Islanova -Jérôme Camut et Nathalie Hug

Islanova -Jérôme Camut et Nathalie Hug

Un énorme coup de coeur !
Une claque pour ce pavé époustouflant !

Islanova est inclassable. Tout à fois thriller politique, thriller engagé et ambitieux (sans être ennuyeux !), roman d’anticipation, magnifique roman d’aventures. Jérôme Camut et Nathalie Hug réussissent (une fois de plus !) l’exploit fou de nous plonger dans un formidable récit divertissant tout en nous ébranlant de tous côtés, en nous posant des questions essentielles sur notre notre société et l’évolution de notre planète.  Qu’allons nous devenir dans un avenir proche ?

J’ai dévoré les 774 pages en deux jours quasi en apnée. Nous sommes sur l’île d’Oléron où des ultras, des terroristes écologiques imposent leur loi et leur dictature pour obliger les grands états du monde à signer l’accord autorisant la distribution de l’eau dans les pays africains.   Jusqu’où peut on aller pour défendre la vie et la nature ? Peut on justifier la violence ? Roman très dense, beaucoup d’histoires se croisent, de nombreuses ramifications, une multitude de personnages, nous côtoyons l’humain dans le pire: l’aveuglement, l’entêtement, la noirceur, la barbarie, la haine, l’égoïsme et le meilleur: le partage, la compassion, la foi, l’espoir, le dépassement de soi, l’amour.

Les personnages sont la grande force de ce roman, on s’y attache très vite, on vibre avec eux, on a peur pour eux, on les aime fort ou on les déteste; des personnages complexes, profonds, nuancés, touchants et poignants dans leurs multiples contradictions.

Lire Islanova, c’est vivre des scènes d’actions dignes d’un film en 3D,  être essoufflé par le rythme effréné qui ne faiblit pas durant 774 pages, avoir les tripes remuées par le concentré d’émotions qui nous traverse, être complètement immergé dans cette histoire folle sans pouvoir en sortir, grâce au talent et au génie des deux auteurs.

Islanova, un avertissement, un cri d’alarme qui nous pousse à réfléchir.
Eveillerons nous nos consciences endormies ? N’est il pas trop tard ?

Un livre qui déchire.  Un coup de poing qui percute profondément. De la dynamite en pages.
Lisez Islanova… lisez le et rejoignez l’armée du 12 octobre !

J’ai découvert Jérôme Camut dès la première heure, avec sa magnifique série Malhorne (si vous ne l’avez pas lue, ruez vous dessus, l’intégrale est sortie en poche), j’ai suivi de près leurs romans à quatre mains avec Nathalie Hug, c’est pas demain que j’arrêterai.

Je remercie chaleureusement les éditions Fleuve pour leur confiance.

 

4ème Couverture

Rien n’avait préparé Julian Stark à une telle vision ce matin-là.
Alors qu’il rentre chez lui pour évacuer sa maison menacée par un incendie de forêt, il trouve Charlie, sa fille de seize ans, au lit avec son beau-fils Leny.
Certaine que son père va les séparer, Charlie persuade Leny de fuguer, direction le Sud-Ouest. Son idée : rallier la ZAD (zone à défendre) de l’Atlantique, située sur l’île d’Oléron. Là-bas, ils seront en sécurité le temps que Julian se calme. Là-bas, surtout, se trouve Vertigo, un homme charismatique dont elle écoute la voix sur les ondes depuis des mois. Vertigo, le leader de l’Armée du 12 Octobre, groupe d’écologistes radicaux.
Ce que la jeune fille ignore, c’est que la ZAD abrite des activistes prêts à tous les sacrifices pour défendre leur cause, et qu’en s’y réfugiant, elle précipite sa famille dans une tragédie qui les dépasse tous.

Editeur: Fleuve noir, 774 pages, date sortie: 12 octobre 2017

On la trouvait plutôt jolie – Michel Bussi

On la trouvait plutôt jolie – Michel Bussi

On ne présente plus Michel Bussi. Je l’ai découvert en 2016 avec Nympheas Noirs, une sublime lecture coup de coeur.  J’ai enchaîné dans la foulée avec Le temps est assassin, bingo, deuxième coup de coeur !  J’attendais donc On la trouvait plutôt jolie avec une grande excitation.  Un troisième coup de coeur à la suite ?  Est-ce possible ?

