Embruns – Louise Mey

Un huis clos angoissant, totalement bluffant !

Il y a longtemps qu’un polar ne m’avait autant baladée et bluffée.

Si le début parait léger, à la lecture du prologue, le lecteur sait déjà qu’il va être embarqué dans une histoire qui donne froid dans le dos.

Imaginez une famille idéale, Béa, Chris et leur deux enfants Bastien et Marion. BCBG, Bobo, Bio, ils sont beaux, ils s’entendent, ils s’aiment, tout est parfait. Ils viennent se détendre, le temps d’un long week end, sur une minuscule île bretonne, un petit coin de paradis. Le rêve quoi !  La famille part se promener, Marion se repose à la maison.  Au retour, Marion a tout simplement disparu, les recherches commencent.

L’auteur nous embarque dans une histoire totalement dingue et là, je vous mets au défi de lâcher votre livre tellement la lecture est addictive.  Vous le lirez d’une traite en apnée en ressentant l’intensité et la tension qui montent crescendo jusqu’au final « what the fuck », qui vous retournera tripes et méninges.

Louise Mey nous balade de bout en bout et nous offre un concentré d’émotions brutes, noires, violentes.  Si vous laisser votre esprit analytique, cartésien, tout carré, votre intellect au repos, alors… vous vivrez une expérience de lecture peu banale et totalement viscérale.

Si vous êtes du genre à dire, en regardant Kill Bill de Tarentino ou Reservoir Dogs par exemple, oh mais non, j’y crois pas ! c’est tiré par les cheveux, c’est pas logique, c’est débile, ça n’a pas de sens, patati et patata… il y a beaucoup de chance que vous passiez à côté d’Embruns.  Pour tous les autres qui joueront le jeu à fond, ce sera une pure jouissance, un immense plaisir de lecture !

Je n’ai qu’un mot: FONCEZ et vous verrez !  Ce livre est une bombe !

Je remercie chaleureusement Fleuve noir pour sa confiance.

Louise Mey est l’auteur d’un premier roman très remarqué, Les ravagé(e)s, sorti chez Pocket le  11 mai 2017.

4ème Couverture

Béa, Chris et leurs deux rejetons de presque vingt ans sont charmants, sportifs, talentueux et, surtout, ils forment une équipe complice.
Voilà une famille qui a le bon goût dans le sang, chérit les matières nobles, les fruits du marché, le poisson jeté du chalutier, la tape amicale dans le dos des braves. Voilà une team unie qui porte haut les valeurs d’authenticité, d’équité, d’optimisme. Les Moreau – c’est leur nom – ne perdent pas une miette de leur existence. Ils sont insupportablement vivants.
Et comme le veut l’adage, les chiens ne font pas des chats : Marion et Bastien sont les dignes héritiers de leurs parents. Ils ne les décevront pas.
Pour l’heure, tous les quatre se sont réfugiés le temps du pont du 14 Juillet sur une île de Bretagne. Un coin de paradis si prisé qu’il est impossible d’y séjourner sans passe-droit. Mais, même l’espace d’un week-end, impossible n’est pas Moreau.
Seulement, quand au retour d’une balade Béa, Chris et Bastien trouvent la maison vide, la parenthèse enchantée prend soudain l’allure d’un huis clos angoissant. La petite île, devenue terrain boueux d’une battue sous la pluie pour retrouver Marion, va révéler un autre visage : celui d’une étendue de terre entourée d’eau où vit une poignée d’individus soudés comme des frères et aguerris aux tempêtes.

Editeur: Fleuve noir, 336 pages, sortie: 11 mai 2017

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *