Quand on a que l’humour – Amélie Antoine

Quand on a que l’humour – Amélie Antoine

Un livre lumineux, un livre rare, un livre ESSENTIEL…

J’ai adoré au delà de tout !

Ce n’est pas mon genre de lecture habituel mais pour la petite histoire, j’ai flashé sur la sublime couverture et j’ai lu le titre avec un énorme lapsus, j’y ai vu « Quand on a que l’amour » en pensant à Brel… du coup il me fallait le lire à tout prix.

J’ai envie d’aligner des lignes entières d’adjectifs pour en parler mais cela ne sera pas suffisant.  Une pure merveille, un diamant précieux, une pépite magnifique, un roman initiatique, émouvant, profond et bouleversant, d’une justesse incroyable et plein de vie, c’est fort, puissant et intense, c’est beau.

Je ne vous raconterai rien de l’histoire sous peine de spoiler, elle est en deux parties et se lit comme un polar avec une intrigue.

Une histoire D’AMOUR… de solitude… de non-dits… une histoire de liens et de deuils… une quête de sens du temps qui passe, que faisons-nous de nos vies ?

Amélie Antoine a une plume sublime de grande conteuse.  Des mots qui touchent en profondeur, des mots justes qui ébranlent l’Ame.  Ses mots ont une musique particulière, emplie de poésie et de sensibilité.  Une rare sensibilité, pas le pathos inutile, pas la sensiblerie mièvre à deux balles, pas le monde tout rose des bisounours.

Amélie, elle nous prend par la main pour nous raconter l’histoire d’Edouard. Elle nous percute en plein coeur, nous remue les tripes et nous retourne le cerveau.  J’ai ri, j’ai ri triste, j’ai pleuré, j’ai terminé émue avec une grosse boule dans la gorge, heureuse d’avoir rencontré Edouard.

Amélie, elle est toute jeune et elle nous offre un roman d’une telle maturité et sagesse, elle a dû vivre dix vies, c’est pas possible autrement.  Elle va tellement loin dans la psychologie de ses personnages, elles les fouillent, les décortiquent jusqu’au tréfonds.  Elle regarde les doutes et les fragilités qui se cachent derrière les masques.  Elle met en lumière les blessures qui ne cicatrisent jamais, avec lesquelles il nous faut composer.  Elle écoute les silences remplis de mots… ces mots qu’on ne dit pas, qu’on ose pas, qui s’accumulent comme un poison au fond de nous.

Edouard, l’humoriste, le clown qui fait rire… c’est vous, c’est moi, c’est tous les humains.  On se croit différents mais au final, on est tous pareils, on fait du mieux qu’on peut, maladroits dans nos relations et nos fragilités, on tente de s’en sortir en bricolant nos vies.

Quand on a que l’humour a résonné tellement fort en moi, je suis certaine qu’il fera écho chez vous.

Et comme dirait le héros du livre, Edouard Bresson, si vous le lisez, alors tout ira bien.

Et si vous dites aux gens que vous les aimez, ça ira encore mieux !

La vie, c’est ici et maintenant, ne passez pas à côté.

Amélie Antoine est l’auteure d’un premier roman, un polar « Fidèle au poste », il a remporté un énorme succès, je ne l’ai pas lu mais je m’empresse de le faire.

4ème Couverture

C’est l’histoire d’un humoriste en pleine gloire, adulé de tous, mais qui pense ne pas le mériter.
Un homme que tout le monde envie et admire, mais que personne ne connaît vraiment.
Un homme blessé qui s’est accroché au rire comme on se cramponne à une bouée de sauvetage.
C’est aussi l’histoire d’un garçon qui aurait voulu un père plus présent.
Un garçon qui a grandi dans l’attente et l’incompréhension.
Un garçon qui a laissé la colère et le ressentiment le dévorer.

C’est une histoire de paillettes et de célébrité, mais, surtout, l’histoire d’un père et d’un fils à qui il aura fallu plus d’une vie pour se trouver.

Editeur: Michel Lafon, 424 pages, sortie le 4 mai 2017

Malgré elle – David-James Kennedy

Malgré elle – David-James Kennedy

MOTEUR !  ACTION !  COUPEZ ! 

Non, mais c’est quoi ce thriller de dingue ?  

Une histoire survoltée, survitaminée, qui file à 1000 à l’heure, sans aucun temps mort.  Un extraordinaire page turner, 576 pages haletantes et palpitantes qui se dévorent quasi d’une traite en apnée.

