Le sceau des sorcières – Jacques Vandroux

Le sceau des sorcières – Jacques Vandroux

Un vrai bonheur de lecture !

J’ai découvert Jacques Vandroux l’été dernier avec Projet Anastasis, une merveille et un énorme coup de coeur.  C’est avec une grande joie que je me suis jetée sur Le sceau des sorcières et je n’ai pas été déçue.

Grenoble, des femmes sans histoire sont assassinées et torturées sauvagement.  Un tatouage les relient ‘le sceau des sorcières’.  Nadia Barka, une capitaine au caractère bien trempé, une tête brûlée borderline est en charge de l’enquête. Elle comprend vite qu’elle doit plonger dans le passé pour tenter d’élucider ces meurtres sordides. Des prêtres italiens et un vieil aristocrate romain vont l’épauler pour fouiller les secrets du Vatican.

L’auteur maitrise l’art de nous faire voyager entre présent et passé et nous propulse dans un thriller musclé saupoudré d’un brin d’ésotérisme.

Quel est donc le lien entre l’Inquisition, la chasse aux sorcières, le procès d’une guérisseuse condamnée à mort au 17è siècle et les meurtres d’aujourd’hui ?
Nadia Barka est prête à tout pour résoudre l’affaire, elle ira jusqu’à fréquenter les élites de la ville de Lyon dans leurs soirées fines entre échangistes, masochistes et baignant dans les trafics les plus sordides.

Un récit captivant, passionnant et impossible à lâcher.  Une intrigue à couper le souffle et une imagination débordante qui emporte complètement le lecteur.  Un suspense d’enfer, beaucoup d’action, aucun temps mort si ce n’est quelques petites longueurs dans la Ville de Rome. Des scènes noires à vous glacer le sang.  Un livre qu’on vit à fond, un rythme enlevé, une lecture toute en tension, une écriture vive et très fluide.

J’ai adoré le personnage de Nadia Barka, une héroïne hors du commun, qui n’a pas froid aux yeux.

Si vous n’avez pas encore lu Jacques Vandroux, il est plus que temps de faire sa connaissance en vous jetant sur Projet Anastasis .

Une chose est sûre, je suis entièrement conquise et je guetterai de près la sortie de son prochain roman.

Je remercie chaleureusement les éditions Robert Laffont pour leur confiance.

4ème Couverture

Quand Isabelle Desmondières, chef d’entreprise à la vie débridée, est retrouvée torturée à mort à son domicile, c’est à son entourage que s’intéresse la police. Mais l’enquête prend une autre tournure lorsqu’une mère de famille sans histoires est découverte, quelques jours plus tard, immolée par le feu sur le campus de Grenoble. Car il y a un point commun entre les deux victimes : un tatouage mystérieux, le fameux  » sceau des sorcières « .

Pour comprendre ce qui lie ces meurtres atroces, le capitaine Nadia Barka devra exhumer les secrets du passé, notamment ceux du Vatican, et remonter des procès iniques de l’Inquisition au XVIIe siècle aux turpitudes d’une élite lyonnaise dépravée.

Editeur: Robert Laffont, 560 pages, date sortie: 23 novembre 2017

Bilan lecture décembre 2017

Bilan lecture décembre 2017

7 livres lus, soit 3025 pages

Dernier jour du mois, dernier bilan de l’année 2017.  A quelques heures du passage à l’an neuf, je vous souhaite le meilleur pour 2018.  Des rêves, des folies, des envies, de nombreuses découvertes livresques, des coups de coeur, des PAL qui prennent des hauteurs vertigineuses.
Soyons FOUS !  Soyons CURIEUX !
Je vous remercie toutes et tous d’être là, de me lire, de réagir, de m’écrire, c’est magnifique ! L’aventure continue, j’aurai beaucoup de plaisir à vous retrouver en 2018 pour partager mes lectures, ma jubilation et ma passion pour les thrillers, polars et cie.

Voici donc en résumé mes lectures de décembre.

Mémoire d’un valet de coeur: Paris 1910.  Une enquête assez classique qui lorgne vers le charme désuet d’Agatha Christie, les débuts de la police scientifique. Brigitte Aubert s’est assagie, je la préférais avec son style gore et son habit de noirceur.

