Sa majesté des ombres – Ghislain Gilberti

Sa majesté des ombres – Ghislain Gilberti

J’ai pris une claque phénoménale !

Je découvre enfin Ghislain Gilberti et je suis sans voix face à son talent fou.  Purée, mais pourquoi ne l’ai je pas lu plus tôt ? J’ai « Le festin du serpent » dans ma PAL depuis au moins deux ans. Entre nous, je crois que j’avais tout simplement peur de sa noirceur. J’ai rencontré l’auteur il y a deux mois à Saint Maur en Poche, il a balayé toutes mes appréhensions en dix minutes.

Sa majesté des ombres est une pure merveille, c’est le premier tome d’une incroyable trilogie qui s’annonce explosive et hautement additive. Trash et magistrale !

Bienvenue en enfer ! L’auteur nous immerge complètement dans un réseau de dealers de la pire espèce qui déploie  leur cartel dans toute l’Europe. Tous les membres portent le même tatouage au poignet Ecce Lex. Quand les dealers sont capturés, ils n’offrent aucune information sur leur patron.

Un récit en deux parties. La première en forme de prologue.  2003, Villa Venezia, la police se prépare pour l’arrestation d’un grand dealer de la région. L’interpellation vire au drame et au carnage, elle se termine dans un bain de sang. L’affaire est classée sans suite.
2010, la commissaire Cécile Sanchez -une flic mentaliste hors du commun, à l’esprit d’analyse implacable- est appelée à Strasbourg pour élucider plusieurs carnages aux modes opératoires similaires.  En étudiant les documents, elle trouve des similitudes avec la Villa Venezia en 2003. Assistée d’une équipe de flics hors norme, elle entame une enquête complexe et dense pour tenter de remonter jusqu’à la tête de ce cartel sanguinaire.  Y parviendra-t-elle ?

Le lecteur est plongé au coeur du mal, dans les rouages d’une enquête aux ramifications multiples. C’est réaliste dans les moindres détails, hyper bien documenté et parfaitement construit. Le rythme de dingue ne nous offre pas une seconde de répit. Les personnages sont bien campés, une mention spéciale pour Cécile Sanchez, une héroïne d’une rare puissance, comme on en croise peu. Les flics, les ripoux, les dealers, les salauds, tous sont travaillés, fouillés, décortiqués jusqu’au tréfonds de leur âme. Nous allons vivre, souffrir, rager, angoisser avec eux de bout en bout jusqu’au final qui nous laissera K.O. debout.

740 pages qu’on dévore en apnée à une vitesse incroyable, sans pouvoir décrocher un instant.
740 pages hallucinantes qui envahiront vos journées et raccourciront vos nuits.
740 pages à couper le souffle, bourrées d’adrénaline, d’action et de rebondissements.
740 pages d’une rare intensité qui décoiffent sec et balaient tout sur leur passage.
740 pages puissantes, noires et violentes qu’on referme à regret, on n’est pas prêt de les oublier !

Le manque se fait déjà sentir et l’attente du deuxième tome sera longue. Je vais patienter en lisant les autres romans de Ghislain Gilberti.

Comment ne pas s’incliner face à un tel talent ?
Amateurs de noir, ne passez surtout pas à côté de ce tourbillon hypnotique, addiction grave garantie !

Je remercie chaleureusement les éditions RING pour leur confiance.

4ème Couverture

Un cartel d’un nouveau genre, invisible et sans pitié.
Une drogue d’une pureté inédite.
Un réseau de dealers sous pression, déployé à travers l’Europe et coupé de la tête de l’organisation.
Un signe commun aux membres du cartel : Ecce Lex, tatoué sur le poignet. Quand des dealers sont capturés, ils se révèlent incapables de livrer le moindre indice sur leur commanditaire… Quand leurs cadavres ne servent pas déjà de bornes kilométriques.
Une légende de la police judiciaire aux dons de mentaliste, Cécile Sanchez, fait face à des tueries aux modes opératoires sans précédent.
Est-il possible de mettre des ombres en cage ? Dans quel enfer devra-t-elle descendre pour faire face au mal absolu ?
Bienvenue dans le Réseau Fantôme.
Entre Braquo et Breaking Bad, Sa Majesté des Ombres ouvre magistralement la nouvelle épopée du thriller hexagonal.

Editeur: RING, 738 pages, date sortie: 8 mars 2018

Helena – Jérémy Fel

Helena – Jérémy Fel

Premier coup de coeur de la rentrée littéraire.

J’ai eu un véritable choc en découvrant son premier roman il y a deux ans, Les loups à leur porte.  Un tel talent, ça surprend et ça ne s’oublie pas ! J’ai eu un soupçon (un mini soupçon, hein) d’appréhension en entamant Helena.  Jérémy Fel va t il réitérer l’exploit ?

