Un dernier verre avant la guerre – Dennis Lehane

Ce premier volet (d’une série de six) met en scène le tandem détectives Kenzie et Gennaro.

Deux écorchés de la vie qui se connaissent depuis l’enfance et s’associent pour former leur agence de détectives.
Nos deux héros ont un grand capital sympathie et leur tandem fonctionne à merveille. J’ai beaucoup aimé leurs dialogues croustillants, caustiques et leur humour cynique.

Un dernier verre avant la guerre est un thriller urbain, un roman noir très sombre,  l’auteur nous plonge dans les bas fonds de Boston au milieu de la guerre des gangs, du racisme noirs/blancs, de la corruption et des malversations des politiciens véreux.

Le livre est sorti en 1993 aux Etats Unis et je trouve qu’il a bien mal vieilli.

J’ai beaucoup aimé la première moitié, mais au final, je trouve l’intrigue assez simpliste, mince, trop mince, confuse, avec beaucoup de longueurs.  C’est plus un portrait politique et social de la ville de Boston.

Nous sommes fort loin de Shutter Island et de Mystic River, tous deux magnifiques.

Durant ma lecture, j’ai repensé aux premiers livres de Michaël Connely et de James Ellroy. Des merveilles remarquables, des classiques, des indémodables !

En résumé, j’ai été déçue par ce premier opus, mais je lirai tout de même le deuxième, avec une intrigue bien meilleure parait-il.

4ème Couv.

Amis depuis l’enfance, Patrick Kenzie et Angela Gennaro sont détectives privés. Ils ont installé leur bureau dans le clocher d’une église de Boston. Un jour, deux sénateurs influents les engagent pour une mission apparemment simple : retrouver une femme de ménage noire qui a disparu en emportant des documents confidentiels. Ce que Patrick et Angela vont découvrir, c’est un feu qui couve « en attendant le jet d’essence qui arrosera les braises ». En attendant la guerre des gangs, des races, des couples, des familles.

Thriller urbain, roman engagé, Un dernier verre avant la guerre est la première enquête du couple Kenzie-Gennaro, les deux héros meurtris de Dennis Lehane. Ils ont, selon les mots de Jean-Pierre Perrin dans «Libération», « le désespoir terriblement drôle et l’humour ravageur prêt à fleurir sur la moindre cicatrice. »

Editeur: Payot & Rivages (collection Rivages noir), sortie le 12 janvier 2001, 343 pages