Et Quest – Jean Louis Rouillan

Et Quest – Jean Louis Rouillan

Vous souvenez-vous d’Akwaba ? Un formidable roman d’aventures aux couleurs de l’Afrique qui m’avait complètement transportée. Un roman qui sortait des tripes de l’auteur, porteur de tant d’émotions.
Jean Louis Rouillan a poursuivi l’aventure de l’écriture, il s’est lancé dans un genre complètement différent : le thriller.

Globalement, j’ai passé un bon moment de lecture avec Et Quest, une intrigue à connotation fantastique qui démarre sur les chapeaux de roue. Un roman qu’on lit quasi d’une traite sans une seconde d’ennui. Un tueur sadique multiplie les meurtres, les rebondissements s’enchaînent à la vitesse grand V et ne nous laissent pas beaucoup le temps de souffler, le suspense ne se relâche jamais, les pages se tournent frénétiquement, on a envie de connaître le dénouement de cette folle histoire. J’ai aimé les petits clins d’yeux aux copains à travers certains personnages.

J’émettrai pourtant un avis mitigé, j’en ai discuté avec l’auteur. Si l’histoire est originale, elle reste plutôt classique, une course poursuite haletante pour coincer un serial killer. Je ne me suis pas beaucoup attachée aux personnages, ils sont à peine survolés et pas suffisamment développés à mon goût.

Toutes les cases techniques du cahier des charges ont été remplies mais quand je regarde l’ensemble, je ne fais pas waouh… il me manque ce petit quelque chose qui fait la différence.

Ceci ne représente que mon humble avis, comme je dis toujours, faites vous le vôtre. Je n’oublie pas que c’est un premier thriller, que je suis une redoutable serial lectrice et qu’à force, je deviens de plus en plus difficile. J’encourage vivement Jean Louis Rouillan à continuer l’aventure de l’écriture.

4ème de Couverture

Arriège 1244. Les troupes de l’Inquisition assiègent la cité de Miglos.
De nos jours, dans la même région. La capitaine de police Ludivine Tanguy est chargée d’enquêter sur l’assassinat d’un chauffeur de bus. Fait divers banal, vengeance, crime crapuleux ? Pour Ludivine, ce qui devait s’avérer comme une affaire rapidement bouclée, va devenir un cauchemar de tous les instants. Alors que la police piétine, dans les jours qui suivent, les crimes vont se succéder et l’enquête va prendre une tournure inattendue. L’hypothèse d’un tueur en série se profile. Aucun lien entre les affaires, les lieux et les victimes n’ont rien en commun. L’assassin ne semble connaître aucune limite dans sa folie meurtrière. Que cherche-t-il ?

Auto-édité, 365 pages, date sortie: 11 octobre

Mon Bilan Lecture 2018

Mon Bilan Lecture 2018

Le bilan de 12 mois lecture

Un exercice oh combien difficile. Sélectionner mes indispensables et décider d’en laisser d’autres de côté. Je m’arrache les cheveux, je fais des listes, je rature, je rajoute, j’hésite, je re-rature, j’y passe un temps de dingue, in fine je tranche… My goodness, que le choix est dur ! Impossible pour moi de vous proposer un Top 10 qui ne rimerait à rien. Je préfère dérouler les mois,  me laisser guider par mes émotions pour choisir mes 24 coups de coeur indispensables. Histoire de vous simplifier la vie, je vous mets les liens des chroniques. J’ajoute quatre mentions spéciales, ainsi qu’une liste d’auteurs découverts en 2018 et que je vais suivre de près.

L’année 2018 en quelques lignes
  • Une exceptionnelle année lecture. Mon coeur de serial lectrice a été plus que comblé. Beaucoup de magnifiques découvertes, des premiers romans, des pépites pour certains, des grands auteurs confirmés que je n’avais encore jamais lu et que j’ai enfin découvert (méa culpa). Des retrouvailles tant attendues. Des déceptions, même si je choisis de plus en plus me lectures, c’est inévitable.
  • Le 24 août, le blog a fêté ses deux ans, vous êtes 1825 à me suivre, jamais je n’aurais pu imaginer cette sacrée aventure. En route pour les 2000 abonnées, let’s go !
  • L’année 2018 va bientôt tirer sa révérence, j’en profite pour vous remercier toutes et tous, les fidèles lecteurs et les autres. Je remercie aussi les maisons d’éditions qui me font confiance, les attaché(e)s de presse très attentifs qui font un boulot formidable. Je remercie plus que tous les auteurs, tous les auteurs. Des magiciens qui nous font rêver, jubiler, frissonner, trembler. Sans eux, rien n’existerait. Je remercie mon informaticien Flavien, une perle incontournable, sans lui le blog sombrerait dans les méandres technologiques.
L’année 2018 en chiffres (exercice simple !)

