La nuit n’est jamais complète – Niko Tackian

La nuit n’est jamais complète – Niko Tackian

Coup de coeur !

Après avoir lu Toxique,  j’avais envie de découvrir au plus vite les autres romans de Niko Tackian et je ne regrette pas le voyage.

Si je devais résumer La nuit n’est jamais complète en sept mots, je dirais: Déstabilisant, Captivant, Hypnotisant, Envoûtant, Suffocant, Eblouissant, Angoissant.

Je l’ai lu d’une traite, durant une nuit d’orage, entortillée dans mes draps, en immersion totale, entrain de guetter l’apparition des gros yeux jaunes dans ma chambre.  Jouissance absolue !

Une citation d’Elisabeth Kübler-Ross au début d’un polar, étrange ou paradoxal me direz-vous. Comme le titre faisant référence au poème de Paul Eluard.  J’ai aimé d’emblée.

La nuit n’est jamais complète est un huis clos oppressant dans l’immensité du désert, c’est vraiment pas banal.  Dès les premières pages, l’auteur nous happe dans sa toile et nous enferme dans un cauchemar pour jouer avec nos peurs et distiller une angoisse qui ne nous lâchera pas.  Aucun moment de répit n’est offert dans ce suspense intense.   Nous oscillons à la frontière entre fantastique et réalité dans un mystère s’épaississant au fil des pages.

Niko Tackian nous fait ressentir comme personne cette ambiance suffocante et lourde tant son écriture est précise et visuelle, j’ai eu l’impression de regarder un film tout en lisant.  Une histoire impossible à raconter,  juste une expérience très forte à vivre.

Pas un seul instant, on arrive à deviner où l’auteur va nous emmener.  Il nous balade dans un voyage initiatique au coeur de nos peurs, quand nos nuits sont peuplées de cauchemars.  Une ode à la vie.  La vie côtoie la mort ou est-ce l’inverse ?  Et au milieu de tout ça, une très belle relation entre Jimmy le père et sa fille Arielle, fort touchant.

Le final, ah le final… tellement imprévisible avec une grosse dose d’émotions, scotchée comme après un terrible choc frontal.  J’ai adoré !

Niko Tackian a vraiment un énorme talent.

4ème Couverture

La route à perte de vue au milieu d’un désert de rocaille. Arielle et Jimmy parcourent le bitume au volant de leur vieille Ford. Mais quand le père et la fille tombent sur un barrage de police et sont obligés de passer la nuit sur place, tout dérape… Ils se réveillent seuls, abandonnés, naufragés de l’asphalte.  A quelques kilomètres de là, deux immenses tours métalliques se dressent, cadavres rongés par la rouille et le temps. Quelques maisons en tôle froissée se serrent pour se protéger du vent. Cette ancienne mine sera leur refuge. Ou leur pire cauchemar…
Mais ce voyage au cœur des ténèbres est-il vraiment un hasard ?

Editeur: Pocket, 256 pages, sortie: 13 avril 2017 – éditions Scrineo, sortie 3 mars 2016

Pour que rien ne s’efface – Catherine Locandro

Pour que rien ne s’efface – Catherine Locandro

Un magnifique roman choral tout en émotions.

L’histoire débute comme un polar, une femme de 65 ans est retrouvée morte et décomposée dans la solitude d’une chambre de bonne à Paris.  Qui était Lila Beaulieu ?

Douze personnes qui l’ont connue ou croisée rembobinent leurs souvenirs et racontent tour à tour, par petites touches, la vie de Lila Beaulieu.

Une vie faite de solitude,  de peurs, de silences, de fêlures, de blessures, de drames.  Une vie lourde du poids du passé et de ses culpabilités.  Une vie dessinée avec des rêves, des espoirs, des choix, des rencontres, des ruptures.

Et, se faufile LA grande question : que faisons-nous de nos vies ?

C’est tragique et terriblement humain…. Beau, touchant, tout en nuances… Noir et lumineux… D’une justesse et d’une finesse incroyable.

La plume de Catherine Locandro est remarquable de sensibilité et de délicatesse.

Un coup de coeur pour ce sublime portrait de femme.

Je remercie chaleureusement les éditions Héloïse d’Ormesson pour leur confiance.

