Par les rafales – Valentine Imhof

Par les rafales – Valentine Imhof

COUP DE COEUR…

Coups en plein coeur !

C’est l’histoire d’une cavale, d’une course, d’une folie.
C’est l’histoire d’Alex… Alex a peur, elle est traquée, elle fuit en laissant des cadavres d’hommes derrière elle.  Metz en France, la Nouvelle Orléans, Gand en Belgique et les îles Shetland. Alex est une écorchée vie, elle recouvre son corps de tatouages et s’oublie dans l’alcool et le rock.

Un roman dur, un roman noir, de cette noirceur qui vous colle à la peau et vous englue entièrement.
Une histoire brute qui vous secoue les tripes, vous vrille les entrailles, vous soulève le coeur, vous coupe le souffle et vous déchire en deux.  Une expérience de lecture sous tension dont vous ne sortirez pas indemne.

285 pages de pure poésie noire, le style est tellement beau qu’il m’a donné le vertige.
285 pages pleines de rage, de fougue, de haine, de vengeance, de violence, de coups au coeur.

Un premier roman d’une rare puissance… brillant et remarquable.  Je ne suis pas prête d’oublier Alex. Valentine Imhof a un talent fou, elle fait une entrée fracassante dans le monde du noir, retenez bien son nom et guettez son prochain roman.

Un uppercut qui me laisse K.O.,  je vous le recommande vivement. Attention, âmes sensibles ou en recherche de lecture distrayante et légère, mieux vaut passer votre chemin.

Je remercie chaleureusement les éditions Rouergue pour leur confiance et pour nous offrir de telles pépites.

Valentine Imhof est l’auteure d’une biographie d’Henry Miller.

4ème Couverture

Ils avaient réussi à la retrouver. Alex l’avait compris. Le type inventait des souvenirs bidon, il a proposé de s’arrêter dans un café de campagne pour boire un pot. Pour le plaisir d’être en France, parce que c’est si différent des États-Unis… Ça, elle le savait. Quand il a enserré ses jambes entre les siennes, elle n’a rien fait pour se dégager. Au contraire. Elle a envoyé tous les signaux pour lui faire entendre qu’elle n’attendait que ça depuis le début… Elle le tenait… Elle saurait disparaître ensuite. C’est du moins ce qu’elle pensait. Mais on laisse toujours quelque chose derrière soi. Et au moment où Alex s’apprête à tuer un homme, pour la troisième fois, Kelly MacLeish, jeune sergent juste sortie de l’école de police et mutée aux Shetland, décide de changer complètement d’angle dans l’enquête sur le meurtre de Richard MacGowan le soir du Up Helly Aa, la fête des Vikings, lorsque tout le monde se rassemble pour la crémation du drakkar. Le seul indice retrouvé sur le cadavre, c’est un long cheveu noir. Alors sans le savoir, Kelly rejoint le camp des poursuivants. Ceux qui courent après Alex, ceux qu’elle fuit, toujours plus vite, toujours plus au nord.

Editeur: Rouergue (coll. Rouergue noir), 285 pages, date sortie: 7 mars 2018

Sauf – Hervé Commère

Sauf – Hervé Commère

Coup de coeur !

Je me souviens avoir moyennement aimé « Ce qu’il nous faut c’est un mort » d’Hervé Commère.
La quatrième couverture de SAUF m’a immédiatement attirée, je m’y suis lancée sans réfléchir et la surprise a été totale.

J’ai accroché dès le premier chapitre, j’ai dévoré le livre en une journée avec un immense plaisir de lecture.

Une incroyable intrigue, d’une grande complexité mais rendue fluide par une construction parfaitement millimétrée et le grand talent de l’auteur.

Ne vous attendez surtout pas à lire un thriller classique, SAUF est une histoire de dingue, vraiment pas banale, qui vous surprendra de bout en bout. Un récit en forme de puzzle ou de poupées russes qui emporte complètement le lecteur et le manipule avec brio.

Quand le passé ressurgit, nous rattrape et qu’un petit grain de sable fait basculer la routine d’une vie bien rangée vers l’extraordinaire.  Mat, un personnage « ordinaire » se voit poussé au delà de ses limites, il remonte le fil de son passé, de ses souvenirs et enquête sur son enfance pour découvrir une terrible vérité.
Qui est réellement Mat et pourquoi lui en veut-on autant ?