Seules les femmes sont éternelles: nouvelle série policière pour F. Lenormand. Une intrigue fort simpliste, une critique sociale pas assez incisive.  Au final, je ne sais sur quel pied danser.

La mémoire des morts: un thriller hypnotique et envoûtant.  Un polar d’atmosphère, un huis clos très réussi que je conseille aux amateurs de Peter May

Six Quatre: un excellent polar au pays du Soleil Levant.  Une immersion totale dans la société japonaise.  Un grand bouquin et une magnifique découverte !

La griffe du diable: un polar classique, aux codes typiquement british et au rythme plutôt lent.  Un dépaysement, un bon moment de lecture, sans être un coup de coeur.

Les sept fantômes: Une parfaite alchimie entre thriller et ésotérisme.  Accrochez vous, c’est noir et gore.  Une belle découverte.

Le sceau des sorcières: ma chronique arrive

Je vous souhaite à toutes et tous d’excellentes lectures… Lisez, lisez, lisez… cela rend heureux !

Cliquez sur les titres pour accéder directement aux chroniques

Mémoires secrets d’un valet de coeur – Brigitte Aubert

Seules les femmes sont éternelles – Frédéric Lenormand

La mémoire des morts – Eric Berg

Six Quatre – Hidéo Yokoyama

La griffe du diable – Lara Dearman

Les sept fantômes – Gilles Milo-Vacéri

Le sceau des sorcières – Jacques Vandroux  > ma chronique arrive tout bientôt

 

Les sept fantômes – Gilles Milo-Vacéri

Les sept fantômes – Gilles Milo-Vacéri

Une découverte pour moi. La quatrième enquête du commandant Gabriel Gerfaut. Des personnages récurrents, mais rassurez vous, les enquêtes se lisent indépendamment sans aucun problème.

Un petit village perdu de Sologne, un couvent de Carmélites, un Vicomte accusé d’un crime qu’il n’a pas commis et assassiné en 1789, une malédiction qui frappe le village à chaque date anniversaire de sa mort. Superstitions, croyances ?

Un premier crime atroce commis aux portes du couvent. Le commandant Gerfaut de la Crim est appelé sur place.   Spécialiste des tueurs en série, il a un don pour comprendre les tueurs.  Un flic plus que spécial, vraiment pas comme les autres,  une tête brulée aux méthodes très particulières.  Il débarque avec son assistante Adriana, la seule à le comprendre.  Ensemble, ils forment un duo hors normes et fort attachant. Dès leur arrivée, d’autres meurtres suivront, tous horribles et abominables. Mais le village se tait et les carmélites s’enferment dans leur mutisme.

Accrochez vous, c’est noir et gore dans les descriptions.  L’auteur ne nous épargne rien, il va droit au but en prenant le temps de nous perdre sur de multiples fausses pistes.  Tout s’enchaîne très vite, dès les premières pages, le lecteur est happé et tenu en haleine par l’intrigue machiavélique.  Son écriture est précise, addictive. Pas le temps de souffler et de s’ennuyer dans cette traque infernale aux multiples rebondissements.

Une parfaite alchimie entre thriller et ésotérisme.  Une belle surprise !

Je remercie chaleureusement les éditions du 38 pour leur confiance.

4ème Couverture

Saint-Mazé est un village paisible perdu au cœur de la Sologne, terre de légendes et de mystères. Fiers de leur patrimoine, les habitants sont des gens discrets, à l’image du couvent des Carmélites qui demeure la première richesse culturelle de la commune.

Un matin, on découvre un cadavre abandonné devant l’édifice religieux et c’est la consternation générale, car le crime a été perpétré de manière abominable. Le capitaine Julie Sauvage de la Section de Recherches d’Orléans est chargée de l’enquête. Les mutilations sont si atroces qu’elle demande d’urgence le soutien du commandant Gabriel Gerfaut, le spécialiste des tueurs en série de la Brigade Criminelle de Paris.

