Sur le toit de l’enfer – Ilaria Tuti

Sur le toit de l’enfer – Ilaria Tuti

COUP DE COEUR !!!

Une nouvelle voix féminine dans le thriller italien… 

Découvrir un premier roman, c’est toujours un grande excitation pour moi. Et à force de lire des thrillers, polars et noirs, je sens très vite quand je tiens une pépite en main, un roman qui possède ce petit « quelque chose » de plus que les autres.

Sur le toit de l’enfer est un incroyable premier roman, un thriller d’atmosphère d’une maîtrise impressionnante, comme si Ilaria Tuti était née avec une plume en or en main.

Un petit village austère dans les montagnes du Frioul, un paysage hostile, une atmosphère angoissante, magnétique. Tout est décrit avec tant de nuances, le lecteur voit la beauté de la nature sauvage, il ressent le froid, la neige et la blancheur partout, les falaises, il entend le silence de la la forêt.

Un corps est retrouvé, horriblement mutilé, les mains posées sur un coussin de mousse, un pétale de fleur entre les doigts, un tableau peint à la couleur rouge sur la neige blanche. Le froid a figé la scène macabre.

L’enquête démarre lentement, elle est confiée à Teresa Bataglia, une commissaire spécialisée dans le profilage, hyper douée pour entrer dans l’esprit de ceux qu’elle traque. J’ai adoré cette héroïne atypique, complexe, très touchante, d’une humanité extraordinaire. La soixantaine, elle cache une maladie et une fragilité émotionnelle par son attitude réservée, odieuse et hostile. Elle travaillera en tandem avec Massimo Marini, un tout jeune flic inexpérimenté mais prometteur.

Ilaria Tutti maitrise l’art de plonger dans l’âme de ses personnages, elle les décortique en leur donnant une belle profondeur.

Les agressions brutales se poursuivent, un fantôme se cache dans la forêt, il épie. Vous n’avez jamais, oh grand jamais croisé un tueur comme celui ci. La peur s’empare de la petite communauté repliée sur elle-même, le maire et la police locale refusent de coopérer.

Une passionnante enquête qui maintient le lecteur sous tension et le fait naviguer entre présent et passé. Un saut dans les années 80 dans une cabane au coeur de la forêt. Un autre en 1978, en Autriche, une étrange institution appelée L’école. Existe-t-il un lien avec les événements d’aujourd’hui ?  Les habitants se taisent et protègent des secrets bien enfouis depuis des décennies. Teresa Bataglia se battra sans relâche pour dénouer cette intrigue, elle écoutera sa profonde intuition, elle creusera jusqu’aux racines profondes, là où se cache le mal.

Sur le toit de l’enfer possède ce supplément d’âme que j’aime tant. J’ai adoré la sensibilité toute particulière de l’auteure. Vous garderez longtemps en mémoire la bouleversante rencontre entre la commissaire et le tueur… sublime d’émotions !

Je vous invite vivement à lire les dernières pages où l’auteure se présente, elle explique que son roman « plonge ses racines dans sa terre d’origine » et même ses remerciements possèdent quelque chose de très touchant.

Ilaria Tuti a reçu de nombreux éloges, dont celui de Donato Carisi. Retenez bien son nom car elle va faire beaucoup de bruit dans les prochaines années, j’en suis sûre. Ce roman est le premier d’une trilogie, j’ai hâte de retrouver la commissaire Bataglia.

Une mention spéciale pour le fabuleux travail de traduction de Johan-Frédérik Hel Guedj. Une autre mention spéciale pour la sublime couverture.

Je remercie chaleureusement les éditions La Bête Noire pour leur confiance.

4ème Couverture

 » Les tueurs voient l’enfer que nous avons sous nos pieds, tandis que nous, nous ne voyons que les fleurs…  »
Dans les montagnes sauvages du Frioul, en Italie, le commissaire Teresa Battaglia, la soixantaine, la langue acérée et le coeur tendre, est appelée sur les lieux d’un crime pour le moins singulier : un homme a été retrouvé mort, les yeux arrachés. À côté de lui, un épouvantail fabriqué avec du cuivre, de la corde, des branchages… et ses vêtements ensanglantés.
Pour Teresa, spécialiste du profilage, cela ne fait aucun doute : le tueur frappera à nouveau. Elle va devoir rassembler toute son énergie et s’en remettre à son expérience pour traquer cette bête humaine qui rôde dans les bois. Si tant est que sa mémoire ne commence pas à lui faire défaut…
 » L’Italie tient enfin sa reine du thriller !  » Sandrone Dazieri.
 » Inoubliable !  » Donato Carrisi.

Editeur: Robert Laffont (coll. La Bête Noire), 416 pages, date de sortie: 6 septembre 2018