Saint-Maur en poche 2018

Saint-Maur en poche 2018

CLAP DE FIN…

C’était un extraordinaire week-end.
Deux jours de FETE !!!
Les passionnés, les fous, les amoureux du livre
étaient au rendez-vous.

Je suis ivre de fatigue et chargée d’une magnifique énergie.  Pas simple de trouver les mots pour vous parler de cette intensité.
J’ai publié un album photo sur ma page FB pour vous partager un peu de cette magie, je n’ai pas pris beaucoup de photos cette année, pas pris le temps…trop de choses à vivre.

Deux jours de rencontres, de fous rires, de partages, d’échanges riches, de retrouvailles, de découvertes. Les copains, les copines, les blogueuses, les flingueuses, je ne vais pas citer tout le monde, je risquerais d’en oublier.

Deux jours avec des auteurs talentueux, très généreux et tellement disponibles, je rencontrais certains pour la première fois.. comme Sonja Delzongle, j’attendais cette rencontre depuis trois ans.

Envie de souligner un moment rare, suspendu hors du temps, vécu en compagnie de Luca Di Fulvio et son éditeur H. Bovet de Slatkine & Compagnie… c’était dimanche durant le temps de midi, il n’y avait personne et nous avons parlé durant presqu’une heure. Magique !!! 🤩💕

Deux jours trop courts, je n’ai pas eu le temps de rencontrer tous les auteurs, je n’ai pas eu le temps de papoter avec tous les copains.
Deux jours avec des étoiles plein les yeux, le coeur qui bat la chamade, des vibrations de dingue, les émotions qui jouent montagnes russes et les larmes dans le coin des yeux.

Une fois de plus, la magie a opéré… Ces deux jours, je les ai vécu à fond et je les garde dans mon coeur. Que de souvenirs !

Je remercie chaleureusement La Griffe Noire, la fine équipe Gérard Collard et Jean-Edgar Casel et tous les bénévoles pour l’organisation parfaite de cet extraordinaire Salon.

▶ Rendez vous pris pour l’an prochain, je bloque mon week end !!!

Le soleil des rebelles – Luca Di Fulvio

Le soleil des rebelles – Luca Di Fulvio

ENORME COUP DE COEUR !!!

SUBLIME…

Il y a des livres qu’on aime un peu, d’autres beaucoup, les coups de coeur, ceux qui divertissent, nous font peur, nous étonnent, ceux qu’on lit et qu’on oublie et puis il y a les autres…
Les livres rares qui nous transportent, nous émerveillent, nous font tout oublier, ouvrent des portes et nous transforment en nous reliant à la magie de la vie…
Le soleil des rebelles fait partie de ceux là, ceux qui touchent le fond de notre âme, nous font vibrer intensément et réveillent l’enfant enfoui au fond de nous.

J’ai tellement adoré Les enfants de Venise, je vous avoue avoir retardé ma lecture en pensant que j’allais forcément être déçue, que l’auteur ne pouvait faire mieux, que le soufflé allait retomber… Une fois de plus, je me suis trompée et je constate l’immense talent de Luca Di Fulvio.

Nous remontons le temps jusqu’en 1407, quelque part dans les Alpes, en Bohème. Marcus, un jeune prince insouciant de 8 ans, assiste au massacre de sa famille entière lors d’une attaque d’un seigneur sanguinaire qui convoite le pouvoir, le château et le titre de Prince.  Marcus s’échappe, il est recueilli par la sage femme du village qui va l’élever comme son fils.  Son destin est chamboulé, Marcus le prince protégé deviendra Mikaël le serf asservi.

Un extraordinaire récit d’aventures, une fresque moyenâgeuse remplie d’action, de massacres, de misère, de sang. Et un fabuleux conte d’apprentissage qui nous questionne sur la condition humaine. Le passage de l’enfance à l’âge adulte à travers un chemin initiatique fait d’épreuves, de douleurs, de rédemption, de rencontres  et de maîtres à penser, comme Raphaël.
« A partir de maintenant, tu as deux routes devant toi. Tu peux maudire le sort qui t’a enlevé tes parents, ton royaume, ta richesse, tout ce que tu avais… ou tu peux remercier la chance parce que tu es vivant. Et selon le point de vue que tu adopteras, tu deviendras un homme ou un autre, complètement différent, avec deux vies différentes ».
Mikaël va grandir en découvrant l’amour, l’amitié, le courage, la droiture. Il est épris de justice et de liberté et veut plus que tout réaliser ses rêves.  Il nous fera voir la lumière et l’espoir dans ce monde de barbarie, noir, rude, brutal, violent et nous redonnera foi et espoir en l’homme.