104 livres lus (au 21 décembre), je prévois d’en lire encore 4 ou 5 jusqu’au 31/12.
45 275 pages lues
58  découvertes
48  retrouvailles
18  déceptions
3  abandons (non chroniqués)

Mes coups de coeur, mes indispensables

Janvier

Fantazmë- Niko Tackian

Février

Le cheptel – Céline Denjean
Chimaeris – Eric Tourville   Coup de coeur découverte !

Mars

Boréal – Sonja Delzongle
Par les rafales – Valentine Imhof   Coup de coeur découverte !

Avril

Toutes blessent la dernière tue – Karine Giebel
Sous les pavés, la jungle – Simone Gélin   Coup de coeur émotion !

Mai

Complot – Nicolas Beuglet
Les jumeaux de Piolenc – Sandrine Destombes   Coup de coeur découverte !
Je t’aime – Barbara Abel

Juin

Le soleil des rebelles – Luca Di Fulvio

Juillet

Les fantômes de Manhattan – R.J. Ellory
Les meilleurs amis du monde – Gilly Macmillan   Coup de coeur émotion !

Août

Helena – Jérémy Fel
L’embaumeur ou l’odieuse confession de Victor Renard – Isabelle Duquesnoy

Septembre

Sa majesté des ombres – Ghislain Gilberti
Les marcheurs – Frédéric Mars
Sur le toit de l’enfer – Ilaria Tuti
Dégradation – Benjamin Myers

Octobre

Enfermé.e – Jacques Saussey

Novembre

Le manufacturier – Mattias Köping
Sinestra – Armelle Carbonel

Décembre

Les heures indociles – Eric Marchal
Corruption – Don Winslow

Les Mentions spéciales

Oublier nos promesses – Elsa Roch
Le collectionneur – Fiona Cummins
Inexorable – Claire Favan
No Trace – Pierre-Jean Verhoye (chronique à suivre)

Les Auteurs que je vais suivre de près

J’ai découvert 58 auteurs durant cette année, voici les 18 que je continuerai à suivre de très près.

Michèle Pedinielli – Boccanera
Eric Calatraba – Haïku
Valentine Imhof – Par les rafales
Eric Tourville – Chimaeris
Sandrine Destombes – Les jumeaux de Piolenc
Benjamin Dierstein – La sirène qui fume
Isabelle Duquesnoy – L’embaumeur
Ghislain Gilberti – Sa majesté des ombres
Frédéric Mars – Les marcheurs
Benjamin Myers – Dégradation
Ilaria Tutti – Sur le toit de l’enfer
Fiona Barton – La coupure
Mattias Köping – Le Manufacturier
Fiona Cummins – Le collectionneur
Armelle Carbonel – Sinestra
Eric Marchal – Les heures indociles
Don Winslow – Corruption
Pierre-Jean Verhoye – No Trace

Je vous souhaite une magnifique année 2019, remplie d’excellentes lectures.
Qu’elle vous soit douce et vous réserve de belles surprises.

Soyez fous et déraisonnables, peu importe la hauteur de vos PAL,
achetez des livres, beaucoup de livres, prêtez les, empruntez les peu importe.
LISEZ, LISEZ, LISEZ… cela rend heureux.

 

 

 

Sur le ciel effondré – Colin Niel

Sur le ciel effondré – Colin Niel

J’ai découvert Colin Niel avec Seules les bêtes , un sublime roman choral qui a été une vraie claque. Il était temps de découvrir sa série guyanaise, Sur le ciel effondré en est le 4e volet,  la 4e enquête du capitaine noir-marron Anato.

Un voyage au coeur de la Guyane secrète, lorsque les hommes vivaient aux côtés des dieux, un portrait d’un pays méconnu tiraillé entre traditions et modernité.

Il m’a fallu un peu de temps pour entrer pleinement dans cette double enquête aux ramifications multiples mais une fois embarquée, je n’ai pas pu lâcher le roman.  L’adjudante Angélique Blakaman  arrive de France, elle vient d’être mutée à sa demande, après avoir échappé de peu à un attentat qui l’a défigurée. Elle  va enquêter sur la disparition d’un jeune amérindien, le fils de l’homme qu’elle aime.  Ils craignent un suicide, une pratique très répandue chez les jeunes adolescents. Le capitaine Anato traque un gang de cambrioleurs sévissant à Cayenne. Des histoires secondaires vont se greffer aux enquêtes principales. Nous ferons la connaissance de nombreux personnages, singuliers, magnifiques, tous très attachants.

