Assassins d’avant – Elisa Vix

Assassins d’avant – Elisa Vix

Un polar psychologique magnifiquement ficelé.  

Une très belle découverte !

Un drame à l’atmosphère angoissante, diablement efficace. Un récit court, sans temps mort, sans longueurs ni fioritures inutiles.

Marie, une jeune institutrice est tuée dans sa classe par un élève de dix ans.  Sa fille Adèle avait cinq ans au moment des faits. Vingt cinq ans plus tard, elle décide d’enquêter sur cette mort, obsédée par la recherche de la vérité.  Elle sera aidée par Manuel, un élève présent dans la classe au moment du drame et devenu policier.

Je me sens vite prise au piège dans cette enquête, je n’arrive pas à lâcher ma lecture tant la tension nerveuse monte au fil des pages, je vais tout lire d’une traite.

Personne ne sera épargné dans cette quête de la vérité, Adèle et Manuel verront leurs blessures du passé s’ouvrir, leurs zones d’ombres et leurs failles les rattraper.  De lourds secrets de famille remontent à la surface. De nombreuses questions apparaissent. Pourquoi le père d’Adèle a t il toujours gardé le silence sur ce drame ? Est-ce pour protéger sa fille ?  Et s’il valait mieux ne pas connaître la vérité ? Pourquoi Manuel cache t il autant de choses et prétend ne pas se souvenir ?

L’écriture est fluide, épurée, limpide. Elisa Vix manie à merveille l’art du suspense, le rythme est excellent et nous tient en haleine jusqu’à la toute fin.

Voulez vous connaître toutes les réponses ? Vous savez ce qu’il vous reste à faire !

Je remercie chaleureusement les éditions du Rouergue pour leur confiance.

4ème Couverture

Mars 1989. Marie Moineau, une jeune institutrice est tuée dans sa salle de classe par un élève de dix ans qui, échappant à la police, est renversé par une moto et meurt à son tour. Vingt-cinq ans plus tard, sa fille Adèle, qui avait cinq ans au moment du décès de sa mère, décide d’enquêter. A son corps défendant, l’enquête va l’emporter bien au-delà de ce qu’elle imaginait.

Editeur: Rouergue (coll. Rouergue noir), 176 pages, date sortie: 6 septembre 2017

Akwaba – Jean Louis Rouillan

Akwaba – Jean Louis Rouillan

Akwaba, un manuscrit en quête d’un éditeur.

Je me suis écartée du chemin des polars, j’ai suivi mon instinct et je suis très heureuse de cette belle découverte, un vrai cadeau du ciel !  J’avais une très légère crainte que le récit tombe dans la mièvrerie ou l’eau de rose, rassurez vous, il n’en est rien, bien au contraire.

Nous sommes à la fin du 19è siècle, Jean quitte l’Indochine, il s’installe en Côte d’Ivoire pour se lancer dans une plantation d’ananas.  Dès son arrivée et au mépris des conventions sociales, il a une liaison avec Awa, une belle et mystérieuse ivoirienne.  Il rencontre ensuite Mely, une jeune bordelaise exilée par son père sur un navire à destination de l’Afrique, suite à l’échec d’un mariage arrangé.  Ils tomberont éperdument amoureux, alors que tout les oppose.  Nous allons suivre le couple pendant trente ans. Les hauts, les bas, les coups du sort, les joies, les peines, les infidélités, la naissance d’un fils,  les révolutions technologiques, le succès de la plantation, la vie dans cette colonie, le monde qui continue de tourner, la guerre, la mort.  Le récit d’une vie, et quelle vie !

A peine ai je mis le nez dedans, j’ai été emportée, transportée, immergée à 100%  dans cette fabuleuse histoire. On suit et découvre la vie sur cette terre d’Afrique, la modernité qui s’installe petit à petit, les rites, la sorcellerie, les guérisseurs, les marabouts.

Une saga d’aventures, un magnifique roman d’amour baigné du soleil africain, une ode à la sensualité.   On s’y croirait tellement l’écriture est visuelle et nous fait ressentir les couleurs, les odeurs, les parfums sucrés, la chaleur… tout nous enivre dans ce roman sensuel, envoûtant et passionnant.  J’ai l’ai lu quasi en apnée, tous les sens en éveil, en ressentant toute la palette des émotions.