Gerfaut débarque en Sologne accompagné par Adriana, son bras droit et Paul, la nouvelle recrue. Sans indices, sans témoins et face à des meurtres sans mobile apparent, ils se heurtent aux vieilles croyances, aux sorcières bien actuelles et à un tueur qui a toutes les apparences d’un vicomte, assassiné au XVIIIe siècle. Quand ils doivent affronter le mutisme des villageois qui s’ajoute aux vœux de silence des sœurs Carmélites, le commandant Gerfaut voit rouge et déclare la chasse aux fantômes ouverte !

Editeur: Editions du 38, 446 pages, date sortie: 15 novembre 2017

La griffe du diable – Lara Dearman

La griffe du diable – Lara Dearman

Jennifer Dorey, journaliste originaire de Guernesey, revient s’installer au pays pour souffler un peu après une agression subie à Londres.  Elle travaille au journal local, la routine calme sur cette minuscule île. Quand le corps d’une femme est retrouvé sur une plage, Jennifer va mener l’enquête et découvrir que depuis cinquante ans, plusieurs morts similaires ont eu lieu, sans que la police les rapproche.  Tout laisse à penser que l’île abrite un serial killer qui agit impunément. Jennifer collabore étroitement avec Mickaël, le flic local responsable de l’enquête, ensemble ils forment un duo attachant et efficace.

Le démarrage est assez long, il faut s’accrocher avant d’entrer pleinement dans l’histoire.   L’auteur prend son temps pour décortiquer le passé, la psychologie de Jennifer et pour installer le décor.  L’île de Guernesey est un personnage à part entière dans ce roman.  Les coutumes et légendes, le folklore de l’île, ses secrets, l’atmosphère particulièrement pesante et étouffante de ce bout de terre sauvage battu par les vagues et le vent.
L’écriture est très visuelle, le livre sera d’ailleurs bientôt adapté en série TV.

Un polar classique, aux codes typiquement british et au rythme plutôt lent, sans beaucoup d’action, ni de rebondissements.

Un dépaysement, un bon moment de lecture, sans être un coup de coeur.  C’est un premier roman et le premier d’une série,  gageons que l’auteure gagne en dynamisme pour le second opus.

Je remercie chaleureusement les éditions Robert Laffont pour leur confiance.

4ème Couverture

Poursuivie par ses démons, Jennifer Dorey a quitté Londres pour retourner dans sa maison d’enfance avec sa mère, à Guernesey, où elle est devenue reporter au journal local. Elle pensait pouvoir souffler un peu. Elle avait tort.
Quand le cadavre d’une jeune femme s’échoue sur une plage, la journaliste mène sa propre enquête et exhume plusieurs morts similaires qui s’étendent sur une cinquantaine d’années. Plus troublant encore, toutes les victimes avaient sur le bras des marques semblables à un symbole gravé sur un rocher de l’île : les  » griffes du diable « , dont la légende veut qu’elles aient été laissées par Satan lui-même…

Editeur: Robert Laffont, 416 pages, date sortie: 16 novembre 2017

Six Quatre – Hidéo Yokoyama

Six Quatre – Hidéo Yokoyama

Un excellent polar au pays du Soleil levant !

Six-quatre, c’est le nom de code d’un cold case.  Une jeune fille enlevée avec demande de rançon il y a dix ans, l’affaire n’a jamais été résolue. L’inspecteur Mikami faisait partie des enquêteurs, il n’arrive pas à oublier cet échec cuisant.  Quatorze ans plus tard, il a changé de service, il dirige le service des relations presse dans le même commissariat.  Il doit organiser la visite du Chef de la police nationale, quand un nouvel enlèvement a lieu, ressemblant fort au Six-quatre.

Au premier regard, on pourrait penser à un cold case assez classique, nous en sommes loin. L’auteur possède un talent hors du commun, il a été chroniqueur judiciaire durant de nombreuses années et connait tous les rouages du système.

Il nous offre un polar dense, hyper réaliste qui analyse et décortique la société japonaise dans toute sa complexité.  Une société qui prend très au sérieux les us et coutumes, les protocoles, la hiérarchie, les codes. Une société où tout est règlementé dans les moindres détails, où les rapports humains sont d’une rigidité extrême, où les femmes sont reléguées aux places subalternes, où la presse envahit le système policier.

Une immersion totale, à couper le souffle !