4ème Couverture

Comme un film que l’on rembobine, cette histoire commence par la fin. Une banale levée de corps par l’équipe des pompes funèbres, celui d’une femme de 65 ans retrouvée dans un studio parisien, entre des magazines, photos éparses et cadavres de bouteilles. Triste spectacle de l’ultime solitude. Pourtant la défunte est loin d’être une inconnue. Elle fut une icône du cinéma. Un rôle qui changea sa vie, et précipita sa chute. Quelle sombre histoire se cache derrière ce destin tragique ?

Editeur: Héloïse d’Ormesson, 205 pages, date sortie: 12 janvier 2017

Trop de morts au pays des merveilles – Morgan Audic

Trop de morts au pays des merveilles – Morgan Audic

Coup de maître  !

Le Breton Morgan Audic frappe TRES fort avec son premier thriller.

Une maîtrise impressionnante et une totale réussite !

Alice a mystérieusement disparu. Peu de temps après sa disparition, son mari l’avocat Anderssen est devenu amnésique suite à un grave accident de voiture. Soupçonné de l’avoir tuée, il la cherche en vain depuis trois ans avec l’aide d’un détective et reçoit d’étranges messages de la part du Corbeau.  Un tueur en série « Le Marionnettiste » est sous les verrous,  des nouveaux meurtres apparaissent, semblables aux siens, s’agit il d’un copycat ?  toutes les jeunes filles sont blondes et ressemblent à Alice.  Alice fait elle partie des victimes ?  Diane, une boxeuse professionnelle au caractère plus que trempé, ex flic, virée de la police, va reprendre du service.  C’est elle qui avait mené l’enquête sur Le Marionnettiste.

Une double enquête fort excitante, une construction vertigineuse en tiroirs, une intrigue très originale et alambiquée, un scénario en béton, un rythme d’enfer sans aucun temps mort.  Au fil du roman, les rebondissements se multiplient, le suspense s’intensifie, cela devient carrément haletant, difficile de lâcher l’histoire.

C’est magnifiquement écrit, Morgan Audic a un vrai style et une plume très fluide.

L’auteur sème des indices, nous avançons sur des fausses pistes pendant que les cadavres s’accumulent et que les magouilles pointent le bout du nez.  Notre route croisera un procureur, des flics qui se tirent dans les pattes, des Roms, des avocats, un détective, un médecin qui donne dans l’humanitaire et Diane en personnage central.

Nous sommes bluffés plus d’une fois et baladés jusqu’au dénouement final totalement imprévu.  Du grand art,  bravo Morgan Audic !  C’est pour découvrir de telles pépites que je suis une serial lectrice.

Un auteur que je suivrai de très très près !

Lisez-le, lisez-le, et lisez-le ! 

Je remercie chaleureusement les éditions du Rouergue pour leur confiance.

4ème Couverture

Depuis trois ans Alice, la femme de Christian Andersen, avocat au barreau de Paris, a disparu. Et depuis trois ans, les gens qui l’entourent se posent la même question : Andersen a-t-il tué sa femme ? Andersen rendu amnésique par un grave accident quelques jours après qu’Alice a disparu et qui cherche en vain à retrouver la mémoire. Andersen qui reçoit des SMS énigmatiques, en forme de questions cryptées. Andersen, le mari inconsolable qui emploie un détective pour retrouver sa femme, si belle, si blonde, si étrangement semblable aux victimes du désormais célèbre Marionnettiste, le tueur aux rituels macabres que la brigade criminelle traque en vain depuis des mois et qui tue, justement, à nouveau. De quoi remettre en selle l’ex-lieutenant, Diane Kellerman, révoquée pour violence et prête à péter de nouveau les plombs. Dans un premier roman où les indices prennent la forme de charades, Morgan Audic tisse un jeu de faux-semblants, de trompe-l’oeil et de chausse-trappes aussi fascinant qu’un conte pour enfants diaboliques.

Editeur: Rouergue (coll. Rouerge noir), 357 pages, date sortie: 6 avril 2016

Projet Anastasis – Jacques Vandroux

Projet Anastasis – Jacques Vandroux

 Et si c’était vrai ?