Luca Di Fulvio est un conteur extraordinaire. Il nous bouleverse, nous ensorcèle, nous émeut jusqu’aux tripes et nous serre le coeur par les émotions intenses qu’il nous donne à vivre.

C’est un magicien des mots aux mains d’or,  il a un don particulier pour investiguer l’âme humaine et donner vie à des personnages hors du commun, attachants, d’une force incroyable… Agnete, Eloisa, Raphaël, Volod, Ojsternig, Berni, Emöke, le rat Hubertus et le chien Harro… TOUS sont inoubliables !

J’ai dévoré le roman en deux jours, complètement immergée dans ce tourbillon d’émotions,  j’ai ralenti vers la fin, je ne voulais pas que cela se termine.  Me voilà maintenant orpheline, entrain d’attendre le prochain.

Je me réjouis de pouvoir rencontrer l’auteur dans une semaine, à Saint Maur en Poche, je pourrai lui demander ce qu’il nous réserve pour la suite.  Je l’ai déjà rencontré l’an dernier, un moment « magique et suspendu » d’une rare intensité.

Si vous ne connaissez pas Luca Di Fulvio, n’attendez plus pour découvrir ce génie bourré de talent.

Grazie mille e congratulazioni signor Luca Di Fulvio per il vostro eccellente romanzo ! Siete un vero maestro e fate parte dei miei autori preferiti.

Je remercie chaleureusement les éditions Slatikine & Cie pour leur confiance.

Je félicite Françoise BRUN pour sa formidable traduction de l’italien, un travail colossal et particulièrement réussi !

4ème Couverture

Le jeune prince Marcus est encore un enfant lorsqu’il assiste impuissant au massacre de toute sa famille.
Seul rescapé de cette boucherie ennemi héréditaire de la famille de Marcus qui va s’asseoir sur le trône, Marcus ne doit son salut qu’à la jeune Héloïse, fille d’Agnès, la lavandière du village qui l’accueillera sous son toit pour l’élever comme s’il était son fils.
Luca di Fulvio retrace l’ascension paradoxale d’un petit prince qui va devoir apprendre dans la douleur comment devenir un homme.

Editeur: Slatkine & Cie, 636 pages, date sortie: 5 avril 2018

Signe de vie – J.R. Dos Santos

Signe de vie – J.R. Dos Santos

Grosse déception !!!!

Beaucoup de bruit pour rien…

L’origine de la vie, de l’infini, la vie extra terrestre et la question « sommes nous vraiment seuls dans l’univers ? », voilà des questions qui me titillent beaucoup.

Je déteste écrire ce genre de chronique par respect pour l’auteur et le travail accompli, j’essaie de trouver quelque chose de positif à exprimer. Mais là, je cherche en vain, je ne trouve rien.

Un roman de vulgarisation scientifique (ou un manuel scolaire ?) d’un ennui profond et beaucoup trop long, 697 pages qui tiendraient sur la moitié. Il ne se passe quasi rien, très peu d’action. L’intrigue ne fait pas le poids, elle est tellement diluée dans les pseudo vérités scientifiques, les descriptions à n’en plus finir, les nombreuses digressions, clichés et répétitions, les longs passages techniques sur l’astronomie, la biologie, la chimie, la métaphysique, les mathématiques.
Beaucoup d’échanges et bavardages interminables entre les scientifiques. Des personnages hyper caricaturaux et stéréotypés.

Une bonne nouvelle quand même, si vous vous accrochez durant les 500 premières pages soporifiques, les 200 dernières sont meilleures.

La fin est décevante, précipitée n’importe comment, comme si l’auteur en avait marre et voulait finir au plus vite (après 700 pages, je le comprends !). Dommage !

Si vous voulez découvrir l’auteur, lisez plutôt « La formule de Dieu ».

Comme d’habitude, cette chronique n’est pas l’évangile et ne traduit que mon humble avis.

Je remercie les éditions HC pour leur confiance.

4ème Couverture

SOMMES-NOUS VRAIMENT SEULS DANS L’UNIVERS ?
CE QUE LA SCIENCE A DÉCOUVERT.
Un observatoire astronomique capte une émission étrange venue de l’espace sur la fréquence de 1.42 GHz.
Un signe de vie.
Le gouvernement américain et l’ONU en sont immédiatement informés.
Un objet se dirige vers la terre.
La NASA prépare d’urgence une mission spéciale internationale pour aller à la rencontre du vaisseau inconnu. Tomás Noronha, le célèbre cryptanalyste, est recruté pour faire partie de l’équipe d’astronautes.
Ainsi commence une histoire à couper le souffle qui nous entraîne au coeur du plus grand mystère de l’univers.