Ca démarre sur des chapeaux de roue, l’auteur nous happe dès les premières pages pour nous relâcher complètement épuisé, essoufflé à la dernière page.

Quand le passé rattrape le présent !  Un drame survenu il y a 26 ans dans une bande d’adolescents au lycée Henry IV refait surface sous forme d’une implacable vengeance.

Nos deux héros, Tom et Emma, essaient de comprendre ce qui se passe et tentent de sauver leur peau. Nous les suivons dans leur course poursuite aux quatre coins de la planète, Suède, Ecosse, Suisse, New York, Grèce en croisant des tueurs fous.  Les meurtres se succèdent, ça va vite, terriblement vite, à un rythme d’enfer.

Révélations, complots, rebondissements, expérimentations neuro-scientifiques, vos nerfs seront mis à rude épreuve.  La course poursuite est entrecoupée de flash back qui nous donnent le temps de reprendre quelque peu notre souffle.

L’intrigue est brillante, magnifiquement construite et la plume de David-James Kennedy est belle, très fluide et efficace.

J’ai ADORE le final époustouflant !!!  Il fallait oser mais en regard des expérimentations actuelles en neuro-sciences, nous ne sommes finalement peut être pas si loin de la réalité.

Un gros coup de coeur, une magnifique découverte !

N’hésitez pas une seconde, FONCEZ, ne passez surtout pas à côté !

Et moi, je vais lire le premier thriller de l’auteur « Ressacs » sorti récemment chez Pocket.

4ème Couverture

Paris, 1989. Au très chic lycée Henri-IV, les réputations se font et se défont. La magnétique Emma n’a pas conscience du pouvoir d’attraction qu’elle exerce sur les garçons. Yann. Arno. Manu… La liste de ses prétendants est longue. Mais c’est en Tom, ado solaire fou de sensations fortes, qu’elle a trouvé un alter ego. Lui qui la connaît si bien.

Un drame va survenir et assombrir le tableau de cette adolescence parfaite.

Paris, 2015. Les chemins se sont séparés. Tom est resté ce casse-cou qui faisait tomber les filles, profitant de la revente de sa boîte pour se laisser le temps de vivre. Jusqu’à ce jour où Lukowski, ancien d’Henri-IV envers lequel Tom se sent redevable, laisse deux messages désespérés, l’implorant de le retrouver.
Une fois sur place, il découvre la dépouille de son vieux camarade, flottant entre les rochers d’une lointaine côte suédoise. À l’intérieur de la maison voisine, un ordinateur portable et, sur l’écran, un défilé de photos accompagnées d’un mail menaçant. Emma ado, Emma adulte, Emma partout, sur chaque prise de vue. Qu’est devenue sa meilleure amie ? Qui était-elle réellement ? Pour qui et pour quoi devraient-ils tous payer après vingt-six ans ?

Editeur: Fleuve noir, 576 pages, sortie le 13 avril 2017

Les enfants de Venise – Luca di Fulvio

Les enfants de Venise – Luca di Fulvio

Prenez votre billet pour Venise et offrez vous un FABULEUX et EXTRAORDINAIRE voyage !

UN SERENISSIME COUP DE COEUR !!!

Une vrai plaisir de lecture qui vous évadera complètement, vous oublierez tout ce qui vous entoure: vos horaires, votre boulot, votre vie sociale, vos soucis…

Comment ne pas être emporté et séduit par cette magnifique histoire ?  800 pages de pur bonheur qui se dévorent quasi d’une traite, une saga pleine de suspense qui rythmera et envahira vos journées et vos nuits.

Luca di Fulvio est un fabuleux raconteur d’histoire, quel sacré talent et quelle fougue il a pour nous tenir en haleine de la première à la dernière page d’une aventure qui en compte près de 800.

Un savant mélange d’histoire, d’aventure et de romanesque. C’est émouvant, palpitant, passionnant et bouleversant.  Une fresque historique unique qui nous immerge complètement dans la Venise du XVIè siècle et nous balade à travers le Rialto, le Canal grande, les calli, campi, sotoportegi de la Sérénissime.  Des milliers de détails rendent les descriptions si réalistes;  tout y est ! les couleurs, les images, les bruits, les odeurs, l’ambiance si particulière… une jouissance pour l’amoureuse-connaisseuse de Venise que je suis.

Luca di Fulvio nous raconte la vie quotidienne de la ville, la misère de ceux qui tentent de survivre comme ils peuvent, les prostituées et l’épidémie du mal français, le ghetto juif, le pouvoir de l’église.

