Ragdoll – Daniel Cole

Ragdoll – Daniel Cole

Ragdoll, le livre qui fait le buzz et qui divise depuis sa sortie.  Détesté par certains, encensé et porté aux nues par d’autres.  Les mois passant, les avis continuant de diverger, ma curiosité a pris le dessus, une seule solution… plonger dedans pour avoir mon avis !

Et pourtant, ça commençait bien…

Un cadavre composé de six corps différents, cousus entre eux comme une poupée de tissu, Ragdoll.  Le meurtrier donne une liste avec ses six prochaines victimes, une folle course contre la montre débute pour trouver l’assassin avant qu’il ne tue à nouveau.

Avouez que le pitch de départ est très alléchant, on attend un grand moment de lecture !

Toute excitée, je suis entrée à fond dans le récit. Hélas, passé les 150 premières pages, l’histoire devient brouillon, très tirée par les cheveux avec beaucoup d’incohérences, de remplissages et de grosses ficelles.

Je n’ai ressenti aucune empathie avec les personnages, froids et pas attachants du tout.

J’ai eu du mal avec l’écriture (ou alors la traduction est très mauvaise) et je suis toujours entrain de chercher le style de l’auteur.

Plus je tournais les pages, moins j’accrochais, moins j’y croyais et plus je m’ennuyais.  L’apothéose a été le FINAL complètement ridicule.  Tout ça pour ça !  Quel gâchis avec un scénario de départ si original !

J’ai hésité à écrire cette chronique, j’ai tellement de respect pour le travail des auteurs, mais je ne vais pas vous raconter des bobards, ce n’est que mon humble ressenti et il n’est pas parole d’évangile. La sauce n’a pas pris avec Ragdoll, une grosse déception pour moi, mais je suis très contente de l’avoir enfin lu.

Vous savez ce qu’il vous reste à faire ?  Lisez le pour avoir votre avis perso !

Je remercie chaleureusement les éditions Robert Laffont pour leur confiance.

4ème Couverture

Un  » cadavre  » recomposé à partir de six victimes démembrées et assemblées par des points de suture a été découvert par la police. La presse l’a aussitôt baptisé Ragdoll, la poupée de chiffon.
Tout juste réintégré à la Metropolitan Police de Londres, l’inspecteur  » Wolf  » Fawkes dirige l’enquête sur cette effroyable affaire, assisté par son ancienne coéquipière, l’inspecteur Baxter.
Chaque minute compte, d’autant que le tueur s’amuse à narguer les forces de l’ordre : il a diffusé une liste de six personnes, assortie des dates auxquelles il a prévu de les assassiner.
Le dernier nom est celui de Wolf.

Editeur: Robert Laffont (coll. La Bête Noire), 464 pages, date sortie: 9 mars 2017

Six fourmis blanches – Sandrine Collette

Six fourmis blanches – Sandrine Collette

Mon troisième Sandrine Collette.  Un gros coup de coeur pour son excellent premier polar Des noeuds d’acier, une lecture mitigée pour son deuxième Un vent de cendres et une énorme déception pour Six fourmis blanches.

J’ai hésité à écrire cette chronique, j’ai tellement de respect pour le travail des auteurs, mais je ne vais pas vous raconter des bobards, ce n’est que mon ressenti et il n’est pas parole d’évangile. Sandrine Collette est encensée par le monde du livre, à chacun son avis.

Deux histoires de montagnes qui se croisent et se rejoignent.   D’un côté, Mathias, le scarificateur -une espèce de sorcier- il pratique un rituel païen pour enrayer le mauvais sort et porter chance à ceux qui le commande.  Cela consiste à grimper en haut d’un sommet pour y sacrifier une chèvre vivante en la balançant dans le vide.  Pour choisir la bonne chèvre, il balance des osselets, désolée mais je n’ai pas du tout accroché !  De l’autre côté, un groupe de randonneurs qui ne se connaissent pas et viennent faire un trek dans les montagnes d’Albanie, accompagnés d’un guide étrange.

La randonnée se transforme vite en cauchemar et Mathias, le scarificateur est pourchassé par le mafieux local.

