Bilan lecture septembre 2017

Bilan lecture septembre 2017

8 livres lus, soit un total de 2970 pages

Septembre, la rentrée. Un mois exceptionnel !  J’ai l’impression d’avoir beaucoup jubilé, quel bonheur ! Des lectures très éclectiques, je suis passée par toutes les couleurs d’émotions, du rose au rouge, du blanc au gris en passant par le noir très profond. Septembre a commencé fort avec « Glaise » de Franck Bouysse. Quand tu commences le mois avec un tel chef d’oeuvre, tu te dis que la suite va te paraître bien fade. Heureusement, ce ne fut pas le cas, de très belles surprises ont suivi.  J’ai découvert la plume d’Elisa Vix « Assassins d’avant » et celle de Michael Farris Smith « Nulle part sur la terre » et j’ai beaucoup aimé.  Je me suis plongée dans « Code Victoria », un excellent thriller ésotérique de Thomas Laurent, un tout jeune auteur. Je trépignais depuis des mois, l’attente fut longue pour retrouver mon copain Lynwood « Pas de printemps pour Eli » de Sandrine Roy, j’ai adoré, ma nuit fut très courte ! J’ai poussé un WTF à la #findeDINGUE du génial « Mon amie Adèle » de Sara Pinborough.  J’ai été mal à l’aise et me suis posée beaucoup de questions à la lecture de « Le club des pendus » de Tony Parsons.  Et enfin, j’ai terminé le mois avec un extraordinaire roman historique « Le dernier hyver » de Fabrice Papillon, quel terrible bouquin !

Je vous souhaite à toutes et tous d’excellentes lectures… Lisez, lisez, lisez… cela rend heureux !

Voici la liste, en détails (cliquez sur les titres pour accéder directement aux chroniques)

Glaise – Franck Bouysse

Assassins d’avant – Elisa Vix

Code Victoria – Thomas Laurent

Nulle part sur la terre – Michael Farris Smith

Pas de printemps pour Eli – Sandrine Roy

Mon amie Adèle – Sara Pinborough

Le club des pendus – Tony Parsons

Le dernier hyver – Fabrice Papillon (ma chronique arrive pour sa sortie)

Le club des pendus – Tony Parsons

Le club des pendus – Tony Parsons

Quand le Bien et le Mal se confondent…. où est la limite ?

Troisième enquête de Max Wolfe, après « Des garçons bien élevés » et « Les anges sans visage ».  J’ai lu la première enquête il y a deux ans, cela avait été une très belle découverte, c’est donc avec une certaine excitation que je me suis plongée dans Le club des pendus.

Quand la justice d’un pays est défaillante, des criminels, des violeurs s’en sortent avec une peine minuscule en regard des atrocités commises.  Nous sommes au coeur de Londres, un groupe de citoyens masqués décide de rétablir l’ordre et la loi en s’inspirant des exécutions du dernier bourreau anglais Albert Pierrepoint (1905-1992, les dernières exécutions datent de 1964). Ils kidnappent, pendent les meurtriers impunis et filment leurs assassinats pour les diffuser sur Youtube.

Max Wolfe est partagé et tiraillé de tous côtés.  Il mène l’enquête et pourchasse ce club des masqués, peu importe qu’ils ne tuent que des ordures, son rôle de flic est de les arrêter. Oui, mais l’homme à l’intérieur du policier en a plus marre de voir les criminels libérés pendant que les familles des victimes souffrent et réclament justice.  Un personnage profond, plein d’humanité que j’aime de plus en plus.

Les forces de l’ordre sont sur le qui-vive et pendant ce temps, les habitants de Londres, les médias et les réseaux sociaux admirent et acclament ces justiciers masqués.

Une enquête sous tension extrême, riche en suspense, en rebondissements, captivante de bout en bout. Un roman sombre, glauque et dérangeant. Un roman brutal, les scènes de pendaison sont violentes, rien n’est épargné au lecteur, nous les vivons en direct minute par minute.