Ma réponse est OUI, OUI et OUI… sans aucune hésitation, Helena est dans la même vaine que le premier, voire beaucoup plus fort (plusieurs clins d’oeil en référence au premier, mais rassurez vous, il se lit indépendamment, sans problème).
Bluffant, scotchant, terrifiant de bout en bout, Helena frôle la perfection.

735 pages sans aucun temps mort, hyper addictives, je les ai dévorées en apnée, à la vitesse de l’éclair. Dès les premières pages, l’auteur nous prend la main, que dis-je ? le bras, le corps tout entier pour nous happer, nous engluer dans son histoire infernale et nous relâcher abasourdi et épuisé à la toute fin.

Quatre personnages pris au piège qui vont tenter de s’en sortir en osant l’innommable. Je ne vous en dirai pas beaucoup plus plus pour ne pas gâcher votre surprise. Une construction parfaite, un puzzle machiavélique à plusieurs voix, les bourreaux vont croiser les victimes, les victimes deviennent des bourreaux et l’inverse. Des personnages complexes, d’une force incroyable que vous n’oublierez pas de sitôt.

C’est suffocant, haletant, bouleversant, percutant, noir, très noir et violent.  Jérémy Fel est un conteur hors pair qui nous met sous tension constante, nous empêche de respirer, joue avec nos nerfs et vient titiller nos angoisses les plus profondes. La plume de l’auteur est très visuelle, d’une beauté à couper le souffle,  emplie d’une poésie noire et influencée par les grands romanciers et le cinéma américain.

Comme dans Les loups à leur porte, il explore les tréfonds de l’âme humaine, les différentes facettes du mal, de la violence, les mécanismes de la déviance à travers un drame familial effroyable. Il nous questionne sur l’instinct maternel, l’enfance, la transmission, l’inceste, la folie.  Il ne nous épargne rien, il est très fort pour nous faire peur, nous bousculer et nous donner le vertige.  Accrochez vous ! les âmes sensibles passeront leur chemin.

Helena, un roman coup de poing d’une rare puissance, à lire immédiatement.

Je remercie chaleureusement les éditions Rivages pour leur confiance.

Chut, juste un détail, je n’aime pas la couverture, elle me fait penser à un roman teen-ager boutonneux.

4ème Couverture

Kansas, un été plus chaud qu’à l’ordinaire. Une décapotable rouge fonce sur l’Interstate. Du sang coule dans un abattoir désaffecté. Une présence terrifiante sort de l’ombre. Des adolescents veulent changer de vie. Des hurlements s’échappent d’une cave. Des rêves de gloire naissent, d’autres se brisent. La jeune Hayley se prépare pour un tournoi de golf en hommage à sa mère trop tôt disparue. Norma, seule avec ses trois enfants dans une maison perdue au milieu des champs, essaie tant bien que mal de maintenir l’équilibre familial. Quant à Tommy, dix-sept ans, il ne parvient à atténuer sa propre souffrance qu’en l’infligeant à d’autres… Tous trois se retrouvent piégés, chacun à sa manière, dans un engrenage infernal d’où ils tenteront par tous les moyens de s’extirper. Quitte à risquer le pire. Et il y a Helena… Jusqu’où une mère peut-elle aller pour protéger ses enfants lorsqu’ils commettent l’irréparable ?

Editeur: Rivages, 735 pages, date sortie: 22 août 2018

L’embaumeur ou l’odieuse confession de Victor Renard – Isabelle Duquesnoy

L’embaumeur ou l’odieuse confession de Victor Renard – Isabelle Duquesnoy

COUP DE COEUR

Attention… chef d’oeuvre !

Auteure d’ouvrages historiques et restauratrice d’oeuvres d’art, Isabelle Duquesnoy a effectué dix ans de recherches pour écrire et peaufiner cet extraordinaire roman, sans se soucier de savoir s’il serait publié. Elle a fait de cette obsession son chef-d’oeuvre.

Nous sommes à Paris, fin du 18è siècle, dans la France post-révolutionnaire. Victor Renard a commis un crime (il nous sera révélé dans les toutes dernières pages), il comparait face à ses juges et risque la guillotine. Espérant gagner un peu de temps, il nous raconte sa triste vie durant ses onze jours d’audience. Il va nous tenir en haleine avec son horrible confession. Quelle histoire !

Mal parti depuis sa naissance, son cordon ombilical a tué son frère jumeau, il est né petit, difforme, laid et affligé d’un torticolis congénital. Sa mère, La Pâqueline, une mégère cruelle, lui en veut de vivre et le surnomme Victordu. Son père meurt très vite, éventré par une charrue.  Victor va devoir travailler pour ramener de l’argent sur la table. Une vie de misère et de magouilles jusqu’à ce que le destin tourne. Le vieux Joulia, l’embaumeur le plus réputé de Paris, va le prendre à son service, lui enseigner les rudiments de la profession, le respect de la dignité des morts. Un deuxième père qui le prend sous son aile, le protège et l’initie aux plus sombres secrets. Victor est doué et apprend vite. Il découvre les pratiques commerciales autour de la mort, les coeurs embaumés que les peintres achètent à prix d’or, les trafics d’organes, la profanation des tombes.  Il a enfin trouvé sa vocation !