Une passionnante recherche de la vérité, une quête d’identité, une histoire d’amour, une magnifique galerie de personnages, une chasse à l’homme, des secrets lourds du passé, l’enfance, le poids de la famille, nos choix, notre loyauté au clan m’ont fait vibrer tout au long de ce fabuleux roman.

Les révélations laissent la place aux nombreuses questions, impossible de poser ma lecture tant j’ai envie de savoir. Le suspense intense, les chapitres courts et les nombreuses surprises me font tourner les pages très vite.

« Combien de temps reste-t-on prisonnier de son enfance ? »

SAUF… un roman très original avec un supplément d’âme.  J’ai adoré !

Je remercie chaleureusement les éditions Fleuve pour leur confiance renouvelée.

4ème Couverture

L’année de ses six ans, à l’été 1976, Mat a perdu ses parents dans l’incendie de leur manoir en Bretagne. Rien n’a survécu aux flammes, pas le moindre objet.
Mat est aujourd’hui propriétaire d’un dépôt-vente. Comme à chaque retour de congés, il passe en revue les dernières acquisitions. La veille, ses employés ont récupéré un album photos à couverture de velours. Sur chaque page de cet album, des photos de lui enfant. Sauf que cet album ne devrait plus exister. Il ne peut pas exister. Et pourtant…

Mat a toujours aimé se raconter des histoires, mais à quarante ans passés, il semblerait que la sienne lui ait échappé. De Montreuil à la pointe du Finistère, cherchant à comprendre quel message la vie veut lui adresser, il traquera les vérités, ses vérités, celles que recèle un album de famille resurgi brutalement des décombres.

Editeur: Fleuve noir, 272 pages, date de sortie: 8 mars 2018

Les soeurs de Fall River – Sarah Schmidt

Les soeurs de Fall River – Sarah Schmidt

Bienvenue dans la famille Borden

Ames sensibles, accrochez-vous…

Un crime célèbre a bouleversé les Etats Unis en 1892.
Lizzie découvre son père Andrew Borden et sa belle mère Abby sauvagement assassinés à la hache, baignant dans un bain de sang dans la maison familiale. La maison était fermée, seules Lizzie et la bonne Bridget étaient présentes au moment du drame. La soeur Emma séjourne chez une amie et l’oncle John était absent au moment des faits.  Qui a commis ces horribles crimes ? Les meurtres n’ont jamais été élucidés à l’époque. Lizzie sera accusée et très vite acquittée. Ce drame sanglant a suscité beaucoup de romans, BD, films, pièces de théâtre aux Etats Unis.

Quatre personnes vont raconter l’histoire tour à tour au travers de chapitres assez courts.

Lizzie, la coupable toute désignée. Une femme enfant de 32 ans à la personnalité très énigmatique, fantasque, impossible à cerner. Elle n’a rien vu, rien entendu au moment des meurtres.
Emma, sa soeur qui a fui le domicile familial pour échapper à l’emprise de Lizzie.  Une grande rivalité oppose les deux soeurs.
Bridget, la bonne qui rêve de repartir chez elle en Irlande.  Elle déteste la famille Borden et l’ambiance étrange de cette maison.
Benjamin, engagé par l’oncle John pour intimider le père Borden.  L’oncle John (frère de la première épouse Borden) a promis à sa soeur de veiller sur ses deux filles.

Sarah Schmidt ne tombe pas dans la surenchère atroce et sanglante.  Elle s’empare de cette histoire vraie pour nous offrir un roman choral psychologique envoûtant et terrifiant.  Elle réussit l’exploit de nous plonger dans l’ambiance étouffante, suffocante de cette demeure.  Elle nous fait ressentir la folie des membres de cette famille, leurs dysfonctionnements et les liens étranges qui les unissent  Elle met l’accent sur la relation fusionnelle perverse qui unit les deux soeurs.  Au fur et à mesure, les secrets se dévoilent, la tyrannie du père, la part d’ombre, la noirceur de chacun.  Le lecteur se sent englué, prisonnier de cette atmosphère lourde, macabre, malsaine, morbide.  Le malaise grandit en même temps que la fascination et le lecteur tremblera d’horreur jusqu’à la toute dernière page sans pouvoir reprendre son souffle.

Nous ne saurons jamais la vérité, c’est trop tard… Sarah Schmidt ne se porte pas en juge et l’énigme restera entière.

Un polar atypique, original, passionnant et qui donne froid dans le dos.

Je remercie chaleureusement les éditions Rivages pour leur confiance.