On suit les aventures d’une bande de gamins des rues, ils nous parlent de l’enfance, de l’amitié, de la découverte de l’Amour, des rêves, des ambitions, d’honneur et de trahison.  Un magnifique récit d’apprentissage et d’initiation.

Un livre qui se lit comme un film tant l’écriture est visuelle. On est là, tout juste à côtés des personnages, on les voit, on les entend, on a presqu’envie de leur parler.  Des personnages hauts en couleurs et si attachants. On les aime, on les déteste mais aucun ne laisse indifférent.  On croise des gamins paumés, des petits escrocs, des vrais méchants repoussants, des rêveurs, des amoureux, un médecin juif, un moine fou, un capitaine…

L’auteur a l’art de jouer avec nos émotions et nous fait passer du rire aux larmes en un instant.  J’ai tremblé, j’ai ri, j’ai pleuré, j’ai espéré, j’ai respiré aux côtés de Mercurio, Giuditta, Isacoo, Anna…

Plus la fin approchait, plus je ralentissais le rythme pour ne pas atteindre la dernière page.  Je regrette au final qu’il n’y ait que 797 pages et non 1500.  Un livre dont je ne voulais pas sortir, je l’ai refermé à regret, en me sentant orpheline.  Arriverdeci,  Mercurio, Giuditta, Zolfo, Anna, Isacoo, Lanzafame… vous me manquez déjà.

Jetez vous sans hésiter dans les canaux de Venise, vous ne le regretterez pas.

Grazie mille e congratulazioni signor Luca di Fulvio per il vostro eccellente romanzo !

Merci aux Editions Slatkine & Cie.  Je tiens à souligner l’excellente qualité d’impression, le choix d’un papier doux et épais, de toute beauté.  Un régal pour les yeux !

J’ai aussi envie de féliciter Françoise BRUN pour sa formidable traduction de l’italien, un travail colossal et particulièrement réussi !

 

4ème Couv.

Le nouveau roman-événement de Luca di Fulvio, auteur du Gang des rêves !

Après l’Amérique des années 20, c’est cette fois-ci la Venise de la Renaissance que l’auteur va choisir comme cadre et comme ancrage de son récit ; un récit à couper le souffle qui reprend certains motifs déjà présents dans le Gang des rêves. Des jeunes gens qui feront tout pour réaliser leurs rêves les plus fous; l’amour qui s’affranchit de tous les obstacles, même les plus insurmontables; la misère et la violence sociale en toile de fond, mais décrite toujours avec justesse et sans voyeurisme; la question, enfin, de l’identité et de l’être au monde. Pour porter l’intrigue aux multiples rebondissements, le narrateur se démultiplie, l’histoire est racontée par plusieurs personnages, dont les destins sont irrémédiablement liés : un jeune voyou, pickpocket à ses heures perdues, une jeune fille juive qui possède un talent singulier et sans limites, son père enfin, avec qui elle entretient une relation difficile mais pleine d’amour…

Avec Les enfants de Venise, Di Fulvio s’impose donc vraiment comme le maître des sagas qui se dévorent aussi vite qu’une nouvelle…

Editeur: Slatkine & Cie, 797 pages, sortie le 4 mai 2017

Un moindre mal – Joe Flanagan

Un moindre mal – Joe Flanagan

Qui a dit que le polar était un genre mineur ?  Ce brillant roman NOIR nous prouve le contraire.  Un grand roman d’atmosphère dans l’Amérique profonde des années 50.

UN JOYAU !!!

Deux enquêtes parallèles qui se croisent et se rejoignent à la fin.  La première sur  des meurtres atroces d’enfants dans ce coin reculé et tranquille de Cape Cod et la deuxième, celle que le lieutenant Warren va mener sur son collègue Stasiak.

L’affrontement du Bien et du Mal avec ces deux hommes que tout oppose.  Warren, le flic droit et intègre de la police locale, qui vit seul avec son jeune fils handicapé et Stasiak, un flic de la police d’Etat, une pourriture  corrompue jusqu’à la moelle.

Outre l’intrigue passionnante, l’auteur nous dépeint avec un talent fou et une écriture très littéraire le Cape Cod des années 50. La vie quotidienne, le conservatisme, le puritanisme, la religion très présente, les homosexuels qui n’ont pas leur place et font peur.

Les personnages sont fouillés à l’extrême.  Ils sont décrits par petites touches, avec beaucoup de finesse, de subtilité et de sensibilité. C’est touchant et plein d’humanité.