Michel Bussi est un fabuleux raconteur d’histoire.  Son nouveau roman est un polar plein d’humanité, un tantinet engagé avec en toile de fond, la problématique des migrants, des réfugiés, les droits de l’homme, les ONG, les trafics, dérives et course au profit, la déshumanisation du monde.

Leyli est malienne, elle se bat au quotidien pour survivre, elle fait des ménages et vit dans 25 m2 avec ses trois enfants, dans une tour à Aigues Douce, près de Marseille.  Elle protège un secret et nous raconte son passé de souffrance par le biais de son journal. Une histoire faite de secrets, de malédictions et d’un trésor.  Leyli est une héroïne touchante et émouvante, on l’aime tout de suite.

En parallèle, des meurtres atroces se déroulent dans des hôtels luxueux.  Un duo d’enquêteurs cherche à les élucider.  Trois points communs les relient: la thématique des migrants, une association qui cherche à les défendre et Leyli.

Une construction en forme de puzzle, le récit alterne sans cesse entre l’enquête, les migrants et la vie de Leyli. L’auteur prend un malin plaisir à nous balader, il prend son temps et nous manipule avec beaucoup de rebondissements et de fausses pistes.  Le lecteur cherche les liens, essaie de comprendre, il s’accroche, se sent pris au piège jusqu’à ce que l’auteur abatte ses dernières cartes dans la révélation finale.

Le roman est bien rythmé, on ne s’y ennuie pas un instant. L’écriture est légère, fluide et addictive.  J’ai passé un bon moment de lecture mais je n’ai pas eu mon troisième coup de coeur.  Peut être que j’en attendais trop et que le récit n’a pas été à la hauteur de mes attentes ?  Peut être n’ai pas complètement adhéré à l’étrange alchimie entre migrants, enquête et le ton léger du roman ?  Peut être ai je trouvé l’enquête un peu invraisemblable ? Peut être que j’attendais un twist final plus renversant ?

Un roman en demi teinte pour moi, On la trouvait plutôt jolie reste toutefois un très bon divertissement.

Je remercie chaleureusement les éditions Presses de la cité pour leur confiance.

4ème Couverture

Du désert sahélien à la jungle urbaine marseillaise, en quatre jours et trois nuits…
Un suspense renversant et bouleversant.
 » – Qu’est-ce qui ne va pas, Leyli ? Vous êtes jolie.
Vous avez trois jolis enfants. Bamby, Alpha, Tidiane. Vous vous en êtes bien sortie.
– Ce sont les apparences, tout ça. Du vent. Il nous manque l’essentiel. Je suis une mauvaise mère. Mes trois enfants sont condamnés. Mon seul espoir est que l’un d’eux, l’un d’eux peut-être, échappe au sortilège.
Elle ferma les yeux. Il demanda encore :
– Qui l’a lancé, ce sortilège ?
– Vous. Moi. La terre entière. Personne n’est innocent dans cette affaire. « 

Editeur: Presses de la cité, 464 pages, date sortie: 12 octobre 2017

Ne fais confiance à personne – Paul Cleave

Ne fais confiance à personne – Paul Cleave

Un livre qui va vous faire perdre la tête et quelques neurones !

Jerry, un auteur de polar à succès est atteint d’Alzheimer précoce à l’âge de 49 ans.  Des meurtres apparaissent autour de lui, la police l’interroge, il avoue les avoir commis, il confond avec les personnages de ses romans, il mélange la réalité avec ses fictions.

Pour son sixième roman, Paul Cleave a eu une idée géniale en abordant la thématique d’alzheimer, couplée à une interrogation sur le métier d’écrivain, le processus de création et d’écriture. L’histoire est très originale, le style de Paul Cleave est présent, sa touche inimitable d’humour noir,  son ton décalé, pince sans rire, son autodérision, son immense talent, tout y est !

La grande question que je me pose: ai je aimé ou pas ?   Je suis fan de l’auteur, toute excitée, je suis entrée à fond dans la partie, je me suis beaucoup amusée pendant la première moitié, ensuite les règles du jeu se sont complexifiées et j’ai fini par me lasser.

