Cabossé – Benoît Philippon

Et vient ce moment magique où tu ouvres Cabossé et là… plus rien n’existe autour de toi.

Enormissime coup de coeur !!!   272 pages de pur bonheur, qui se lisent toutes seules.

Mais comment donc vais je pouvoir vous parler d’une telle pépite ?

Sachez que l’intrigue n’est absolument pas importante, juste un prétexte pour suivre Roy et Guillemette, deux anti héros, deux écorchés de la vie, dans leur cavale jalonnée de rencontres.

Cabossé est un OLNI inclassable
Brut de décoffrage et plein de poésie
Viril et plein de sensibilité
Un roman noir et très lumineux
Un conte initiatique
Un hymne à la vie et à l’espoir
Une formidable histoire d’amour
Un concentré d’émotions sans mots
Une perle de sensualité et un coup de poing d’une rare intensité
Une histoire à vous hérisser tous les poils du corps
Une magnifique plume, des dialogues qui font mouche, entre Audiard et Tarantino
Un coup de maître pour un premier roman

Emue, réjouie, chamboulée, je le referme avec un pincement au coeur.
Une seule certitude, je penserai souvent à Roy et Guillemette et je suis très heureuse d’avoir croisé leur route !

4ème Couv.

Quand Roy est né, il s’appelait Raymond. C’était à Clermont. Il y a quarante-deux ans. Il avait une sale tronche. Bâti comme un Minotaure, il s’est taillé son chemin dans sa chienne de vie à coups de poing : une vie de boxeur ratée et d’homme de main à peine plus glorieuse. Jusqu’au jour où il rencontre Guillemette, une luciole fêlée qui succombe à son charme, malgré son visage de « tomate écrasée »… Et jusqu’au soir où il croise Xavier, l’ex jaloux et arrogant de la belle – lequel ne s’en relèvera pas… Roy et Guillemette prennent alors la fuite sur une route sans but. Une cavale jalonnée de révélations noires, de souvenirs amers, d’obstacles sanglants et de rencontres lumineuses.

Editeur: Gallimard (série noire), 272 pages, sortie le 8 septembre 2016

La dame de pierre – Xavier-Marie Bonnot

Xavier-Marie Bonnot, une belle découverte, un vrai bonheur de lecture !

Un grand roman noir profondément humain et une enquête policière au coeur d’un petit village des Alpes, au pays des rudes montagnards, au pays des taiseux.
L’ambiance angoissante et étouffante de ce village isolé est bien rendue dans ce roman de terroir à forte dimension psychologique.

Avec une grande finesse et intelligence, Xavier-Marie Bonnot aborde un thème rare dans les polars: l’homosexualité féminine.
Il nous parle aussi de solitude, de secrets inavouables, du poids du silence, des non-dits qui tuent, de la tolérance, la culpabilité, du deuil et de la folie.

Au delà de l’enquête policière, La dame de pierre est un très beau roman d’amour.

Un livre subtil, plein de nuances, tout en émotions et en sensibilité.

La plume de l’auteur est juste magnifique.

Seul petit bémol, l’impression que dernier tiers du livre se dilue un peu trop.

Tragédie noire et sombre, quelques éclaircies percent le ciel par moment, c’est vrai, c’est juste et bourré d’humanité.

Si vous n’avez jamais lu Xavier-Marie Bonnot, je vous conseille fortement de le découvrir au plus vite.

 

 

4ème Couv.

Comme chaque année, la neige tombe sur le massif de l’Oisans et l’hiver s’empare lentement du petit monde de Pierre Verdier, ancien guide de haute montagne. Et comme chaque année, sa sœur Claire descend de Paris pour fêter la Toussaint.
Mais le calme cotonneux du hameau est vite troublé : Claire fait de terribles cauchemars dans lesquels elle voit une certaine Vicky. Vicky qui l’appelle dans le vent, Vicky qui agonise et crie encore, Vicky qui meurt étranglée. Et le rêve qui revient. Et ces traces dans la neige. Et cet homme qui rôde.
Jusqu’à ce que la réalité dépasse le pire de ses cauchemars…

Editeur: Pocket, sortie le 10 novembre 2016, 480 pages

 

Quand les anges tombent – Jacques Olivier Bosco

Après Le Cramé , je me suis jetée sur QUAND LES ANGES TOMBENT.