  J’ai dévoré cet époustouflant roman et j’ai jubilé du début à la fin.

Conquise et emballée totalement !

L’auteur m’a accrochée et  scotchée dès les premières pages pour me relâcher complètement essoufflée à la toute dernière ligne.

Thriller, roman d’aventures sur fond historique-politique avec un brin d’espionnage et d’anticipation.

Ca commence très fort avec un attentat qui secoue le coeur de Notre Dame à Paris.  La panique, la pagaille, les morts et la disparition d’un enfant de six ans, petit fils d’un homme politique français.  Un privé est engagé pour le retrouver, il ne sait pas très bien dans quoi il va mettre les pieds.  Le voilà plongé au coeur d’un vaste complot, d’une énigme mystérieuse, d’une machination politique et diabolique prenant ses sources au coeur du IIIè Reich durant la seconde guerre mondiale.  Je ne vous en dirai pas plus, ce serait criminel !

L’histoire est haletante et palpitante, elle nous fera voyager de Paris à Munich, en passant par les Vosges, l’Alsace, la Bretagne, l’île de Malte et nous allons croiser des diplomates, des flics et politiciens corrompus, des scientifiques fous et allumés.

Jacques Vandroux a une imagination débordante, son intrigue est complexe et passionnante, sans jamais perdre le lecteur.  Aucun répit dans cette histoire palpitante et captivante, une course poursuite qui nous balade de surprises en rebondissements et fait méchamment grimper notre taux d’adrénaline. Quel rythme soutenu pour cette lecture hautement addictive !

Le style est fluide, vif, nerveux, l’écriture très visuelle, (l’adaptation cinéma ne doit pas être loin) et les personnages sont bien campés, bien croqués.

Toute cette histoire me donne froid dans le dos et au final, je me pose une question: sommes nous si loin de la réalité ?

Plongez dans ce Projet Anastasis, vous ne regretterez pas l’aventure.

Je remercie chaleureusement les éditions Robert Laffont pour leur confiance.

4ème Couverture

Jean Legarec, responsable d’une agence privée de renseignements, est un expert en affaires sensibles. Mais il est loin d’imaginer ce qui l’attend lorsqu’il accepte d’enquêter sur la disparition d’un enfant. Ce dernier, petit-fils d’un homme politique influent, a été enlevé lors du chaos qui a suivi un attentat perpétré à Notre-Dame de Paris. Très vite, Legarec découvre qu’il ne s’agit pas d’un  » simple  » kidnapping, mais d’un large complot dont les racines remontent au Troisième Reich.
Aidé de Béatrice, la tante du garçon, il va devoir plonger au coeur des heures les plus sombres de l’histoire européenne. Et ce, alors même que son attirance grandissante pour Béatrice menace d’obscurcir son jugement… Parviendra-t-il à mettre de côté ses sentiments personnels pour sauver un enfant innocent de cette toile infernale ?

Editeur: Robert Laffont, 528 pages, date sortie: 8 juin 2017

Au fond de l’eau – Paula Hawkins

Au fond de l’eau – Paula Hawkins

J’ai plongé tout AU FOND DE L’EAU, je suis restée le plus longtemps possible en apnée, j’avais peur de briser « la magie » en remontant.  

J’ai eu un terrible coup de coeur !

Après le succès phénoménal de La fille du train, la comparaison parait inévitable,  l’auteur était attendue au tournant avec une pression considérable sur les épaules.  Allait-elle passer le test du deuxième ? Elle y réussit haut la main, elle nous surprend et nous offre un thriller psychologique encore plus brillant.  Je vous le dis d’emblée, si vous n’avez pas aimé La fille du train, tentez quand même l’expérience et jetez vous à l’eau, c’est très différent, vous ne regretterez pas votre plongée.  Si vous avez aimé, vous adorerez celui ci !

Nous sommes à Beckford, petit village anglais, connu pour sa falaise et sa rivière maudite où les femmes viennent se suicider en se noyant.  Un village qui inspire des légendes et des fantasmes.  Tout parait calme à la surface de l’eau…méfiez vous !

Au fond de l’eau est un thriller psychologique, un roman d’atmosphère empli de fantômes du passé. Un magnifique portrait de trois femmes ‘disfonctionnantes’, l’histoire de deux soeurs engluées dans leurs souvenirs et leurs souffrances du passé.