Si vous avez aimé Le parfum de Süskind, ruez vous sur L’embaumeur. Certes, les histoires sont différentes, mais les deux personnages d’une force incroyable, Victor Renard et Jean Baptiste Grenouille, l’ambiance, la reconstitution historique du Paris populaire, l’importance des odeurs les rapprochent fort.

Un roman magnifique, original, drôle, un récit infiniment érudit, une fresque hors norme d’une époque, un suspense historique fascinant, envoûtant et hypnotisant.
J’ai dévoré ce bouquin (ou est-ce l’inverse ?) en deux jours, addiction garantie. Un immense plaisir de lecture, une vraie jouissance ! Je le relirai dans quelques mois pour la jubilation qu’il procure.

Dix ans de recherches et de documentation pour nous plonger dans le Paris fin XVIII siècle avec réalisme et exactitude. Un tour de force, ça fourmille et ça grouille de détails sur les us et coutumes, les moeurs et la vie quotidienne de l’époque, l’art, les techniques peu ragoûtantes d’embaumement, la médecine et ses diagnostics.

De la haute voltige littéraire, une alchimie parfaite entre l’Histoire, le suspense et l’intrigue, la noirceur, le romanesque et le picaresque.

La plume aiguisée comme un scalpel d’Isabelle Duquesnoy mélange savamment les descriptions et envolées littéraires aux dialogues rabelaisiens, truculents et pleins de gouaille. L’immense plaisir d’écriture de l’auteure transparait à chaque page.

Un bijou rare et unique dont aucun média n’a parlé, c’est bien dommage.
Ne passez pas à côté de cette incroyable histoire… Un pur bonheur de lecture !

Il y a quelques semaines, j’ai eu la chance de rencontrer Isabelle Duquesnoy à Saint Maur en poche, je la remercie pour sa générosité et le beau moment partagé.

4ème Couverture

Victor Renard n’eut jamais de chance avec les femmes. À commencer par sa mère, l’épouvantable Pâqueline, qui lui reprochait d’être venu au monde en étranglant son frère jumeau de son cordon ombilical. Puis ce fut Angélique, la prostituée, qui se moquait des déclarations enflammées de Victor et de sa difformité, comme de sa  » demi-molle « .
Victor échappe pourtant à sa condition misérable : il devient embaumeur. Avec les cadavres, au moins, le voilà reconnu. Et en ces temps troublés, quelle meilleure situation ? Les morts, après la Révolution, ne manquent pas dans Paris…
Mais le sort le rattrape et l’épingle, comme le papillon sur l’étaloir. Face à ses juges et à la menace de la guillotine, Victor révèle tout : ses penchants amoureux, les pratiques millénaires de la médecine des morts, le commerce des organes et les secrets de sa fortune. Où l’on découvrira que certains tableaux de nos musées sont peints avec le sang des rois de France…

Editeur: La Martinière, 528 pages, date sortie: 17 août 2017 (sorti en poche chez Points, 7 juin 2018)

Les fantômes de Manhattan – R.J. Ellory

Les fantômes de Manhattan – R.J. Ellory

Quand les fantômes du passé résonnent avec le présent…

Deuxième roman écrit par R.J. Ellory en 2004, juste après Papillon de Nuit. Quatorze ans plus tard, il vient d’être traduit par Sonatine.

Inconditionnelle de l’auteur, j’ai plongé dans ma lecture sans aucune appréhension, 100% confiante de découvrir une oeuvre de jeunesse et une autre facette du maestro.

Les fantômes de Manhattan est un magnifique roman qui laisse émerger le génie de l’auteur.  Pour les aficionados, oubliez ses autres romans, ne comparez pas, soyez curieux en l’ouvrant et laissez vous tout simplement porter.

Une sacrée histoire qui démarre au début du siècle en Pologne, passe par le camp de concentration Dachau, se poursuit parmi les gangsters à Manhattan des années 50 à nos jours.

R.J. Ellory est un conteur au talent exceptionnel. Un virtuose qui possède deux dons particuliers. Celui de tisser des doubles récits qui entrelacent les histoires, les destins, les époques. Et celui de relier des petits fragments de nous-même au vaste monde et ainsi nous donner un sentiment d’appartenance.

Comment la grande Histoire avec un grand H résonne avec la petite, celle de nos vies étriquées emplies de solitude et de promesses oubliées ?  Nos vies où l’équilibre fragile peut se rompre à chaque instant. Nos vies bâties tant bien que mal sur de lourds secrets de famille. Comment alléger du poids du passé qui nous poursuit pour prendre son envol et oser vivre pleinement. Est-il possible de se libérer complètement ? Le chemin passe-t-il par le pardon, la vengeance ou l’amour ?

Un roman noir et blanc, teinté de poésie, de lumière et d’espoir.  L’intrigue est forte, prenante et émouvante, la construction précise et infaillible, l’alternance des époques donne un beau rythme au récit, la profondeur des personnages et le souffle particulier nous emporte complètement.