Le récit est dense, l’ambiance s’installe lentement avec une montée en tension tout au long du livre, elle devient insoutenable et envoûtante dès la moitié.  L’auteur nous offre un final éblouissant qui deviendra une référence dans le roman noir.  Le face à face extrême, l’affrontement brutal et sans concession entre Warren et Stasiak. Tout simplement grandiose !  j’en suis restée K.O. sans voix

Un immense plaisir de lecture.  Du grand art pour un premier roman, bravo Monsieur Joe Flanagan !

Un indispensable pour tous les amateurs de NOIR.

4ème Couv.

Cape Cod, 1957. Dans cette petite communauté tranquille, une série de meurtres d’enfants paralyse la population, une famille disparaît dans d’étranges circonstances, un homme se fait violemment tabasser et refuse de dénoncer ses agresseurs. Le lieutenant Warren, de la police locale, découvre la difficulté de mener à bien son enquête dans un service corrompu. Sa position devient intenable quand arrive dans la région Stasiak, officier légendaire de la Police d’État aux méthodes douteuses. Dépossédé de ses dossiers, Warren comprend vite qu’élucider ces affaires n’est pas le but premier de ce flic brutal et manipulateur. Pourtant il ne peut pas lui laisser le champ libre, au risque d’y perdre sa place, sa réputation et peut-être beaucoup plus.

Editeur: Gallmeister (coll. Noire), 480 pages, sortie le 30 mars 2017

Du feu de l’enfer – Sire Cedric

Du feu de l’enfer – Sire Cedric

Diablement machiavélique !  

UN COUP DE COEUR ABSOLU !

Pour ceux qui n’aimaient pas le côté fantastique des précédents thrillers de Sire Cedric, rassurez-vous, celui-ci est 100%  pur thriller et quel thriller, my godness !  Un page turner hallucinant qui se lit quasiment d’une traite, l’auteur nous enferme dans son piège diabolique et les 560 pages défilent à la vitesse du TGV.

L’histoire démarre en force dès la première page, le ton est donné dans le prologue avec une scène terrifiante et stupéfiante. Nous sommes plongés instantanément dans l’ambiance, on sent d’emblée la peur que l’auteur distille, une peur qui ne nous lâchera pas jusqu’à la dernière ligne.

Un thriller sur les sectes sataniques, vu et revu, rien de bien original pensez-vous.  Sauf quand Sire Cedric est aux commandes pour nous offrir un thriller hors normes en explorant la noirceur de l’âme humaine.

L’auteur nous nous entraîne dans une course contre la montre. Ses deux personnages principaux, Manon et son frère Ariel mènent une course pour rester en vie.  Des personnages forts, attachants, sensibles et ignobles. Grosse empathie pour Manon, jeune femme passionnée par son boulot de thanatopratrice. Un beau regard sur ce métier peu connu et tabou car lié à la mort. Manon le pratique avec beaucoup de douceur, de sensibilité, très touchant.  Elle apporte beaucoup de lumière à la noirceur du récit.

C’est  glauque, sanguinaire, cruel, l’auteur nous plonge dans le règne de la barbarie, où tout est permis avec une perversité sans limite.  Quand on sait qu’on est tout proche de la réalité, voire dans la réalité… ça vous glace le dos !

J’ai adoré ce livre envoûtant et addictif de la première à la dernière ligne,  je l’ai lu tard dans la nuit jusqu’à ce que mes yeux fatigués sortent de leur orbites.  Une rare intensité de lecture, j’ai vécu le livre à fond !

L’auteur a un talent magistral pour jouer avec nos nerfs et nos limites. Il nous balade de chapitres en chapitres jusqu’au final hallucinant, qu’on ne voit pas venir.  Les  rebondissements s’enchaînent à un rythme fou, la construction est remarquable, la tension est permanente et son imagination sans limite. J’ai ressenti la peur dans toutes mes cellules,  mon estomac s’est contracté plusieurs fois, mes mains sont devenues moites d’une sueur acide, mon coeur a battu la chamade et mon taux d’adrénaline a atteint des sommets inégalés.

Ames sensibles s’abstenir !  Les autres, foncez et plongez dans ce feu de l’enfer, vous ne regretterez pas le voyage.

Un MUST incontournable, hautement jouissif !   Une réussite totale !   Du très grand art !

Une mention spéciale pour la magnifique couverture.

4ème Couv.

