Né d’aucune femme – Franck Bouysse

Né d’aucune femme – Franck Bouysse

S’il n’en restait plus qu’un….

Sur mon montage photo, j’ai écrit ces quelques mots: « un roman d’une sensibilité incroyable, d’une beauté et d’une poésie rare. On touche au sublime ». Je ne suis pas sûre de pouvoir en dire plus tant il m’est difficile, voire impossible de vous parler de ce roman.

Je me souviens que dans ma chronique de Glaise, j’avais hésité à écrire le mot chef d’oeuvre, quand tant d’autres l’avaient fait.

Aujourd’hui, j’ai envie de l’écrire plusieurs fois, en italique, en gras, en majuscule.  Né d’aucune femme est un CHEF D’OEUVRE !!!
Un coup de coeur, un coup en plein coeur, un coup de foudre… le premier de l’année et je sais que je ne pourrai rien lire d’aussi beau durant les douze prochains mois.

S’il vous plait, ne lisez pas les chroniques qui vous raconteront le livre de long en large, vous allez vous gâcher toute la magie de cette lecture, la quatrième de couverture est parfaite.
Il faut tourner les pages délicatement pour entrer à petits pas dans ce joyau et se laisser surprendre. Cette histoire, c’est l’histoire de Rose, une petite fille de quatorze qui nous murmure des mots dans l’oreille… des mots si beaux que nous relisons chaque phrase deux fois.

Comment vous dire que Franck Bouysse s’est glissé dans la peau d’une petite fille de quatorze ans jusqu’à ressentir les vibrations sortant de ses entrailles…
Comment vous dire l’immense talent et le génie de l’auteur pour fouiller l’âme de ses personnages…
Comment vous dire les émotions rarement ressenties à la lecture d’un livre, les larmes qui coulent et qui coulent encore, le coeur au bord des lèvres…
Comment vous dire le désespoir et la noirceur de ce récit touchant de si près la lumière et l’espoir…
Comment vous dire la plume exceptionnelle de Franck Bouysse, influencée par Faulkner, Giono, Morrisson, McCarthy… Les mots si beaux, les respirations, les silences, la sensibilité et la musique particulière qui s’en dégage…
Comment vous dire que Rose vous hantera à tout jamais.  Que son histoire intemporelle est l’histoire de milliers de femmes…
Comment vous dire toute la magie, toute la pudeur de ce chef d’oeuvre…
Comment vous dire que je suis restée plusieurs jours sans pouvoir ouvrir un autre livre…

Les mots me manquent, tout simplement…

Merci monsieur Franck Bouysse, merci du fond du coeur pour ce moment rare.

Une mention spéciale pour la sublime couverture. Je remercie chaleureusement La Manufacture de livres pour leur confiance.

4ème Couverture

 » Mon père, on va bientôt vous demander de bénir le corps d’une femme à l’asile.
— Et alors, qu’y-a-t-il d’extraordinaire à cela ? demandai-je.
— Sous sa robe, c’est là que je les ai cachés.
— De quoi parlez-vous ?
— Les cahiers… Ceux de Rose. »
Ainsi sortent de l’ombre les cahiers de Rose, ceux dans lesquels elle a raconté son histoire, cherchant à briser le secret dont on voulait couvrir son destin. Franck Bouysse, lauréat de plus de dix prix littéraires, nous offre avec Né d’aucune femme la plus vibrante de ses oeuvres. Ce roman sensible et poignant confirme son immense talent à conter les failles et les grandeurs de l’âme humaine.

Editeur: La Manufacture de livres, 336 pages, date sortie: 10 janvier 2019

Glaise – Franck Bouysse

Glaise – Franck Bouysse

Un coup de foudre !

Il m’est difficile de vous parler de ce roman.  Pour la première fois, les mots me manquent et je sais qu’ils ne seront pas à la hauteur de l’immense talent de Franck Bouysse.

Le plus beau roman lu depuis longtemps !  Un éblouissement  !

Je préfère vous laisser découvrir l’histoire, juste quelques mots.  Août 1914, nous sommes à Saint Paul de Salers, petit village du Cantal.  Les hommes sont partis au front.  Seules restent les femmes, les jeunes, les vieux, les estropiés pour s’occuper des fermes, des animaux et survivre dans les campagnes profondes, dans les coulisses de cette guerre cruelle.

Réduire Glaise à un roman noir serait une grave erreur.  C’est un roman immense, sublime, d’une puissance inouïe. Un roman magistral et brillant.

Une histoire d’amour, de passion, d’initiation.  Une histoire de haine, de rage, d’injustice et de rancoeurs. Un hymne à la vie.

La noirceur côtoie la lumière, la beauté se combine à la rudesse, le désespoir se conjugue à l’espoir.

J’ai lu Glaise en deux soirées, happée par les personnages extraordinaires, d’une grande humanité. J’ai été bouleversée, ensorcelée, envoûtée et émue jusqu’aux tripes.

Franck Bouysse est  un conteur, un raconteur, un magicien des mots.  Son écriture est finement ciselée, travaillée, les mots sont d’une justesse et d’une sensibilité incroyable, une beauté et une poésie rare s’en dégagent.

Je laisse mes larmes couler toutes seules en tournant la dernière page.  Glaise me hantera très longtemps.

Je remercie chaleureusement La Manufacture de livres pour sa confiance.

4ème Couverture

Au pied du Puy-Violent dans le Cantal, à Saint-Paul de Salers, dans la chaleur de ce mois d’août 1914, les hommes se résignent à partir pour la guerre, là- bas, loin. Les dernières consignes sont données aux femmes et aux enfants, même si on pense revenir avant l’automne, les travaux de champs ne patienteront pas.

Chez les Landry, le père est mobilisé, ne reste que Victor toute juste quinze ans, en tête à tête avec sa mère et qui ne peut compter que sur Léonard, le vieux voisin devenu son ami. Dans une ferme voisine, c’est le fils qui est parti laissant son père, Valette, à ses rancoeurs et à sa rage : une main atrophiée lors d’un accident l’empêche d’accomplir son devoir et d’accompagner les autres hommes.
Même son frère, celui de la ville, est parti à la guerre. Il a envoyé Hélène et sa fille Marie se réfugier dans la ferme des Valette.

L’arrivée des deux femmes perdue va bouleverser l’ordre immuable de la vie dans ces montagnes.

Editeur: La Manufacture de livres, 425 pages, date sortie: 7 septembre 2017