Editeur: HC Editions, 697 pages, date sortie: 3 mai 2018

Mange tes morts- Jack Heath

Mange tes morts- Jack Heath

Bon appétit…

Jack Heath n’est pas un auteur inconnu, il a écrit une vingtaine de romans jeunesse. Changement de registre et virage à 180° avec son premier roman adulte.  Un thriller original, décapant et pimenté d’une bonne dose d’humour noir.

Le titre m’a d’emblée ouvert l’appétit. Mange tes morts met en scène Timothy Blake, un héros atypique, loufoque, brillant, dingo sur les bords, entre Dexter, Sherlock Holmes et Hannibal Lecter. Il a un don particulier, celui d’observer les gens et de lire dans leur esprit.  Un enquêteur hors pair doté d’une mémoire infaillible et capable de résoudre les énigmes les plus compliquées.  Consultant pour le FBI, ils font appel à ses services en tout dernier recours, chaque fois qu’ils coincent sur une enquête.  Car figurez vous que Timothy a un gros problème, pour chaque enquête résolue, il se fait payer d’une étrange façon: il réclame le corps d’un condamné à mort pour assouvir ses pulsions cannibales.

Mieux vaut avoir le coeur et l’estomac bien accrochés, même si on ne peut s’empêcher de ressentir beaucoup d’empathie pour notre sympathique héros, on en viendrait presqu’à l’aimer !

L’enquête n’est pas le point fort du roman, elle est secondaire et sert à nous faire côtoyer Timothy, ce personnage extraordinaire qui tient toute l’histoire sur les épaules.
Nous sommes en plein coeur de disparitions d’adolescents et rien ne se passe comme prévu pour Timothy, les rebondissements et les surprises s’enchaînent, le rythme est rapide, pas le temps de s’ennuyer mais l’enquête est plutôt classique, loin de révolutionner le genre.

Une lecture déjantée, originale, lue d’une traite et dégustée avec beaucoup de plaisir mais le plat principal m’a laissée un peu sur ma faim.

Je remercie les éditions Super 8 pour leur confiance.

4ème Couverture

Cameron Hall, 14 ans. Disparu en rentrant de l’école ; rançon exigée. L’horloge tourne, la police est impuissante : c’est une mission pour Timothy Blake.
Timothy (nom de code  » le pendu « ) a un don. Il lit dans l’esprit des gens. Comprend tout avant tout le monde. Résout les énigmes les plus ardues. Le genre à s’ennuyer avec un Rubik’s Cube ou à connaître votre numéro de sécurité sociale par cœur. Mais Timothy a aussi un problème. Pas le fait d’être pauvre, non. Pas le fait d’être affublé d’un coturne toxicomane et parano prénommé Johnson. Un vrai problème, un problème, disons, comportemental. Qui fait que même le FBI répugne à travailler avec lui. Une vie sauvée, une récompense : ainsi fonctionne Timothy. Mais cette fois, et malgré l’appui de l’agent spécial Reese Thistle, il se pourrait que notre sympathique génie psychopathe ait trouvé à qui parler.

Ce thriller survolté et sans tabou ne vous laissera aucun répit. Accessoirement, il se pourrait qu’il vous incite à devenir végétarien.

Editeur: Super 8, 400 pages, date sortie: mars 2018

Les hordes invisibles – Louise Mey

Les hordes invisibles – Louise Mey

Bouleversant…

J’ai découvert Louise Mey avec son deuxième roman Embruns. J’étais impatiente de replonger dans son univers. Les hordes invisibles est la suite de Ravagées (que je n’ai pas lu). L’histoire se lit indépendamment sans aucun problème, même si nous trouvons beaucoup de références au premier tome.

Les hordes invisibles est à dix mille lieues d’Embruns.
Nous sommes au sein de la brigade des crimes et délits sexuels, en compagnie d’Alex et Marco. Nous les suivons dans leur quotidien, entrain d’enquêter sur une nouvelle affaire: trois femmes harcelées, insultées et menacées sur la toile.  Elles viennent porter plainte, mais comment retrouver les nombreux ‘harceleurs’ bien planqués derrière leurs écrans ?

J’ai pris une claque phénoménale à la lecture de ce roman d’un réalisme glaçant et d’une terrible violence. Une lecture dure, très dérangeante qui m’a mise en colère et remué les tripes plus d’une fois !