On sent tout l’amour que Colin Niel porte à la Guyane, je n’ose pas imaginer l’énorme travail de documentation effectué pour nous immerger complètement et nous décrire ce pays si paradoxal avec un sens extraordinaire du détail, il nous apprend tellement de choses sans nous donner l’impression de nous asséner une leçon. (J’avoue que pour moi, c’est une totale découverte). Les conflits entre les colonisateurs et les colonisés survivant tant bien que mal, les croyances et légendes amérindiennes disparaissant peu à peu, le chamanisme remplacé par l’église et les évangélistes, l’orpaillage clandestin et la pollution au mercure, les problèmes socio-économiques, la misère et le chômage des jeunes, l’état français qui n’entend pas les problèmes des habitants, les différentes cultures -le peuple amérindien, les créoles, les chinois, les noirs marrons, les brésiliens, les clandestins- et leur problématique de cohabitation.

L’enquête est passionnante et captivante de bout en bout, les 500 pages défilent toutes seules et le dépaysement total vous réservera bien des surprises. La nature tient une place énorme dans le récit. Nous sommes plongés dans la forêt amazonienne, nous sentons les odeurs, nous entendons les craquements, les bruits, nous ressentons la chaleur et l’humidité, nous remontons les fleuves en pirogue rafraîchi par une douce brise.

Sur le ciel effondré se situe à mi chemin entre le polar ethnologique et le très bon roman noir.

Embarquez pour ce beau voyage !

Je remercie chaleureusement les éditions Rouergue pour leur confiance.

4ème Couverture

En raison de sa conduite héroïque lors d’un attentat en métropole, l’adjudante Angélique Blakaman a obtenu un poste à Maripasoula, dans le Haut-Maroni, là où elle a grandi. Au bord du fleuve, il lui faut supporter de n’être plus la même, une femme que sa mère peine à reconnaitre, de vivre aussi dans une ville qui a changé au voisinage des rives du Suriname, avec leurs commerces chinois, leurs dancings et leurs bordels, les filles dont rêvent les garimpeiros qui reviennent des placers aurifères. Et après les derniers spots de vie urbaine s’ouvre la forêt sans bornes vers les mythiques Tumuc-Humac, le territoire des Wayanas, ces Amérindiens qui peu à peu se détachent de leurs traditions, tandis que s’infiltrent partout les évangélistes. C’est là que vit Tapwili Maloko, le seul homme qui met un peu de chaleur dans son coeur de femme. Aussi, lorsque de sombres nouvelles arrivent de Wilïpuk, son village à plusieurs heures de pirogue, hors de question qu’Angélique ne soit pas de la partie. Pour elle s’engage l’épreuve d’une enquête dans la zone interdite, ainsi qu’on rappelle parfois. Et pour affronter le pire, son meilleur allié est le capitaine Anato, noir-marron comme elle, et pour elle prêt à enfreindre certaines règles. Avec cette héroïne que ses colères tiennent comme une armure, Colin Niel nous fait entrer dans une Guyane secrète, qui n’a pas tout perdu de ses pouvoirs anciens, lorsque les hommes vivaient auprès des dieux.

Editeur: Rouergue (coll. Rouergue Noir), 512 pages, date sortie: 3 octobre 2018

Corruption – Don Winslow

Corruption – Don Winslow

COUP DE COEUR !

Un bouquin monumental !

Méa culpa, je découvre seulement Don Winslow, l’auteur de La griffe du chien et de Cartel, deux  thrillers exceptionnels dans le monde du polar.

Denny Malone est un flic très charismatique, à la tête « La Task force » qui règne sur les rues du nord de Manhattan gangrénées par la drogue. Une unité d’élite qui n’hésite pas à se salir les mains pour combattre les gangs, les dealers, les trafiquants d’armes. Respecté et admiré de tous depuis 18 ans, il forme une famille avec ses coéquipiers, ses amis, ses « frères ». Pas à pas, à force de flirter avec les limites, il efface la frontière entre le bien et le mal et franchit la ligne rouge en prenant quelques arrangements avec la loi et sa conscience. Un jour, il se retrouve face au FBI, coincé dans un engrenage infernal qui le précipitera dans une descente aux enfers.

Une intrigue complexe, toute en dialogues, nous raconte une histoire d’hommes, de flics terriblement humains, vidés et broyés jusqu’au fond de leur âme par la pression, la violence, les trahisons, les chantages qu’ils subissent au quotidien.

Don Winslow nous dresse un portrait réaliste d’une société hypocrite entièrement pourrie et corrompue jusqu’au plus haut degré par la toute puissance de l’argent et du pouvoir; toutes les instances sont touchées, les flics, la mairie, le bureau du procureur, les travaux publics, les mafias, les politiques, les juges et avocats, le FBI. Terrifiant et glaçant quand on sait que tout est vrai, comme le précise l’auteur dans une interview.

Nous sommes sur le terrain, entrain de patrouiller aux côtés de Denny, Russo, Monty et les autres, en immersion totale dans leur quotidien. 600 pages d’un réalisme à couper le souffle et documentées dans les moindres détails. L’auteur a mis des années à écrire ce roman, il a fait énormément de recherches, a interrogé des dizaines de flics pour écouter leurs ressentis profonds, il a arpenté les rues où se déroule l’action pour s’imprégner du décor. 600 pages électriques, d’une intensité qui balaie tout sur son passage en nous emportant dans un tourbillon vertigineux. 600 pages qui défilent à toute allure pour nous laisser sans voix et K.O. debout à la toute fin.