C’est hypnotique, envoûtant, angoissant, assez lent mais terriblement addictif.

Un roman polyphonique avec une douzaine de voix qui s’entrecroisent, racontent et épaississent le mystère.  Cela pourrait sembler complexe et difficile à suivre, mais je vous assure, avec un peu d’attention au début et à condition de ne pas déposer son cerveau en lisant, tout devient simple à suivre.

Dans son roman féministe et sensible, Paula Hawkins  fait remonter à la surface les violences faites aux femmes insoumises (celles qu’on tente de réduire au silence), le harcèlement, la discrimination, les jalousies, les ressentiments, les rivalités mixées d’humiliations et de honte.

L’auteur a un don particulier pour investiguer l’âme humaine, fouiller ses personnages dans leurs zones d’ombre et instiller une tension extrême à travers son écriture raffinée et subtile.

Une intrigue profonde et étonnante qui nous tient en haleine jusqu’au dénouement.

Un roman dans lequel on entre lentement, pas à pas, comme dans l’eau froide, qui finit par vous immerger complètement pour vous laisser une empreinte très particulière.

Je remercie chaleureusement les éditions Sonatine pour leur confiance.

4ème Couverture

Une semaine avant sa mort, Nel a appelé sa sœur, Julia. Qui n’a pas voulu lui répondre. Alors que le corps de Nel vient d’être retrouvé dans la rivière qui traverse Beckford, leur ville natale, Julia est effrayée à l’idée de revenir sur les lieux de son enfance. De quoi a-t-elle le plus peur ? D’affronter l e prétendu suicide de sa sœur ? De s’occuper de Lena, sa nièce de quinze ans, qu’elle ne connaît pas ? Ou de faire face à un passé qu’elle a toujours fui ? Plus que tout encore, c’est peut-être la rivière qui la terrifie, ces eaux à la fois enchanteresses et mortelles, où, depuis toujours, les tragédies se succèdent.

Editeur: Sonatine, 416 pages, sortie: 8 juin 2017

Quand on a que l’humour – Amélie Antoine

Quand on a que l’humour – Amélie Antoine

Un livre lumineux, un livre rare, un livre ESSENTIEL…

J’ai adoré au delà de tout !

Ce n’est pas mon genre de lecture habituel mais pour la petite histoire, j’ai flashé sur la sublime couverture et j’ai lu le titre avec un énorme lapsus, j’y ai vu « Quand on a que l’amour » en pensant à Brel… du coup il me fallait le lire à tout prix.

J’ai envie d’aligner des lignes entières d’adjectifs pour en parler mais cela ne sera pas suffisant.  Une pure merveille, un diamant précieux, une pépite magnifique, un roman initiatique, émouvant, profond et bouleversant, d’une justesse incroyable et plein de vie, c’est fort, puissant et intense, c’est beau.

Je ne vous raconterai rien de l’histoire sous peine de spoiler, elle est en deux parties et se lit comme un polar avec une intrigue.

Une histoire D’AMOUR… de solitude… de non-dits… une histoire de liens et de deuils… une quête de sens du temps qui passe, que faisons-nous de nos vies ?

Amélie Antoine a une plume sublime de grande conteuse.  Des mots qui touchent en profondeur, des mots justes qui ébranlent l’Ame.  Ses mots ont une musique particulière, emplie de poésie et de sensibilité.  Une rare sensibilité, pas le pathos inutile, pas la sensiblerie mièvre à deux balles, pas le monde tout rose des bisounours.

Amélie, elle nous prend par la main pour nous raconter l’histoire d’Edouard. Elle nous percute en plein coeur, nous remue les tripes et nous retourne le cerveau.  J’ai ri, j’ai ri triste, j’ai pleuré, j’ai terminé émue avec une grosse boule dans la gorge, heureuse d’avoir rencontré Edouard.