Et je suis tombée en amour avec Jacques Olivier Bosco.

Si vous en avez marre des polars trop lisses, des polars formatés, répétitifs, des polars qui vous ennuient, qui manquent d’originalité… entrez dans l’univers de Jacques Olivier Bosco et vous serez conquis (ou pas !)

QUAND LES ANGES TOMBENT, c’est un cocktail 100% adrénaline.

Un gros sac de noeuds avec des truands bien méchants, des flics, juges et avocats corrompus, un procès truqué, des familles et leurs secrets, des liens du sang, de l’amour, du pouvoir…
Plusieurs intrigues s’emmêlent avec brio et forment un grand puzzle qui prend forme petit à petit.
JOB a l’art de tirer sur les bonnes ficelles pour faire sans cesse rebondir son histoire. C’est punchy, rapide, vif, brut, nerveux, intense et ça pétarrade dans tous les sens. Pas de personnage principal mais une galerie de protagonistes, forts et attachants.

L’auteur écrit avec ses tripes ou avec un scalpel, il doit transpirer en écrivant et cela se sent.
JOB, c’est aussi plein de tendresse, d’amour et de sensibilité.

JOB, il est unique et vous avez compris que c’est un gros coup de coeur !

Un livre à dévorer d’une traite, un excellent roman !!!

4ème Couv.

Cinq enfants kidnappés… Un truand impitoyable, Vigo, dit le Noir, condamné à perpét’ pour le meurtre de gamins qu’il nie farouchement avoir commis… Un avion en provenance de Russie qui par malheur s’écrase sur une prison… Un procès truqué, une vengeance… Un préfet assoiffé de pouvoir qui brouille les cartes, un flic déboussolé au fond du trou, un malfrat corse en rupture de ban, un cheminot alcoolo, un juge en fin de parcours, une avocate opiniâtre, des parents bouleversés mais combatifs… Et leurs cinq mômes bien décidés à survivre et prêts à tout pour s’en sortir tout seuls ! Sélection du prix Ancres Noires, finaliste du prix Récit d’Ailleurs, finaliste du Prix Polar. Bosco c’est d’abord une écriture acérée et un style percutant à l’efficacité redoutable : brut, punchy, sec et nerveux ! Ses thèmes de prédilection : la haine, l’amitié, l’amour, la vengeance, la fierté, la trahison, l’injustice, la peur et la mort… À le lire, on pense tout à tour cinéma, scènes d’actions et littérature populaire…

Editeur: Jigal, sortie le 15 février 2016, 424 pages

Dans les brumes du mal – René Manzor

Je vous le dis d’emblée, j’ai adoré !!!

Ce livre est génial et René Manzor, un tout grand Monsieur incontournable.

Celui dont le nom n’est plus (son 2e livre) avait été une claque,
Les âmes rivales (son 1er livre) un gros coup de coeur. Dans son 3e roman, Dans les brumes du mal, René Manzor confirme son immense talent.

L’auteur nous emmène dans les brumes de la Caroline du Sud et nous offre un thriller magistral.

Dès la première page, il nous prend la main pour ne plus la lâcher et nous nous enfonçons dans les marécages lugubres. Impossible de fuir, nous sommes piégés et immergés jusqu’à la fin.
Des mères sont assassinées, des enfants disparaissent, meurtres rituels, malédiction vaudou, secte satanique et toujours la même Ombre qui rôde, le shadduh.

Nous retrouvons avec beaucoup de plaisir la profileuse Dhalia Rhymes. Son neveu fait partie des enfants disparus. Elle revient sur les lieux de son enfance, de son passé lourd de souffrances. Elle retrouve un ami des rues, Nathan Miller, devenu capitaine de police. Ensemble, ils forment un duo de choc très effficace.
Et si le passé de Dhalia Rhymes était lié aux disparitions ?

L’intrigue est magnifique, captivante et terrifiante de bout en bout.
René Manzor nous tient en haleine, nous déroute, brouille les pistes et nous surprend jusqu’à la dernière page.

La plume de l’auteur est juste magnifique, très visuelle, j’ai eu l’impression de regarder un film tout en lisant, le rythme est rapide, voire infernal, les chapitres courts, impossible relever la tête avant la fin.

René Manzor, le virtuose du polar au talent fou !

Un conseil, Lisez le !

4ème Couv.

