Nuit – Bernard Minier

Je suis une grande fan de Bernard Minier, depuis la parution de Glacé, son premier thriller. En quatre livres,  il est vraiment devenu un incontournable dans le paysage du polar français.

Après son excellent « Une putain d’histoire » (dans un registre différent), nous retrouvons avec Nuit la série du commandant Martin Servaz et du tueur psychopathe Julian Hirtmann. Servaz est toujours à sa poursuite et nous allons enfin assister à la confrontation tant attendue depuis des années.

L’histoire démarre en force avec deux magnifiques scènes, dans une église suédoise et sur une plateforme pétrolière en pleine mer, mais hélas le soufflé retombe trop vite, plombé par des longueurs inutiles.

Nuit est un bon page turner qui se lit vite, car Bernard Minier sait y faire, il est fort doué, connaît sa recette et sa plume est très belle. Mais je le referme avec une certaine déception, je m’attendais à être surprise.

L’intrigue est fort mince, elle manque cruellement d’originalité -tu vois tout venir à des kilomètres-, de crédibilité par moment avec trop d’invraisemblances, un jeu de chat et souris étiré sur 525 pages, c’est long.

L’impression de lire l’épisode de trop de ta série préférée, quand tu commences à te lasser et que tu sens que l’auteur exploite un filon, dommage !

La confrontation finale entre nos deux héros est fort décevante, très loin du face à face angoissant annoncé.  Et la fin ouverte laisse présager une suite.  Je crois que ce sera sans moi cette fois !

En résumé, je dirais: le rendez vous de trop entre nos deux héros.

4ème Couv.

Nuit de tempête en mer du Nord. Secoué par des vents violents, l’hélicoptère dépose Kirsten Nigaard sur la plate-forme pétrolière. L’inspectrice norvégienne enquête sur le meurtre d’une technicienne de la base off-shore.

Un homme manque à l’appel. En fouillant sa cabine, Kirsten découvre une série de photos. Quelques jours plus tard, elle est dans le bureau de Martin Servaz.

L’absent s’appelle Julian Hirtmann, le tueur retors et insaisissable que le policier poursuit depuis des années. Étrangement, sur plusieurs clichés, Martin Servaz apparaît. Suivi, épié.

Kirsten lui tend alors une autre photo. Celle d’un enfant.
Au dos, juste un prénom : GUSTAV

Pour Kirsten et Martin, c’est le début d’un voyage terrifiant. Avec, au bout de la nuit, le plus redoutable des ennemis.

Editeur: XO, 525 pages, sortie le 21 février 2017

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