Un récit intense et minutieux construit comme un puzzle, avec une précision d’horloger.  Une enquête passionnante, subtile et captivante.

Un pavé qui pourrait en rebuter certains, ce serait dommage, vous passeriez à côté d’une pépite. Certes, la lecture demande une certaine concentration dans les premiers chapitres pour entrer pleinement dans l’histoire mais ensuite, vous ne lâcherez plus votre livre.

Un très grand bouquin, une magnifique découverte !

Je le conseille à ceux qui aiment les enquêtes de Wallander d’Henning Mankell, de l’inspecteur Chen de Qiu Xialong ou Millénium.

Je remercie chaleureusement les éditions Liana Levi pour leur confiance.

4ème Couverture

Le six-quatre ? Une affaire non résolue qui remonte à l’an 64 du règne de l’empereur Shôwa. Une fillette de sept ans enlevée et assassinée sans que l’on parvienne à arrêter son ravisseur. Quatorze années ont passé, l’empereur n’est plus le même, mais la plaie reste ouverte pour cette région du nord de Tokyo. Dans cette année civile 2002, la prescription des faits approche. Pourtant, pas question de baisser les bras. Le grand chef de la police nationale doit venir l’annoncer officiellement au père de la victime et à la presse. Le commissaire Mikami, en charge des relations publiques depuis peu, a une semaine pour organiser la visite. Premier défi : régler au plus vite un différend avec les journalistes; deuxième : vaincre la résistance du père ; troisième : ne pas se laisser envahir par ses propres démons. Mais pour relever ces défis, il lui faut avant tout débusquer la vérité aux sources les plus profondes de l’affaire et de l’âme humaine, là où il n’aurait jamais pensé la trouver…

Editeur: Liana Levi, 615 pages, date sortie: 21 septembre 2017

Seules les femmes sont éternelles – Frédéric Lenormand

Seules les femmes sont éternelles – Frédéric Lenormand

Frédéric Lenormand inaugure une nouvelle série policière avec le personnage de Loulou Chandeleur.  Il s’est inspiré d’une histoire vraie, celle de Paul Grappe, qui s’est travesti en femme pour échapper à la guerre et aux tranchées et dont la vie a été racontée par André Téchiné dans son dernier film « Nos années folles ».

Nous sommes en 1914, le policier Ray Février se transforme en femme, avec l’aide d’une prostituée, il devient Loulou Chandeleur.
Il se fait engager dans une agence de détective pour seconder la patronne, la Miss Barnett.

Une riche épouse de banquier reçoit des demandes de rançon en échange de la vie de son fils parti au front.  Le maitre chanteur met son plan à exécution et les meurtres commencent à se multiplier.

Une intrigue aux nombreux rebondissements pour notre duo d’enquêtrices, des personnages truculents, des dialogues caustiques, une plume agréable, un roman distrayant, léger, truffé d’humour.

L’intrigue n’est qu’un prétexte pour aborder la condition des femmes en temps de guerre, leurs difficultés et leur émancipation.  Hélas, je n’ai pas trouvé la critique sociale ni le propos suffisamment incisifs et il prend le dessus sur l’intrigue, une intrigue beaucoup trop simpliste qui ne révolutionne pas le genre.
Au final, je ne sais sur quel pied danser.

Où est passé l’auteur de la fabuleuse série « Voltaire mène l’enquête » et des nouvelles enquêtes du Juge Ti ?

Je remercie chaleureusement Anaïs de l’agence Anne & Arnaud pour sa confiance.

4ème Couverture

Au début de la guerre de 1914, un policier décide de revêtir une identité féminine pour échapper à la mobilisation. Ray Février devient  » Loulou Chandeleur « , détective privé en bas de soie et chapeau à voilette. Ray-Loulou se rend compte qu’il est aussi bon flic en robe qu’en pantalon, et peut-être meilleur homme qu’auparavant.

Aux côtés de la patronne de l’agence de détectives, la charmante Miss Barnett – qui ne connaît pas son secret –, Loulou enquête sur une intrigante affaire de lettres de menaces. Quand le maître chanteur commence à mettre son plan à exécution et que les meurtres se multiplient, notre étonnant duo plonge dans une succession de surprises et de pièges périlleux.