L’ambiance, l’intelligence narrative, le héros en quête de rédemption, la plume tranchante comme un scalpel m’ont fait penser aux romans de James Ellroy et de RJ Ellory. Et je me suis retrouvée plongée dans la brillante série The Shield (que j’adore !) aux côtés de Vic Mckay, le double de notre héros Dennny Malone.

Un roman puissant, passionnant, magistral. Un pur chef d’oeuvre !

J’ai refermé Corruption à regret en me demandant ce que j’allais bien pouvoir lire après.

Une mention spéciale pour la sublime traduction de Jean Esch.

Je remercie chaleureusement les éditons HarperCollins pour la magnifique surprise.

4ème Couverture

Denny Malone est le roi de Manhattan North, le leader charismatique de La Force, une unité d’élite qui fait la loi dans les rues de New York et n hésite pas à se salir les mains pour combattre les gangs, les dealers et les trafiquants d armes. Après dix-huit années de service, il est respecté et admiré de tous. Mais le jour où, après une descente, Malone et sa garde rapprochée planquent pour des millions de dollars de drogue, la ligne jaune est franchie.
Le FBI le rattrape et va tout mettre en oeuvre pour le forcer à dénoncer ses coéquipiers. Dans le même temps, il devient une cible pour les mafieux et les politiques corrompus. Seulement, Malone connaît tous leurs secrets. Et tous, il peut les faire tomber…

Editeur: HarperCollins, 592 pages, date sortie: 7 novembre 2018

La mort selon Turner – Tim Willocks

La mort selon Turner – Tim Willocks

Un western tarentinesque !

 Quand le Bien affronte le Mal… 

Direction l’Afrique du Sud, dans la banlieue du Cap. Après une soirée de beuveries avec une bande de potes, Dirk un jeune riche Afrikaner renverse une jeune métisse, une pauvresse sous alimentée entrain de fouiller une benne à ordures près d’un bar du township. Il s’enfuit sans prévenir les secours, laissant la victime agoniser seule. Une mort dont tout le monde se fiche, les flics du Cap ne lèvent pas le petit doigt, ils ont d’autres chats à fouetter. Sauf Turner qui décide de mener l’enquête pour trouver les coupables. Turner, un excellent flic noir, d’une intégrité absolue face à la corruption régnante, farouchement déterminé à rendre justice, peu importe le prix à payer. Pour lui, tout le monde est soumis à la même loi. Turner, un spécialiste des arts martiaux, un mélange entre Dirty Harry et Rambo. Rien ne l’arrête, même quand il apprend que les possibles meurtriers sont des blancs richissimes habitant très loin du Cap et qu’il sera bien dur de les mettre derrière les barreaux.

Nous ne sommes pas dans une simple enquête de police puisque nous connaissons très vite le coupable.  La mort selon Turner est l’affrontement impitoyable entre Turner, l’incorruptible et Margot Le Roux, la mère de Dirk, une richissime Afrikaner, propriétaire minière qui règne en seigneur local sur ses terres. Le flic veut faire triompher la justice, la mère veut protéger son fils. La mort selon Turner est le récit d’une croisade justicière, une traque sans pitié par un policier hors norme qui n’a rien à perdre, il ira jusqu’au bout de lui même en franchissant toutes les limites, semant la mort et le chaos autour de lui.

Ce western dans un décor de désert sud africain ne vous laissera pas souffler un instant, les scènes s’enchaînent à un rythme incroyable ! C’est puissant, très noir, violent, sanglant et bourré de testostérone. C’est épique, entre l’opéra et la tragédie grecque, plein d’excès et ça vous coupe le souffle ! La plume de Tim Willocks est sublime, poétique et la façon toute particulière qu’il a de plonger dans l’esprit humain -n’oublions pas que l’auteur est psychiatre- pour l’explorer dans les moindres replis donne une touche exceptionnelle à l’histoire.

Dans cet affrontement du Bien et du Mal, le lecteur se posera plus d’une fois la question: qui a raison et qui a tort ?

Un grand roman noir que je vous conseille vivement !

Je remercie chaleureusement les éditions Sonatine pour leur confiance.