J’aimerais tellement trouver quelque chose de positif sur ce livre.  Je n’y ai ressenti aucune émotion, aucune empathie avec les personnages, ils sont tous plus antipathiques les uns que les autres.  Le livre est court mais la lecture est longue, pesante, ennuyeuse.

Je ne suis absolument pas entrée dans cette randonnée, suis restée sur le bord de la piste et me suis ennuyée de bout en bout, sans y croire un seul instant.  Peut être pour ceux qui aiment la montagne sans trop la connaître ?

Je terminerai en vous disant de lire le formidable Les noeuds d’acier.

Quant à moi, je crois que le divorce est prononcé avec Sandrine Collette.

4ème Couv.

Dans ces montagnes du nord de l’Albanie, le mal rôde toujours. Dressé sur un sommet aride et glacé, Matthias s’apprête pour la cérémonie du sacrifice. Très loin au-dessous de lui, le village entier retient son souffle. À des kilomètres de là, Lou et ses compagnons partent pour trois jours de trekking intense. Mais, égarés dans une effroyable tempête, terrifiés par la mort de l’un d’entre eux, ils vont devoir lutter pour survivre.

Editeur: Le livre de poche, 312 pages, date sortie: 27/01/2016

Bienvenue à Cotton’s Warwick – Michaël Mention

Bienvenue à Cotton’s Warwick – Michaël Mention

Bienvenue en enfer !

Bienvenue dans ce conte apocalyptique !

Accrochez vous bien, on embarque pour le trou du cul du monde, un bled au fin fond de l’Australie, où la température monte à plus de 50° à l’ombre et où vivent 17 personnes. 16 hommes dégénérés et une femme, toutes les autres se sont suicidées.

Les dégénérés passent leurs journées à chasser, se saouler, violer et tuer, quel programme !

Un voyage au coeur de la violence, de la folie, de la noirceur, plus noir… tu meurs.

C’est dur, glauque, grossier, macabre, cruel, sauvage.  C’est cru et ça pue.  C’est malsain, putride, dérangeant, cauchemardesque, désespérant.

Et la plume unique de Michaël Mention nous fait tout ressentir à la puissance mille, cela devient insoutenable. Je croyais avoir tout lu en matière de noirceur, je croyais être vaccinée et bien non, il y a pire, bien pire et Michaël Mention me le prouve.

L’histoire débute comme un roman noir avec des meurtres, pour tirer ensuite vers le fantastique et là, j’ai complètement décroché.  Trop, c’est trop !

Un livre à ne pas mettre entre toutes les mains, âmes sensibles abstenez vous, et un petit conseil, si vous osez le voyage, ne mangez pas avant votre lecture, sous peine de voir votre repas atterrir sur votre bouquin !

Un voyage en enfer dont vous ne sortirez pas indemne.  Vous aimerez ou vous détesterez, mais vous n’oublierez jamais Cotton’s Warwick.

4ème Couv.

Australie, Territoire du Nord. Dans l’Outback, on ne vit plus depuis longtemps, on survit. Seize hommes et une femme, totalement isolés, passent leurs journées entre ennui, alcool et chasse. Routine mortifère sous l’autorité de Quinn, Ranger véreux. Tandis que sévit une canicule sans précédent, des morts suspectes ébranlent le village, réveillant les rancoeurs et les frustrations. Sueur, folie et sang. Vous n’oublierez jamais Cotton’s Warwick.

Editeur: Ombres noires, 251 pages, sortie le 7 décembre 2016

Derrière les portes – B.A. Paris

Derrière les portes – B.A. Paris

Tout paraît trop beau, trop lisse…. nous savons que très souvent les apparences sont trompeuses.

Un piège diabolique se referme derrière la porte de ce thriller psychologique.

L’histoire démarre lentement mais nous sommes assez vite happé dans une spirale angoissante, sadique et cruelle.
La tension monte crescendo jusqu’à nous stresser, nous serrer la gorge, nous faire battre le coeur très vite, nous avons envie de crier, de secouer l’héroïne…

Impossible de lâcher ce page turner, pris au piège, englué jusqu’au cou, les pages se tournent de plus en plus vite, nos nerfs sont mis à rude épreuve, nous voulons absolument savoir…

Et quoi ?  Et quoi ?     Coup de ❤️, me direz vous !