J’ai d’ailleurs failli abandonner.  La première partie est un peu longue, une forme d’enquête journalistique sur les violences faites aux femmes.  Les viols et les juges machos qui ne les reconnaissent pas, les insultes, les agressions dans le métro, le silence et la peur, le cyber-harcèlement, les plateformes d’hébergement de certains sites dédiés aux gamers qui ne pensent qu’à l’argent en se fichant éperdument du reste. L’humain dans toute sa noirceur. Une hypocrisie immonde qui donne envie de vomir ! Louise Mey n’invente rien, elle a fait un énorme travail de recherche, les chiffres et statistiques avancées sont vérifiés et proches de la réalité.
Révoltant et désespérant en 2018 !

Ensuite, l’histoire prend un virage à 180° et l’enquête policière démarre réellement.  C’est violent, brut et sans concession. Les flics débordés devant les piles de dossiers se donnent à 100%, ils font au mieux avec le manque de moyens et derrière, la justice et les magistrats qui ne font pas grand chose.
La plume de l’auteure est incisive, acérée et percutante. Le rythme s’accélère, les rebondissements se multiplient, la tension grimpe, je retiens mon souffle, je suis scotchée à ma lecture que je termine d’une traite sans pouvoir m’arrêter.

Louise Mey ose un roman choquant et engagé -certes, un peu didactique et lourd par moment- en phase avec une réalité trop peu connue, devant laquelle nous avons tous tendance à fermer les yeux.

Lisez le, ouvrez les yeux, même si ça fait mal… ne passez surtout pas à côté ! Et parlez en autour de vous !
Une lecture d’utilité publique, qui devrait être obligatoire dans les lycées pour ouvrir le débat et éveiller les consciences.

Je remercie chaleureusement les éditions Fleuve Noir pour leur confiance.

4ème Couverture

 » Il n’avait rien de spécial. Il était le visage dans la foule, le copain, le frère, le fils, il était ordinaire et sa capacité à la haine aveugle n’en semblait que plus inquiétante.  »
Francesca. Ilana. Clémentine. Des femmes comme elles, il y en a des milliers, qui prennent la parole sur les réseaux sociaux. Et de l’autre côté de l’écran, dans l’intimité d’une chambre ou la foule d’une rame de métro, des hommes guettent, harcèlent, menacent de viol ou de mort. Sous pseudonyme, en ligne et en liberté. Et avec le sentiment d’une totale impunité.

Le quotidien d’Alex et Marco au sein de la Brigade des crimes et délits sexuels n’obéit qu’à un credo : fais comme tu peux. Sauf qu’Alex a décidé d’arrêter la bière, son antidote n°1 à l’angoisse – juste derrière sa fille et les statistiques, qu’elle compile obstinément. Le jour où les plaintes de Francesca, Ilana et Clémentine arrivent sur son bureau, des difficultés nouvelles surgissent. Comment traquer des individus sans signe distinctif et qui ne laissent aucune trace ?

Editeur: Fleuve Noir, 448 pages, date sortie: 24 mai 2018

Une femme entre nous – Greer Hendricks-Sarah Pekkanen

Une femme entre nous – Greer Hendricks-Sarah Pekkanen

Lu d’une traite…

Un thriller psychologique écrit à quatre mains. La 4ème de couverture me titille fortement, vais je lire une énième histoire de trio amoureux ou l’histoire cache-t-elle autre chose autre chose ?

Il y a des livres qui vous rencontrent au bon moment, j’y crois de plus en plus. Ce jour là, j’ai envie de me plonger dans une lecture prenante, « facile », qui m’emporte complètement et me vide la tête.  Mission réussie pour Une femme entre nous !

Un conte de fée moderne.  Vu de loin, c’est à peu près ça, les gros clichés un peu niais, un prince charmant, deux princesses, des déclarations d’amour, un mariage, des bijoux, des belles robes, une grande maison… tout est parfait, joli, trop lisse ! Jusqu’à ce qu’un premier coup de théâtre ne survienne et fasse tout basculer !  Je ne vous en dirai pas plus.  Je m’y attendais bien sûr, mais j’ai tout de même été menée en bateau par ce puzzle plus subtil et intelligent qu’il n’y parait.

Greer Hendricks-Sarah Pekkanen nous engluent dans leur toile, nous entraînent dans une  spirale infernale et nous  font ressentir un malaise oppressant qui nous empêche de lâcher notre lecture. Les personnages sont assez complexes, fouillés dans leurs failles et leurs paradoxes. L’intrigue est machiavélique, bien construite et addictive. Les retournements et rebondissements se succèdent, les apparences sont trompeuses, le moindre petit détail est important, la tension monte crescendo, les pistes se brouillent, le lecteur doute et s’embrouille jusqu’à la terrible révélation finale.