Editeur: La Martinière, 288 pages, date sortie: 2 novembre 2017

La mémoire des morts – Eric Berg

La mémoire des morts – Eric Berg

Je remercie Louise des éditions Slatkine & Cie pour cette surprise. Je ne lis habituellement pas de polars allemands et je suis très heureuse de cette belle découverte.

Victime d’un accident de voiture dans lequel sa soeur est décédée, Léa est en partie amnésique.  Pourquoi s’est elle retrouvée dans une voiture avec sa soeur, alors qu’elles ne se parlaient plus.  L’accident a eu lieu sur leur île d’enfance à Poel.  En sortant de l’hôpital, elle se rend sur l’île pour comprendre ce qui s’est passé et lever le voile sur le mystère.  Elle retrouve sa bande d’amis, les sept inséparables durant l’enfance.  Mais les années ont passé, ils ont bien changé et cachent un secret.

Embarquez pour Poel, petite île isolée au coeur de la Baltique, perdez vous sur ses rivages glacés à la rencontre de ses habitants, immergez vous dans cette ambiance oppressante, voire asphyxiante.

Un thriller hypnotique, envoûtant, un scénario impeccable et remarquablement construit.  L’auteur joue avec l’amnésie de son héroïne pour nous surprendre et nous balader de secrets en secrets.  Des bouts de mémoire ressurgissent par ci par là, des souvenirs remontent peu à peu à la surface et des comportements bizarres apparaissent.

Un polar d’atmosphère, un huis clos très réussi que je conseille aux amateurs de Peter May.
Amateurs de meurtres sanglants, de rebondissements, de rythme haletant, passez votre chemin.

Je remercie chaleureusement les éditions Slatkine & Cie pour leur confiance.

4ème Couverture

Peu après la réunification allemande, Léa a quitté son pays pour émigrer en Argentine. En mai 2013, elle retrouve pour la première fois depuis vingt-trois ans son village natal sur l’île de Poel, en mer Baltique, mais son séjour s’achève par un drame : sa sœur Sabina meurt dans un accident de voiture. Léa, elle-même gravement blessée, devient partiellement amnésique.
Quatre mois après l’accident, et contre l’avis de son médecin, Léa retourne sur l’île. Elle veut comprendre pourquoi elle était là et ce qui s’est passé. N’ayant aucun souvenir de son séjour, elle fait appel à ses amis d’enfance. Presque tous les membres de la bande sont restés à Kaltenhusen – Pierre, revenu s’installer au village à la fin de ses études de médecine, Mike, qui a créé une entreprise prospère et est maintenant marié avec Jacqueline, Margrethe et son frère Harry. Les anciens amis de Léa l’accueillent à bras ouverts, mais leurs récits divergent sur ce qui est arrivé. Léa peut-elle encore faire confiance à un seul d’entre deux ? Cherchent-ils à lui cacher quelque chose de leur lointain passé commun ?

Editeur: Slatkine & Cie, 380 pages, date sortie: 16 novembre 2017

Mon Bilan 2017

Mon Bilan 2017

L’heure du BILAN ANNUEL arrive à pas feutrés.

Nous sommes le 11 décembre, j’attaque mon 118ème livre.

J’ai aimé environ 75% de mes lectures, comment sélectionner les incontournables de l’année et décider d’en laisser d’autres de côté ?
Mon dieu que le choix est difficile ! J’ai tenté la liste des 10, des 15, mission impossible, je me laisse guider par mes émotions pour vous proposer mes 21 chouchous à découvrir ou à déposer sous le sapin.
J’ai jubilé, frémi, j’ai pris des coups au coeur et des sueurs froides, mon taux d’adrénaline est monté fort haut, mes tripes se sont retournées plus d’une fois, j’ai ri, pleuré, voyagé, j’ai été percutée bien souvent, mes nuits furent courtes…

Des valeurs sûres, des incontournables, des auteurs qu’on ne présente plus, je les suis depuis leurs débuts et je les adore: Jacques Saussey « Ne prononcez jamais leurs noms », Claire Favan « Dompteurs d’anges », Jacques Olivier Bosco « Brutale », Sonja Delzongle « Récidive », Jérôme Camut et Nathalie Hug « Islanova », Sire Cedric « Du feu de l’enfer ».