Je me permets de citer l’auteur en terminant: « Un récit d’une vie entre Voie lactée et un Chemin des drames, où quand on pense que tout est fini, on découvre que rien ne l’est jamais tout à fait.  Que certains êtres sont liés… comme l’arbre et l’écorce. »

Je croise les doigts et tout ce que je peux pour que ce manuscrit rencontre un éditeur. Si besoin, j’irai frapper à la porte des éditeurs.

Un tout grand merci à Jean Louis Rouillan pour sa confiance.

 

Glaise – Franck Bouysse

Glaise – Franck Bouysse

Un coup de foudre !

Il m’est difficile de vous parler de ce roman.  Pour la première fois, les mots me manquent et je sais qu’ils ne seront pas à la hauteur de l’immense talent de Franck Bouysse.

Le plus beau roman lu depuis longtemps !  Un éblouissement  !

Je préfère vous laisser découvrir l’histoire, juste quelques mots.  Août 1914, nous sommes à Saint Paul de Salers, petit village du Cantal.  Les hommes sont partis au front.  Seules restent les femmes, les jeunes, les vieux, les estropiés pour s’occuper des fermes, des animaux et survivre dans les campagnes profondes, dans les coulisses de cette guerre cruelle.

Réduire Glaise à un roman noir serait une grave erreur.  C’est un roman immense, sublime, d’une puissance inouïe. Un roman magistral et brillant.

Une histoire d’amour, de passion, d’initiation.  Une histoire de haine, de rage, d’injustice et de rancoeurs. Un hymne à la vie.

La noirceur côtoie la lumière, la beauté se combine à la rudesse, le désespoir se conjugue à l’espoir.

J’ai lu Glaise en deux soirées, happée par les personnages extraordinaires, d’une grande humanité. J’ai été bouleversée, ensorcelée, envoûtée et émue jusqu’aux tripes.

Franck Bouysse est  un conteur, un raconteur, un magicien des mots.  Son écriture est finement ciselée, travaillée, les mots sont d’une justesse et d’une sensibilité incroyable, une beauté et une poésie rare s’en dégagent.

Je laisse mes larmes couler toutes seules en tournant la dernière page.  Glaise me hantera très longtemps.

Je remercie chaleureusement La Manufacture de livres pour sa confiance.

4ème Couverture

Au pied du Puy-Violent dans le Cantal, à Saint-Paul de Salers, dans la chaleur de ce mois d’août 1914, les hommes se résignent à partir pour la guerre, là- bas, loin. Les dernières consignes sont données aux femmes et aux enfants, même si on pense revenir avant l’automne, les travaux de champs ne patienteront pas.

Chez les Landry, le père est mobilisé, ne reste que Victor toute juste quinze ans, en tête à tête avec sa mère et qui ne peut compter que sur Léonard, le vieux voisin devenu son ami. Dans une ferme voisine, c’est le fils qui est parti laissant son père, Valette, à ses rancoeurs et à sa rage : une main atrophiée lors d’un accident l’empêche d’accomplir son devoir et d’accompagner les autres hommes.
Même son frère, celui de la ville, est parti à la guerre. Il a envoyé Hélène et sa fille Marie se réfugier dans la ferme des Valette.

L’arrivée des deux femmes perdue va bouleverser l’ordre immuable de la vie dans ces montagnes.

Editeur: La Manufacture de livres, 425 pages, date sortie: 7 septembre 2017

Qui a tué Heidi ? – Marc Voltenauer

Qui a tué Heidi ? – Marc Voltenauer

Oh joie, Marc Voltenauer est de retour !  

Après le succès de son excellent premier polar Le dragon du Muveran, la question que tout le monde se posait: va-t-il parvenir à négocier le deuxième virage avec Qui a tué Heidi ?

Je vous l’avoue, quand j’ai aimé le premier livre d’un auteur, j’ouvre toujours le deuxième avec une certaine appréhension, et si je suis déçue ?

Je n’ai pas lu Qui a tué Heidi ?,  je l’ai dévoré et adoré.

Dans ce deuxième opus, nous sommes de retour à Gryon, petit village pas si paisible des Alpes vaudoises en Suisse et nous allons voyager à Lausanne, Berlin, Genève et Moscou.

Une intrigue complexe et tordue mêlant des magouilles immobilières, des querelles de paysans, l’assassinat d’une vache et d’un éleveur, un politicien abattu à l’opéra de Berlin en pleine représentation de la Walkyrie, des disparitions inquiétantes de jeunes femmes.  Mais que vient faire Litso Ice, un horrible tueur à gages russe, au milieu de tout cet imbroglio ?   Et qui est l’homme qui s’enivrait du parfum de sa mère ?