La plume de l’auteur est sublime, il manie les mots comme un magicien, les choisit avec tant de soin, les mots qui touchent et nous font vivre beaucoup d’émotions.

Un grand roman, un roman brillant tout simplement !

Je remercie chaleureusement les éditions Sonatine pour leur confiance.

4ème Couverture

Et si un livre détenait les clés de votre existence ?
Annie O’Neill, 31 ans, est une jeune fille discrète. Elle tient une petite librairie en plein cœur de Manhattan, fréquentée par quelques clients aussi solitaires et marginaux qu’elle. Son existence est bouleversée par la visite d’un nommé Forrester, qui se présente comme un très bon ami de ses parents, qu’elle n’a pratiquement pas connus. L’homme est venu lui remettre un manuscrit. Celui-ci raconte l’histoire d’un certain Haim Kruszwica, adopté par un soldat américain lors de la libération de Dachau, devenu ensuite une des grandes figures du banditisme new-yorkais. Quel rapport avec l’histoire intime d’Annie ? Et pourquoi le dénommé Forrester est-il si réticent à lui avouer la vérité ? Lorsqu’elle lui sera enfin dévoilée, celle-ci sera plus inattendue et incroyable que tout ce qu’elle a pu imaginer.

Editeur: Sonatine, 464 pages, date de sortie: 7 juin 2018

Les meilleurs amis du monde – Gilly Macmillan

Les meilleurs amis du monde – Gilly Macmillan

COUP DE COEUR EMOTION !

Bouleversant

Gilly Macmillan est incroyablement douée. En trois romans, elle est devenue une très grande auteure, elle évolue hors des sentiers battus du noir et du polar en se jouant des règles et des normes.  Elle n’est jamais là où on l’attend, nous surprend, ne se contente pas de la facilité. Conséquence: elle est trop peu médiatisée, hélas.
Je l’adore !!!

Avec Les meilleurs amis du monde, elle nous offre une démonstration étonnante de son immense talent en nous clouant sur place.

Noir, polar, suspense, drame psychologique familial, étude de caractères, un roman brillant difficile à classer et très loin des codes du genre.

Le récit se déroule à Bristol sur quatre journées. Deux ados inséparables depuis l’enfance, Noah et Abdi. Deux ados étrangers parmi leurs pairs. L’un est blanc, riche et souffre d’un cancer en phase terminale. L’autre est pauvre et noir, sa famille a fui le camps de réfugiés Hartisheikh en Somalie pour s’installer à Bristol.  Un soir, les deux ados fuguent et un drame survient… Noah tombe dans le canal, il est dans le coma tandis qu’Abdi se mure dans le silence.
Le détective Jim Clemo -rencontré dans Ne pars pas sans moi– reprend du service après un arrêt de six mois, il se voit confier l’affaire. Il remue la boue pour comprendre ce qui s’est réellement passé, cherche des témoins et ne croit pas à la thèse de l’accident.  Comment démêler le vrai du faux quand personne ne parle, que la presse s’empare du drame, met le feu à Bristol en ravivant les tensions sociales et raciales.

Au delà du récit d’une amitié intense et d’une passionnante enquête, Gilly Macmillan aborde avec beaucoup de tact, d’intelligence et de sensibilité des thèmes « difficiles » comme la maladie d’un enfant, la souffrance des parents face à la mort, l’influence des médias et leur sordide manipulation,  les réfugiés, les tensions sociales, raciales, le poids du passé, les lourds secrets de famille et leurs conséquences.

Les personnages sont la grande force de ce roman, ils sont le moteur de l’histoire qui s’articule autour d’eux. Je ressens beaucoup d’empathie pour la plupart d’entre eux. L’auteure les aime, cela se sent !
Elle leur donne une belle ampleur, les explore dans leur moindre faille.  Elle parvient en quelques mots à me les faire ressentir de l’intérieur, dans leur profondeur, leurs doutes, leurs réactions.

Une histoire magnifique et prenante. Une intrigue complexe, la tension qui s’en dégage m’empêche de poser ma lecture.  Un récit d’une force incroyable. Intense, sombre, poignant, tout en nuances et émotions.

J’adore la plume de l’auteure… sublime, d’une grande finesse. Ses mots vibrent et touchent profondément le fond de l’âme.

Un excellent roman, un bouleversant roman que je vous conseille vivement.
Et si vous ne connaissez pas encore Gilly Macmillan, il est urgent de la découvrir !

Un remarquable travail de traduction a été effectué par Françoise Smith.

Je remercie chaleureusement les éditions Les Escales pour leur confiance.