4ème Couverture

« J’ai regardé Père. Touché sa main en sang… » Le 4 août 1892, à Fall River (Massachussetts), Lizzie Borden découvre son père et sa belle-mère sauvagement assassinés. Très vite, son attitude oriente les soupçons. Sa fragilité la rend-elle coupable ? Et comment une telle violence a-t-elle pu surgir dans une ville si paisible ? D’après une histoire vraie, Sarah Schmidt a composé un roman fascinant, réinventant l’un des crimes les plus célèbres d’Amérique. Elle plonge dans les secrets d’une famille, mettant à nu la relation bouleversante de deux soeurs, Lizzie et Emma, leur besoin d’indépendance aux prises avec les carcans de l’époque. Au-delà du fait divers, ce conte hypnotique lève le voile sur la part d’ombre de chacun.

Editeur: Rivages, 444 pages, date de sortie: 7 mars 2018

La disparition de Stéphanie Mailer – Joël Dicker

La disparition de Stéphanie Mailer – Joël Dicker

Mais qu’est-il arrivé à Joël Dicker ?

Je fais partie des lecteurs qui ont beaucoup aimé La vérité sur l’affaire Harry Quebert et Le livre des Baltimore, c’est donc avec une grande impatience que je me suis plongée dans ce troisième opus.

Joël Dicker ne prend pas beaucoup de risques, il reprend la même recette à succès, mélange ses  ingrédients fétiches: une enquête, deux périodes, des flash-backs, beaucoup de personnages et des révélations au compte goutte. MAIS cette fois, la recette ne prend pas et le cake reste tout plat. Dommage !

Tout commence bien et le premier tiers de l’histoire laisse envisager le meilleur page turner. Hélas, au fur et à mesure qu’on avance dans la lecture,  le suspense diminue.  L’auteur brouille les pistes, multiplie les rebondissements pour nous tenir en haleine mais le lecteur a bien du mal à s’accrocher, beaucoup d’incohérences et d’invraisemblances,  les trop nombreux personnages sont très caricaturaux sans aucune psychologie ni épaisseur.
Le lecteur s’ennuie et se perd dans les longueurs inutiles, le rocambolesque et les explications tirées par les cheveux.

Tout ça pour ça !!! me suis-je dit une fois les 630 pages achevées (on ne peut pas dire qu’on ne les voit pas passer)
Grosse déception pour moi, un polar trop long et trop lisse. Si vous ne connaissez pas Joël Dicker, ruez vous plutôt sur l’excellent La vérité sur l’affaire Harry Quebert.

Je remercie chaleureusement les éditions De Fallois pour leur confiance.

4ème Couverture

30 juillet 1994. Orphea, petite station balnéaire tranquille des Hamptons dans l’État de New York, est bouleversée par un effroyable fait divers: le maire de la ville et sa famille sont assassinés chez eux, ainsi qu’une passante, témoin des meurtres.
L’enquête, confiée à la police d’État, est menée par un duo de jeunes policiers, Jesse Rosenberg et Derek Scott. Ambitieux et tenaces, ils parviendront à confondre le meurtrier, solides preuves à l’appui, ce qui leur vaudra les louanges de leur hiérarchie et même une décoration.
Mais vingt ans plus tard, au début de l’été 2014, une journaliste du nom de Stephanie Mailer affirme à Jesse qu’il s’est trompé de coupable à l’époque.
Avant de disparaitre à son tour dans des conditions mystérieuses.

Qu’est-il arrivé à Stephanie Mailer?
Qu’a-t-elle découvert?
Et surtout: que s’est-il vraiment passé le soir du 30 juillet 1994 à Orphea?

Editeur: De Fallois, 640 pages, date sortie: 7 mars 2018

Boréal – Sonja Delzongle

Boréal – Sonja Delzongle
Une claque phénoménale…

Je ne trouve pas les mots pour écrire ma chronique, un sentiment étrange, une angoisse face à cet exercice périlleux. Comment vous parler d’un roman aussi exceptionnel  ?  Je me lance dans le vide, en sachant que mes mots seront maladroits et absolument pas à la hauteur de ce roman magistral.

Petite parenthèse: j’avoue avoir eu un peu peur à l’idée de quitter l’héroïne Hannah Baxter que j’adore.  Mes craintes se sont vite envolées.

Je pensais que Sonja Delzongle avait atteint le sommet de son art avec Récidive , la confirmation de l’immensité de son talent. J’avais pris une telle claque, rien qu’en y repensant, je sens mes poils se hérisser (si vous ne l’avez pas encore lu, il sort en poche ce 8 mars).
Et bien non, Sonja ose frapper plus fort encore, elle nous surprend et nous offre un roman d’une force inouïe, un chef d’oeuvre du genre qui nous laisse groggy, K.O. sur le carreau pour quelques jours.