4ème Couverture

Lors d’un week-end arrosé au Cap, un jeune et riche Afrikaner renverse en voiture une jeune Noire sans logis qui erre dans la rue. Ni lui ni ses amis ne préviennent les secours alors que la victime agonise. La mère du chauffeur, Margot Le Roux, femme puissante qui règne sur les mines du Northern Cape, décide de couvrir son fils. Pourquoi compromettre une carrière qui s’annonce brillante à cause d’une pauvresse ? Dans un pays où la corruption règne à tous les étages, tout le monde s’en fout. Tout le monde, sauf Turner, un flic noir des Homicides. Lorsqu’il arrive sur le territoire des Le Roux, une région aride et désertique, la confrontation va être terrible, entre cet homme déterminé à faire la justice, à tout prix, et cette femme décidée à protéger son fils, à tout prix.

Editeur: Sonatine, 384 pages, date sortie: 11 octobre 2018

Les heures indociles – Eric Marchal

Les heures indociles – Eric Marchal

Une véritable pépite !

La magie a opéré… j’ai adoré.

Un roman historique richement documenté, qui mêle avec maestria la grande Histoire et la petite. Aventures, intrigues, complots, amour, suspense, frissons sont au rendez-vous. Une fois entamé, vous ne le lâcherez pas, un vrai feuilleton plein de rebondissements qui vous tiennent en haleine du début à la fin.

Eric Marchal nous immerge au coeur de Londres en 1908 et nous raconte -à la façon de Ken Follet- l’histoire de trois rebelles qui feront trembler l’Angleterre.
Olympe Lovell, une suffragette très engagée dans le courageux combat des femmes dans un pays conservateur qui leur refuse le droit de vote (elles l’obtiendront en 1928, et en 1944 pour la France). Des femmes qui secouaient la société et se battaient parfois au péril de leur vie pour changer les choses.
Thomas Belamy, un brillant médecin urgentiste à l’hôpital St Bart’s. Il suscite le respect et l’admiration de ses collaborateurs, il est aimé de tous les malades, considéré comme un médecin exceptionnel qui fait des « miracles » en alliant l’acupuncture et la médecine non conventionnelle aux traitements classiques. Il cache un mystère lié à son passé. Horace de Vere Cole, un aristocrate excentrique, énervant sur les bords, un épicurien qui ne cesse de provoquer des scandales avec ses canulars.

Le récit est nourrit de faits historiques, je salue l’impressionnant travail de documentation effectué par l’auteur. C’est très bien écrit, pointu, habilement décrit avec un souci du détail. Cela reste fluide sans lourdeur, ni complication et nous apprenons énormément de choses sans nous ennuyer une seule seconde.
Une immersion dans le service des urgences de l’hôpital, les progrès de la médecine et la chirurgie de l’époque en détail, la pharmacopée, la rivalité entre la médecine officielle et la non conventionnelle (personnellement j’ai été fascinée par les détails sur l’acupuncture).
Une magnifique reconstitution de Londres au début du siècle, la bourgeoisie et ses salons, la politique en vigueur, les services de police, le palais royal et le roi Edward VI. Une plongée dans les quartiers pauvres de l’East End, les misérables conditions de vie et la misère qui y règnaient.

Les 596 pages se lisent toutes seules et vous entraînent dans un tourbillon d’aventures passionnantes, foisonnantes, plus palpitantes les unes que les autres, aux côtés de personnages extrêmement attachants, hauts en couleur et finement étudiés.

Si je devais émettre un mini bémol, ce serait le dénouement fort rapide qui m’a quelque peu frustrée. Mais  ce n’est qu’un détail.

Une lecture immersive qu’on referme à regret, un pur bonheur que je vous recommande à 1000%.

Je remercie chaleureusement les éditions Anne Carrière pour leur confiance.

4ème Couverture

1908. La reine Victoria n’est plus et son fils Edward VI se rapproche de ses voisins européens. Le vieux monde britannique se fissure sous l’impulsion de groupes d’avant-garde, comme les suffragettes qui mènent une lutte acharnée pour le droit de vote des femmes. L’heure n’est pas à la révolution, mais à une révolte sociétale de moins en moins feutrée dont les hautsfaits se déroulent dans le Londres de Virginia Woolf et de Conan Doyle, celui des parcs et de la bourgeoisie de l’ouest et que des taudis de l’East End ouvrier.
Dans Les heures indociles, Éric Marchal relate le parcours de trois personnages hors du commun : Olympe Lovell, la suffragette, une guerrière au service de Mrs Pankhurst, prête à tous les sacrifices pour la cause. Thomas Belamy, l’annamite, médecin au Saint Bartholomew Hospital, le plus vieil établissement de Londres. Il travaille dans le service flambant neuf des urgences et dirige un département de médecine non conventionnelle dont le but est d’unifier les pratiques occidentales et chinoises. Enfin, Horace de Vere Cole, le plus excentrique des aristocrates britanniques, poète et mystificateur, à la recherche de son chef d’oeuvre, le plus grand canular de tous les temps.
Chacun d’eux est un rebelle. À deux, ils sont dangereux. À trois, ils sont incontrôlables et deviendront la cible du pouvoir et d’un mystérieux personnage se faisant appeler l’Apôtre.