La mère de Tom est morte. Et Tom a disparu.
Tom, mais aussi John, Michael et Lily. À chaque fois, un enfant est enlevé et sa mère assassinée.
Dahlia Rhymes, agent du FBI spécialisée dans les crimes rituels, s’invite dans l’enquête. Bien que Tom soit son neveu, elle ne l’a jamais vu car elle a rompu toute relation avec sa famille depuis vingt ans. Il aura fallu ce drame pour la ramener vers les brumes inquiétantes de sa Caroline du Sud natale.
En retrouvant les marais et les chênes séculaires, Dahlia retrouve aussi Nathan Miller, un ancien gamin des rues devenu un des meilleurs flics de Charleston. Ensemble, ils se lancent à la recherche des enfants perdus, sans autre indice que le fragile témoignage d’un jeune voisin : pour lui, Tom a été la victime d’une malédiction vaudou, car il a vu rôder autour de sa maison un shadduh, une ombre.
Une ombre qui a peut-être englouti les enfants à jamais.

Editeur: Calmann-Lévy, sortie le 19/10/2016

Le Cramé – Jacques Olivier Bosco

C’est moi qui suis complètement cramée par Jacques Olivier Bosco (JOB pour les intimes), waouh, quelle découverte !

Mais pourquoi ne l’ai je pas lu plus tôt ?

Le roman démarre vite, hyper vite, pour filer ensuite à 300 km heure, accrochez bien votre ceinture, ça décoiffe fort…  impossible de descendre en route, vous êtes prévenu !

Le cramé, c’est un gangster, un chef de bande à l’ancienne, un homme d’honneur et de parole.
Je vous fais une confidence, en général, les gansters, les braquages de banque, c’est pas trop ma tasse de thé mais là, je suis sur le cul, complètement bluffée.

J’ai pris un plaisir fou à suivre les aventures du Cramé.  L’intrigue rebondit de page en page, sans temps mort.  Ça dézingue à chaque coin de rue, ça tire partout, ça explose, ça saigne beaucoup.
L’ombre des vieux films de Melville, Belmondo, Lino Ventura, Delon, Scorcese, Coppola plane sur Le cramé.

L’écriture claque, le style est incroyable et unique, les dialogues affutés, vifs, hyper efficaces.
Les personnages sont forts, hauts en couleurs, inoubliables, avec un sens de l’honneur, de l’amitié, de la famille… on en vient même à les aimer.

La cramé, c’est sombre, sanglant, violent.
Le cramé, c’est fort divertissant.
Le cramé, c’est noir et serré comme le ristretto du matin.
Le cramé, c’est tendu comme une corde sur un arc.

Le cramé, il faut le lire !

Demain, je cours acheter tous les romans de Jacques Olivier Bosco.
Et je remercie Olivier Le Corbac de la librairie Humeurs noires de m’avoir donné envie de découvrir JOB .

 

4ème couv.

Le problème avec le Cramé, c’est que même l’enfer ne veut pas de lui !

Le Cramé et sa bande ont écumé le pays pendant deux ans. Une épopée commando qui s’est achevée sous les balles et dans le sang. À cause d’une balance, trois de ses amis ont pris le raccourci pour l’Enfer, et pour le Cramé, c’est le purgatoire. Mais attendre au placard que le diable réclame son dû n’est pas trop le genre de la maison. Et comme une banale cavale, ce n’est pas assez pour le Cramé, une évasion rocambolesque le conduit tout droit au commissariat de Saint-Denis… qu’il infiltre dans la peau d’un flic.
Lancé malgré lui sur la piste d’un garçon disparu, le Cramé ne perd pas de vue l’essentiel : retrouver le traître qui les a donnés.

Editeur: Pocket, sortie le 12 juin 2014

 

Résilience – Julia M Tean

RESILIENCE ne ressemble à aucun autre livre.

Si vous pensez lire un roman noir classique pour vous distraire, passez votre chemin. Ce récit est unique et relève presque plus du témoignage que du roman.

RESILIENCE est un long cri d’amour.

C’est plus qu’une claque magistrale, c’est un coup de poing d’une violence inouïe.

A travers l’histoire de Vincent, ce livre nous plonge dans l’horreur et la noirceur de l’âme humaine. La maltraitance infantile, l’homophobie, la violence, la barbarie, la différence, le racisme, la quête et l’acceptation de Soi, la résilience, voilà les thémes abordés dans ce récit.