De magnifiques découvertes qui ont fait battre mon coeur plus fort, certains premiers romans, c’est pour découvrir de telles perles que je suis « serial lectrice addict incurable » : Niko Tackian « Toxique », Céline Denjean « La fille de kali », Elsa Roch « Ce qui se dit la nuit », James Renner « Version officielle », Colin Niel « Seules les bêtes », Morgan Audic « Trop de morts au pays des merveilles », Jacques Vandroux « Projet Anastasis », Luca d’Andrea « L’essence du mal »,  Jax Miller « Candyland », Simone Gélin « L’affaire Jane de Boy ».

Des retrouvailles plus qu’heureuses avec  Franck Bouysse « Glaise », Paula Hawkins « Au fond de l’eau » et Sandrine Roy « Pas de printemps pour Eli ».

Deux énormes pépites qui ne sont pas des polars mais il est interdit de passer à côté: Amélie Antoine « Quand on a que l’humour » et Luca di Fulvio « Les enfants de Venise ».

Je vous souhaite à toutes et tous d’excellentes lectures… Lisez, lisez, lisez…cela rend heureux;
Soyez fous et mettez BEAUCOUP de livres sous le sapin !

Voici la liste des 21 chouchous (cliquez sur les titres pour accéder directement aux chroniques)

Ne prononcez jamais leurs noms – Jacques Saussey

Toxique – Niko Tackian

Brutale – Jacques Olivier Bosco

Dompteur d’anges – Claire Favan

Version officielle – James Renner

Ce qui se dit la nuit – Elsa Roch

Récidive – Sonja Delzongle

La fille de kali – Céline Denjean

Quand on a que l’humour – Amélie Antoine

Les enfants de Venise – Luca di Fulvio

Seules les bêtes – Colin Niel

Au fond de l’eau – Paula Hawkins

Du feu de l’enfer – Sire Cedric

Trop de morts au pays des merveilles – Morgan Audic

Projet Anastasis – Jacques Vandroux

Pas de printemps pour Eli – Sandrine Roy

Glaise – Franck Bouysse

Islanova -Jérôme Camut et Nathalie Hug

L’essence du mal – Luca d’Andrea

L’affaire Jane De Boy – Simone Gélin

Candyland – Jax Miller

Mémoires secrets d’un valet de coeur – Brigitte Aubert

Mémoires secrets d’un valet de coeur – Brigitte Aubert

Le charme désuet d’Agatha Christie…

J’ai beaucoup lu Brigitte Aubert à une époque (c’est vieux, ça remonte à quinze ans), je peux même dire que c’est une vieille histoire d’amour entre nous. Quelques titres au passage: Transfixions, La mort des bois, Funérarium, Les quatre fils du Dr March… des petits bijoux noirs, glauques et sanglants. Si je les avais chroniqué à l’époque, j’aurais dit « âme sensible s’abstenir ».

C’est donc avec une certaine excitation que j’ai ouvert son dernier roman.

Nous sommes en 1910, la Belle époque à Paris, dans un claque chic pour messieurs préférant les messieurs, on y croise Proust et Nijinsky. Dédée, vingt ans, né André y travaille, c’est même une star, on l’appelle la Princesse.  Un premier travesti est sauvagement assassiné, d’autres suivront. Dédée se transforme en enquêteuse à la poursuite de l’assassin, elle sera aidée par le docteur Féclas, médecin légiste.

Une enquête assez classique, rondement menée, qui lorgne vers Agatha Christie. Nous assistons aux débuts de la police scientifique avec les nouvelles techniques d’investigation.

C’est caustique, savoureux, fin, empli d’humour et de désinvolture.  L’écriture est légère, désuète, pleine de gouaille.

J’ai pris du plaisir à le lire, je me suis régalée mais ce n’est pas le roman de l’année.  Brigitte Aubert s’est assagie, je la préférais avec son style gore et son habit de noirceur.

Je remercie chaleureusement les éditions Le Seuil pour leur confiance.