Une belle surprise que je vous recommande chaudement pour l’été.

Je remercie les éditions Sonatine pour leur confiance.

4ème Couverture

Le jour où vous découvrirez leur histoire veillez à n’être dérangé sous aucun prétexte.
En lisant ce livre, vous allez faire beaucoup de suppositions.
Vous allez croire que c’est l’histoire d’une femme jalouse, délaissée par son mari.
Vous allez penser qu’elle est obsédée par la maîtresse de celui-ci, une femme plus jeune qu’elle.
Vous allez vous dire que vous connaissez déjà toutes les facettes d’un tel triangle amoureux.
Un conseil : laissez tomber toutes vos hypothèses.
Jamais vous ne pourrez imaginer ce qui se cache derrière les apparences, ni anticiper les multiples rebondissements qui émaillent ce livre.

Editeur: Sonatine, 456 pages, date sortie: 24 mai 2018

Bilan lecture mai 2018

Bilan lecture mai 2018

11 livres lus, soit 5006 pages

Waouh, je n’en reviens toujours pas ! Quel exceptionnel et extraordinaire mois lecture !

Le mois a débuté calmement avec Lisa Gardner « Lumière noire », une mécanique bien huilée, loin du coup de coeur attendu.
Ensuite, j’ai envie de le souligner car c’est la première fois que ça m’arrive depuis l’ouverture du blog (bientôt deux ans). J’ai enchainé sept excellentes lectures, presque toutes des coups de coeur… oui, vous avez bien lu, SEPT !
Bon d’accord je n’ai pas pris beaucoup de risques, quand six auteurs que j’adore ont la bonne idée de sortir leur roman le même mois. La découverte du mois et la plus belle surprise est venue de Sandrine Destombes que je ne connaissais pas du tout. Mon petit coeur de serial lectrice a fait boum boum boum !

Allons y, c’est parti pour la série dans l’ordre….
Franck Thilliez « Le manuscrit inachevé », brillant et passionnant, presqu’un coup de coeur, MAIS…
Sandrine Destombes « Les jumeaux de Piolenc ». A-DO-RE ! Coup de coeur ! frôle la perfection et possède ce petit supplément d’âme que j’aime tant.
Barbara Abel « Je t’aime ». L’auteure au sommet de son art, elle nous offre un roman inclassable entre un drame, une histoire d’amour et un thriller psychologique.  Excellentissime !
Patrick Bauwen « La nuit de l’ogre ». Vos nerfs seront mis à rude épreuve, attention à la crise tachycardie.
Nicolas Beuglet « Complot ». Une intrigue brillante qui flirte avec l’Histoire, la religion, la science, les mythes et la politique. Da Vinci Code vous paraitra bien fade et insipide à côté.
Roy Braverman (alias Ian Manook) « Hunter ». Jouissif et jubilatoire, pur divertissement, 100% adrénaline, 100% hémoglobine 
Jean-Christophe Grangé « La terre des morts ». Un thriller machiavélique, ficelé à la perfection, excellent millésime.

Deux déceptions sont venues mettre fin aux coups de coeur: Michel Bussi « Sang Famille » et Effel « Le dragon déchaîné ».  Comme annoncé dans le dernier bilan, plus de chronique chronophage quand je passe à côté d’un roman, juste quelques lignes en fin de bilan et sur ma page Facebook.

J’ai terminé le mois avec une belle surprise, un thriller psychologique qui m’a retourné la tête, je l’ai lu d’une seule traite, « Une femme entre nous » Greer Hendricks-Sarah Pekkanen.

Je vous souhaite à toutes et tous d’excellentes lectures…
Soyez fous et déraisonnables, achetez des livres, beaucoup de livres, prêtez les,
empruntez les, peu importe, mais lisez, lisez, lisez… cela rend heureux !

Cliquez sur les titres pour lire les chroniques entières

Lumière noire – Lisa Gardner

Le manuscrit inachevé – Franck Thilliez

Les jumeaux de Piolenc – Sandrine Destombes

Je t’aime – Barbara Abel

La nuit de l’ogre – Patrick Bauwen

Complot – Nicolas Beuglet

Hunter – Roy Braverman

La terre des morts – Jean-Christophe Grangé

Une femme entre nous – Greer Hendricks-Sarah Pekkanen > ma chronique arrive !