Editeur: Anne Carrière, 596 pages, date sortie: 7 septembre 2018

Bilan lecture – novembre 2018

Bilan lecture – novembre 2018

8 livres lus, soit 3669 pages

Un magnifique et exceptionnel mois lecture, je jubile en écrivant mon bilan.  8 livres lus dont 4 gros pavés de plus de 500 pages. J’ai découvert 7 auteurs dans des genres complètement différents.
J’ai lu un roman mystère dont je ne peux vous parler pour l’instant.
Vous imaginez ? Un truc de ouf de dingue, c’est Noël avant l’heure, découvrir Mattias Köping, Armelle Carbonnel, Tim Willocks, Eric Marchal, Fiona Cummins et son premier roman, tout ça sur un mois…. dis donc, quel choc !  Elle est pas belle la vie d’une serial lectrice ? A l’heure où j’écris mon bilan, je termine juste Les heures indociles, je peux déjà vous dire que je l’ai refermé à regret, triste de quitter les personnages. Sinon, mea culpa, j’ai accumulé du retard dans mes chroniques, pas encore écrit celle sur La mort selon Turner, c’est promis, je m’y colle ce week-end.

Allez, c’est parti pour un résumé de mes lectures. Comme d’habitude, les liens des chroniques se trouvent en bas de page.

Promenons nous dans ce bois-Nele Neuhaus : Un ressenti en demi teinte pour moi. Un polar classique qui lorgne du côté du thriller psychologique. L’intrigue est bien ficelée, la plongée dans l’ambiance du village très réussie mais le roman souffre de beaucoup de longueurs !

Le manufacturier-Mattias Köping : Je n’avais encore jamais lu un thriller aussi percutant, je n’avais jamais vécu une telle expérience de lecture, ni pris une gifle aussi forte. A lire absolument, attention pour public averti.   Coup de coeur ? le mot est faible… je dis COUP DE FOUDRE !!!

Le collectionneur-Fiona Cummins : Un premier roman parfaitement maîtrisé, l’auteure apporte un « petit quelque chose » d’original et une touche de sensibilité particulière à l’histoire. Un page turner glaçant de 509 pages qui ne nous laisse aucun répit et se lit quasi d’une traite tant la mécanique est bien huilée. 100% glaçant, 100% plaisir !

Sinestra-Armelle Carbonel : Une merveille… une charge émotionnelle dévastatrice !
Armelle Carbonel a tout compris de la littérature, elle nous offre une vraie leçon d’écriture. Un voyage envoûtant qui vous sortira de votre zone de confort, un voyage dont vous vous souviendrez longtemps.

La mer qui prend l’homme-Christian Blanchard : Mal de mer garanti, vous voilà prisonnier des vagues dans un huis clos glaçant. Entre les secrets, les histoires de vengeance et de paranoïa, rien ne se passe comme prévu, les choses vont sérieusement déraper jusqu’au bain de sang. Tension, violence larvée, histoire bien ficelée mais bémol pour la fin, il m’a manqué quelque chose.

La mort selon Turner-Tim Willocks : Un western en Afrique du sud. Quand le bien affronte le mal. C’est très noir, sanglant, puissant, épique, ça vous coupe le souffle !

Les heures indociles-Eric Marchal : Si vous aimez Ken Follet, vous allez adorer !
Un médecin, une suffragette, un aristocrate excentrique, trois rebelles qui font trembler l’Angleterre. Intrigues, aventures, passions, rebondissements. 100% plaisir de lecture garanti. Truculent, foisonnant, passionnant, addictif.

Un livre mystère dont je ne peux rien dire pour l’instant, il sortira en mars 2019

MERCI A VOUS DE ME SUIVRE !

Je vous souhaite à toutes et tous d’excellentes lectures…
Soyez fous et déraisonnables, achetez des livres, beaucoup de livres, prêtez les,
empruntez les, peu importe, mais lisez, lisez, lisez… cela rend heureux !

Cliquez sur les titres pour lire les chroniques entières

Promenons nous dans ce bois – Nele Neuhaus

Le manufacturier – Mattias Köping

Le collectionneur – Fiona Cummins

Sinestra – Armelle Carbonel

La mer qui prend l’homme – Christian Blanchard

Les heures indociles-Eric Marchal : ma chronique arrive tout bientôt.

La mort selon Turner-Tim Willocks : ma chronique arrive tout bientôt.