 

4ème Couverture

Paris, 1910. La ravissante Dédée, née André vingt ans plus tôt, officie dans le très huppé et fort discret hôtel Sélignac, claque pour messieurs qui apprécient les travestis. Tout roule pour ces  » dames « , à l’abri des violences du monde extérieur grâce à des protections en haut lieu, jusqu’au jour où l’on découvre l’une d’elles la gorge tranchée, émasculée. Seul indice : une médaille miraculeuse plantée dans son corps. Incarnation froufroutante de la Parisienne, Dédée, qui se morfond dans son écrin de velours rouge, saute sur l’occasion. Grâce au manuel du professeur Lacassagne et à la lecture assidue de revues spécialisées, elle a quelques notions de police scientifique, assez pour se lancer dans l’investigation ! Mais la tâche se complique quand d’autres meurtres sont commis en divers lieux de la ville, selon le même mode opératoire sanglant et fétichiste. Que ferait-elle sans le soutien du docteur Féclas, un remarquable médecin légiste, magicien à ses heures perdues, amant de Nijinski et ami de Marcel Proust ?

Six décennies plus tard, Dédée a quatre-vingt-deux ans, elle écoute Sardou et se souvient de sa belle époque. Dans ces mémoires, le récit de ses exploits d’enquêteur se double de l’évocation savoureuse d’un monde révolu : une touche de Grand-Guignol, beaucoup de gouaille et un brin de nostalgie.

Editeur: Le Seuil, 320 pages, date sortie: 14 septembre 2017

Bilan lecture novembre 2017

Bilan lecture novembre 2017

10 livres lus, soit 3704 pages

Mieux vaut tard que jamais, voici enfin mon bilan lecture !  Un mois de novembre qui se termine par une grosse panne de lecture depuis le 26 novembre. De magnifiques et sublimes découvertes, des lectures en demi teinte, des déceptions.  Voici en résumé et dans l’ordre.

Hyenae, un coup en plein coeur, un roman musclé, dur, violent.  Hyena se lit d’une traite avec la gorge serrée du début à la fin.
L’affaire Jane De Boy, un remarquable polar noir et lumineux, un roman historique, un roman résolument féminin, une belle ode au courage de milliers de femmes.  Un roman si particulier, une sensibilité à fleur de peau, une plume magnifique et poétique.  Un coup de coeur absolu, s’il ne devait en rester qu’un ce mois ci….
Enfants de la meute, un roman noir et punchy à l’ambiance apocalyptique.  On ressort essoufflé et exténué de cette lecture.  Une belle découverte.
L’appel du néant, la grosse déception du mois, je ne m’étends pas sur le sujet, lisez ma chronique.
Depuis l’au-delà, un ton léger, un rythme dynamique, des dialogues caustiques, incisifs, une belle réflexion sur la vie, la mort et le temps qui passe.
Redemption road, une lecture noire et intense, un climat oppressant, une tension constante. Des personnages brisés par la vie, rattrapés par leurs secrets, sur le chemin d’une improbable rédemption.
Vices, m’a dévissé le coeur !  un coup de poing dans l’estomac, une plume tranchée au scalpel. Un concentré d’émotions, de rage, d’amour qui tord les tripes.
Roma tenebra, ma chronique va arriver.  En deux mots, une lecture en demi teinte et une légère déception.
Mémoires secrets d’un valet de coeur, ma chronique va arriver. Paris en 1910, les débuts de la police scientifique. J’ai pris du plaisir à le lire, mais ce n’est certes pas le roman de l’année.
La mémoire des morts, pas encore terminé, j’en parlerai plus tard.

Je vous souhaite à toutes et tous d’excellentes lectures… Lisez, lisez, lisez… cela rend heureux !

Voici la liste, en détails (cliquez sur les titres pour accéder directement aux chroniques)

Hyenae – Gilles Vincent

L’affaire Jane De Boy – Simone Gélin

Enfants de la meute – Jérémy Bouquin

L’appel du néant – Maxime Chattam

Depuis l’au-delà – Bernard Werber

Redemption road – John Hart

Vices – Gipsy Paladini

Roma tenebra-Donato Carisi

Mémoires secrets d’un valet de coeur-Brigitte Aubert

La mémoire des morts-Eric Berg