Amélie, elle est toute jeune et elle nous offre un roman d’une telle maturité et sagesse, elle a dû vivre dix vies, c’est pas possible autrement.  Elle va tellement loin dans la psychologie de ses personnages, elles les fouillent, les décortiquent jusqu’au tréfonds.  Elle regarde les doutes et les fragilités qui se cachent derrière les masques.  Elle met en lumière les blessures qui ne cicatrisent jamais, avec lesquelles il nous faut composer.  Elle écoute les silences remplis de mots… ces mots qu’on ne dit pas, qu’on ose pas, qui s’accumulent comme un poison au fond de nous.

Edouard, l’humoriste, le clown qui fait rire… c’est vous, c’est moi, c’est tous les humains.  On se croit différents mais au final, on est tous pareils, on fait du mieux qu’on peut, maladroits dans nos relations et nos fragilités, on tente de s’en sortir en bricolant nos vies.

Quand on a que l’humour a résonné tellement fort en moi, je suis certaine qu’il fera écho chez vous.

Et comme dirait le héros du livre, Edouard Bresson, si vous le lisez, alors tout ira bien.

Et si vous dites aux gens que vous les aimez, ça ira encore mieux !

La vie, c’est ici et maintenant, ne passez pas à côté.

Amélie Antoine est l’auteure d’un premier roman, un polar « Fidèle au poste », il a remporté un énorme succès, je ne l’ai pas lu mais je m’empresse de le faire.

4ème Couverture

C’est l’histoire d’un humoriste en pleine gloire, adulé de tous, mais qui pense ne pas le mériter.
Un homme que tout le monde envie et admire, mais que personne ne connaît vraiment.
Un homme blessé qui s’est accroché au rire comme on se cramponne à une bouée de sauvetage.
C’est aussi l’histoire d’un garçon qui aurait voulu un père plus présent.
Un garçon qui a grandi dans l’attente et l’incompréhension.
Un garçon qui a laissé la colère et le ressentiment le dévorer.

C’est une histoire de paillettes et de célébrité, mais, surtout, l’histoire d’un père et d’un fils à qui il aura fallu plus d’une vie pour se trouver.

Editeur: Michel Lafon, 424 pages, sortie le 4 mai 2017

Malgré elle – David-James Kennedy

Malgré elle – David-James Kennedy

MOTEUR !  ACTION !  COUPEZ ! 

Non, mais c’est quoi ce thriller de dingue ?  

Une histoire survoltée, survitaminée, qui file à 1000 à l’heure, sans aucun temps mort.  Un extraordinaire page turner, 576 pages haletantes et palpitantes qui se dévorent quasi d’une traite en apnée.

Ca démarre sur des chapeaux de roue, l’auteur nous happe dès les premières pages pour nous relâcher complètement épuisé, essoufflé à la dernière page.

Quand le passé rattrape le présent !  Un drame survenu il y a 26 ans dans une bande d’adolescents au lycée Henry IV refait surface sous forme d’une implacable vengeance.

Nos deux héros, Tom et Emma, essaient de comprendre ce qui se passe et tentent de sauver leur peau. Nous les suivons dans leur course poursuite aux quatre coins de la planète, Suède, Ecosse, Suisse, New York, Grèce en croisant des tueurs fous.  Les meurtres se succèdent, ça va vite, terriblement vite, à un rythme d’enfer.

Révélations, complots, rebondissements, expérimentations neuro-scientifiques, vos nerfs seront mis à rude épreuve.  La course poursuite est entrecoupée de flash back qui nous donnent le temps de reprendre quelque peu notre souffle.

L’intrigue est brillante, magnifiquement construite et la plume de David-James Kennedy est belle, très fluide et efficace.

J’ai ADORE le final époustouflant !!!  Il fallait oser mais en regard des expérimentations actuelles en neuro-sciences, nous ne sommes finalement peut être pas si loin de la réalité.

Un gros coup de coeur, une magnifique découverte !

N’hésitez pas une seconde, FONCEZ, ne passez surtout pas à côté !

Et moi, je vais lire le premier thriller de l’auteur « Ressacs » sorti récemment chez Pocket.

4ème Couverture

Paris, 1989. Au très chic lycée Henri-IV, les réputations se font et se défont. La magnétique Emma n’a pas conscience du pouvoir d’attraction qu’elle exerce sur les garçons. Yann. Arno. Manu… La liste de ses prétendants est longue. Mais c’est en Tom, ado solaire fou de sensations fortes, qu’elle a trouvé un alter ego. Lui qui la connaît si bien.