La mer qui prend l’homme – Christian Blanchard

La mer qui prend l’homme – Christian Blanchard

Trois ex militaires de la guerre d’Afghanistan ont du mal à se réintégrer dans la société, ils souffrent de stress post traumatique. Ils vont embarquer à bord du Doux Frimaire, un chalutier de pêche en partance pour la mer d’Irlande. L’expérience est suggérée par le lieutenant Emily Garcia des services sociaux de l’armée française. L’idée de cette thérapie de choc est de les immerger dans un contexte extrêmement dur pour éradiquer leurs peurs et les guérir. Elle embarque à leurs côtés pour les encadrer et s’assurer que tout se passe bien, ce sera la seule femme à bord.
Sur l’île de Batz, Walter Colley, un copain des trois autres, semble s’être suicidé en incendiant sa maison. Saadia Aleph va mener l’enquête mandatée par sa compagnie d’assurance, elle sent quelque chose de pas net. Les deux histoires s’entremêlent et finissent par se rejoindre.

Préparez vous à tanguer de tous les côtés sur la mer déchainée, mal de mer garanti, vous voilà prisonnier des vagues dans un huis clos glaçant. Entre les secrets, les histoires de vengeance et de paranoïa, rien ne se passe comme prévu, les choses vont sérieusement déraper jusqu’au bain de sang.

Les chapitres alternent à merveille entre présent et passé rendant la lecture très dynamique. D’un côté la vie à bord du chalutier, les dures conditions des marins dans le froid et l’humidité; de l’autre les embruns de l’île de Batz et la minutieuse enquête de Saadia décidée à faire la lumière sur cet étrange suicide; entre les deux, les souvenirs d’Afghanistan, l’histoire de nos trois protagonistes, le terrible secret qui les lie et une plongée dans leur psyché abimée.

Le lecteur n’a pas beaucoup de répit pour souffler.  Une tension s’installe très vite, elle monte crescendo au fil du récit, la violence larvée est bien présente, prête à exploser à chaque moment. Les pages se tournent toutes seules, même si on connait le dénouement, l’histoire est captivante, très bien ficelée, on sent que l’auteur nous manipule à souhait et on a envie de comprendre ce qui s’est réellement passé à bord du navire pour aboutir à un tel carnage.
J’ai fort accroché à l’histoire mais la tension est retombée sur la fin que j’ai trouvé très tirée par les cheveux. Il m’a manqué quelque chose !  Un très bon moment lecture dans l’ensemble. A découvrir !

Pour info: ce roman est paru aux éditions Palémon en 2014, sous le titre Pulsions salines.

Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour leur confiance.

4ème Couverture

Au large des côtes du Finistère, un chalutier à la dérive est localisé. Lors de l’opération de sauvetage, une femme est retrouvée dans une remise, prostrée, terrorisée et amnésique. Le reste de l’équipage a disparu.
Parmi eux se trouvaient trois anciens militaires français. Xavier Kerlic, Franck Lecostumer et Paul Brive avaient embarqué sur le Doux Frimaire à Concarneau, encadrés par le lieutenant Emily Garcia, des services sociaux de la Défense. Celle-ci devait expérimenter avec eux une méthode de lutte contre le stress post-traumatique en les insérant dans un groupe d’hommes soudés par de rudes conditions de travail – les marins du Doux Frimaire.
 » Je ne le sens pas, ce coup. Qu’est-ce qu’on vient faire dans cette galère ?  » avait lancé Franck en montant à bord, avant que le chalutier ne lève l’ancre en direction de la mer d’Irlande et ne disparaisse des radars…

Editeur: Belfond, 320 pages, date sortie: 18 octobre 2018

Sinestra – Armelle Carbonel

Sinestra – Armelle Carbonel

Une merveille !!!
Une charge émotionnelle dévastatrice…

Suisse 1942, des mères et des enfants atteints de désordres psychiques arrivent au Val Sinestra, un refuge isolé au coeur des montagnes, pour échapper aux horreurs de la guerre et trouver la sécurité. Le piège mortifère va très vite se refermer, bienvenue en enfer au coeur du Mal !

Difficile de parler de cet OLNI troublant (objet littéraire non identifié), à l’univers inclassable, nous naviguons à la frontière du roman noir, du conte de fée et du roman gothique. Les quelques lignes de pitch suffisent, je n’ai pas envie de vous en dire plus sur l’histoire malsaine qui se dévoilera par petites touches.

Un huis clos dérangeant, oppressant et tout en contrastes, entre folie, angoisse, noirceur, espoir et lumière. Le lecteur est imprégné par l’atmosphère particulièrement anxiogène et mortifère qui se dégage du lieu et de certains personnages. L’horreur, le macabre et la violence transpirent en toile de fond.

Le Val Sinestra , une bâtisse lugubre qui donne froid dans le dos, il a valeur de personnage à part entière et l’auteure lui donne la parole. Sinestra murmure son histoire, il nous fait visiter ses lieux, ses profondeurs cachées, un vrai labyrinthe que nous parcourons en nous perdant dans ses couloirs hantés. L’auteure s’est inspirée d’un lieu qui existe réellement, au début du 20è siècle, c’était un centre thermal, reconverti aujourd’hui en hôtel de luxe.