Une lecture qui divisera à coup sûr, Tony Parsons nous place sur la ligne fragile entre le Bien et le Mal. Il nous perturbe et nous englue dans un sérieux malaise en abordant des thèmes très sensibles:  la justice et ses vices, la vengeance et le châtiment, a-t-on le droit de faire justice soi-même ? les réseaux sociaux,  jusqu’où va leur impact dans notre société ?  Il nous met face à nos positions sur la peine de mort.  Il nous interroge et remet  nos certitudes sur ces épineuses questions en balance.

Un livre qui secoue profondément, ne passez pas à côté de cet excellent polar anglais.

Je remercie chaleureusement Anaïs (Anne & Arnaud) pour sa confiance.

4ème Couverture

À Londres, les bourreaux sont de retour.

Ils ont décidé de rétablir la peine capitale.
Ils forment un étrange club avec pour modèle le célèbre bourreau anglais Albert Pierrepoint, responsable de plus de quatre cent cinquante exécutions au siècle dernier. Et c’est par la corde qu’ils ont décidé de punir violeurs d’enfants, chauffards et autres délinquants qui réussissent à échapper au système judiciaire.

La conscience du détective Max Wolfe le tourmente.
La justice est-elle vraiment là où on le croit ? Qui sont ces citoyens-vengeurs ? Pour y répondre, Max devra s’enfoncer dans les entrailles de la ville, là où les vestiges du passé ont encore une emprise sur les vivants.

Dans un Londres caniculaire, plus que jamais le bien et le mal se confondent.

Editeur: La Martinière, 336 pages, date sortie: 21 septembre 2017

Mon amie Adèle – Sara Pinborough

Mon amie Adèle – Sara Pinborough

#livredeDINGUE

#ungroscoupdeCOEUR

Une magnifique couverture et une communication très originale de l’éditeur misant tout sur la fin du livre avec son fameux #findeDINGUE, il n’en fallait pas plus pour titiller sévèrement ma curiosité.

Je me suis jetée sur Mon amie Adèle dès sa réception, je l’ai dévoré, ma nuit fut très courte, mais quand on aime….

Pour une chronique en une seule ligne, j’écrirais: #livredeDINGUE, ça passe ou ça casse, tentez l’expérience de la vraie claque !

Je ne vous raconterai rien de plus que la quatrième de couverture, ce serait criminel.  Nous sommes très loin du banal thriller psychologique avec un triangle amoureux -mari, épouse, maîtresse- en toile de fond.

Accrochez vous, Mon Amie Adèle vous ouvre les portes de la folie, de la manipulation et de l’Amour.  Cette histoire machiavélique et perverse va vous emmener loin, là où vous ne vous y attendez pas.  Dès les premières lignes, vous ressentez un malaise et une tension qui ne vous lâchent pas une seule seconde. Plus vous tournez les pages, plus vous êtes englués, déstabilisés, envoûtés, angoissés, en proie à une certaine paranoïa.

La construction est brillante et intelligente, alternant les personnages et les époques sous forme de flashback.

Sans être extraordinaire, la plume est fluide, très additctive et nous fait ressentir à merveille les émotions des personnages.

Vos nerfs seront soumis à rude épreuve tant ce page turner est dérangeant et haletant jusqu’à la toute fin.  

#findeDINGUE, je confirme à 1000%, une fin que vous ne voyez pas venir, elle vous scotche, vous donne froid dans le dos et vous flanque la chair de poule.

Un thriller psychologique déroutant, puissant et très original, avec une légère touche de surnaturel. Personnellement, cela ne m’a pas dérangé, j’ai même adoré, mais je vous le dis car je sais que cela a gêné certains lecteurs.

Je remercie chaleureusement les éditions Préludes pour leur confiance.

4ème Couverture

LOUISE
Mère célibataire, elle est coincée dans un quotidien minuté. Un soir pourtant elle embrasse un homme dans un bar… sans savoir qu’il est son nouveau patron.

DAVID
Psychiatre renommé et dévoué à sa femme, il regrette ce baiser mais ne peut s’empêcher de tomber amoureux de son assistante.