SANG FAMILLE – Michel Bussi
Un des premiers romans de l’auteur paru en 2009 et réédité chez Presses de la cité.
On reconnaît déjà « la recette » de Bussi, elle fonctionnera pour certains lecteurs. Une histoire qui vous emporte complètement, plusieurs récits qui s’entremêlent façon puzzle, des héros attachants, la nostalgie de l’enfance, un rythme rapide. MAIS le style est très hésitant, comme si l’auteur n’avait pas pu choisir entre un roman d’aventures ado, une chasse au trésor et un thriller adulte. Beaucoup de naïvetés et de longueurs, trop, je me suis parfois vue entrain de lire Le club des cinq. Au final, je me pose une question. Est-ce judicieux de rééditer les oeuvres de jeunesse, quand l’auteur a parcouru un énorme chemin depuis et nous a offert d’excellents romans dont Nympheas noirs, entre autres.

LE DRAGON DECHAINE – Effel
Mons, le Doudou. 1 assassin, 45 suspects, 40000 témoins. Roman écrit par un Montois, journaliste et attaché de communication à la Ville de Mons. Une enquête et une immersion totale en plein coeur du Doudou. Si le Doudou vous intéresse, si vous avez envie de découvrir cet évènement folklorique à travers un polar, foncez, vous allez vous régalez. Moi, perso, je ne suis bon public, c’est tout l’inverse, cela aurait tendance à me donner de l’urticaire. Le patrimoine et le folklore Montois à travers un fourmillement de détails prennent beaucoup de place dans cette enquête. Le Dragon déchainé a été finaliste du Prix Fintro, un prix belge récompensant un premier roman.

 

La terre des morts – Jean-Christophe Grangé

La terre des morts – Jean-Christophe Grangé

Un grand millésime Grangé !

Bienvenue dans le monde de la nuit, de ses pulsions et déviances sexuelles…. porno, sadomaso, bondage, shibari, nécrophilie.

Le commandant Corso, un flic borderline du 36 Quai des orfèvres, est chargé d’une enquête sur des meurtres sordides de stripteaseuses ligotées façon bondage.  Pour tenter de faire la lumière sur cette affaire, il va plonger dans les bas fonds hard et violents,  aux confins de toutes les perversités humaines, là où les limites n’existent pas.

Le meurtrier s’inspire des tableaux du peintre Francisco Goya, les coulisses de l’art contemporain se mêlent au milieu porno, un étonnant mélange. Philippe Sobieski est vite soupçonné, un ancien taulard, pervers, provocateur, sadique, intelligent, devenu peintre adulé et très en vogue chez les bobos Parisiens.

Dès les premières pages, Jean-Christophe Grangé nous happe dans ses cordes, il nous balade sur de fausses pistes durant 560 pages pour nous relâcher essoufflé et abasourdi à la toute dernière ligne.

Un thriller machiavélique en trois parties. La première assez courte est une plongée dans le milieu malsain de la nuit.  L’atmosphère est étouffante, irrespirable. L’ambiance glauque, noire, trash. Le malaise quasi constant, distillé goutte à goutte. Les descriptions et certains détails insoutenables… les âmes sensibles risqueraient d’être choquées, elles s’abstiendront.
Deuxième partie, nous entrons dans l’enquête, bien plus complexe et tordue qu’il n’y parait. Une lutte acharnée s’engage entre Corso et Sobieski.  Coupable ou pas ?  Tout l’accuse, encore faut-il trouver des preuves !
La grande originalité de ce récit est la troisième partie, le procès.  La plupart des thrillers s’arrêtent à l’arrestation du meurtrier, justice est faite pense le lecteur. Jean-Christophe Grangé et son immense talent nous démontre tout le contraire.

Un suspense intense au rythme d’enfer, des rebondissements multiples, une intrigue menée tambour battant, une galerie de personnages plus torturés les uns que les autres et un final impossible à voir venir font de La terre des morts un excellent thriller ficelé à la perfection.

A lire absolument !

Je remercie chaleureusement les éditions Albin Michel pour leur confiance.

4ème Couverture

Quand le commandant Corso est chargé d’enquêter sur une série de meurtres de strip-teaseuses, il pense avoir affaire à une traque criminelle classique.
Il a tort : c’est d’un duel qu’il s’agit. Un combat à mort avec son principal suspect, Philippe Sobieski, peintre, débauché, assassin.
Mais ce duel est bien plus encore : une plongée dans les méandres du porno, du bondage et de la perversité sous toutes ses formes. Un vertige noir dans lequel Corso se perdra lui-même, apprenant à ses dépens qu’un assassin peut en cacher un autre, et que la réalité d’un flic peut totalement basculer, surtout quand il s’agit de la jouissance par le Mal.