Un drame va survenir et assombrir le tableau de cette adolescence parfaite.

Paris, 2015. Les chemins se sont séparés. Tom est resté ce casse-cou qui faisait tomber les filles, profitant de la revente de sa boîte pour se laisser le temps de vivre. Jusqu’à ce jour où Lukowski, ancien d’Henri-IV envers lequel Tom se sent redevable, laisse deux messages désespérés, l’implorant de le retrouver.
Une fois sur place, il découvre la dépouille de son vieux camarade, flottant entre les rochers d’une lointaine côte suédoise. À l’intérieur de la maison voisine, un ordinateur portable et, sur l’écran, un défilé de photos accompagnées d’un mail menaçant. Emma ado, Emma adulte, Emma partout, sur chaque prise de vue. Qu’est devenue sa meilleure amie ? Qui était-elle réellement ? Pour qui et pour quoi devraient-ils tous payer après vingt-six ans ?

Editeur: Fleuve noir, 576 pages, sortie le 13 avril 2017

Les enfants de Venise – Luca di Fulvio

Les enfants de Venise – Luca di Fulvio

Prenez votre billet pour Venise et offrez vous un FABULEUX et EXTRAORDINAIRE voyage !

UN SERENISSIME COUP DE COEUR !!!

Une vrai plaisir de lecture qui vous évadera complètement, vous oublierez tout ce qui vous entoure: vos horaires, votre boulot, votre vie sociale, vos soucis…

Comment ne pas être emporté et séduit par cette magnifique histoire ?  800 pages de pur bonheur qui se dévorent quasi d’une traite, une saga pleine de suspense qui rythmera et envahira vos journées et vos nuits.

Luca di Fulvio est un fabuleux raconteur d’histoires, quel sacré talent et quelle fougue il a pour nous tenir en haleine de la première à la dernière page d’une aventure qui en compte près de 800.

Un savant mélange d’histoire, d’aventure et de romanesque. C’est émouvant, palpitant, passionnant et bouleversant.  Une fresque historique unique qui nous immerge complètement dans la Venise du XVIè siècle et nous balade à travers le Rialto, le Canal grande, les calli, campi, sotoportegi de la Sérénissime.  Des milliers de détails rendent les descriptions si réalistes;  tout y est ! les couleurs, les images, les bruits, les odeurs, l’ambiance si particulière… une jouissance pour l’amoureuse-connaisseuse de Venise que je suis.

Luca di Fulvio nous raconte la vie quotidienne de la ville, la misère de ceux qui tentent de survivre comme ils peuvent, les prostituées et l’épidémie du mal français, le ghetto juif, le pouvoir de l’église.

On suit les aventures d’une bande de gamins des rues, ils nous parlent de l’enfance, de l’amitié, de la découverte de l’Amour, des rêves, des ambitions, d’honneur et de trahison.

Un magnifique récit d’apprentissage et d’initiation.

Un livre qui se lit comme un film tant l’écriture est visuelle. On est là, tout juste à côtés des personnages, on les voit, on les entend, on a presqu’envie de leur parler.  Des personnages hauts en couleurs et si attachants. On les aime, on les déteste mais aucun ne laisse indifférent.  On croise des gamins paumés, des petits escrocs, des vrais méchants repoussants, des rêveurs, des amoureux, un médecin juif, un moine fou, un capitaine…

L’auteur a l’art de jouer avec nos émotions et nous fait passer du rire aux larmes en un instant.  J’ai tremblé, j’ai ri, j’ai pleuré, j’ai espéré, j’ai respiré aux côtés de Mercurio, Giuditta, Isacoo, Anna…

Plus la fin approchait, plus je ralentissais le rythme pour ne pas atteindre la dernière page.  Je regrette au final qu’il n’y ait que 797 pages et non 1500.  Un livre dont je ne voulais pas sortir, je l’ai refermé à regret, en me sentant orpheline.  Arriverdeci,  Mercurio, Giuditta, Zolfo, Anna, Isacoo, Lanzafame… vous me manquez déjà.

Jetez vous sans hésiter dans les canaux de Venise, vous ne le regretterez pas.