ADÈLE
L’épouse de David semble n’avoir aucun défaut. Si ce n’est de vouloir à tout prix devenir l’amie de Louise…

Fascinée par ce couple modèle, Louise se retrouve malgré elle piégée au coeur de leur mariage. Et peu à peu, elle commence à entrevoir des failles.

David est-il l’homme qu’il prétend être ?
Adèle, aussi vulnérable qu’elle y paraît ?
Et par quel secret inavouable sont-ils liés l’un à l’autre ?
#findeDINGUE

Editeur: Préludes (coll. Préludes noir), 448 pages, date sortie: 27 septembre 2017

Pas de printemps pour Eli – Sandrine Roy

Pas de printemps pour Eli – Sandrine Roy

LYNWOOD, LE RETOUR !

Lynwood, mon coeur chavire…

Ceux qui me suivent savent que j’ai adoré le premier tome Lynwood Miller, cela a été une très belle surprise.  Comment vous dire mon impatience à lire la suite ? Je trépignais ferme depuis plusieurs mois. Bien curieuse de voir dans quelle direction Sandrine Roy partirait et quel sort elle réserverait à ses personnages.

Sitôt reçu, je me suis jetée sur Pas de printemps pour Eli et la magie a opéré à nouveau, je suis retombée illico sous le charme avec la douce impression de retrouver de vieux amis.  J’ai dévoré ma lecture, terminée à regret tard dans la nuit.

Petite mise en garde: il faut absolument lire le premier tome avant d’entamer le second !

Le slogan de la couverture « Roman policier mais pas que… » ne ment pas.  Pas de printemps pour Eli, c’est un cocktail parfait mêlant harmonieusement thriller, aventures, amour et fantastique. Même si dans ce deuxième tome, l’histoire d’amour est mise un peu plus en avant.

Nous retrouvons nos amoureux dans les Pyrénées à couler des jours heureux.  Ils sont de plus en plus proches, connectés en permanence.  Leur amour s’est renforcé, il a grandi, dieu qu’on aimerait tous vivre au moins une fois une telle histoire !  Hélas, un coup de téléphone va les sortir de leur cocon. Lynwood doit partir aux Etats Unis pour l’enterrement de son père, ils ne veulent pas se séparer, Eli l’accompagne.  A peine arrivés, ils seront entraînés dans une incroyable aventure (non, je ne vous raconterai rien, même sous la torture !) mêlant kidnapping, FBI, chantage, poursuites… Leur vie sera mise en danger.  Plus d’une fois, Eli usera de ses dons spéciaux mais cela suffira t il ?  Vont ils en sortir indemnes ?

Un suspense incroyable, un rythme d’enfer qui ne nous offre aucun moment de répit, Lynwood m’a littéralement épuisée ou ne serait ce pas plutôt Eli ?

Une lecture réjouissante, une jubilation intense, Sandrine Roy confirme son imagination débordante et son talent fou. Sa plume est toujours aussi belle et addictive.

Une seule ombre au tableau: combien de temps durera l’attente avant le troisième tome ?

Vous avez aimé le premier tome ?  vous adorerez le deuxième !  Vous ne connaissez pas Lynwood Miller ?  il est plus que temps de succomber à son charme !

Je remercie chaleureusement les éditions Lajouanie pour leur confiance.

4ème Couverture

Lynwood Miller, le retour !

Le beau mais ténébreux ex-GI coule le parfait amour avec la jeune, belle mais très curieuse Éli. Tous deux profitent béatement des douceurs de l’été pyrénéen lorsqu’un coup de téléphone vient rompre cette quiétude : le père de Lynwood est décédé. L’ancien membre des forces spéciales américaines va devoir retourner au Texas pour l’enterrement. Il va lui falloir aussi révéler à ce qui reste de sa famillle qu’il n’est pas mort depuis vingt ans ! Sa fiancée est, bien sûr, du voyage. Tout juste arrivé dans le ranch familial pour les obsèques, le couple découvre que des truands font pression sur James, le frère de Lynwood, qui doit juger – et condamner ? – un redoutable trafiquant…

Drogue, assassinat, enlèvement, poursuites, massacre, rien ne manque à cette nouvelle aventure de Lynwood Miller au pays des cow-boys et… du gaz de schiste. Il faudra toute la détermination et les compétences particulières de l’ancien soldat et les pouvoirs quelque peu stupéfiants d’Éli pour sauver leurs proches des agissements de la pègre.