Hélas non… c’est juste une lecture sympa !

B.A. Paris a pourtant frappé très fort pour son premier roman, porté aux nues par toutes les critiques.

L’intrigue n’est pas assez originale, trop classique.
Le scénario sur la torture psychologique sent le déjà vu, j’y ai trouvé trop de clichés, tout est tellement prévisible !
Les personnages sont survolés voire même carricaturés.
J’aurais aimé que Millie, la jeune soeur trisomique, prenne plus de place dans le récit pour donner une autre couleur à cette histoire, dommage !

Ne boudons pas notre plaisir et jouons le jeu, c’est une belle prouesse pour un premier roman et un très bon moment de lecture qui plaira à beaucoup, j’en suis sûre.

En ce qui me concerne:  vite lu, vite oublié !

4ème Couv.

En apparence, Jack et Grace ont tout pour eux. L’amour, l’aisance financière, le charme, une superbe maison.
Le bonheur.
Vous connaissez tous un couple comme celui qu’ils forment, le genre de couple que vous aimeriez connaître mieux.
Vous adoreriez passer davantage de temps avec Grace, par exemple. L’inviter à déjeuner, seule.
Et pourtant, cela s’avère difficile. Vous réalisez que vous ne voyez jamais Jack et Grace l’un sans l’autre.
Est-ce cela que l’on appelle le grand amour ?

À moins que les apparences ne soient trompeuses.
Et que ce mariage parfait ne dissimule un mensonge parfait.
Car pourquoi Grace ne répond-elle jamais au téléphone ?
Et pourquoi les fenêtres de la chambre sont-elles pourvues de barreaux ?

UN PIÈGE CRUEL ET DIABOLIQUE
UN LIVRE BRILLANT ET TERRIFIANT

Editeur: Hugo Roman, 320 pages, sortie le 5 janvier 2017

Horrora Borealis – Nicolas Feuz

Après le gros coup de coeur de cet été pour « Le dragon du Muveran » de Marc Voltenauer, j’ai eu envie de découvrir un autre polar suisse.

Il est porté aux nues par beaucoup de blogs et les avis sont unanimement bons.
On peut lire sur la toile « Putain la claque » ou « Purée le bouquin » ou « Un grand Feuz, le meilleur » ou « Un livre excellent » et ce n’est qu’un petit échantillon des louanges.

Au risque de me faire huer (même pas peur !), j’ai un avis plus mitigé, je dois être la seule et j’assume.

Horrora borealis est un bon polar à lire pour décompresser, sans se poser trop de questions et surtout sans attacher d’importance à la qualité de l’écriture.

D’un côté, nous avons une intrigue ambigüe, machiavelique, sanglante, haletante, des courses poursuite, des retournements de situations, un suspens de tous les instants et une histoire impossible à lâcher.

Et de l’autre, quelques incohérences dans l’intrigue, une écriture baclée (dur pour une amoureuse des mots), des personnages un peu cliché, pas fouillés du tout (moi qui aime tant la profondeur des personnages), trop de heureux hasards et coïncidences dans la dernière partie et une fin fort tirée par les cheveux.
Je le dis souvent, trop c’est trop et à force d’en remettre dix couches, ça tue tout.

Cela reste une lecture distrayante, ne boudez donc pas votre plaisir et comme je suis la seule avec mon avis mitigé, il y a de fortes chances que ce thriller plaise à un grand nombre d’entre vous.

4ème Couv.

Tout ce sang qui coule aux pieds de Walker. La question n’est pas de savoir qui est ce cadavre avec une balle dans la tête. Non. La bonne question est : qu’est-ce qui s’est passé en Laponie ? Les souvenirs sont flous, mais ce qui est sûr, c’est que de longue date, Walker ne croit plus au Père Noël. Et vous ? Vous y croyez encore ?