JULIA M TEAN a un incroyable talent d’écriture, elle va à l’essentiel et nous fait ressentir les émotions comme personne. Chaque mot est à sa place, même le plus dur, aucune surenchère gratuite. Tout sonne juste dans ce roman bouleversant ancré dans une triste réalité.

Un concentré d’émotions, je ne pensais pas en ressentir autant à la lecture d’un livre. Plus d’une fois, une boule s’est formée dans ma gorge, mon coeur s’est serré, mes tripes se sont retournées et mes larmes ont coulé à la fin. J’ai pleuré pour Vincent, pour tous les Vincent du monde.

RESILIENCE, une lecture sombre, brutale, sublime, percutante, poignante, insoutenable, dérangeante. Mais au delà de la noirceur et de l’horreur du sujet, il y aussi beaucoup de sensibilité, de l’amour et de l’espoir.

Au plus profond des ténèbres, la lumière peut jaillir.

Un livre à lire absolument, même si vous êtes sensible et avez peur d’être choqué, chamboulé, déchiré.
Lisez le ! Et lisez le d’une seule traite, de toutes façons, vous serez incapable de quitter Vincent une fois votre lecture entamée.

Un tout grand merci à JULIA M TEAN d’avoir mis toutes ses tripes pour donner vie à Vincent.

Une lecture qui me laisse K.O.

Un coup de coeur indescriptible qui me touche dans le tréfonds de mon être.

Après un tel exploit, je vais suivre JULIA M TEAN de très près.

Pour chaque livre acheté, 1€ est versé à l’association Le Refuge qui lutte contre l’homophobie.

4ème Couv.

Vincent a tué son père, son bourreau. Ce meurtre aurait dû le délivrer, mais les fantômes du passé ne meurent jamais. Incarcéré, il doit affronter les souvenirs d’une vie détruite par le monstre qui l’a engendré.

Editeur: Rebelle, sortie le 15 octobre 2016

La prunelle de ses yeux – Ingrid Desjours

J’avais déjà pris une grosse claque à la lecture de son précédent livre Les fauves , je sentais alors Ingrid Desjours au sommet de son art et je terminais ma chronique par ces mots « c’est assurément le meilleur Ingrid Desjours et une de mes trois claques de 2016 ».

Ce n’est plus d’actualité.  Je viens de vivre un orgasme littéraire avec La prunelle de ses yeux !
J’ai pris une claque phénoménale, un uppercut à l’estomac, je suis K.O. sur le carreau. Comment sortir indemne d’une telle lecture ?
Ingrid Desjours a dépassé les sommets pour s’envoler, mais jusqu’où va t elle aller ?    Une vraie virtuose au talent fou !

Vous dire que j’ai aimé son livre serait un gros mensonge, je l’ai adoré corps et âme.  Ingrid Desjours m’a fait chialé (et oui, ça arrive une fois tous les 10 ans !), elle m’a retourné les tripes, m’a noué la gorge, a fait battre mon coeur très vite, très fort…

Un récit à la construction géniale, deux histoires se chevauchent, on alterne deux époques 2003 et 2016 et trois narrateurs Gabriel, Maya et Victor.
L’intrigue est parfaite et hors du commun, le rythme est excellent, la tension permanente et le final époustoufflant.
Les personnages sont tous très forts et analysés sous toutes les facettes jusqu’au tréfonds de leur âme.
Au delà de la noirceur, de la barbarie de notre société et de nos systèmes qu’elle décrit, au delà des questions percutantes qu’Ingrid nous pose, il y a beaucoup d’amour, de tendresse et de lumière dans son récit.

Petit conseil, n’ouvrez pas ce livre si vous avez quelque chose de prévu.  Fermez les portes, éteignez le téléphone, enfermez vos enfants, envoyez votre moitié prendre l’air, pensez à respirer de temps en temps, à boire et à manger pendant votre lecture.

Un grand polar, un roman remarquable, une tuerie, une évidence, un incontournable, un MUST absolu…. Non non, non, je vous assure, je n’exagère pas !

Maintenant, allez y, courez, sautez, roulez, rampez chez votre libraire !

4ème couv.