L’inspecteur Andreas et son compagnon reprennent du service pour notre plus grand plaisir.  Ils auront bien du mal à y voir clair pour démêler les fils d’une passionnante intrigue qui nous tiendra en haleine jusqu’à la toute dernière page.

La construction est impeccable, les pièces du puzzle se mettent en place petit à petit.  Les personnages sont de plus en plus attachants et gagnent en profondeur.  Nous explorons la complexité et la part d’ombre d’Andreas qui sera fort secoué et malmené dans cette enquête.

La plume s’est affinée, les chapitres très courts créent un sentiment d’urgence et une impossibilité à lâcher l’histoire, les pages se tournent à une vitesse folle, je reprend mon souffle entre les nombreux rebondissements, en m’égarant sur de fausses pistes.  Je devine le coupable, cette fois c’est sûr, j’ai trouvé… et non, j’aurai tout faux jusqu’au bout !

Marc Voltenauer est d’une cruauté sans nom (et oui, j’ose le dire !) en nous offrant une fin ouverte, en forme de cliffhanger !  Dieu que l’attente de la suite sera longue !

Son premier polar était très bon, son deuxième est excellent.

Et si vous avez aimé Le dragon du muveran, vous adorerez Qui a tué Heidi ?

N’attendez plus !

Je remercie chaleureusement Marc Voltenaueur pour sa confiance et l’envoi de son roman.

4ème Couverture

Un chassé-croisé infernal « Andreas fonçait au volant de sa vieille BMW. Il enchaînait les virages et jouait avec les limites qu’imposait la route sinueuse. Les haut-parleurs diffusaient encore la chanson. Le refrain lancinant résonnait au fond de lui comme un écho de son état intérieur. » Qu’a-t-il bien pu arriver à l’inspecteur Auer ? Un tueur à gages abat un politicien à l’opéra de Berlin, en plein milieu d’une représentation. Sa prochaine destination : Genève. Et puis, Gryon. Gryon où Andreas Auer, qui vient d’être suspendu par le commandant de la police, décide d aider un ami paysan à la ferme pour sortir de sa déprime. Gryon, ce petit village si paisible. Paisible ? Pas si sûr… Dans la chambre de sa mère, un homme rumine ses fantasmes les plus fous. Il est prêt à passer à l’acte. Un chassé-croisé infernal se profile, et va tout balayer sur son passage. Andreas et les siens en sortiront-ils indemnes ?

Editeur: Slatkine et Cie, 445 pages, date sortie: 25 août 2017 (France/Belgique, 7 septembre 2017)

Ressacs – David-James Kennedy

Ressacs – David-James Kennedy

Un page-turner intelligent !

Ceux qui me suivent savent que j’ai adoré Malgré elle, le deuxième thriller de David-James Kennedy.  Je ressentais donc l’urgence de lire son premier roman.

Un coup de coeur  pour un premier thriller en forme de coup de maître !

Nous sommes dans le pays basque sauvage, au sein d’un hôpital militaire installé dans un ancien monastère et situé sur une falaise qui surplombe l’océan.  Des meurtres, des disparitions inquiétantes, une étrange malédiction ancestrale liée aux Augustins pèse sur le lieu.  L’ambiance est glauque et oppressante, la tempête se déchaîne sur l’océan, les vagues battent les rochers et des trombes d’eau s’abattent sur la région.

Un thriller qui nous emporte dès les premières pages pour nous relâcher complètement lessivés à la toute fin.  Le puzzle est orchestré à merveille, David-James Kennedy est doué pour faire monter la tension crescendo, le rythme est effréné, le mystère s’épaissit au fil du récit, les fausses pistes se multiplient, l’intrigue est embrouillée à souhait, le lecteur n’a qu’une envie: connaître le mot de la fin.  Le suspense est intense jusqu’au dénouement totalement imprévisible.

N’espérez pas poser votre lecture en cours de route, c’est palpitant, angoissant, haletant et terriblement addictif.  Le style est fluide sans fioritures inutiles, au service de l’intrigue.

Même si vous ne savez pas nager, jetez vous à l’eau et laissez vous dériver dans les vagues de Ressacs, vous ne le regretterez pas.