Manon maquille les cadavres, Ariel maquille les voitures. Elle est thanatopractrice, il est délinquant. Ils sont frère et soeur. Un jour, l’une des combines d’Ariel tourne mal et Manon se retrouve complice malgré elle. Lorsque les assassinats les plus sordides s’accumulent autour d’eux, traçant un jeu de piste sanglant vers une secte satanique, le capitaine Raynal s’intéresse à leur cas. Commence alors une traque qui brouillera les limites entre alliés et prédateurs et mettra à l’épreuve les liens du sang.

Sire Cedric revient en chef d’orchestre du suspense et des frissons, avec un nouveau concerto qui fait la part belle au souffle du vent dans la nuit noire et aux gémissements des corps torturés. Subtil et maîtrisé, ce conte d’horreur moderne allie à la justesse d’une réflexion sur les relations familiales les retournements de situation les plus ébouriffants.

Editeur: Presses de la cité, 560 pages, sortie le 9 mars 2017

Récidive – Sonja Delzongle

Récidive – Sonja Delzongle

Petite récap pour ceux qui auraient passé les deux dernières années sur la planète Mars.

En 2015, Sonja Delzongle fait une entrée fracassante dans le monde du polar avec Dust. Un roman d’une force inouïe à l’intrigue fascinante.

L’année suivante, elle confirme l’immensité de son talent avec Quand la neige danse. Une intrigue magistrale !  Les amoureux -comme moi- de sa profileuse Hanah Baxter ont été un rien frustrés qu’elle n’occupe plus la première place dans l’enquête.

Elle Récidive cette année et quelle Récidive ! un roman hors du commun, époustouflant et exceptionnel à plus d’un titre.

Un extraordinaire polar mais pas que…

Récidive c’est un cri du coeur, une déclaration d’amour à son héroïne Hanah Baxter, l’auteur y a mis toutes ses tripes, j’oserais même dire toute son âme.

Vient ce moment magique où tu ouvres un livre de Sonja Delzongle

et plus rien n’a d’importance, la terre peut s’arrêter de tourner.

La magie a une fois de plus opéré…

Je ne m’attendais pas à prendre une telle claque… une claque, c’est peu dire, un uppercut qui m’a laissée K.O. !  My goodness !!!

J’ai plongé dans Récidive, j’y suis restée en apnée le plus longtemps possible, peur de remonter pour lâcher le récit.

Sonja Delzongle nous mène en bateau entre  New York et Saint Malo, entre Hanah et son père tout juste sorti de prison, entre 2014 et 1905 avec le naufrage d’un bateau au large de Saint Malo.  La mer(e) est fort présente dans le récit mais rassurez vous, on ne s’y noie pas grâce à une construction parfaite, d’une rare intelligence.

La 4ème de couverture nous annonce un affrontement entre Hanah et son père. Mais vous êtes loin, très loin d’imaginer à quel point l’auteure va vous surprendre avec son roman tout en poupée russe, s’ouvrant et se dévoilant tels les pièces d’un puzzle obsédant qui s’imbriquent les unes dans les autres.

Sonja Delzongle a réussi l’exploit fou de mêler une intrigue machiavélique et noire, un supense intense au rythme haletant et une plongée incroyable dans la vie d’Hanah. Plongée bouleversante de tendresse et de justesse. Quel talent !

Hanah va affronter ses fantômes, l’histoire de sa famille, son passé occulté et laisser surgir l’inavouable, le secret inscrit en elle comme un tatouage dans sa chair.

Récidive est une histoire de haine et de vengeance, une histoire d’amour qui nous percute de plein fouet.  Comment se construit on avec un tel père et l’ombre d’une mère morte ?  Vit-on ou survit-on ? Que fait on du poids du passé, des non dits et des secrets ?

Récidive allie la force, la délicatesse, la puissance, la subtilité et la sensualité.

Un autre cri du coeur dans Récidive,  Sonja Delzongle aborde un thème assez rare dans les polars, elle nous parle d’homosexualité dans une société qui l’accepte encore bien mal, à travers une histoire d’amour forte, belle et très touchante.

La fin vous hérisse tous les poils du corps,  je l’ai terminé émue aux larmes, figée dans mon canapé, emplie d’émotions, des émotions sans mots !  Un livre que je n’oublierai pas, je garderai longtemps au fond de moi l’histoire d’Hanah.

Un énooorme coup de coeur pour ce joyau rare, cette pépite, cette évidence, cet incontournable !

Je me suis déjà inclinée devant le talent fou de Sonja Delzongle, que puis je faire d’autre ? Sinon me ré-ré-ré-incliner et dire MERCI à Sonja pour ce cadeau.