Enfilez votre parka et vos bottes, n’oubliez pas vos gants, nous embarquons pour l’enfer dans le grand nord.

J’ai avalé les 440 pages en une soirée et une journée, hypnotisée par une intensité de lecture qui m’a vrillé les tripes, glacé le corps, coupé le souffle à chaque page. Une histoire que j’ai ressentie jusqu’au tréfonds de mes cellules, en frôlant l’infarctus plusieurs fois.

Nous suivons une équipe de huit scientifiques en mission au Groenland, sur l’inlandsis. Ils font une inquiétante découverte, un étrange cimetière de boeufs musqués pris dans la glace. Ils décident de faire appel à Luv Svendsen, une spécialiste des espèces, pour tenter de comprendre cette hécatombe. Dès le lendemain de son arrivée, une première personne disparait.
Ainsi débute cette aventure humaine exceptionnelle, le huis clos le plus terrifiant que j’ai lu, avec une héroïne hors du commun, Luv Svendsen, qui n’a rien à envier à Hannah Baxter.

L’intrigue est brillante et la construction parfaite, le huis clos angoissant nous maintient sous tension constante et quasi insoutenable. Sonja Delzongle réussit un véritable exploit en nous immergeant complètement dans la banquise jusqu’à nous faire ressentir le vent piquant et le froid mordant.  Elle a effectué un énorme travail de documentation pour nous présenter le peuple inuit et ses traditions, les chiens loups, les ours blancs, la vie dans ces contrées sauvages.

Plus qu’un polar, un cri d’alarme, un roman qui nous fait réfléchir à la fragilité de notre planète, à l’équilibre précaire entrain de basculer vers le point de non retour (trop tard pour faire marche arrière),  à la folie destructrice des hommes, aux conséquences écologiques dramatiques de nos comportements irresponsables.

C’est sublime, noir, effrayant,  lumineux par moment, glaçant, brillant, d’une rare puissance. Vous ne regarderez plus jamais le groenland comme avant.

Un livre que j’ai lu comme projetée dans un film tant l’écriture est visuelle dans les moindres détails. Les descriptions de la banquise, des paysages immaculés, des aurores boréales sont d’une beauté à couper le souffle et d’une sensibilité incroyable.

J’ai tremblé, j’ai eu peur, j’ai ressenti le froid intense et mes pieds gelés aux côtés d’Anita, de Fergusson, de Malte, de Mathieu, de Luv, de Lupin… et les mots me manquent pour parler de ces personnages d’une force impressionnante et d’une grande humanité.  Ils se verront  tous confrontés aux limites de leur instinct de survie, jusqu’à l’innommable.  Sonja Delzongle est une magicienne hors pair pour créer des protagonistes touchants et bouleversants de justesse.

Je tourne la dernière page en essuyant mes larmes, le coeur serré… je me sens orpheline.
Comment sortir indemne d’une telle lecture ?  Je penserai longtemps à Lupin, le magnifique chien loup qui m’a émue profondément.

Un coup de foudre
un coup de coeur
un coup au coeur
un incontournable
Passer à côté serait une grave erreur !!!

Et au risque de me répéter, Sonja Delzongle… c’est LE TALENT à l’état pur.

Mention spéciale pour la sublime couverture.

Je remercie chaleureusement les éditions Denoël et Sonja Delzongle pour leur confiance.

4ème Couverture

Janvier 2017, au Groenland. Là, dans le sol gelé, un oeil énorme, globuleux, fixe le ciel. On peut y lire une peur intense. C’est ainsi que huit scientifiques partis en mission de reconnaissance découvrent avec stupeur un boeuf musqué pris dans la glace. Puis un autre, et encore un autre. Autour d’eux, aussi loin que portent leurs lampes frontales, des centaines de cadavres sont prisonniers du permafrost devenu un immense cimetière. Pour comprendre l’origine de cette hécatombe, le chef de la mission fait appel à Luv Svendsen, spécialiste de ces phénomènes. Empêtrée dans une vie privée compliquée, et assez soulagée de pouvoir s’immerger dans le travail, Luv s’envole vers le Groenland. Ils sont maintenant neuf hommes et femmes, isolés dans la nuit polaire. Le lendemain a lieu la première disparition.