4ème Couverture

Par une nuit d’orage, dans l’un des derniers hôpitaux militaires de la côte atlantique, un interne disparaît après qu’un de ses patients a été sauvagement assassiné. Inquiet pour le sort de son confrère, Tom Castille se lance sur ses traces en même temps que les gendarmes et fait rapidement une découverte troublante. Dans cet hôpital, un ancien monastère construit par les Augustins mille ans plus tôt, d’autres disparitions ont eu lieu, dans des circonstances semblables. Dix ans, trente ans, deux cents ans plus tôt. Vague après vague, la tragédie revient se briser sur les hommes…

Editeur: Pocket, 480 pages, date sortie: 13 avril 2017 (sorti initialement chez Fleuve noir 9/1/2014)

Couleur bleuet -Schünemann & Volic

Couleur bleuet -Schünemann & Volic

Un roman à quatre mains, écrit par une Serbe, professeur de littérature et un journaliste allemand.  L’histoire s’inspire d’un fait réel qui s’est déroulé en 2004, la mort de deux jeunes soldats dans leur caserne à Belgrade.  L’enquête a été bâclée et l’affaire vite classée en suicide par les autorités serbes.

Une criminologue Milena Lukin aidée de son ami, l’avocat des familles des victimes va rouvrir le dossier pour mener l’enquête sur cette mort suspecte, au nom de la justice et de la vérité.  Une enquêtrice tout à fait atypique et plutôt attachante.

Tout à la fois polar politique et enquête d’investigation assez classique, le roman est hyper documenté, à la limite de l’enquête journalistique.

Nous plongeons dans le Belgrade, de l’après la guerre des Balkans, la vie quotidienne y est minutieusement décrite. D’autres thèmes sont abordés par les auteurs, nous apprenons beaucoup de choses sur la situation difficile de la société serbe de l’après guerre, le pays encore déchiré, le nationalisme et ses dérives, les groupes néo-fascistes,  la corruption de l’Etat, les blessures de la guerre civile loin d’être cicatrisées.

Une enquête passionnante,  mais un roman sombre, pessimiste et assez complexe, à l’image de la Serbie.

Je remercie chaleureusement les éditions Héloïse d’Ormesson pour leur confiance.

4ème Couverture

Belgrade. Milena Lukin travaille, au sein de l’Institut de criminologie, à la répression des crimes de guerre sur le territoire de l’ex-Yougoslavie. Alertée par un ami avocat elle va, officieusement, rouvrir l’enquête sur la mort suspecte de deux cadets de la garde d’élite serbe (aux uniformes couleur bleuet). Le tribunal militaire a conclu au suicide de ces jeunes soldats orthodoxes. Pourtant la commission indépendante qui a étudié la balistique n’est pas aussi catégorique. L’armée cherche-t-elle à étouffer un rituel qui pourrait ternir son image ou dissimule-t-elle un crime plus inavouable encore ? Au cœur de la capitale serbe, les questions de Milena dérangent au point de la mettre en danger.

Puisant ses racines dans les heures les plus meurtrières des Balkans, Couleur bleuet fouille la douloureuse histoire de la région et démontre qu’en Serbie les stigmates de la guerre rongent encore les esprits et les corps. Les recherche de Milena la conduiront à traquer les preuves aux confins de la mémoire collective, jusqu’aux terribles massacres de Bosnie. Hanté par la culpabilité, Couleur bleuet est un polar aux dimensions géopolitiques.

Editeur: Héloïse d’Ormesson, 368 pages, date sortie: 9 mars 2017

Ragdoll – Daniel Cole

Ragdoll – Daniel Cole

Ragdoll, le livre qui fait le buzz et qui divise depuis sa sortie.  Détesté par certains, encensé et porté aux nues par d’autres.  Les mois passant, les avis continuant de diverger, ma curiosité a pris le dessus, une seule solution… plonger dedans pour avoir mon avis !

Et pourtant, ça commençait bien…

Un cadavre composé de six corps différents, cousus entre eux comme une poupée de tissu, Ragdoll.  Le meurtrier donne une liste avec ses six prochaines victimes, une folle course contre la montre débute pour trouver l’assassin avant qu’il ne tue à nouveau.

Avouez que le pitch de départ est très alléchant, on attend un grand moment de lecture !

Toute excitée, je suis entrée à fond dans le récit. Hélas, passé les 150 premières pages, l’histoire devient brouillon, très tirée par les cheveux avec beaucoup d’incohérences, de remplissages et de grosses ficelles.

Je n’ai ressenti aucune empathie avec les personnages, froids et pas attachants du tout.