Et vous qui êtes entrain de me lire, courez au plus vite chez votre libraire.

Récidive, il faut le lire, un point c’est tout.

Mais lisez d’abord Dust  et Quand la neige danse  pour apprécier toute la grandeur de Récidive.

4ème Couv.

Saint-Malo, hiver 2014. Du haut des remparts, sorti de prison, Erwan Kardec contemple la mer en savourant sa liberté. Il y a trente ans, il a tué sa femme à mains nues, devant leur fille, Hanah.
Jamais il n’aurait été démasqué si la fillette n’avait eu le courage de le dénoncer. Malade, nourri d’une profonde haine, il n’aura de cesse de la retrouver avant de mourir.
À New York, au même moment, Hanah qui a appris la libération de l’assassin de sa mère est hantée par le serment qu’il lui a fait de se venger. De cauchemars en insomnies, son angoisse croît de jour en jour.
Pourquoi a-t-il tué sa mère ? Quand surgira-t-il ? Quels sont ces appels anonymes ?

La confrontation est inévitable.

Quand on est traqué, mieux vaut-il se cacher, ou regarder la mort dans les yeux ?

Editeur: Denoël, 416 pages, sortie le 6 avril 2017

Syberia – Dana Skoll

Syberia – Dana Skoll

Une épopée aux confins de l’imaginaire.

Fantastique, émouvante, palpitante, envoûtante.

Un enchantement, une aventure féministe, intense et captivante du début à la fin, un dépaysement plein d’émotions et de poésie.

Un scénario incroyable, un rythme d’enfer, un formidable suspense, des personnages hauts en couleur et très attachants.  Comment ne pas tomber sous le charme de la belle Kate Walker, l’héroïne de cette histoire.  Quel magnifique portrait de femme !

Une invitation au voyage, au rêve, au dépassement de soi et de nos peurs.

Un questionnement sur nos existences formatées et matérialistes, osons nous nous remettre en question pour accueillir le changement ?

Une lecture magique tout simplement, une pure merveille !

En lisant Syberia, j’ai retrouvé mon âme d’enfant, celle qui s’émerveillait et vivait ses premiers émois en découvrant le monde des livres.  Du fond du coeur, je remercie l’auteur de m’avoir fait revivre ces moments précieux et intenses.

La fantasy, le fantastique, Harry Potter, le Seigneur des anneaux et cie, c’est vraiment pas ma tasse de thé, je suis même hermétique ! et j’ai été conquise à 1000% par Syberia, une vraie prouesse de l’auteur. Comment ce miracle est il possible ?  Quand on sait qui est l’auteur, on comprend mieux. Et oui, l’auteur de polars Sonja Delzongle a deux vies parallèles et Dana Skoll est son pseudo pour la littérature jeunesse et fantasy.

Je terminerai en précisant que le livre est magnifique, un vrai bonheur visuel.

4ème de Couv.

Kate Walker, jeune avocate américaine, est envoyée dans le petit village montagnard de Valadilène pour conclure le rachat d’une usine d’automates qui appartient à la famille Voralberg. Mais à son arrivée, elle découvre qu’un héritier potentiel, Hans Voralberg, a disparu en Europe de l’Est. Créateur d’automates de génie qui a passé sa vie à chercher les derniers mammouths vivant sur Terre, il s’est lancé dans sa quête jusqu’au nord de la Sibérie. Kate devra le retrouver pour mener à bien sa mission et sera confrontée à de nombreux personnages et lieux étranges qui remettront en question la vie qu’elle s’était construite.

Editeur: Michel Lafon, 315 pages, sortie le 23 mars 2017

Mör – Johana Gustawsson

Mör – Johana Gustawsson

Le premier roman de Johana Gustawsson « Block 46 » a été un énorme coup de coeur qui m’a ému jusqu’au fin fond des tripes.
Elle a osé ce pari casse gueule de mêler deux histoires et deux époques, les atrocités des camps de concentration nazis et les agissements d’un serial killer de nos jours en Suède. Et quelle réussite !

Après un tel coup de maître dans le monde du polar, tous les lecteurs attendaient son deuxième roman avec une grande impatience mêlée d’appréhension.  Va t elle renouveler l’exploit ou nous décevoir ?

Je le dis haut et fort, MÖR est un grand polar, une totale réussite, une pépite comme on aimerait en lire plus souvent. C’est pour découvrir de tels cadeaux que je suis une thriller-polar addict incurable.
MÖR fait l’unanimité chez les lecteurs, c’est tellement rare que j’ai envie de le souligner.