Il est aveugle. Elle est ses yeux. Elle pense le guider vers la lumière. Il va l’entraîner dans ses ténèbres.
Gabriel a tout perdu en une nuit. Son fils de dix-sept ans, sauvagement assassiné. Ses yeux. Sa vie… Les années ont passé et l’aveugle n’a pas renoncé à recouvrer la vue. Encore moins à faire la lumière sur la mort de son enfant.
Quand un nouvel élément le met enfin sur la piste du meurtrier, c’est une évidence : il fera justice lui-même. Mais pour entreprendre ce long et éprouvant voyage, Gabriel a besoin de trouver un guide. Il recrute alors Maya, une jeune femme solitaire et mélancolique, sans lui avouer ses véritables intentions…
La cécité de conversion est une pathologie aussi méconnue qu’effrayante : suite à un profond traumatisme psychologique, vous êtes aveugle. C’est ce qui est arrivé au personnage principal de ce roman.

Editeur: Robert Laffont-collection La bête noire, sortie le 13 octobre 2016

Un coeur sombre – R.J. Ellory

Combien de temps peut on échapper à sa conscience ?

Le portrait passionnant, saisissant et complexe d’un anti héros.

Vincent Madigan est un flic corrompu, cynique, rongé jusqu’à la moelle qui tente d’échapper à sa conscience à coup d’alcool et de cachetons en tous genres. Un flic sombre et brisé qui a touché le fond. Un flic dévasté intérieurement, en quête d’une impossible rédemption, alors que sa vie ne tient plus qu’à un fil.
Le bien et le mal, la corruption et la pureté, l’innocence et la culpabilité, l’ombre et la lumière… la frontière est floue.

Vincent Madigan nous entraîne dans sa spirale infernale tout au long du roman. Je n’ai pu m’empêcher de l’aimer et de ressentir une grande tendresse pour lui malgré tout.

L’écriture puissante et magnifique de l’auteur nous prend aux tripes et nous fait vivre de profondes émotions.  Vous en dire plus serait criminel.

RJ Ellory est vraiment un grand maître du roman noir, un virtuose qui ne cesse de se renouveler et de nous étonner livre après livre.

Un roman magistral et brillant tout simplement.

Un coup de poing dans l’estomac !

Quand la noirceur atteint les sommets, elle touche la lumière !!!

4ème Couv.

Sous sa façade respectable, Vincent Madigan, mauvais mari et mauvais père, est un homme que ses démons ont entraîné dans une spirale infernale. Aujourd’hui, il a touché le fond, et la grosse somme d’argent qu’il doit à Sandià, le roi de la pègre d’East Harlem, risque de compromettre toute son existence, voire de lui coûter la vie. Il n’a plus le choix, il doit cette fois franchir la ligne jaune pour pouvoir prendre un nouveau départ. Il décide donc de braquer 400 000 dollars dans une des planques de Sandià. Mais les choses tournent mal : il doit se débarrasser de ses complices, et une petite fille est blessée lors d’échanges de tirs. Rongé par l’angoisse et la culpabilité, Madigan va s’engager sur la dernière voie qu’il lui reste : celle d’une impossible rédemption.

Jamais l’expression d’ anti-héros n’aura été aussi pertinente. Avec ce portrait passionnant et sans concession, R. J. Ellory creuse au plus profond de la conscience d’un homme au cœur sombre, pour tenter d’en faire resurgir toute l’humanité enfouie. Le bien et le mal, l’innocence et la culpabilité sont en effet si intimement mêlés en Vincent Madigan qu’il lui est devenu presque impossible de les distinguer. D’une écriture si puissante qu’on la ressent physiquement, ce long blues, aussi déchirant qu’une chanson de Tom Waits, aussi maîtrisé qu’un film de James Grey, réserve à son lecteur de tels rebondissements qu’il serait criminel d’en dévoiler plus ici.

Editeur: Sonatine, sortie le 1 octobre 2016, 496 pages

Quand la neige danse – Sonja Delzongle

Quand la neige danse – Sonja Delzongle

quand-la-neige-danse-sonja-delzongleLe livre que j’attendais de pied ferme. Persuadée d’être déçue à la lecture, impossible de remettre le couvert et de nous livrer une 2ème perle aussi forte que Dust .

Et bien, j’avais tout faux et j’ai été complètement bluffée par ce deuxième opus.

Quand la neige danse est époustoufflant, excellentissime et confirme l’immense talent de Sonja Delzongle.