Editeur: Albin Michel, 560 pages, date sortie: 2 mai 2018

Hunter – Roy Braverman

Hunter – Roy Braverman

Une lecture jouissive et jubilatoire !

Roy Braverman, vous connaissez ?  Retenez bien ce nom car je sens qu’il va faire un sacré bruit ! Derrière ce nouveau pseudo, se cache Ian Manook.
Changement de pseudo, changement de décor et d’ambiance.  Nous passons des steppes de Mongolie à l’Amérique profonde avec ce premier tome d’une trilogie.

Ambiance noire et glacée, nous sommes au fond d’une vallée isolée des Appalaches, Pilgrim’s Rest, en pleine tempête de neige et blizzard.
Vengeance, haine, racisme, défaillance du système judiciaire sont au coeur de ce thriller « couillu » 100%  action pure et dopé à la testostérone. Bien loin du style contemplatif de Yeruldelgger.

Accrochez-vous, ça commence fort, très fort avec une scène d’ouverture à couper le souffle qui vous en met plein les mirettes.  Vous voilà prévenus, c’est du lourd et ça va secouer dans tous les sens, nous sommes dans un film de Tarentino ou une excellente série B écrite par un grand maître au talent inoui.

Un ou plusieurs tueurs en série, un prisonnier en cavale, cinq filles disparues sur quinze ans, des meurtres sanguinolents, un père ex flic qui cherche sa fille Louise depuis douze ans, un flic ripoux, le FBI, des fusils, des couteaux, des arbalètes.  Des salauds, des victimes, une galerie de personnages que vous n’oublierez pas de sitôt.

Ca défouraille, ça tire à tout va dans ce page turner qui sent la violence, l’horreur, la peur, le sang et le sexe. Une chasse à l’homme stressante et une intrigue brut de décoffrage qui vous englue et vous empêche de poser votre lecture.

J’ai adoré le rythme d’enfer, soutenu de bout en bout, les chapitres courts se terminant sur des cliffhanger.     J’ai adoré l’écriture très visuelle, crue, sèche, acérée, nerveuse, percutante.
Sans hésitation, je choisirais Tarentino pour une adaptation cinéma.  Un pur divertissement garanti 100% adrénaline, 100% hémoglobine.  Une vraie jouissance pour les amateurs du genre.

Un twist final de malade qui me donne envie de me ruer sur le deuxième opus.  Et zut, va falloir attendre la suite. Mais vous, oui vous, n’attendez pas pour plonger dans Hunter.
Les âmes sensibles, svp, passez vite votre chemin, il y en a qui n’en sortiraient pas indemnes.

Je remercie chaleureusement les éditions Hugo Thriller pour leur confiance.

4ème Couverture

Si vous croisez sa route, ne vous arrêtez surtout pas.
Plus personne ne s’arrête à Pilgrim’s Rest. Une vallée perdue dans les Appalaches. Un patelin isolé depuis des jours par le blizzard. Un motel racheté par le shérif et son frère simplet. Un bowling fermé depuis longtemps. Et l’obsédant souvenir d’une tragédie sans nom : cinq hommes sauvagement exécutés et leurs femmes à jamais disparues. Et voilà que Hunter, le demi-sang indien condamné pour ces crimes, s’évade du couloir de la mort et revient dans la vallée. Pour achever son oeuvre ?

Après douze ans de haine et de chagrin, un homme se réjouit pourtant de revenir à Pilgrim’s Rest. Freeman a compris le petit jeu de Hunter et va lui mettre la main dessus. Et lui faire enfin avouer, par tous les moyens, où il a caché le corps de Louise, sa fille, une des cinq disparues.
Pilgrim’s Rest sera peut-être le terminus de sa vengeance, mais ce que Freeman ignore encore, au volant de sa Camaro rouge qui remonte Murder Drive, c’est qu’il n’est pas le seul à vouloir se venger. Et que la vérité va se révéler plus cruelle et plus perverse encore. Car dans la tempête qui se déchaîne et présage du retour de la terreur, un serial killer peut en cacher un autre. Ou deux.

Editeur: Hugo Thriller, 320 pages, date sortie: 16 mai 2018

Complot – Nicolas Beuglet

Complot – Nicolas Beuglet

ENORME COUP DE COEUR !!!