Les chapitres alternent entre le Jerry d’aujourd’hui dans sa maison de santé et le Jerry d’avant, au début de sa maladie, il vit encore avec sa femme, a des périodes de lucidité et écrit un journal pour se souvenir.  L’auteur nous entraîne petit à petit dans la profondeur d’un esprit malade et c’est très perturbant. Les personnages de fiction prennent vie, dédoublement de personnalité ? Mes neurones de lectrice commencent à s’embrouiller, je voyage  entre passé et présent, je finis par ne plus savoir où je suis, avant ou après ? je ne suis plus du tout où je pensais être. Cela se complique, l’auteur nous manipule, folie ? alzheimer ? Je dérive, je m’égare, la confusion et le doute m’envahissent, je perds complètement pied.  Mais peut être est-ce tout simplement le but recherché par l’auteur ? Je salue et dis bravo pour la performance.

Et tout à coup, BOUM, je finis par lâcher, je décroche, je n’ai plus de plaisir à jouer.

Ne fais confiance à personne est salué unanimement et reçoit des éloges de partout, je vous invite à vous faire votre avis en jouant le jeu. Je suis juste passée à côté.

Je remercie chaleureusement les éditions Sonatine pour leur confiance.

4ème Couverture

Les auteurs de thrillers ne sont pas des personnes très fréquentables. Ils jouent du plaisir que nous avons à lire d’abominables histoires, de notre appétit pour des énigmes qui le plus souvent baignent dans le sang. Ce jeu dangereux peut parfois prendre des proportions inquiétantes et favoriser un passage à l’acte aux conséquences funestes. Eux les premiers, qui pensent connaître toutes les ficelles du crime parfait, ne sont pas à l’abri de faire de leurs fictions une réalité.

Prenez par exemple Jerry Grey, ce célèbre romancier, qui ne sait plus très bien aujourd’hui où il en est. À force d’inventer des meurtres plus ingénieux les uns que les autres, n’aurait-il pas fini par succomber à la tentation ? Dans cette institution où on le traite pour un alzheimer précoce, Jerry réalise que la trame de son existence comporte quelques inquiétants trous noirs. Est-ce dans ses moments de lucidité ou dans ses moments de démence qu’il est persuadé d’avoir commis des crimes ? Quand la police commence à soupçonner les histoires de Jerry d’être inspirées de faits réels, l’étau commence à se resserrer. Mais, comme à son habitude, la vérité se révèlera bien différente et bien plus effroyable que ce que tous ont pu imaginer !

Editeur: Sonatine, 400 pages, date sortie: 31 août 2017

Le dernier hyver – Fabrice Papillon

Le dernier hyver – Fabrice Papillon

Quand le présent entre en résonance avec le passé…
Une pure merveille de 624 pages  !

Fabrice Papillon a tout d’un grand maître,  son premier roman est époustouflant de maîtrise.  L’auteur est historien de formation, il a effectué dix huit mois de recherches pour nous offrir ce fabuleux thriller à la croisée de l’Histoire, de la Science et de la Philosophie.

Comment vous parler de cette pépite ? J’ai d’abord pensé vous proposer une chronique en deux lignes.  « J’ai adoré ce livre, un point c’est tout ! Lisez le, lisez le, ne passez pas à côté ! »  Mais bon, ça fait un peu court, non ?  Je vais tenter de vous en dire un peu plus, mais de grâce, ne lisez pas les chroniques qui vous spolieront le grand Secret (je les vois déjà toutes venir !), vous gâcheriez TOUT votre plaisir.

L’histoire débute à Paris en 2018, la police mène l’enquête sur des meurtres sauvages.  Marie, une jeune biologiste, en stage au service scientifique a d’étranges intuition concernant les scènes de crime. Elle va collaborer à l’enquête.  Serait elle liée à ces horribles meurtres ?  Le compte à rebours est lancé, la crim collabore avec la scientifique, leur enquête va les mener dans des laboratoires, ils vont rencontrer des médecins, des biologistes, des généticiens pour tenter d’élucider ces meurtres.