4ème Couverture

Comment démêler le vrai du faux lorsque personne ne peut – ou ne veut – parler ? Dans un Bristol électrisé par les tensions sociales, deux adolescents, meilleurs amis depuis l’enfance, se retrouvent au cœur d’une affaire brûlante.
Noah Sadler et Abdi Mahad sont deux adolescents inséparables, meilleurs amis depuis l’enfance.
Par un matin glacial, une équipe de secours repêche le corpsde Noah dans le canal de Bristol : son état est critique. Abdi, présent sur la scène du drame, ne peut – ou ne veut – rien dire.
Alors que le détective Jim Clemo, de retour d’un arrêt de travail forcé, se voit confier l’affaire, l’incident tourne à la bataille médiatique : Noah est anglais et issu d’une bonne famille, Abdi est fils de réfugiés somaliens. Il n’en faut pas plus pour mettre le feu aux poudres et raviver les tensions sociales qui rongent Bristol.
Dans ce contexte brûlant marqué par la peur et la colère, chaque famille se bat pour son fils et pour la vérité. Ni l’une ni l’autre ne sait jusqu’où elle devra aller, ni quels démons elle devra affronter.

Editeur: Les escales, 384 pages, date sortie: 7 juin 2018

Le soleil des rebelles – Luca Di Fulvio

Le soleil des rebelles – Luca Di Fulvio

ENORME COUP DE COEUR !!!

SUBLIME…

Il y a des livres qu’on aime un peu, d’autres beaucoup, les coups de coeur, ceux qui divertissent, nous font peur, nous étonnent, ceux qu’on lit et qu’on oublie et puis il y a les autres…
Les livres rares qui nous transportent, nous émerveillent, nous font tout oublier, ouvrent des portes et nous transforment en nous reliant à la magie de la vie…
Le soleil des rebelles fait partie de ceux là, ceux qui touchent le fond de notre âme, nous font vibrer intensément et réveillent l’enfant enfoui au fond de nous.

J’ai tellement adoré Les enfants de Venise, je vous avoue avoir retardé ma lecture en pensant que j’allais forcément être déçue, que l’auteur ne pouvait faire mieux, que le soufflé allait retomber… Une fois de plus, je me suis trompée et je constate l’immense talent de Luca Di Fulvio.

Nous remontons le temps jusqu’en 1407, quelque part dans les Alpes, en Bohème. Marcus, un jeune prince insouciant de 8 ans, assiste au massacre de sa famille entière lors d’une attaque d’un seigneur sanguinaire qui convoite le pouvoir, le château et le titre de Prince.  Marcus s’échappe, il est recueilli par la sage femme du village qui va l’élever comme son fils.  Son destin est chamboulé, Marcus le prince protégé deviendra Mikaël le serf asservi.

Un extraordinaire récit d’aventures, une fresque moyenâgeuse remplie d’action, de massacres, de misère, de sang. Et un fabuleux conte d’apprentissage qui nous questionne sur la condition humaine. Le passage de l’enfance à l’âge adulte à travers un chemin initiatique fait d’épreuves, de douleurs, de rédemption, de rencontres  et de maîtres à penser, comme Raphaël.
« A partir de maintenant, tu as deux routes devant toi. Tu peux maudire le sort qui t’a enlevé tes parents, ton royaume, ta richesse, tout ce que tu avais… ou tu peux remercier la chance parce que tu es vivant. Et selon le point de vue que tu adopteras, tu deviendras un homme ou un autre, complètement différent, avec deux vies différentes ».
Mikaël va grandir en découvrant l’amour, l’amitié, le courage, la droiture. Il est épris de justice et de liberté et veut plus que tout réaliser ses rêves.  Il nous fera voir la lumière et l’espoir dans ce monde de barbarie, noir, rude, brutal, violent et nous redonnera foi et espoir en l’homme.

Luca Di Fulvio est un conteur extraordinaire. Il nous bouleverse, nous ensorcèle, nous émeut jusqu’aux tripes et nous serre le coeur par les émotions intenses qu’il nous donne à vivre.

C’est un magicien des mots aux mains d’or,  il a un don particulier pour investiguer l’âme humaine et donner vie à des personnages hors du commun, attachants, d’une force incroyable… Agnete, Eloisa, Raphaël, Volod, Ojsternig, Berni, Emöke, le rat Hubertus et le chien Harro… TOUS sont inoubliables !

J’ai dévoré le roman en deux jours, complètement immergée dans ce tourbillon d’émotions,  j’ai ralenti vers la fin, je ne voulais pas que cela se termine.  Me voilà maintenant orpheline, entrain d’attendre le prochain.

Je me réjouis de pouvoir rencontrer l’auteur dans une semaine, à Saint Maur en Poche, je pourrai lui demander ce qu’il nous réserve pour la suite.  Je l’ai déjà rencontré l’an dernier, un moment « magique et suspendu » d’une rare intensité.

Si vous ne connaissez pas Luca Di Fulvio, n’attendez plus pour découvrir ce génie bourré de talent.

Grazie mille e congratulazioni signor Luca Di Fulvio per il vostro eccellente romanzo ! Siete un vero maestro e fate parte dei miei autori preferiti.

Je remercie chaleureusement les éditions Slatikine & Cie pour leur confiance.