Une intrigue hallucinante, intelligente et prenante qui vous balade entre deux époques et deux pays. 1888 à Londres, dans le quartier de Whitechapel où sévissait Jack l’Eventreur et 2015 à Londres et en Suède.

Accrochez vous au début, le temps que le puzzle et les nombreux personnages se mettent en place.
Nous retrouvons avec beaucoup de plaisir notre duo d’héroïnes. Emily, l’incroyable et talentueuse profileuse et Alexis la journaliste-écrivain spécialisée dans les tueurs en série. Et nous faisons la connaissance d’Alienor, la nouvelle stagiaire, elle est aspie, Asperger. Enorme coup de coeur pour ce personnage fascinant, j’espère qu’elle reviendra dans un prochain roman.

Je ne vais pas vous raconter l’histoire, la 4ème couv le fait bien, sachez juste que vous croiserez à nouveau la route du monstrueux tueur Henfield (rencontré dans Block 46), vous serez mené par bout du nez avec d’incessants retournements de situations, vous plongerez dans la perversion et la noirceur de l’âme humaine sous la plume magnifique de Johana.

Comme dans Block 46, l’auteur a fait un colossal travail de recherche historique pour nous transporter dans les bas fonds de Londres en 1888, c’est bluffant !

Ce livre, vous n’allez pas le lire, non ! vous allez le dévorer, jusqu’à la toute fin… Et là, vous pousserez un énorme juron « what the fuck !!! », une fin magistrale qui vous retournera les méninges et vous scotchera à votre canapé pour un long moment.

Johana Gustawsson a un talent fou !  Ne passez pas à côté !

Vous n’êtes pas obligé d’avoir lu Block 46 pour vous plonger dans Mör mais je vous le conseille vivement (il est sorti en poche) pour apprécier toute la subtilité des personnages.

4ème Couv.

Le nouveau roman de Johana Gustawsson va vous couper l’appétit

Après Block 46, le duo d’enquêtrices Emily Roy (profileuse de renom, froide et parfois curieusement maternelle) et Alexis Castells (écrivaine de true crime) revient pour une enquête terrifiante qui explore, cette fois encore, l’histoire et les liens familiaux.

On retrouve, en Suède, un cadavre de femme amputé de plusieurs kilos de chair : les seins, les hanches, les cuisses et les fesses ont disparu. Au même moment, à Londres, Emily Roy enquête sur une disparition inquiétante : une actrice célèbre a été enlevée, et ses chaussures abandonnées à proximité de son domicile, dans un sac plastique, avec une paire de chaussettes soigneusement pliées dedans.

Ces deux crimes portent la signature du serial killer qui a tué l’ancien compagnon d’Alexis Castells au moment de son arrestation : Richard Hemfield. Hemfield est enfermé à vie à l’hôpital psychiatrique de haute sécurité de Broadmoor, pour le meurtre de six femmes blanches, retrouvées, en l’espace de deux ans, assassinées et amputées de leurs seins, de leurs fesses, de leurs cuisses et de leurs hanches…

Le problème, c’est que Richard Hemfield est en prison depuis dix ans. Comment expliquer que ses crimes recommencent ?

Le nouveau roman de Johana Gustawsson plonge cette fois encore ses racines dans l’histoire : au cœur du Londres du XIXe siècle, dans les ruelles sillonnées par Jack L’Éventreur.

Editeur: Bragelonne, 308 pages, sortie le 15 mars 2017

Un cri sous la glace – Camilla Grebe

Un premier roman glaçant qui nous vient de Suède.

Une révélation !

Un remarquable thriller psychologique qui nous manipule et nous mène par le bout du nez du début à la fin.

Un roman choral à plusieurs voix. Trois voix qui nous racontent la même histoire… un flic qui a peur de s’engager, une profileuse qui perd la mémoire et une jeune fille un peu paumée qui perd pied dans sa vie.

Trois personnes fêlées profondément, aux coutures plus que déchirées.

La solitude, l’amour et ses failles sont les thèmes de ce grand roman subtil et tout en nuances.

L’auteur a choisi de donner toute l’importance à ses personnages, elle nous fait pénétrer au plus profond de leur esprit torturé dans leurs failles et leur complexité avec une grande finesse.

L’intrigue est intelligente, magnifique, bluffante, la construction très originale, le rythme parfait et la plume d’une belle fluidité.

Une entière réussite qui nous surprend et nous tient en haleine jusqu’à la toute fin.

