Ne prononcez jamais leurs noms – Jacques Saussey

Ne prononcez jamais leurs noms – Jacques Saussey

Jacques SAUSSEY est un tout grand monsieur du polar, ça je le savais déjà pour avoir lu tous ses livres. Avec son dernier opus, il a hissé la barre très très haut. Mais jusqu’où va t il grimper ?

Nous retrouvons avec plaisir le capitaine Magne et la lieutenant Lise Heslin face à un terrifiant psychopathe. Ce livre est la suite de LA PIEUVRE, mais il peut aisément se lire seul, sans aucun souci de compréhension.

L’histoire démarre très vite, dès les premières pages. Une énorme explosion dans un train, suivie d’une course poursuite de folie. Le compte à rebours est lancé… aucun répit à espérer !

L’intrigue est magistrale, magnifiquement ficelée et le suspense insoutenable nous tient en haleine du début à la fin.

La magnifique plume de Jacques Saussey s’améliore de livre en livre, les chapitres sont courts et l’alternance de trois voix narratives rend la lecture très captivante et nous balade à travers une incroyable palette d’émotions.

La grande force de ce roman est de nous faire pénétrer dans la tête d’un tueur de la pire espèce, jusqu’au tréfond de son âme, à travers son journal.  Nous assistons page après page à la naissance d’un monstre habité par le mal, la folie et l’esprit de vengeance.

L’angoisse, la peur, la violence nous secouent jusqu’au fond de nos tripes et la tension va crescendo jusqu’au final explosif.

D’un côté la violence, la noirceur, le trash, l’hémoglobine et de l’autre la profondeur, la psychologie fouillée des personnages, la sensibilité et l’humanité… un étonnant mélange, très réussi.

Ce livre est un joyau, une véritable pépite, une réussite totale, un chef d’oeuvre du genre !

Que dire de plus face à un tel talent ? Oh my god !!!!

Enormissime coup de coeur ❤️❤️❤️❤️

4ème Couv.

« Le train roulait de plus en plus vite. II passa sur un aiguillage qui le fit tanguer comme un navire pris dans les vagues d’un chenal agité par le vent. Les yeux écarquillés de Karine s’abaissèrent vers le plancher. Sous le siège 66, la poignée du sac avait basculé en pleine lumière. Elle s’accroupit et le tira vers elle, et ce fut soudain comme si elle avait pu voir au travers du tissu. Comme si cette forme oblongue qui le déformait lui avait murmuré quelques mots funestes à l’oreille. Elle eut juste le temps de prendre une profonde respiration pour pousser un hurlement. Et puis le monde s’éteignit dans un grand éclair blanc. » Ne prononcez jamais leurs noms est la sixième enquête du Capitaine Daniel Magne et du Lieutenant Lisa Heslin. Certainement la plus dangereuse…

Editeur: Toucan (coll. Toucan noir), 496 pages, sortie le 11 janvier 2017