Je félicite Françoise BRUN pour sa formidable traduction de l’italien, un travail colossal et particulièrement réussi !

4ème Couverture

Le jeune prince Marcus est encore un enfant lorsqu’il assiste impuissant au massacre de toute sa famille.
Seul rescapé de cette boucherie ennemi héréditaire de la famille de Marcus qui va s’asseoir sur le trône, Marcus ne doit son salut qu’à la jeune Héloïse, fille d’Agnès, la lavandière du village qui l’accueillera sous son toit pour l’élever comme s’il était son fils.
Luca di Fulvio retrace l’ascension paradoxale d’un petit prince qui va devoir apprendre dans la douleur comment devenir un homme.

Editeur: Slatkine & Cie, 636 pages, date sortie: 5 avril 2018

La terre des morts – Jean-Christophe Grangé

La terre des morts – Jean-Christophe Grangé

Un grand millésime Grangé !

Bienvenue dans le monde de la nuit, de ses pulsions et déviances sexuelles…. porno, sadomaso, bondage, shibari, nécrophilie.

Le commandant Corso, un flic borderline du 36 Quai des orfèvres, est chargé d’une enquête sur des meurtres sordides de stripteaseuses ligotées façon bondage.  Pour tenter de faire la lumière sur cette affaire, il va plonger dans les bas fonds hard et violents,  aux confins de toutes les perversités humaines, là où les limites n’existent pas.

Le meurtrier s’inspire des tableaux du peintre Francisco Goya, les coulisses de l’art contemporain se mêlent au milieu porno, un étonnant mélange. Philippe Sobieski est vite soupçonné, un ancien taulard, pervers, provocateur, sadique, intelligent, devenu peintre adulé et très en vogue chez les bobos Parisiens.

Dès les premières pages, Jean-Christophe Grangé nous happe dans ses cordes, il nous balade sur de fausses pistes durant 560 pages pour nous relâcher essoufflé et abasourdi à la toute dernière ligne.

Un thriller machiavélique en trois parties. La première assez courte est une plongée dans le milieu malsain de la nuit.  L’atmosphère est étouffante, irrespirable. L’ambiance glauque, noire, trash. Le malaise quasi constant, distillé goutte à goutte. Les descriptions et certains détails insoutenables… les âmes sensibles risqueraient d’être choquées, elles s’abstiendront.
Deuxième partie, nous entrons dans l’enquête, bien plus complexe et tordue qu’il n’y parait. Une lutte acharnée s’engage entre Corso et Sobieski.  Coupable ou pas ?  Tout l’accuse, encore faut-il trouver des preuves !
La grande originalité de ce récit est la troisième partie, le procès.  La plupart des thrillers s’arrêtent à l’arrestation du meurtrier, justice est faite pense le lecteur. Jean-Christophe Grangé et son immense talent nous démontre tout le contraire.

Un suspense intense au rythme d’enfer, des rebondissements multiples, une intrigue menée tambour battant, une galerie de personnages plus torturés les uns que les autres et un final impossible à voir venir font de La terre des morts un excellent thriller ficelé à la perfection.

A lire absolument !

Je remercie chaleureusement les éditions Albin Michel pour leur confiance.

4ème Couverture

Quand le commandant Corso est chargé d’enquêter sur une série de meurtres de strip-teaseuses, il pense avoir affaire à une traque criminelle classique.
Il a tort : c’est d’un duel qu’il s’agit. Un combat à mort avec son principal suspect, Philippe Sobieski, peintre, débauché, assassin.
Mais ce duel est bien plus encore : une plongée dans les méandres du porno, du bondage et de la perversité sous toutes ses formes. Un vertige noir dans lequel Corso se perdra lui-même, apprenant à ses dépens qu’un assassin peut en cacher un autre, et que la réalité d’un flic peut totalement basculer, surtout quand il s’agit de la jouissance par le Mal.

Editeur: Albin Michel, 560 pages, date sortie: 2 mai 2018

Hunter – Roy Braverman

Hunter – Roy Braverman

Une lecture jouissive et jubilatoire !

Roy Braverman, vous connaissez ?  Retenez bien ce nom car je sens qu’il va faire un sacré bruit ! Derrière ce nouveau pseudo, se cache Ian Manook.
Changement de pseudo, changement de décor et d’ambiance.  Nous passons des steppes de Mongolie à l’Amérique profonde avec ce premier tome d’une trilogie.

Ambiance noire et glacée, nous sommes au fond d’une vallée isolée des Appalaches, Pilgrim’s Rest, en pleine tempête de neige et blizzard.
Vengeance, haine, racisme, défaillance du système judiciaire sont au coeur de ce thriller « couillu » 100%  action pure et dopé à la testostérone. Bien loin du style contemplatif de Yeruldelgger.

Accrochez-vous, ça commence fort, très fort avec une scène d’ouverture à couper le souffle qui vous en met plein les mirettes.  Vous voilà prévenus, c’est du lourd et ça va secouer dans tous les sens, nous sommes dans un film de Tarentino ou une excellente série B écrite par un grand maître au talent inoui.