Editeur: Denoël, 448 pages, date sortie: 8 mars 2018

Ames soeurs – John Marrs

Ames soeurs – John Marrs

Un roman qui sort de l’ordinaire…
la surprise est totale !

J’ai été grandement influencée par les retours plus que dithyrambiques sur ce thriller et ma curiosité a pris le dessus.  Si le pitch de départ me titillait fort, je n’imaginais pas avoir les neurones aussi retournés en lisant cette histoire « de ouf » complètement dingue.

Bon, je vous avoue tout de même avoir eu fort peur durant les cinquante premières pages, avec l’impression d’avoir été trompée,  je ne savais sur quel pied danser, j’étais assez déstabilisée.
Qu’étais je donc entrain de lire ?  un thriller psychologique ?  une romance ? un roman d’anticipation ?  Impossible de le ranger dans une case bien définie et c’est tant mieux !

Un roman choral très original, avalé en un jour, 475 pages tournées frénétiquement, complètement absorbée par ce page turner déroutant et si proche de la réalité.
Imaginez le pitch de départ: vous envoyez votre ADN à une société et quelques jours plus tard, vous saurez quel est votre binôme, votre âme soeur, celle qui vous correspond entièrement, celle que vous aimerez d’un amour profond toute votre vie. Comment résister ? Plutôt tentant, non ? Ou carément flippant ?

Nous allons suivre l’histoire de cinq couples,  les chapitres sont très courts et alternent entre les différents protagonistes. Ils passent un test ADN pour être sûrs d’être faits l’un pour l’autre, ils vont aller de surprise en surprise, entraînant le lecteur avec eux et rendant la lecture méga additctive.
Ah oui, j’oublie de vous dire que parmi ces couples, se cache un abominable serial killer.

John Marrs nous offre une magnifique galerie de portraits, si différents, aux antipodes les uns des autres, des personnages fouillés auquels on attache, on les aime tous (enfin presque), on plonge dans leur vie au quotidien, on les suit pas à pas et on tourne les pages pour connaitre la suite de leur histoire.  L’auteur nous happe dans ses filets, nous manipule du début à la fin avec des twists, des rebondissement inattendus et des cliffhanger à la fin de chaque chapitre, histoire de nous empêcher de poser notre livre.  C’est palpitant, prenant, le rythme est effréné et la tension va crescendo jusqu’à la révélation finale.

Au delà de la distraction, ce livre pose beaucoup de questions : Pourquoi tombons-nous amoureux ?  qu’y a t il derrière l’attirance ? et le fameux coup de foudre ? serait il génétique au final ?  peut on se laisser influencer et se convaincre d’avoir rencontré son âme soeur ? que sommes nous prêts à faire pour trouver le grand amour dans une société où les échanges virtuels prennent le pas sur le reste ?

Un cocktail atypique, hypnotique et diabolique qui vous mettra la tête à l’envers, je vous le recommande chaudement pour passer un excellent moment lecture.

Une dernière question pour la fin: ET VOUS, OSERIEZ-VOUS FAIRE LE TEST  ?

Je remercie chaleureusement les éditions Hugo Thriller pour leur confiance.  L’auteur a écrit trois thrillers, inédit en France.  J’attends impatiemment leur traduction et publication.

4ème Couverture

MÊME LES ÂMES SOEURS ONT LEUR CÔTÉ OBSCUR. ET LEURS SECRETS PEUVENT S’AVÉRER MORTELS.

Un simple test ADN suffit désormais pour vous permettre de trouver celui ou celle qui partage avec vous  » le  » gêne, celui qui indique que vous êtes faits l’un pour l’autre.
Dans le monde entier, des millions d’individus passent le test. Parmi eux, Jade, Mandy, Nick, Christopher et Ellis. Chacun croit avoir enfin trouvé son Binôme, le grand amour qui l’accompagnera jusqu’à la fin de ses jours. Sans se douter qu’un piège vient de se refermer sur eux et que pour certains, la fin arrivera beaucoup plus vite que prévu. Car les assassins aussi ont une âme soeur.

Editeur: Hugo thriller, 500 pages, date sortie: 1 février 2018

Coupable – Jacques-Olivier Bosco

Coupable – Jacques-Olivier Bosco

Un polar déjanté que j’ai adoré !

Ceux qui me suivent savent que Brutale avait été un gros coup de coeur, j’avais hâte de retrouver la suite des aventures de cette wonderwoman survitaminée entre Nikita et Lara Croft.
Je vous conseille fortement de lire le premier opus (sorti en poche) pour faire connaissance avec Lise.