Editeur: The BookEdition, 307 pages, sortie le 18 octobre 2016

Les filles des autres – Amy Gentry

Un thriller psychologique centré sur les thèmes de la disparition d’un enfant, des relations mère-fille, de la famille, ses mensonges et ses culpabilités.

Un premier roman original, réussi et encensé unanimement par les critiques.

Et pourtant, je suis restée sur le quai, je ne suis pas montée dans le train.
Je n’ai pas été sensible à cette histoire.

Une construction très originale avec une chronologie inversée.
Mais une lecture trop entrecoupée, confuse, embrouillée pour moi avec les incessants flash back et toutes les histoires parallèles qui compliquent la narration.

Je n’ai pas adhéré à l’écriture, peut être est ce dû à la mauvaise traduction ?

Il m’a fallu beaucoup de patience pour tenir le coup jusqu’à la fin, tout en pataugeant dans les longueurs.

Le final et le dénouement sont grandioses et énormes !
Mais est-ce suffisant ?

J’ai lu un peu partout: si vous avez aimé « Les apparences », vous aimerez « Les filles des autres »… voilà le problème, j’ai pas du tout aimé « Les apparences ».

4ème Couv.

Êtes-vous bien certaine de connaître votre fille ? D’ailleurs, est-ce vraiment la vôtre ?
À 13 ans, Julie Whitaker a été kidnappée dans sa chambre au beau milieu de la nuit, sous les yeux de sa petite soeur. Dévastée, la famille a réussi à rester soudée, oscillant entre espoir, colère et détresse. Or, un soir, huit ans plus tard, voilà qu’une jeune femme pâle et amaigrie se présente à la porte : c’est Julie.
Passé la surprise et l’émotion, tout le monde voudrait se réjouir et rattraper enfin le temps perdu. Mais Anna, la mère, est très vite assaillie de doutes. Aussi, lorsqu’un ex-inspecteur la contacte, elle se lance dans une tortueuse recherche de la vérité – n’osant s’avouer combien elle aimerait que cette jeune fille soit réellement la sienne…

Editeur: Robert Laffont (La Bête noire), 336 pages, sortie le 19 janvier 2017

En douce – Marin Ledun

Emilie se retrouve amputée et handicapée suite à un accident de voiture. Elle en veut à la terre entière et a envie de le faire payer à tout le monde en sombrant dans une folie destructrice, aveuglée par la rage et la solitude.

Emilie est frappadingue, elle joue la victime qui se fout toute seule dans les emmerdes. On la suit page après page, on a envie de savoir jusqu’où elle va aller dans son délire de rendre le monde responsable de sa vie merdique, râtée et insipide.

Tout à la fois roman noir, roman psychologique, drame social et huis clos. Nous sommes fort loin du huis clos oppressant des Noeuds d’acier de Sandrine Collette ou de Misery de Stephen King.

Il m’a manqué quelque chose pour que la sauce prenne.
Je ne suis pas vraiment rentrée dans cette histoire, je n’ai pas été touchée. Peut être parce je n’ai ressenti aucune empathie pour Emilie qui m’a laissée de marbre avec son côté victime.

L’écriture est belle et le récit très bien construit avec des flash back dans le passé d’Emilie. J’ai accroché à la première moitié pour m’ennuyer ensuite jusqu’à la fin. Dommage !

Bref, EN DOUCE, ne m’a pas convaincue mais je retenterai un autre livre de l’auteur.

4ème Couv.

Sud de la France. Un homme est enfermé dans un hangar isolé. Après l’avoir séduit, sa geôlière, Emilie, lui tire une balle à bout portant. Il peut hurler, elle vit dans son chenil, au milieu de nulle part. Elle lui apprend que cinq ans plus tôt, alors jeune infirmière, elle a été victime d’un chauffard. L’accident lui a coûté une jambe. Le destin s’acharne. La colère d’Emilie devient aussi puissante que sa soif de vengeance. En douce est un roman dévastateur, où l’injustice se heurte à la force de vie d’une héroïne lumineuse.

Editeur: Ombres Noires, 251 pages, sortie le 24 août 2016