Grazie mille e congratulazioni signor Luca di Fulvio per il vostro eccellente romanzo !

Merci aux Editions Slatkine & Cie.  Je tiens à souligner l’excellente qualité d’impression, le choix d’un papier doux et épais, de toute beauté.  Un régal pour les yeux !

J’ai aussi envie de féliciter Françoise BRUN pour sa formidable traduction de l’italien, un travail colossal et particulièrement réussi !

 

4ème Couv.

Le nouveau roman-événement de Luca di Fulvio, auteur du Gang des rêves !

Après l’Amérique des années 20, c’est cette fois-ci la Venise de la Renaissance que l’auteur va choisir comme cadre et comme ancrage de son récit ; un récit à couper le souffle qui reprend certains motifs déjà présents dans le Gang des rêves. Des jeunes gens qui feront tout pour réaliser leurs rêves les plus fous; l’amour qui s’affranchit de tous les obstacles, même les plus insurmontables; la misère et la violence sociale en toile de fond, mais décrite toujours avec justesse et sans voyeurisme; la question, enfin, de l’identité et de l’être au monde. Pour porter l’intrigue aux multiples rebondissements, le narrateur se démultiplie, l’histoire est racontée par plusieurs personnages, dont les destins sont irrémédiablement liés : un jeune voyou, pickpocket à ses heures perdues, une jeune fille juive qui possède un talent singulier et sans limites, son père enfin, avec qui elle entretient une relation difficile mais pleine d’amour…

Avec Les enfants de Venise, Di Fulvio s’impose donc vraiment comme le maître des sagas qui se dévorent aussi vite qu’une nouvelle…

Editeur: Slatkine & Cie, 797 pages, sortie le 4 mai 2017

Un moindre mal – Joe Flanagan

Un moindre mal – Joe Flanagan

Qui a dit que le polar était un genre mineur ?  Ce brillant roman NOIR nous prouve le contraire.  Un grand roman d’atmosphère dans l’Amérique profonde des années 50.

UN JOYAU !!!

Deux enquêtes parallèles qui se croisent et se rejoignent à la fin.  La première sur  des meurtres atroces d’enfants dans ce coin reculé et tranquille de Cape Cod et la deuxième, celle que le lieutenant Warren va mener sur son collègue Stasiak.

L’affrontement du Bien et du Mal avec ces deux hommes que tout oppose.  Warren, le flic droit et intègre de la police locale, qui vit seul avec son jeune fils handicapé et Stasiak, un flic de la police d’Etat, une pourriture  corrompue jusqu’à la moelle.

Outre l’intrigue passionnante, l’auteur nous dépeint avec un talent fou et une écriture très littéraire le Cape Cod des années 50. La vie quotidienne, le conservatisme, le puritanisme, la religion très présente, les homosexuels qui n’ont pas leur place et font peur.

Les personnages sont fouillés à l’extrême.  Ils sont décrits par petites touches, avec beaucoup de finesse, de subtilité et de sensibilité. C’est touchant et plein d’humanité.

Le récit est dense, l’ambiance s’installe lentement avec une montée en tension tout au long du livre, elle devient insoutenable et envoûtante dès la moitié.  L’auteur nous offre un final éblouissant qui deviendra une référence dans le roman noir.  Le face à face extrême, l’affrontement brutal et sans concession entre Warren et Stasiak. Tout simplement grandiose !  j’en suis restée K.O. sans voix

Un immense plaisir de lecture.  Du grand art pour un premier roman, bravo Monsieur Joe Flanagan !

Un indispensable pour tous les amateurs de NOIR.

4ème Couv.

Cape Cod, 1957. Dans cette petite communauté tranquille, une série de meurtres d’enfants paralyse la population, une famille disparaît dans d’étranges circonstances, un homme se fait violemment tabasser et refuse de dénoncer ses agresseurs. Le lieutenant Warren, de la police locale, découvre la difficulté de mener à bien son enquête dans un service corrompu. Sa position devient intenable quand arrive dans la région Stasiak, officier légendaire de la Police d’État aux méthodes douteuses. Dépossédé de ses dossiers, Warren comprend vite qu’élucider ces affaires n’est pas le but premier de ce flic brutal et manipulateur. Pourtant il ne peut pas lui laisser le champ libre, au risque d’y perdre sa place, sa réputation et peut-être beaucoup plus.