J’ai eu du mal avec l’écriture (ou alors la traduction est très mauvaise) et je suis toujours entrain de chercher le style de l’auteur.

Plus je tournais les pages, moins j’accrochais, moins j’y croyais et plus je m’ennuyais.  L’apothéose a été le FINAL complètement ridicule.  Tout ça pour ça !  Quel gâchis avec un scénario de départ si original !

J’ai hésité à écrire cette chronique, j’ai tellement de respect pour le travail des auteurs, mais je ne vais pas vous raconter des bobards, ce n’est que mon humble ressenti et il n’est pas parole d’évangile. La sauce n’a pas pris avec Ragdoll, une grosse déception pour moi, mais je suis très contente de l’avoir enfin lu.

Vous savez ce qu’il vous reste à faire ?  Lisez le pour avoir votre avis perso !

Je remercie chaleureusement les éditions Robert Laffont pour leur confiance.

4ème Couverture

Un  » cadavre  » recomposé à partir de six victimes démembrées et assemblées par des points de suture a été découvert par la police. La presse l’a aussitôt baptisé Ragdoll, la poupée de chiffon.
Tout juste réintégré à la Metropolitan Police de Londres, l’inspecteur  » Wolf  » Fawkes dirige l’enquête sur cette effroyable affaire, assisté par son ancienne coéquipière, l’inspecteur Baxter.
Chaque minute compte, d’autant que le tueur s’amuse à narguer les forces de l’ordre : il a diffusé une liste de six personnes, assortie des dates auxquelles il a prévu de les assassiner.
Le dernier nom est celui de Wolf.

Editeur: Robert Laffont (coll. La Bête Noire), 464 pages, date sortie: 9 mars 2017

Comme de longs échos – Elena Piacentini

Comme de longs échos – Elena Piacentini

Je suis conquise et sous le charme !

C’est mon premier pas dans l’univers d’Elena Piacentini, j’avoue honteusement… je n’ai pas lu sa série avec le commandant Pierre-Arsène Leoni.  Je la découvre avec une nouvelle série mettant en scène la capitaine Mathilde Sénéchal.

Une enquête complexe, bien ficelée, pertinente, qui laisse la part belle aux personnages et aux relations entre eux.  Des personnages au caractère bien trempé, attachants, avec une réelle épaisseur et une belle humanité.

J’ai été très sensible à son style, une écriture directe mais ciselée, précise dans les détails, savoureuse, non dénuée d’une certaine poésie.

Le rythme est soutenu, on ne s’y ennuie pas une seule seconde.

Elena Piacenti  nous questionne sur notre société qui ne tourne pas rond, elle nous ouvre les yeux, nous fait réfléchir, nous conscientise.

C’est noir, subtil, intelligent et d’une grande finesse.

Si vous ne connaissez pas Elena Piacentini, lisez-là ! Une grande dame dans le monde du polar français.

Je remercie chaleureusement les éditions Fleuve Noir pour leur confiance.

4ème Couverture

 » Partout, les monstres sont chez eux…  »
Vincent Dussart est sûr de son coup.
Ce break imposé par sa femme va prendre fin aujourd’hui. Il n’a rien laissé au hasard. Comme toujours.
Confiant, il pénètre dans la maison de son épouse. Le silence l’accueille. Il monte les escaliers. Puis un cri déchire l’espace. Ce hurlement, c’est le sien. Branle-bas de combat à la DIPJ de Lille. Un mari en état de choc, une épouse assassinée et leur bébé de quelques mois, introuvable. Les heures qui suivent cette disparition sont cruciales. Le chef de groupe Lazaret et le capitaine Mathilde Sénéchal le savent.
Malgré ses propres fêlures, ou peut-être à cause d’elles, Sénéchal n’est jamais aussi brillante que sous la pression de l’urgence. Son équipe s’attend à tout, surtout au pire. À des milliers de kilomètres, un homme tourne en rond dans son salon. L’écran de son ordinateur affiche les premiers éléments de l’affaire. Ce fait divers vient de réveiller de douloureux échos…

Editeur: Fleuve noir, 288 pages, date sortie: 24 août 2017

Le premier Anniversaire de Livresse du Noir

Le premier Anniversaire de Livresse du Noir

 

Mais que diable s’est il passé le 24 août 2016 ?  Je pense me souvenir que le soleil brillait fort (une rareté dans mon grand Nord !),  j’ai certainement dû en abuser pour que me vienne cette idée folle et délirante de créer une page FB et un BLOG Livresse du Noir.