Nicolas Beuglet est de retour.  Son précédent roman Le cri, a été une terrible découverte et un coup de coeur, à tel point que je me suis débrouillée pour trouver son tout premier roman publié sous un pseudo, si vous avez la chance de le croiser, n’hésitez pas, c’est Le premier crâne – Nicolas Sker.

Complot peut se lire indépendamment, mais si vous ne l’avez pas lu, ruez-vous sur Le cri (sorti en poche). Vous ferez connaissance avec l’enquêtrice Sarah Geringën, une héroïne  qu’on aime d’emblée, forte et fragile et Christopher (on les retrouve dans Complot) et puis, avouez que ce serait bête de passer à côté d’une telle pépite.

L’auteur allait-il réussir à me surprendre ? Allais-je autant aimer Complot que Le cri ?  Et bien oui, mille fois oui ! Il fait mieux encore !

Sarah est appelée par les forces spéciales sur sur un archipel isolé au Nord de la Norvège, une scène de crime atroce.  Le cadavre d’une femme nue, la Première ministre, martyrisée, des signes étranges sur le corps et une tête de taureau à côté. Peu d’indices et une mise en scène énigmatique qui laisse présager une difficile enquête.

Ainsi débute ce thriller magistral, cette époustouflante course contre la montre qui mènera Sarah de la Norvège au Liban dans la vieille cité de Byblos, en Allemagne à l’institut Max Planck et à Rome, au Vatican.

Je ne dévoilerai pas grand chose de la passionnante thématique, je vous laisse le plaisir de la découvrir, UNE ODE AUX FEMMES, étayée par les découvertes scientifiques et historiques.
De secrets en révélations ahurissantes, je m’énerve et me révolte en réalisant l’étendue du complot millénaire. L’auteur a accompli un fabuleux travail de documentation et de recherches, pour les curieux, les sources sont citées en fin d’ouvrage.

Une intrigue brillante et passionnante qui flirte avec l’Histoire, la religion, les mythes, la science et la politique.
Ah mais j’en vois venir certains, « un peu comme le Da Vinci Code ? ».   Sachez que le Da Vinci Code vous paraitra fade et insipide après la lecture de Complot, tellement supérieur côté plume et intrigue.

Un extraordinaire page turner, je l’ai lu en deux jours (bien obligée de le lâcher en journée pour bosser), un rythme effréné sans aucun temps mort. Le suspense ne faiblit pas un seul instant et les  nombreux retournements vous en feront voir de toutes les couleurs et vous couperont le souffle plus d’une fois.
L’auteur est scénariste, sa plume nerveuse, aiguisée, fluide et très visuelle nous transporte en nous faisant vivre le récit en 3D.

Une twist final qui me laisse K.O., oh my god, quelle fin ! je ne peux m’empêcher de pousser un énorme WTF !!! (what the fuck !)  Une fin qui laisse présager une suite.  Grrr, l’attente sera longue.

Si vous avez aimé Le cri, vous adorerez Complot.
Si vous n’avez pas aimé Le cri, vous adorerez Complot, c’est sûr !

Nicolas Beuglet est décidément un auteur bourré de talent.

Bon, vous avez compris qu’il faut le lire de toute urgence ?

Je remercie chaleureusement les éditions XO pour leur confiance et Nicolas Beuglet pour sa dédicace, il a tapé juste !

4ème Couverture

Un archipel isolé au nord de la Norvège, battu par les vents. Et, au bord de la falaise, le corps nu et martyrisé d’une femme. Les blessures qui déchirent sa chair semblent être autant de symboles mystérieux.

Quand l’inspectrice Sarah Geringën, escortée par les forces spéciales, apprend l’identité de la victime, c’est le choc. Le cadavre est celui de la Première ministre.

Qui en voulait à la chef de gouvernement ? Que cachait-elle sur cette île, dans un sanctuaire en béton enfoui au pied du phare ? Sarah, très vite, le pressent : la scène du crime signe le début d’une terrifiante série meurtrière. Dans son enquête, curieusement, quelqu’un semble toujours la devancer. Comme si cette ombre pouvait lire dans ses pensées…

De la Norvège à la vieille cité de Byblos, et jusqu’au cœur même du Vatican, c’est l’odeur d’un complot implacable qui accompagne chacun de ses pas. Et dans cette lutte à mort, Sarah va devoir faire face à ses peurs les plus profondes. à ses vérités les plus enfouies…

Étayé par les dernières découvertes de la science et de l’histoire, Complot explore les secrets premiers de l’humanité.

Editeur: XO, 496 pages, date sortie: 16 mai 2018