Editeur: Lajouanie, 256 pages, date sortie: 15 septembre 2017

Nulle part sur la terre – Michael Farris Smith

Nulle part sur la terre – Michael Farris Smith

Un roman noir en forme d’uppercut !

L’Amérique profonde et ses paysages de désolation, l’Amérique des loosers, des oubliés du rêve de la réussite qui tentent de survivre péniblement.  Deux personnages paumés qui ont touché le fond, deux âmes perdues, deux cabossés de la vie en quête de rédemption vont se croiser.

Russel sort de prison, après avoir purgé une peine de onze ans, il rentre dans sa petite ville où son père vit toujours.  Maben marche seule avec sa fille, elle fuit son passé en cherchant un meilleur futur. Un meurtre va les réunir, ils vont s’entraider et s’accrocher à la vie envers et contre tout.

Des personnages complexes et très touchants, pétri d’humanité, face à leurs choix et leurs erreurs. Rien n’est jamais tout noir ou tout blanc.

Le rythme est lent, très descriptif et envoûtant. La plume est sublime pour évoquer cette ambiance plombée et oppressante.  Au coeur de cette noirceur collante, de ce désespoir profond, quelques lueurs d’espoir apparaissent, nous sommes loin du pathos larmoyant.

Michael Farris Smith pose une question essentielle: peut on échapper à son destin et trouver la résilience ?

Un roman magnifique tout simplement, qui nous percute au coeur des tripes.

Je remercie chaleureusement les éditions Sonatine pour leur confiance.

4ème Couverture

Une femme marche seule avec une petite fille sur une route de Louisiane. Elle n’a nulle part où aller. Partie sans rien quelques années plus tôt de la ville où elle a grandi, elle revient tout aussi démunie. Elle pense avoir connu le pire. Elle se trompe.

Russel a lui aussi quitté sa ville natale, onze ans plus tôt. Pour une peine de prison qui vient tout juste d’arriver à son terme. Il retourne chez lui en pensant avoir réglé sa dette. C’est sans compter sur le désir de vengeance de ceux qui l’attendent.

Dans les paysages désolés de la campagne américaine, un meurtre va réunir ces âmes perdues, dont les vies vont bientôt ne plus tenir qu’à un fil.

Michael Farris Smith possède un style et un talent d’évocation totalement singuliers qui vont droit au cœur du lecteur. Avec ces personnages qui s’accrochent à la vie envers et contre tout, il nous offre un magnifique roman sur la condition humaine.

Editeur: Sonatine, 450 pages, date sortie: 24 août 2017

Le zoo – Gin Phillips

Le zoo – Gin Phillips

Terreur au ZOO

Quand une banale visite au zoo vire au cauchemar…

Joan et son fils de quatre ans terminent leur visite au zoo, en se dirigeant vers la sortie, ils entendent des coups de feu et voient des corps sur l’herbe.  Joan s’enfuit avec son fils, elle se retrouve prise au piège par des tueurs.  Cette mère, forte, déterminée, va puiser dans ses instincts enfouis au fond d’elle, instinct maternel et amour viscéral… pour tenter de sauver son enfant et survivre à la folie meurtrière des tueurs déchainés.  Elle est prête à tout en attendant la police.

Gin Phillips choisit un point de vue original en plaçant le lecteur  au centre de ce huis clos avec Joan et son fils.

Entre la première et la dernière page, trois heures vont s’écouler. Trois heures racontées minute après minute, en temps réel.

Trois heures d’angoisse, de peur, de cauchemar.  Trois heures terrifiantes et stressantes.  Une lecture sous haute tension dès les premières pages, une lecture imprégnée d’adrénaline. On retient plusieurs fois sa respiration, plongé dans l’enclos des primates avec Joan. On a peur avec elle, on tremble avec elle, on crispe les poings, notre coeur bat plus vite… Les minutes s’allongent… dieu que l’attente est longue !  On se pose plusieurs fois la question: et moi, que ferais je à la place de Joan ?