Editeur: Gallmeister (coll. Noire), 480 pages, sortie le 30 mars 2017

Du feu de l’enfer – Sire Cedric

Du feu de l’enfer – Sire Cedric

Diablement machiavélique !  

UN COUP DE COEUR ABSOLU !

Pour ceux qui n’aimaient pas le côté fantastique des précédents thrillers de Sire Cedric, rassurez-vous, celui-ci est 100%  pur thriller et quel thriller, my godness !  Un page turner hallucinant qui se lit quasiment d’une traite, l’auteur nous enferme dans son piège diabolique et les 560 pages défilent à la vitesse du TGV.

L’histoire démarre en force dès la première page, le ton est donné dans le prologue avec une scène terrifiante et stupéfiante. Nous sommes plongés instantanément dans l’ambiance, on sent d’emblée la peur que l’auteur distille, une peur qui ne nous lâchera pas jusqu’à la dernière ligne.

Un thriller sur les sectes sataniques, vu et revu, rien de bien original pensez-vous.  Sauf quand Sire Cedric est aux commandes pour nous offrir un thriller hors normes en explorant la noirceur de l’âme humaine.

L’auteur nous nous entraîne dans une course contre la montre. Ses deux personnages principaux, Manon et son frère Ariel mènent une course pour rester en vie.  Des personnages forts, attachants, sensibles et ignobles. Grosse empathie pour Manon, jeune femme passionnée par son boulot de thanatopratrice. Un beau regard sur ce métier peu connu et tabou car lié à la mort. Manon le pratique avec beaucoup de douceur, de sensibilité, très touchant.  Elle apporte beaucoup de lumière à la noirceur du récit.

C’est  glauque, sanguinaire, cruel, l’auteur nous plonge dans le règne de la barbarie, où tout est permis avec une perversité sans limite.  Quand on sait qu’on est tout proche de la réalité, voire dans la réalité… ça vous glace le dos !

J’ai adoré ce livre envoûtant et addictif de la première à la dernière ligne,  je l’ai lu tard dans la nuit jusqu’à ce que mes yeux fatigués sortent de leur orbites.  Une rare intensité de lecture, j’ai vécu le livre à fond !

L’auteur a un talent magistral pour jouer avec nos nerfs et nos limites. Il nous balade de chapitres en chapitres jusqu’au final hallucinant, qu’on ne voit pas venir.  Les  rebondissements s’enchaînent à un rythme fou, la construction est remarquable, la tension est permanente et son imagination sans limite. J’ai ressenti la peur dans toutes mes cellules,  mon estomac s’est contracté plusieurs fois, mes mains sont devenues moites d’une sueur acide, mon coeur a battu la chamade et mon taux d’adrénaline a atteint des sommets inégalés.

Ames sensibles s’abstenir !  Les autres, foncez et plongez dans ce feu de l’enfer, vous ne regretterez pas le voyage.

Un MUST incontournable, hautement jouissif !   Une réussite totale !   Du très grand art !

Une mention spéciale pour la magnifique couverture.

4ème Couv.

Manon maquille les cadavres, Ariel maquille les voitures. Elle est thanatopractrice, il est délinquant. Ils sont frère et soeur. Un jour, l’une des combines d’Ariel tourne mal et Manon se retrouve complice malgré elle. Lorsque les assassinats les plus sordides s’accumulent autour d’eux, traçant un jeu de piste sanglant vers une secte satanique, le capitaine Raynal s’intéresse à leur cas. Commence alors une traque qui brouillera les limites entre alliés et prédateurs et mettra à l’épreuve les liens du sang.

Sire Cedric revient en chef d’orchestre du suspense et des frissons, avec un nouveau concerto qui fait la part belle au souffle du vent dans la nuit noire et aux gémissements des corps torturés. Subtil et maîtrisé, ce conte d’horreur moderne allie à la justesse d’une réflexion sur les relations familiales les retournements de situation les plus ébouriffants.

Editeur: Presses de la cité, 560 pages, sortie le 9 mars 2017