Le dernier festin – Fabio M. Mitchelli

Le dernier festin – Fabio M. Mitchelli

J’ai découvert Fabio M. Mitchelli avec La compassion du diable, une sacrée découverte (non chroniqué car je n’avais pas encore de blog), Une forêt obscure  fait partie de mes coups de coeur 2016 et Le tueur au miroir est un de mes coups de coeur 2017. L’auteur ne m’a jamais déçue, c’est donc toute confiante et excitée que j’ai entamé Le dernier festin, un thriller horrifique fantastique, une réédition de la Trilogie des verticales publiée entre 2010 et 2012.

Et là, je suis bien embêtée, je tournicote depuis des heures devant ma page blanche et les mots ne veulent pas sortir. Comment vous dire que « ça ne l’a pas fait pour moi », je ne suis pas parvenue à entrer pleinement dans l’histoire et je le regrette d’autant plus que j’aime l’auteur.

Peut être est-ce le mélange entre fantastique et délires oniriques qui m’a dérangée ?  J’ai erré comme une âme perdue dans cet immense dédale, je me suis perdue dans les boucles de cet univers parallèle en essayant de m’accrocher aux multiples histoires peuplées de trop nombreux personnages auxquels je ne me suis pas du tout accrochée.

Vous pourriez y voir un énorme paradoxe, vous pourriez même être surpris ou penser que je suis cinglée si je vous dis que Le dernier festin est très bon et bluffant d’originalité.

Fabio M. Mitchelli explore le Mal et l’anthropophagisme  à travers l’histoire de l’ogre de Rostov, un des pires criminels du XXè siècle. Il est tellement doué pour plonger dans nos peurs les plus profondes, c’est noir, violent, horrible et baroque à la fois. Certains passages sont terrifiants à vous couper le souffle ou vous retourner les tripes tant la plume de l’auteur est exceptionnelle.

Je ne m’étendrai pas beaucoup plus et j’assume entièrement mon ressenti. Peut être ne devrais-je plus lire les premiers romans d’auteurs qui ont atteint des sommets, ils sont trop en décalage avec mes attentes ?
Ce ressenti n’est que mon humble avis, faites vous le vôtre. Le dernier festin est salué unanimement par la critique.   Je terminerai en vous disant que j’ai hâte de lire le prochain roman de Fabio M. Mitchelli.

Je remercie chaleureusement les éditions French Pulp pour leur confiance.

4ème Couverture

Clarisse est morte. Elle ouvre les yeux sur son corps mutilé, entouré par la police scientifique qui s’affaire sur la scène de crime de son propre meurtre, quelque part sur une route de montagne des Alpes françaises…
Clarisse va vivre ses derniers instants post-mortem dans une bien singulière situation : celle de refaire à l’envers le chemin des heures qui ont précédé sa mort, afin de confondre son propre meurtrier.
Chris Lanzman, officier de police judiciaire, va chercher à découvrir ce qui a bien pu se produire cette nuit-là, sur cette route isolée. Egalement chargés de l’affaire, deux autres enquêteurs accompagnés d’un médium vont tenter d’entrer dans la tête du redoutable criminel.
Mais à trop vouloir approcher le monstre, on en oublie parfois que la vie ne tient qu’à un fil…

Editeur: French Pulp, 382 pages, date sortie: 11 octobre 2018

Le tueur au miroir – Fabio M. Mitchelli

Le tueur au miroir – Fabio M. Mitchelli

J’ai pris mon pied en le lisant…

Le tueur au miroir est la suite directe de Une forêt obscure .  C’est une nouvelle enquête, mais elle a tellement de liens avec la précédente que je vous conseille vivement de la lire pour apprécier pleinement celle-ci.

Fabio M. Mitchelli reprend le même procédé, il mêle faits réels et trame imaginaire en s’inspirant d’un véritable tueur, alias William R. Bradford (1948-2008), surnommé le killer photographe.

J’ai adoré Une forêt obscure, je vous avoue avoir eu peur en entamant ma lecture. Et si Fabio M. Mitchelli s’était contenté de réchauffer la sauce pour nous offrir un deuxième tome copié/collé sans grande surprise ?

Rassurez-vous, l’auteur se surpasse, il parvient à nous surprendre et envoie du lourd, du très lourd !  Tabernacle, il nous offre de l’imprévu, des secrets, des révélations sur nos deux héroïnes, de la peur, du macabre, du glauque, du noir dans son incroyable puzzle à vous faire pèter les neurones et le coeur en même temps.  Un bonheur de lecture si vous aimez les serial killers.

Nous retrouvons notre duo de choc, nos deux héroïnes flics.  Louise, la québécoise et Carrie, l’américaine d’Alaska. Toutes deux borderline, cabossées par la vie et se fichant éperdument des règles. Nous étions en Alaska sur le territoire de Carrie dans Une forêt obscure, nous sommes maintenant au Québec où Carrie s’invite pour épauler Lucie.  Plusieurs enquêtes s’entremêlent, un corps retrouvé emmuré dans un chantier, des jeunes filles retrouvées mortes, le pubis décoré de morceaux de miroirs, un morceau de peau découpé et un jeu de piste pour Louise qui reçoit des sms d’un tueur.

Les pages défilent vite, très vite, nos tripes se serrent, on tremble pour nos deux héroïnes, leur duo fonctionne si bien, elles sont fort attachantes et gagnent en profondeur dans cet opus.

L’auteur tisse une toile pour nous emprisonner, nous sommes en immersion totale, plongé jusqu’au cou dans son histoire palpitante, stressante et glaçante. Nous traversons toute la palette d’émotions et plus d’une fois nous frissonnons de peur et d’effroi.  Les différentes intrigues se mêlent à la perfection dans cette construction sans faute.  Une merveilleuse mécanique qui fonctionne à la perfection.

J’ai essayé d’imaginer le dénouement… peine perdue, l’auteur OSE et nous emmène là on ne l’attend pas du tout dans un final bluffant, oh my god, j’ai froid dans le dos, j’ai froid partout.

Je l’ai déjà dis dans ma chronique de Une forêt obscure, je le répète, Fabio M. Mitchelli au sommet de son art, il est passé « maître es serial killer » et impose sa marque de fabrique unique.

Vivement le prochain !

Je remercie chaleureusement les éditions Robert Laffont et la Bête Noire pour leur confiance.

4ème Couverture

Fasciné par leurs tatouages, il les appâte avec son appareil photo, fige leurs désirs de starlettes sur du papier glacé, puis les tue et s’empare de ce qu’il convoite. Le lendemain, on retrouve le corps de ces jeunes femmes sur les berges du Saint-Laurent, le pubis orné d’éclats de miroir et un morceau de peau découpé.
Pour piéger celui qu’à Montréal on appelle déjà  » le tueur au miroir « , il faut des flics borderline : Louise Beaulieu, qui se fiche des limites et des règles, et Carrie Callan, qui, sous son air bien sage, est un vrai pitbull.
Des photographies à clé, un secret de famille, des messages cryptés… Le passé rattrape Louise. Désorientée, elle ment et triche. Et Carrie soupçonne l’impensable : des liens entre l’enquêtrice québécoise et Singleton, le redoutable tueur en série qu’elles ont traqué ensemble un an auparavant.

Editeur: Robert Laffont (coll. La Bête Noire), 384 pages, date sortie: 19 octobre.