Une envie dingue de vous partager un peu de ma passion pour mes lectures noires. Je vous avoue que l’amie Séverine Lenté (Il est bien ce livre) m’a légèrement poussée et je la remercie du fond du coeur. Quelle sacrée aventure.  Très humblement, je ne croyais pas pouvoir relever le défi de vous partager mes ressentis lecture.

Je n’imaginais pas le plaisir et l’excitation que ce serait jour après jour ! Je n’imaginais pas faire de si belles rencontres.

Douze mois… 128 livres chroniqués et 140 livres lus (j’en oublie certainement quelques uns).

Je vous partage ici ma toute première chronique, Station Eleven – Emily St John Mandel , c’était le 24 août 2016.

Un an plus tard, la jubilation intense est toujours au rendez vous.

La question existentielle que je me pose: ai-je ouvert quelques portes et suscité l’envie ou la curiosité chez certains d’entre vous ?  Si oui, le pari est gagné, que du bonheur pour moi !

Je remercie tous ceux qui me suivent de près, ceux qui jettent un oeil distraitement de temps en temps.

Je remercie  les éditeurs, les attaché(e)s de presse et les auteurs pour leur extraordinaire accueil et confiance.

Et je remercie plus que tout les auteurs de m’offrir de tels pépites et moments hors du temps, sans vous rien n’existerait.

Oups, j’allais oublier de remercier Laurent et Flavien… mes précieux informaticiens, sans qui ce Blog n’aurait jamais vu le jour !

Je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures.

Fidèle au poste – Amélie Antoine

Fidèle au poste – Amélie Antoine

Je suis tombée en amour avec Amélie Antoine en lisant son dernier roman Quand on a que l’humour . Mais ça, vous le savez si vous avez lu ma chronique.

Fidèle au poste,  son premier roman a fait couler beaucoup d’encre depuis sa sortie, j’avais fort envie de le lire et j’avais si peur en même temps.  Peur d’être déçue et de tomber de haut.

Et miracle… la magie a opéré !

Amélie Antoine est douée, je le crie haut et fort !

Trois voix, trois histoires.  Chloé, elle meurt noyée mais elle continue à nous parler et nous raconter tout ce qu’elle voit depuis là-haut.  Gabriel, le mari de Chloé, le veuf éploré qui n’arrive pas à faire son deuil.  Emma, la photographe qui rencontre Gabriel et nous raconte une histoire d’amour.  Serait on dans le film Ghost ou le Sixième sens ?  Je ne vous en dirai pas plus, ce serait criminel et gâcherait tout votre plaisir de lecture.

Amélie Antoine nous parle d’Amour… comment se reconstruire et aimer à nouveau quand on a perdu sa moitié ?  De deuil… comment accueillir les larmes, la tristesse et faire face pour continuer à vivre ? De vengeance… ah et quelle vengeance !

Une intrigue machiavélique, diablement réussie.  Un roman psychologique bluffant et angoissant de bout en bout.

Une écriture simple mais tellement addictive, impossible de lâcher l’histoire avant la fin, les pages se tournent toutes seules.  Amélie Antoine nous bouscule, nous balade, nous étonne… et nous offre non pas un mais deux énormes twist. Je n’ai rien vu venir, j’ai adoré la fin, une fin de la mort qui tue, la surprise est totale !

Coup de coeur et coup de maître pour un premier roman.

Allez y, n’attendez plus !

4ème Couverture

Mai 2013. Chloé et Gabriel, mariés depuis plusieurs années, mènent une existence heureuse à Saint-Malo, jusqu’au jour où la jeune femme trouve la mort au cours d’une baignade.
Gabriel, incapable de surmonter seul son chagrin, se décide à chercher du soutien auprès d’un groupe de parole. Il fait alors la connaissance d’Emma, une photographe récemment arrivée en ville, qui l’aide à traverser cette épreuve du deuil.
Pourtant, Chloé semble toujours très présente – trop peut-être ? – et Gabriel ne parvient pas à l’oublier et à se reconstruire aussi facilement.
Que s’est-il réellement passé ?
Qu’est-il véritablement arrivé à la jeune femme ?
Emma est-elle vraiment celle qu’elle semble être ?
Et si la réalité n’était pas telle que le jeune veuf la voit ?

Editeur: Livre de Poche, 320 pages, date sortie: 22 février 2017 (édition originale Michel Lafon, mars 2016)