100% action et suspense, un bon premier roman, il aurait reçu la note « excellent » si la fin ne m’avait déçue. Comme un gros soufflé qui retombe en faisant plouf !

Je remercie chaleureusement les éditions Robert Laffont et la Bête Noire pour leur confiance.

4ème Couverture

Le zoo est sur le point de fermer ses portes. Joan et son fils de quatre ans, Lincoln, sont dans leur coin préféré, à l’écart du chemin principal. Ils profitent des dernières minutes. Mais quand ils se dirigent vers la sortie, ce qu’ils découvrent transforme cette journée de rêve en cauchemar : des corps étalés sur l’herbe, des hommes armés de fusils. Sans réfléchir, Joan prend son enfant dans ses bras et court, jusqu’à en perdre le souffle, jusqu’à ce que ses muscles la brûlent.
Pendant trois heures, la mère et son fils vont se retrouver piégés avec les animaux et les tueurs. Pour sauver Lincoln, Joan est prête à tout… même au pire.

Editeur: Robert Laffont (coll. La Bête Noire), 304 pages, date sortie: 21 septembre 2017

Code Victoria – Thomas Laurent

Code Victoria – Thomas Laurent

J’ai testé la recette Code Victoria.  

Etonnante à plus d’un titre, je l’ai dévorée quasi d’une traite.

Voici les principaux ingrédients.

Un village coupé de tout, Rochehaud, perché à 2400m dans les Pyrénées. Un Lebensborn (datant de l’Occupation allemande) en son centre. Sept moines de l’Ordo Oleam, un monastère maudit, une église abandonnée, un labyrinthe, des grottes. Un codex médiéval indéchiffrable.  Le Moyen Age,  les nazis, Himmler. Un chat noir, un comte, le Diable, une jeune journaliste charismatique qui n’a pas froid aux yeux. Des disparitions étranges, d’anciens secrets inavouables. Des superstitions, des légendes mêlées à des faits historiques véridiques.

Mélangez le tout vigoureusement et vous obtenez un excellent roman ésotérique, oscillant entre l’Histoire et le thriller. Une incroyable intrigue au coeur de la folie humaine.

« Les hommes et les femmes du Moyen Age, ceux qui avaient cru aux sorcières, aux goules et aux vampires n’étaient pas si différents.  Ils n’étaient pas stupides: on aurait tort de se croire préservé des superstitions, des croyances irrationnelles, sous prétexte que le monde avait changé.  Rochehauh en était la preuve. »

Code Victoria évite les deux principaux défauts de beaucoup de thrillers ésotériques: se traîner en longueur et raconter énormément de bêtises historiques.

C’est un page-turner intelligent, passionnant et cohérent. L’histoire est menée tambour battant, les révélations, les rebondissements s’enchaînent à un rythme d’enfer, sans temps mort. La plume est belle, très visuelle, le style addictif, n’espérez pas poser votre lecture avant l’époustouflant et inattendu dénouement.

J’ai été impressionnée par la maturité de ce tout jeune auteur de 23 ans,  Thomas Laurent est étudiant en archéologie, il est bourré de talent et a une imagination débordante.  Code Victoria est son deuxième roman.  Le premier « Le signe du diable » (thriller historique au coeur du XVe siècle) est sorti en 2016 aux éditions Zinedi.

Si vous aimez les thrillers ésotériques d’Henri Loevenbruck et Serge Brussolo, vous allez adorer Code Victoria.

Un immense bravo à Thomas Laurent, je vais le suivre de très près, c’est promis !

Je remercie chaleureusement Thomas Laurent et les éditions Zinedi pour leur confiance.