La plume sublime et poétique nous emporte complètement. Chaque mot est choisi soigneusement pour nous faire ressentir tout un panel d’émotions, de sensations vibrantes et distiller le suspense au compte goutte.  Armelle Carbonel a tout compris de la littérature, elle nous offre une vraie leçon d’écriture.

Un voyage envoûtant qui vous sortira de votre zone de confort, un voyage 100% émotions dont vous vous souviendrez longtemps.

Les éditions RING frappent décidément très fort avec leurs auteurs polars/noirs qui sortent du cadre formaté.  Je les remercie chaleureusement pour leur confiance.

4ème Couverture

Le Val Sinestra, refuge isolé au cœur de la vallée des Grisons entouré de monumentales montagnes, accueille un convoi de réfugiés fuyant les horreurs de la guerre. Des mères brisées au bras de leur progéniture, des orphelins meurtris et atteints de désordres psychiques. Mais là où ils croyaient avoir trouvé la paix, les résidents vont réaliser que le mal a franchi la frontière avec eux.

Editeur: RING, 390 pages, date sortie: 8 novembre 2018

Le collectionneur – Fiona Cummins

Le collectionneur – Fiona Cummins

100% glaçant, 100% addictif, 100% plaisir !

Deux enfants sont enlevés, une troisième enfant a disparu depuis un an. Ils ont tous un point commun, lequel ? Ils ont croisé la route du Collectionneur. Un homme effacé, un monsieur tout le monde le jour, qui se transforme en un redoutable serial killer la nuit. Un tueur complexe et terrifiant qui collectionne les os humains pour son musée morbide transmis de père en fils. Mais attention pas n’importe lesquels, il cherche la rareté, des os spéciaux et uniques. Les enfants enlevés sont atteints de malformation osseuse. Clara  a une malformation au niveau des mains et Jakey est atteint d’une maladie génétique rare, la fybrodisplasie ossifiante progressive, appelée la maladie de l’homme de pierre, des os supplémentaires poussent jusqu’à l’enfermer petit à petit dans son corps.

Fiona Cummins nous offre un premier roman parfaitement maîtrisé, un page turner glaçant de 509 pages qui ne nous laisse aucun répit et se lit quasi d’une traite tant la mécanique est bien huilée.

L’auteure apporte un « petit quelque chose » d’original et une touche de sensibilité particulière à l’histoire, elle donne une belle profondeur à tous ses personnages, les parents, les victimes, l’inspectrice et nous les rend tellement proches. Elle nous immerge complètement dans la vie des parents en nous faisant ressentir ce qu’ils endurent au quotidien avec la maladie de leurs enfants, leur désarroi, leur fragilité et leurs angoisses face à l’enlèvement. Criant de vérité et très touchant ! J’ai beaucoup aimé l’inspectrice qui mène l’enquête, une femme forte, déterminée, fragile, instable, en proie à des problèmes de couple et pleine d’empathie pour les victimes. Un mini bémol concernant le Collectionneur, il m’a manqué un petit truc, peut être aurais-je aimé qu’il soit plus mis en lumière. Je pense que l’auteure a fait le choix de mettre sa collection morbide au premier plan.

Un course contre la montre qui nous maintient sous tension permanente, les chapitres très courts donnent un rythme de dingue à l’histoire, nous tournons frénétiquement les pages pour savoir si les enfants vont être sauvés par l’inspectrice Etta Fitzroy. Les rebondissements s’enchaînent de plus en plus vite jusqu’à la fin. Et quelle fin ! Je vous en parle ? WTF, j’ai juste failli jeter mon livre par terre.

Mon petit doigt me disait que Fiona Cummins avait prévu une suite, elle vient de paraître en Angleterre, il n’y a plus qu’à patienter.

Avis aux amateurs… un thriller que je vous recommande vivement !

Je remercie chaleureusement les éditions Slatkine & Cie pour leur confiance.

4ème Couverture

Un tueur en serie encore plus effrayant qu’Hannibal Lecter.
Le Collectionneur a tout organisé et mène une double vie. Dans l’une, il est comme vous et moi. Dans l’autre, il est le gardien d’un macabre musée de famille : une collection d’ossements humains.
Les collectionneurs cherchent toujours la rareté, l’objet unique. Deux enfants, Jakey Frith et Clara Foyle, souffrent l’un et l’autre d’une maladie génétique orpheline (une centaine de cas en France) qui fait se dédoubler les cartilages puis pousser les os jusqu’à l’étouffement, lamaladie de l’homme de pierre. Le Collectionneur se doit d’avoir ces deux pièces rarissimes que sont deux petits squelettes au tout début de leur déformation.
Dans sa traque éperdue, il déjoue la vigilance du père de Jakey et celle d’un détective trouble, Etta Fitzroy, qui enquête sur une série d’enlèvements.

Editeur: Slatkine & Cie, 509 pages, date sortie: 18 octobre 2018