Un ou plusieurs tueurs en série, un prisonnier en cavale, cinq filles disparues sur quinze ans, des meurtres sanguinolents, un père ex flic qui cherche sa fille Louise depuis douze ans, un flic ripoux, le FBI, des fusils, des couteaux, des arbalètes.  Des salauds, des victimes, une galerie de personnages que vous n’oublierez pas de sitôt.

Ca défouraille, ça tire à tout va dans ce page turner qui sent la violence, l’horreur, la peur, le sang et le sexe. Une chasse à l’homme stressante et une intrigue brut de décoffrage qui vous englue et vous empêche de poser votre lecture.

J’ai adoré le rythme d’enfer, soutenu de bout en bout, les chapitres courts se terminant sur des cliffhanger.     J’ai adoré l’écriture très visuelle, crue, sèche, acérée, nerveuse, percutante.
Sans hésitation, je choisirais Tarentino pour une adaptation cinéma.  Un pur divertissement garanti 100% adrénaline, 100% hémoglobine.  Une vraie jouissance pour les amateurs du genre.

Un twist final de malade qui me donne envie de me ruer sur le deuxième opus.  Et zut, va falloir attendre la suite. Mais vous, oui vous, n’attendez pas pour plonger dans Hunter.
Les âmes sensibles, svp, passez vite votre chemin, il y en a qui n’en sortiraient pas indemnes.

Je remercie chaleureusement les éditions Hugo Thriller pour leur confiance.

4ème Couverture

Si vous croisez sa route, ne vous arrêtez surtout pas.
Plus personne ne s’arrête à Pilgrim’s Rest. Une vallée perdue dans les Appalaches. Un patelin isolé depuis des jours par le blizzard. Un motel racheté par le shérif et son frère simplet. Un bowling fermé depuis longtemps. Et l’obsédant souvenir d’une tragédie sans nom : cinq hommes sauvagement exécutés et leurs femmes à jamais disparues. Et voilà que Hunter, le demi-sang indien condamné pour ces crimes, s’évade du couloir de la mort et revient dans la vallée. Pour achever son oeuvre ?

Après douze ans de haine et de chagrin, un homme se réjouit pourtant de revenir à Pilgrim’s Rest. Freeman a compris le petit jeu de Hunter et va lui mettre la main dessus. Et lui faire enfin avouer, par tous les moyens, où il a caché le corps de Louise, sa fille, une des cinq disparues.
Pilgrim’s Rest sera peut-être le terminus de sa vengeance, mais ce que Freeman ignore encore, au volant de sa Camaro rouge qui remonte Murder Drive, c’est qu’il n’est pas le seul à vouloir se venger. Et que la vérité va se révéler plus cruelle et plus perverse encore. Car dans la tempête qui se déchaîne et présage du retour de la terreur, un serial killer peut en cacher un autre. Ou deux.

Editeur: Hugo Thriller, 320 pages, date sortie: 16 mai 2018

Complot – Nicolas Beuglet

Complot – Nicolas Beuglet

ENORME COUP DE COEUR !!!

Nicolas Beuglet est de retour.  Son précédent roman Le cri, a été une terrible découverte et un coup de coeur, à tel point que je me suis débrouillée pour trouver son tout premier roman publié sous un pseudo, si vous avez la chance de le croiser, n’hésitez pas, c’est Le premier crâne – Nicolas Sker.

Complot peut se lire indépendamment, mais si vous ne l’avez pas lu, ruez-vous sur Le cri (sorti en poche). Vous ferez connaissance avec l’enquêtrice Sarah Geringën, une héroïne  qu’on aime d’emblée, forte et fragile et Christopher (on les retrouve dans Complot) et puis, avouez que ce serait bête de passer à côté d’une telle pépite.

L’auteur allait-il réussir à me surprendre ? Allais-je autant aimer Complot que Le cri ?  Et bien oui, mille fois oui ! Il fait mieux encore !

Sarah est appelée par les forces spéciales sur sur un archipel isolé au Nord de la Norvège, une scène de crime atroce.  Le cadavre d’une femme nue, la Première ministre, martyrisée, des signes étranges sur le corps et une tête de taureau à côté. Peu d’indices et une mise en scène énigmatique qui laisse présager une difficile enquête.

Ainsi débute ce thriller magistral, cette époustouflante course contre la montre qui mènera Sarah de la Norvège au Liban dans la vieille cité de Byblos, en Allemagne à l’institut Max Planck et à Rome, au Vatican.

Je ne dévoilerai pas grand chose de la passionnante thématique, je vous laisse le plaisir de la découvrir, UNE ODE AUX FEMMES, étayée par les découvertes scientifiques et historiques.
De secrets en révélations ahurissantes, je m’énerve et me révolte en réalisant l’étendue du complot millénaire. L’auteur a accompli un fabuleux travail de documentation et de recherches, pour les curieux, les sources sont citées en fin d’ouvrage.