4ème Couverture

Rochehauh. Petit village oublié de tous, où, selon un manuscrit médiéval, serait enfermé le diable lui-même… Un parfait sujet d’article pour Victor, journaliste, parti enquêter trois mois plus tôt, mais jamais revenu. Pour comprendre ce qui s’est passé, son amie Victoria décide de se rendre à Rochehauh. Rapidement, elle est forcée d’admettre que quelque chose ne tourne pas rond. Pourquoi lui interdit-on l’accès au vieux monastère ? Quel secret Victor avait-il découvert dans les pages du codex crypté ? Qui est cet inconnu qui la menace ? Happée dans un dangereux jeu de piste, Victoria n’a d’autre choix que de découvrir la vérité. Plus aucun doute : sa vie en dépend…

Editeur: Zinedi, 255 pages, date sortie: 15 juin 2017

Assassins d’avant – Elisa Vix

Assassins d’avant – Elisa Vix

Un polar psychologique magnifiquement ficelé.  

Une très belle découverte !

Un drame à l’atmosphère angoissante, diablement efficace. Un récit court, sans temps mort, sans longueurs ni fioritures inutiles.

Marie, une jeune institutrice est tuée dans sa classe par un élève de dix ans.  Sa fille Adèle avait cinq ans au moment des faits. Vingt cinq ans plus tard, elle décide d’enquêter sur cette mort, obsédée par la recherche de la vérité.  Elle sera aidée par Manuel, un élève présent dans la classe au moment du drame et devenu policier.

Je me sens vite prise au piège dans cette enquête, je n’arrive pas à lâcher ma lecture tant la tension nerveuse monte au fil des pages, je vais tout lire d’une traite.

Personne ne sera épargné dans cette quête de la vérité, Adèle et Manuel verront leurs blessures du passé s’ouvrir, leurs zones d’ombres et leurs failles les rattraper.  De lourds secrets de famille remontent à la surface. De nombreuses questions apparaissent. Pourquoi le père d’Adèle a t il toujours gardé le silence sur ce drame ? Est-ce pour protéger sa fille ?  Et s’il valait mieux ne pas connaître la vérité ? Pourquoi Manuel cache t il autant de choses et prétend ne pas se souvenir ?

L’écriture est fluide, épurée, limpide. Elisa Vix manie à merveille l’art du suspense, le rythme est excellent et nous tient en haleine jusqu’à la toute fin.

Voulez vous connaître toutes les réponses ? Vous savez ce qu’il vous reste à faire !

Je remercie chaleureusement les éditions du Rouergue pour leur confiance.

4ème Couverture

Mars 1989. Marie Moineau, une jeune institutrice est tuée dans sa salle de classe par un élève de dix ans qui, échappant à la police, est renversé par une moto et meurt à son tour. Vingt-cinq ans plus tard, sa fille Adèle, qui avait cinq ans au moment du décès de sa mère, décide d’enquêter. A son corps défendant, l’enquête va l’emporter bien au-delà de ce qu’elle imaginait.

Editeur: Rouergue (coll. Rouergue noir), 176 pages, date sortie: 6 septembre 2017

Akwaba – Jean Louis Rouillan

Akwaba – Jean Louis Rouillan

Akwaba, un manuscrit en quête d’un éditeur.

Je me suis écartée du chemin des polars, j’ai suivi mon instinct et je suis très heureuse de cette belle découverte, un vrai cadeau du ciel !  J’avais une très légère crainte que le récit tombe dans la mièvrerie ou l’eau de rose, rassurez vous, il n’en est rien, bien au contraire.

Nous sommes à la fin du 19è siècle, Jean quitte l’Indochine, il s’installe en Côte d’Ivoire pour se lancer dans une plantation d’ananas.  Dès son arrivée et au mépris des conventions sociales, il a une liaison avec Awa, une belle et mystérieuse ivoirienne.  Il rencontre ensuite Mely, une jeune bordelaise exilée par son père sur un navire à destination de l’Afrique, suite à l’échec d’un mariage arrangé.  Ils tomberont éperdument amoureux, alors que tout les oppose.  Nous allons suivre le couple pendant trente ans. Les hauts, les bas, les coups du sort, les joies, les peines, les infidélités, la naissance d’un fils,  les révolutions technologiques, le succès de la plantation, la vie dans cette colonie, le monde qui continue de tourner, la guerre, la mort.  Le récit d’une vie, et quelle vie !