Dans ce thriller hors norme, l’auteur nous emporte loin, il mêle son imagination débordante à son érudition historique ou est-ce l’inverse ?  Nous allons traverser seize siècles d’Histoire et de connaissance, depuis 415 après JC en croisant de grands personnages, philosophes, scientifiques: Hypatie, Leonardo Da Vinci, John Dee, Elisabeth Tudor, Isaac Newton, Voltaire, Catherine de Medicis, Marie Curie…
Nous allons explorer les sous-sol de Paris en espérant ne pas rencontrer Les Robes Noires qui les hantent. Au prix de leur vie, elles protègent un grand Secret, couché dans un livre et transmis de génération en génération, de l’Antiquité à nos jours. Quand vous croisez Les Robes Noires, votre dernière heure est arrivée…

Une enquête fascinante, une intrigue efficace, brillante, d’une grande érudition. Un rythme effréné qui tient en haleine du début à la fin. Une belle plume, fluide et précise. Une lecture très dynamique, les chapitres alternent entre l’enquête d’aujourd’hui et les différentes époques qui se déroulent devant nous.

624 pages sans aucune longueur, ni ennui, je les ai avalées en deux jours, en ralentissant ma lecture vers la fin pour ne pas tourner la dernière trop vite.

MISE EN GARDE ! ce roman est hautement addictif, attendez d’avoir un peu de temps avant de vous y plonger !

Une histoire qui fait diablement réfléchir: Le dernier Hyver est-il entrain de se réaliser ?

Ruez vous sur cet incontournable thriller. Un MUST !

Une mention spéciale pour la magnifique couverture.

Je remercie chaleureusement Agnès Chalnot pour sa confiance.

4ème Couverture

On dit que l’hiver vient. Peut-être le dernier pour les porteurs du chromosome Y…
Août 415 après J-C. : La ville d’Alexandrie s’assoupit dans une odeur âcre de chair brûlée. Hypatie, philosophe et mathématicienne d’exception, vient d’être massacrée dans la rue par des hommes en furie, et ses membres en lambeaux se consument dans un brasier avec l’ensemble de ses écrits.
Cet assassinat sauvage amorce un engrenage terrifiant qui, à travers les lieux et les époques, sème la mort sur son passage. Inéluctablement se relaient ceux qui, dans le sillage d’Hypatie, poursuivent son grand œuvre et visent à accomplir son dessein.
Juillet 2018 : Marie, jeune biologiste, stagiaire à la police scientifique, se trouve confrontée à une succession de meurtres effroyables, aux côtés de Marc Brunier, homme étrange et commandant de police de la  » crim  » du Quai des Orfèvres. Peu à peu, l’étudiante découvre que sa propre vie entre en résonance avec ces meurtres.
Est-elle, malgré elle, un maillon de l’histoire amorcée à Alexandrie seize siècles auparavant ? Quel est ce secret transmis par Hypatie et au cœur duquel se retrouve Marie ? L’implacable destin peut-il être contrecarré ou  » le dernier Hyver  » mènera-t-il inéluctablement l’humanité à sa perte ?

Editeur: Belfond, 624 pages, date sortie: 5 octobre 2017

Bilan lecture septembre 2017

Bilan lecture septembre 2017

8 livres lus, soit un total de 2970 pages

Septembre, la rentrée. Un mois exceptionnel !  J’ai l’impression d’avoir beaucoup jubilé, quel bonheur ! Des lectures très éclectiques, je suis passée par toutes les couleurs d’émotions, du rose au rouge, du blanc au gris en passant par le noir très profond. Septembre a commencé fort avec « Glaise » de Franck Bouysse. Quand tu commences le mois avec un tel chef d’oeuvre, tu te dis que la suite va te paraître bien fade. Heureusement, ce ne fut pas le cas, de très belles surprises ont suivi.  J’ai découvert la plume d’Elisa Vix « Assassins d’avant » et celle de Michael Farris Smith « Nulle part sur la terre » et j’ai beaucoup aimé.  Je me suis plongée dans « Code Victoria », un excellent thriller ésotérique de Thomas Laurent, un tout jeune auteur. Je trépignais depuis des mois, l’attente fut longue pour retrouver mon copain Lynwood « Pas de printemps pour Eli » de Sandrine Roy, j’ai adoré, ma nuit fut très courte ! J’ai poussé un WTF à la #findeDINGUE du génial « Mon amie Adèle » de Sara Pinborough.  J’ai été mal à l’aise et me suis posée beaucoup de questions à la lecture de « Le club des pendus » de Tony Parsons.  Et enfin, j’ai terminé le mois avec un extraordinaire roman historique « Le dernier hyver » de Fabrice Papillon, quel terrible bouquin !