Si vous aimez Brutale, vous adorerez Coupable.

On retrouve Lise Larteguy, la flic badass, barrée, borderline et charismatique.  Elle a bien essayé de se calmer, de se ranger un peu mais son naturel la rattrape vite. Le directeur de la PJ est assassiné et l’équipe de Lise va mener l’enquête.  Je ne vous en dirai pas plus sous peine de grave spoil.

C’est violent, brut de décoffrage, l’action et l’adrénaline dégoulinent de chaque page.  Brutale filait à 350 km/heure ne laissant aucun moment de répit au lecteur accroché derrière la moto de Lise. Dans ce deuxième opus, l’enquête est entrecoupée de flash back sur l’enfance de Lise, ses démons, ses tourments, ses douleurs et sur son père et son parrain, tous deux flics.  Cela ralentit le rythme endiablé et permet au lecteur de respirer, de reprendre pied.

JOB approfondit son héroïne, il nous la rend plus humaine, fragile, complexe et nous lecteurs, on appréhende sa noirceur et on s’y attache encore plus.  Difficile de ne pas tomber en amour avec ce personnage hors normes et unique.
Les révélations finales cognent fort et me laissent sans voix, au bord de l’émotion.

Et toujours la plume incisive et brute de JOB, son style incroyable avec ses mots écrits au scalpel, des mots qui claquent et percutent.

Plongez dans l’univers sans concession de Lise.
Plaiderez vous Brutale ou Coupable ?  Le verdict sera difficile.

Je remercie chaleureusement les éditions Robert Laffont et la Bête Noire pour leur confiance.

4ème Couverture

Internée à l’adolescence parce qu’elle souffrait de troubles psychologiques, Lise s’est liée à des filles avec qui elle a tout partagé, des  » monstres  » comme elle. Et elle a rencontré son double.
Des années plus tard, Lise est lieutenante à la brigade criminelle de Paris. Quand elle est amenée à enquêter sur la mort de l’un de ses proches, le passé trouble de sa famille réapparaît. Et les secrets de son enfance refont surface.
Que s’est-il réellement passé lorsqu’elle avait treize ans, dans cette ferme aux murs recouverts de sang ?
Et pourquoi est-elle revenue, celle qu’elle appelait sa  » jumelle « , son double maléfique ?

Editeur: Robert Laffont (coll. La Bête Noire), 400 pages, date sortie: 22 février 2018

Bilan lecture février 2018

Bilan lecture février 2018

6 livres lus, soit 2685 pages

Un petit mois lecture pour ce court mois de février, trop d’obligations professionnelles et trop peu de temps lecture.  Je fais au mieux, je rogne sur mes nuits mais les miracles ne sont pas de ce monde. C’est promis, je ferai mieux en mars.
Peu de livres lus certes, mais quels sacrés bouquins, j’ai enchaîné des pépites et des perles!
Débuter le mois avec Céline Denjean, c’est une grande jubilation… enchaîner avec Elsa Roch, c’est que du bonheur… découvrir un nouvel auteur comme Eric Tourville, c’est magique… et terminer le mois avec mister Jacques Olivier Bosco, je suis aux nues.
Tout ça, en résumé ci dessous, allez hop c’est parti !

LE CHEPTEL – Céline Denjean
Il y a un petit temps que je n’ai lu un thriller aussi addictif.  Un thriller électrique qui vibre à 200 000 volts où les chapitres se déroulent à un rythme infernal.  La construction vertigineuse aux multiples ramifications nous tient sous pression constante.  650 pages qui se lisent toutes seules, sans temps mort, sans une seconde d’ennui, un sacré tour de force !  Céline Denjean a un talent fou.
Le Cheptel, il faut le lire, un point c’est tout !!!

OUBLIER NOS PROMESSES – Elsa Roch
Elsa Roch ose un virage à 180° pour nous transporter au coeur des bas fonds parisiens dans un polar noir, très noir et urbain. Une plongée en enfer dans la violence, la folie et les pires dérives de l’âme humaine. Un cri du coeur, un cri d’amour, une promesse que je n’oublierai pas.

IL EST TOUJOURS MINUIT QUELQUE PART – Cedric Lalaury
La phrase d’accroche en couverture ne ment pas, on est vite happé par l’histoire additcive.  Un thriller psychologique surprenant, sous ses airs légers il aborde les thèmes de la culpabilité, du mensonge et de la paranoïa.

