondante d’O.N.G. canadienne. Au même moment, l’inconcevable se produit : dans ce pays ultra surveillé, une série de cadavres atrocement mutilés révèle l’existence d’un tueur obsessionnel. Le lieutenant Paik Dong-Soo, brillant militaire nord-coréen, est chargé de l’enquête. A l’issue d’un parcours terrorisant, tous vont se retrouver en un lieu oublié, celui qu’annonce l’Evangile des Ténèbres…

Editeur: Toucan (Toucan noir), 556 pages, sortie le 5 octobre 2011