Une intrigue brillante et passionnante qui flirte avec l’Histoire, la religion, les mythes, la science et la politique.
Ah mais j’en vois venir certains, « un peu comme le Da Vinci Code ? ».   Sachez que le Da Vinci Code vous paraitra fade et insipide après la lecture de Complot, tellement supérieur côté plume et intrigue.

Un extraordinaire page turner, je l’ai lu en deux jours (bien obligée de le lâcher en journée pour bosser), un rythme effréné sans aucun temps mort. Le suspense ne faiblit pas un seul instant et les  nombreux retournements vous en feront voir de toutes les couleurs et vous couperont le souffle plus d’une fois.
L’auteur est scénariste, sa plume nerveuse, aiguisée, fluide et très visuelle nous transporte en nous faisant vivre le récit en 3D.

Une twist final qui me laisse K.O., oh my god, quelle fin ! je ne peux m’empêcher de pousser un énorme WTF !!! (what the fuck !)  Une fin qui laisse présager une suite.  Grrr, l’attente sera longue.

Si vous avez aimé Le cri, vous adorerez Complot.
Si vous n’avez pas aimé Le cri, vous adorerez Complot, c’est sûr !

Nicolas Beuglet est décidément un auteur bourré de talent.

Bon, vous avez compris qu’il faut le lire de toute urgence ?

Je remercie chaleureusement les éditions XO pour leur confiance et Nicolas Beuglet pour sa dédicace, il a tapé juste !

4ème Couverture

Un archipel isolé au nord de la Norvège, battu par les vents. Et, au bord de la falaise, le corps nu et martyrisé d’une femme. Les blessures qui déchirent sa chair semblent être autant de symboles mystérieux.

Quand l’inspectrice Sarah Geringën, escortée par les forces spéciales, apprend l’identité de la victime, c’est le choc. Le cadavre est celui de la Première ministre.

Qui en voulait à la chef de gouvernement ? Que cachait-elle sur cette île, dans un sanctuaire en béton enfoui au pied du phare ? Sarah, très vite, le pressent : la scène du crime signe le début d’une terrifiante série meurtrière. Dans son enquête, curieusement, quelqu’un semble toujours la devancer. Comme si cette ombre pouvait lire dans ses pensées…

De la Norvège à la vieille cité de Byblos, et jusqu’au cœur même du Vatican, c’est l’odeur d’un complot implacable qui accompagne chacun de ses pas. Et dans cette lutte à mort, Sarah va devoir faire face à ses peurs les plus profondes. à ses vérités les plus enfouies…

Étayé par les dernières découvertes de la science et de l’histoire, Complot explore les secrets premiers de l’humanité.

Editeur: XO, 496 pages, date sortie: 16 mai 2018

La nuit de l’ogre – Patrick Bauwen

La nuit de l’ogre – Patrick Bauwen

La nuit de l’ogre est la suite du Le jour du chien, même s’il peut se lire indépendamment, je vous conseille vivement de lire le premier tome pour mieux appréhender les protagonistes et apprécier pleinement l’histoire. Nous retrouvons Chris Kovak, médecin urgentiste et personnage hors norme (que j’adore), le lieutenant Valenti, le commissaire Batista et Le chien.

Un excellent thriller qui démarre au quart de tour.
Chris Kovak enquête sur la mystérieuse disparition de la fille d’une amie, il est loin d’imaginer dans quoi il met les pieds. Une plongée dans les profondeurs du mal où se côtoient la folie, l’horreur et la noirceur. Un vrai cauchemar peuplé de cadavres, de serial killer, d’un étrange homme au chapeau melon, de rats et de têtes conservées dans du formol.  Les lugubres photos post mortem, à la mode au siècle dernier, tiennent une place importante dans l’intrigue, elles me donnent froid dans le dos.

La construction est diaboliquement parfaite, l’intrigue palpitante et terrifiante, l’ambiance est glauque et angoissante à souhait.  Patrick Bauwen maîtrise à merveille l’art du suspense et de la tension chez ses lecteurs.  Sa plume est fluide, efficace. 500 pages tournées frénétiquement et rythmées par les nombreux rebondissements.

Un redoutable thriller qui mettra vos nerfs à rude épreuve, attention à la crise de  tachycardie.

J’ai lu L’oeil de Caine il y a fort longtemps, j’ai re-découvert Patrick Bauwen avec Le jour du chien , je vais désormais le suivre de très près, c’est une certitude.

Je remercie chaleureusement les éditions Albin Michel pour leur confiance.

4ème Couverture

La mort est un art.
Vous en êtes le spectateur.
Et vous pourriez être sa prochaine victime.

Des sous-sols de Paris aux recoins obscurs des facultés de médecine, Chris Kovac, médecin urgentiste, se lance à corps perdu dans une enquête qui ressemble à une nuit sans fin.

Editeur: Albin Michel, 496 pages, date sortie: 9 mai 2018