CHIMAERIS – Eric Tourville
Un coup de maître pour un premier roman, digne des plus grands maîtres du genre. Un livre qui bouscule nos certitudes.  Un livre qui nous interpelle, nous perturbe et nous dérange. J’ai froid dans le dos…  Cette réalité, c’est pour demain ou aujourd’hui ?  Ce livre est une bombe qui va faire beaucoup de bruit dans les prochaines semaines, tenez vous prêts. Eric Tourville, un nouvel auteur bourré de talent, à suivre absolument.

ADN – Yrsa Sigurdardöttir
Ce thriller islandais a été élu meilleur thriller de l’année au Danemark et en Islande.
Il s’agit du premier volet d’une série de trois, réunissant un inspecteur de police Huldar et une psychologue Freya autour d’une sordide affaire de meurtres. Une très bonne lecture, une belle réussite sans être le coup de coeur attendu par le battage médiatique.

COUPABLE – Jacques Olivier Bosco
A peine terminé à l’heure où j’écris ces lignes, ma chronique arrive mais je peux déjà vous dire que c’est de la bombe.  Ceux qui ont aimé BRUTALE vont adorer retrouver Lise, accrochez vous, ça secoue !

Je vous souhaite à toutes et tous d’excellentes lectures…
Soyez fous et déraisonnables, achetez des livres, beaucoup de livres, prêtez les, empruntez les, peu importe, mais lisez, lisez, lisez… cela rend heureux !

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Quelque part entre le bien et le mal – Christophe Molmy

Le cheptel – Céline Denjean

Oublier nos promesses – Elsa Roch

Il est toujours minuit quelque part – Cedric Lalaury

Chimaeris – Eric Tourville

ADN – Yrsa Sigurdardöttir

COUPABLE > ma chronique arrive !

 

ADN – Yrsa Sigurdardöttir

ADN – Yrsa Sigurdardöttir

Ce thriller islandais a été élu meilleur thriller de l’année au Danemark et en Islande.

Il s’agit du premier volet d’une série de trois, réunissant un inspecteur de police Huldar et une psychologue Freya autour d’une sordide affaire de meurtres.

Des meurtres violents secouent l’Islande, d’une barbarie à vous retourner les tripes. Elisa, une jeune mère est assassinée chez elle. Sa petite fille de 7 ans assiste à son meurtre, complètement traumatisée, elle se mure dans le silence.  Une psychologue pour enfants va l’interroger pour tenter d’en apprendre plus. C’est la seule piste dont dispose la police.  Karl, un jeune cyber-amateur reçoit d’étranges messages codés, des séries de chiffres.  D’autres meurtres surviennent assez vite, une professeure de biologie retraitée est sauvagement assassinée. Les flics mènent l’enquête et cherchent ce qui relie les victimes, mais ils piétinent. Doivent ils soupçonner le cyber amateur ou le mari d’Elisa ?

Les meurtres sont effrayants, cruels et horribles, attention l’auteure ne nous épargne aucun détail, âme ou coeur sensible s’abstenir, vous risqueriez de ne plus oser mettre un pied dans votre cuisine, ni de vous servir de votre électroménager.

Des personnages bien campés, un suspense constant, une enquête déroutante, difficile, ficelée à la perfection.
Si le rythme est lent, le livre se lit vite, sans être un page turner.  Le lecteur émet timidement quelques hypothèses, il s’accroche et tente d’y voir clair mais le brouillard est dense et la pelote de laine bien trop emmêlée.

Les fils se dénoueront et  la lumière apparaîtra dans les dernières pages.  L’auteure nous offre une fin surprenante à cent lieues de ce qu’on a imaginé, un dénouement impossible à deviner.

Une très bonne lecture, une belle réussite sans être le coup de coeur attendu par le battage médiatique.
Le reproche que je ferais à l’auteure, c’est que je n’ai pas retrouvé l’ambiance si particulière de la société islandaise (nous sommes loin du grand maître Arnaldur Indridason), au final, ADN pourrait se passer dans n’importe quel pays. Dommage.

Je remercie chaleureusement les éditions Actes Sud pour leur confiance.