A peine ai je mis le nez dedans, j’ai été emportée, transportée, immergée à 100%  dans cette fabuleuse histoire. On suit et découvre la vie sur cette terre d’Afrique, la modernité qui s’installe petit à petit, les rites, la sorcellerie, les guérisseurs, les marabouts.

Une saga d’aventures, un magnifique roman d’amour baigné du soleil africain, une ode à la sensualité.   On s’y croirait tellement l’écriture est visuelle et nous fait ressentir les couleurs, les odeurs, les parfums sucrés, la chaleur… tout nous enivre dans ce roman sensuel, envoûtant et passionnant.  J’ai l’ai lu quasi en apnée, tous les sens en éveil, en ressentant toute la palette des émotions.

Je me permets de citer l’auteur en terminant: « Un récit d’une vie entre Voie lactée et un Chemin des drames, où quand on pense que tout est fini, on découvre que rien ne l’est jamais tout à fait.  Que certains êtres sont liés… comme l’arbre et l’écorce. »

Je croise les doigts et tout ce que je peux pour que ce manuscrit rencontre un éditeur. Si besoin, j’irai frapper à la porte des éditeurs.

Un tout grand merci à Jean Louis Rouillan pour sa confiance.

 

Glaise – Franck Bouysse

Glaise – Franck Bouysse

Un coup de foudre !

Il m’est difficile de vous parler de ce roman.  Pour la première fois, les mots me manquent et je sais qu’ils ne seront pas à la hauteur de l’immense talent de Franck Bouysse.

Le plus beau roman lu depuis longtemps !  Un éblouissement  !

Je préfère vous laisser découvrir l’histoire, juste quelques mots.  Août 1914, nous sommes à Saint Paul de Salers, petit village du Cantal.  Les hommes sont partis au front.  Seules restent les femmes, les jeunes, les vieux, les estropiés pour s’occuper des fermes, des animaux et survivre dans les campagnes profondes, dans les coulisses de cette guerre cruelle.

Réduire Glaise à un roman noir serait une grave erreur.  C’est un roman immense, sublime, d’une puissance inouïe. Un roman magistral et brillant.

Une histoire d’amour, de passion, d’initiation.  Une histoire de haine, de rage, d’injustice et de rancoeurs. Un hymne à la vie.

La noirceur côtoie la lumière, la beauté se combine à la rudesse, le désespoir se conjugue à l’espoir.

J’ai lu Glaise en deux soirées, happée par les personnages extraordinaires, d’une grande humanité. J’ai été bouleversée, ensorcelée, envoûtée et émue jusqu’aux tripes.

Franck Bouysse est  un conteur, un raconteur, un magicien des mots.  Son écriture est finement ciselée, travaillée, les mots sont d’une justesse et d’une sensibilité incroyable, une beauté et une poésie rare s’en dégagent.

Je laisse mes larmes couler toutes seules en tournant la dernière page.  Glaise me hantera très longtemps.

Je remercie chaleureusement La Manufacture de livres pour sa confiance.

4ème Couverture

Au pied du Puy-Violent dans le Cantal, à Saint-Paul de Salers, dans la chaleur de ce mois d’août 1914, les hommes se résignent à partir pour la guerre, là- bas, loin. Les dernières consignes sont données aux femmes et aux enfants, même si on pense revenir avant l’automne, les travaux de champs ne patienteront pas.

Chez les Landry, le père est mobilisé, ne reste que Victor toute juste quinze ans, en tête à tête avec sa mère et qui ne peut compter que sur Léonard, le vieux voisin devenu son ami. Dans une ferme voisine, c’est le fils qui est parti laissant son père, Valette, à ses rancoeurs et à sa rage : une main atrophiée lors d’un accident l’empêche d’accomplir son devoir et d’accompagner les autres hommes.
Même son frère, celui de la ville, est parti à la guerre. Il a envoyé Hélène et sa fille Marie se réfugier dans la ferme des Valette.

L’arrivée des deux femmes perdue va bouleverser l’ordre immuable de la vie dans ces montagnes.

Editeur: La Manufacture de livres, 425 pages, date sortie: 7 septembre 2017