Changement total de décor, après la chaleur kenyane, nous passons à l’hiver rigoureux nord américain.

Pour mon plus grand bonheur, nous retrouvons la profileuse Hannah Baxter (même si dans ce roman, elle ne tient plus le premier rôle) dans une histoire de fillettes kidnappées à Crystal Lake, petite ville au nord de Chicago.

Thriller glacial, haletant, trépidant.

L’intrigue complexe, aux multiples rebondissements est savament construite, tout y est articulé avec une grande intelligence. La lecture est addictive, la tension et l’action constantes, avec des changements de rythme, des accélérations, des dérapages contrôlés pour notre plus grand plaisir. Une galerie étonnante de personnages fouillés qui cachent tous un secret.

Et un final émouvant, terrifiant !

Sonja Delzongle…  c’est une évidence, le talent à l’état pur !!!

4ème Couv.

Février 2014, au nord de Chicago. La neige et le blizzard semblent avoir pétrifié la petite ville de Crystal Lake. Un matin, le médecin Joe Lasko reçoit un paquet. Y repose une magnifique poupée aux cheveux longs et roux, sosie de sa fille Lieserl disparue depuis plusieurs semaines. Comble de l’horreur : la poupée est vêtue exactement comme Lieserl le jour où elle s’est volatilisée.
Ce n’est pas tout. Depuis un mois, quatre fillettes ont été enlevées, et chacune des familles va recevoir une poupée. Joe, jeune divorcé, décide de mener sa propre enquête, aidé par une détective privée dont il était secrètement amoureux des années plus tôt. Conscients que l’affaire les dépasse, tous deux appellent à l’aide Hanah Baxter, la célèbre profileuse, et son inséparable pendule. Quelque part dans Crystal Lake, depuis très longtemps, quelqu’un s’en prend aux enfants. Les détient-il prisonnières? Sont-elles encore en vie ?

Editeur: Denoël (collection Sueurs Froides), sortie le 1 avril 2016, 432 pages

Dust – Sonja Delzongle

Dust – Sonja Delzongle

J’ai découvert Sonja Delzongle,  en avril 2015, avec la sortie très médiatisée de DUST chez Denoël.

Le coup de coeur, que dis-je, le coup de foudre a été immédiat !

Je tenais un grand roman entre les mains, je vivais un moment exceptionnel dans ma vie de lectrice et une grande dame du thriller s’installait dans mon coeur.

DUST est un roman envoûtant, terrifiant, bouleversant, dérangeant. Il nous confronte à l’horreur inhumaine, à la violence, il nous tord les tripes dans tous les sens. L’histoire puissante mêle deux intrigues, deux enquêtes complexes, sordides et passionnantes.

Le rythme est rapide, effréné servi par une écriture magnifique.

Je suis tombée en amour avec la profileuse Hannah Baxter, atypique, originale, aux méthodes ésotériques sur les bords, on ne peut que l’aimer.

Un livre qui sue l’Afrique, la chaleur, la moiteur, la sorcellerie, les légendes, les superstitions, les rituels, les sacrifices.

Un livre sublime, une énorme réussite, un incontournable, un must absolu !!!

Bravo à Sonja Delzongle !  Je m’incline devant tant de talent.

4ème Couv.

Quelque part en Afrique, la mort rôde…
2010. Dans un terrain vague de Nairobi, un gamin à vélo s’amuse à rouler dans une grande flaque sur le sable ocre. Du sang humain, répandu en forme de croix. Sans le savoir, le garçon vient de détruire une scène de crime, la première d’une longue série.
2012, à Nairobi. Une femme albinos est décapitée à la machette en pleine rue. Le tueur a emporté la tête, un bras aussi. Elle a été massacrée, comme beaucoup de ses semblables, parce que ses organes et son corps valent une vraie fortune sur le marché des talismans.
Appelée en renfort par le chef de la police kenyane, Hanah Baxter, profileuse de renom, va s’emparer des deux enquêtes. Hanah connaît bien le Kenya, ce pays où l’envers du décor est violent, brûlant, déchiré entre ultramodernité et superstitions. Mais elle ne s’attend pas à ce qu’elle va découvrir ici. Les croix de sang et les massacres d’albinos vont l’emmener très loin dans les profondeurs du mal.

Editeur: Folio (collection Policier), sortie le 1 avril 2016, 560 pages