4ème Couverture

Elísa Bjarnadóttir méritait d’être punie. Elle devait payer. Mais quelle faute pouvait justifier une telle violence ? On vient de retrouver la jeune femme à son domicile, la tête entourée de gros scotch, exécutée de la façon la plus sordide. L’agonie a dû être atroce. Sa fille de sept ans a tout vu, cachée sous le lit de sa mère, mais la petite se mure dans le silence. Espérant l’en faire sortir, l’officier chargé de l’enquête se tourne alors vers une psychologue pour enfants. C’est sa seule chance de remonter jusqu’au meurtrier. Ce dernier n’a pas laissé de trace, juste une incompréhensible suite de nombres griffonnée sur les lieux du crime. Alors que les experts de la police tentent de la déchiffrer, un étudiant asocial passionné de cibi reçoit à son tour d’étranges messages sur son poste à ondes courtes. Que cherche-t-on à lui dire ? Sans le savoir, il va se retrouver mêlé à l’une des séries de meurtres les plus terrifiantes qu’ait connues l’Islande.

Editeur: Actes Sud (coll. Actes Noirs), 416 pages, date sortie: 3 janvier 2018

Chimaeris – Eric Tourville

Chimaeris – Eric Tourville

 Coup de maître… coup de coeur !!!

A découvrir de toute urgence !

Une maîtrise impressionnante pour un premier roman.

Chimaeris est un thriller remarquable et très original, qui n’a rien à envier aux plus grands maîtres du genre. Je l’ai avalé en un jour et demi, happée par une intensité de lecture et une histoire addictive impossible à lâcher.

Cela débute comme un thriller classique. Une maison abandonnée en pleine forêt du Vermont… quatre cadavres de petites filles brûlées au phosphore… sur la porte un pentagramme.  Sorcellerie ?  Occultisme ? Les médias se déchaînent, la police locale débute les investigations, rejointe très vite par le FBI.  Je ne vous en dirai pas plus sous peine de gâcher votre plaisir de lecture.

Si l’enquête démarre normalement et s’oriente d’abord vers les milieux pédophiles, l’auteur nous emmène vite aux portes des sciences occultes, aux confins de la galaxie et de la métaphysique.  Eric Tourville est docteur en biologie moléculaire, il nous emporte loin, nous retourne complètement le cerveau en mêlant son imagination très fertile à son érudition scientifique ou l’inverse.

L’intrigue est complexe, passionnante, captivante, le suspense ne faiblit pas un seul instant jusqu’à l’extraordinaire final (WTF !), les apartés scientifiques sont bien dosés et ne perdent jamais le lecteur.  J’ai ressenti ma lecture et cette atmosphère glauque dans toutes mes cellules, j’ai eu peur, j’ai vibré, j’ai vacillé, perdu pied, mon coeur a joué les montagnes russes, je ne vous parle même pas de mon taux d’adrénaline, ni de mes tripes qui se sont nouées plus d’une fois.

Eric Tourville nous englue jusqu’au cou dans son univers si particulier par la force de son écriture tellement  visuelle, j’ai eu l’impression de regarder un film tout en lisant (je vois déjà poindre l’adaptation cinéma), d’être immergée dans X Files ou Stephen King.

Un livre qui bouscule nos certitudes.  Un livre qui nous interpelle, nous perturbe et nous dérange.
J’ai froid dans le dos…  Cette réalité, c’est pour demain ou aujourd’hui ?
Ce livre est une bombe qui va faire beaucoup de bruit dans les prochaines semaines, tenez vous prêts.
Embarquez, vous ne regretterez pas le voyage.
Eric Tourville, un nouvel auteur bourré de talent, à suivre absolument.

Je remercie vivement les éditions Slatkine & Cie de dénicher de telles pépites.  Une mention spéciale pour cette magnifique couverture qui attire le regard et suscite l’envie d’ouvrir le livre.  Je les remercie également pour leur confiance renouvelée.

4ème Couverture

« La première chose qu’il vit, ce fut le symbole en rouge au-dessus de la porte d’entrée. Une étoile à cinq branches dans un cercle dont le lieutenant ignorait la signification. L’impression angoissante d’être devant les portes de l’Enfer. »
Burlington, Vermont. Le lieutenant Frémont s’apprête à passer une journée comme les autres dans sa petite bourgade de province, lorsque son téléphone sonne.
L’histoire s’ouvre de manière assez classique, comme un excellent thriller, dans le Vermont, pas très loin de Salem : une maison abandonnée, quatre cadavres de petites filles détruits au phosphore, un des corps qui manque, la poursuite qui commence… mais, insensiblement, l’auteur entraîne le lecteur bien au-delà du genre, dans une fiction qui tutoie la métaphysique.

Editeur: Slatkine & Cie, 509 pages, date sortie: 22 février 2018