Je vous conseille haut et fort cette perle venue du froid.

Camilla Grebe est une auteure à suivre et à lire absolument.

4ème Couv.

AVEZ-VOUS DÉJÀ PERDU LA TÊTE
PAR AMØUR ?

Emma, jeune Suédoise, cache un secret : son patron Jesper,
qui dirige un empire de mode, lui a demandé sa main.
Mais il ne veut surtout pas qu’elle ébruite la nouvelle.
Deux mois plus tard, Jesper disparaît sans laisser de traces et l’on retrouve
dans sa superbe maison le cadavre d’une femme, la tête tranchée.
Personne ne parvient à l’identifier.

Peter, policier émérite, et Hanne, profi leuse de talent, sont mis en tandem pour enquêter. Seul problème, ils ne se sont pas reparlé depuis leur rupture amoureuse dix ans plus tôt. Et Hanne a aussi un secret : elle vient d’apprendre que ses jours sont comptés.

Dans un Stockholm envahi par la neige, un double récit étourdissant prend forme. Chaque personnage s’avère cacher des zones d’ombre. À qui donc se fier pour résoudre l’enquête ?

Editeur: Calmann-Lévy, 448 pages, sortie le 1 février 2017

Version officielle – James Renner

Version officielle – James Renner

Attention !!!     Ce livre est un véritable OVNI.

Sa lecture est un choc qui peut gravement remettre en question vos certitudes les plus profondes sur le monde et l’histoire avec un grand H.

Un roman inclassable, mêlant le thriller, le fantastique, la science fiction, l’imaginaire, l’histoire.
Un roman complètement barge mais oh combien jubilatoire !!!

L’auteur est un virtuose qui joue avec les théories conspirationnistes comme personne. Il a un talent fou qui frôle le génie et il ose absolument TOUT !

Le roman démarre comme un thriller qui vous happe rapidement pour vous balancer dans la plus folle histoire que j’ai jamais lue.

Impossible alors de faire demi tour, vous êtes vite englué jusqu’au cou.

La construction est magistrale, la lecture très addictive, les 500 pages défilent à toute allure. Oh my god que c’est brillant et intelligent !

Ce livre est perturbant, renversant, fascinant, hallucinant. Et au delà du divertissement, l’auteur pose des questions essentielles sur la mémoire du monde et notre facilité à oublier.

Embarquez dans ce voyage inoubliable qui revisite l’histoire de notre passé oublié et acceptez de perdre pied, de vaciller, de quitter vos certitudes, d’être bousculé, dérangé… au point de devoir poser le livre pour prendre un peu de distance et même de devenir gravement paranoïaque.

Je l’ai refermé à regret.
Une seule certitude, je ne sors pas indemne de cette lecture qui me hantera longtemps, très longtemps.

Le titre original de Version officielle est « The great forgetting », le grand oubli, bien plus fidèle au roman.

Un tout grand merci à l’ami Yvan qui m’a donné envie de lire cet extraordinaire bouquin, sans lui, je passais à côté.
Un grand merci aussi aux Editions Super 8 d’éditer de telles pépites.

Je viens illico d’acheter le premier thriller de James Renner « L’obsession ».

4ème Couv.

Professeur d’histoire, Jack Felter revient dans sa petite ville natale de l’Ohio. Son père, pilote à la retraite atteint de démence, est en train de perdre la mémoire. Ce retour forcé ravive de douloureux souvenirs : celui de Samantha, la fille dont il tomba amoureux et qui a fini par épouser Tony Sanders, un psychiatre et son ancien meilleur ami. Sauf que Tony a disparu depuis maintenant 3 ans, et est présumé mort.
Le seul qui semble capable de lui apprendre quelque chose est Cole Monroe, le dernier patient de Tony – un garçon de 16 ans soigné pour paranoïa. Jack est contraint de faire cause commune avec lui pour suivre la trace de son ami. Leur quête – sidérante – va les mener de Manhattan à des structures secrètes enfouies sous les montagnes des Catskills, pour s’achever sur une île secrète du Pacifique.
L’enjeu ? Aux frontières de la folie et du temps, percer le mystère du Grand Oubli, cette gigantesque conspiration chargée de dissimuler les véritables évènements de la Seconde Guerre mondiale.
Tandis que tout ce que pensait savoir Jack s’effondre, une question demeure, essentielle : est-il préférable d’oublier notre plus grande erreur, ou de se la rappeler pour ne plus jamais la commettre ?

Editeur: Super 8 éditions, 496 pages, sortie le 9 février 2017