Je vous souhaite à toutes et tous d’excellentes lectures… Lisez, lisez, lisez… cela rend heureux !

Voici la liste, en détails (cliquez sur les titres pour accéder directement aux chroniques)

Glaise – Franck Bouysse

Assassins d’avant – Elisa Vix

Code Victoria – Thomas Laurent

Nulle part sur la terre – Michael Farris Smith

Pas de printemps pour Eli – Sandrine Roy

Mon amie Adèle – Sara Pinborough

Le club des pendus – Tony Parsons

Le dernier hyver – Fabrice Papillon (ma chronique arrive pour sa sortie)

Le club des pendus – Tony Parsons

Le club des pendus – Tony Parsons

Quand le Bien et le Mal se confondent…. où est la limite ?

Troisième enquête de Max Wolfe, après « Des garçons bien élevés » et « Les anges sans visage ».  J’ai lu la première enquête il y a deux ans, cela avait été une très belle découverte, c’est donc avec une certaine excitation que je me suis plongée dans Le club des pendus.

Quand la justice d’un pays est défaillante, des criminels, des violeurs s’en sortent avec une peine minuscule en regard des atrocités commises.  Nous sommes au coeur de Londres, un groupe de citoyens masqués décide de rétablir l’ordre et la loi en s’inspirant des exécutions du dernier bourreau anglais Albert Pierrepoint (1905-1992, les dernières exécutions datent de 1964). Ils kidnappent, pendent les meurtriers impunis et filment leurs assassinats pour les diffuser sur Youtube.

Max Wolfe est partagé et tiraillé de tous côtés.  Il mène l’enquête et pourchasse ce club des masqués, peu importe qu’ils ne tuent que des ordures, son rôle de flic est de les arrêter. Oui, mais l’homme à l’intérieur du policier en a plus marre de voir les criminels libérés pendant que les familles des victimes souffrent et réclament justice.  Un personnage profond, plein d’humanité que j’aime de plus en plus.

Les forces de l’ordre sont sur le qui-vive et pendant ce temps, les habitants de Londres, les médias et les réseaux sociaux admirent et acclament ces justiciers masqués.

Une enquête sous tension extrême, riche en suspense, en rebondissements, captivante de bout en bout. Un roman sombre, glauque et dérangeant. Un roman brutal, les scènes de pendaison sont violentes, rien n’est épargné au lecteur, nous les vivons en direct minute par minute.

Une lecture qui divisera à coup sûr, Tony Parsons nous place sur la ligne fragile entre le Bien et le Mal. Il nous perturbe et nous englue dans un sérieux malaise en abordant des thèmes très sensibles:  la justice et ses vices, la vengeance et le châtiment, a-t-on le droit de faire justice soi-même ? les réseaux sociaux,  jusqu’où va leur impact dans notre société ?  Il nous met face à nos positions sur la peine de mort.  Il nous interroge et remet  nos certitudes sur ces épineuses questions en balance.

Un livre qui secoue profondément, ne passez pas à côté de cet excellent polar anglais.

Je remercie chaleureusement Anaïs (Anne & Arnaud) pour sa confiance.

4ème Couverture

À Londres, les bourreaux sont de retour.

Ils ont décidé de rétablir la peine capitale.
Ils forment un étrange club avec pour modèle le célèbre bourreau anglais Albert Pierrepoint, responsable de plus de quatre cent cinquante exécutions au siècle dernier. Et c’est par la corde qu’ils ont décidé de punir violeurs d’enfants, chauffards et autres délinquants qui réussissent à échapper au système judiciaire.

La conscience du détective Max Wolfe le tourmente.
La justice est-elle vraiment là où on le croit ? Qui sont ces citoyens-vengeurs ? Pour y répondre, Max devra s’enfoncer dans les entrailles de la ville, là où les vestiges du passé ont encore une emprise sur les vivants.

Dans un Londres caniculaire, plus que jamais le bien et le mal se confondent.

Editeur: La Martinière, 336 pages, date sortie: 21 septembre 2017

Mon amie Adèle – Sara Pinborough

Mon amie Adèle – Sara Pinborough

#livredeDINGUE

#ungroscoupdeCOEUR

Une magnifique couverture et une communication très originale de l’éditeur misant tout sur la fin du livre avec son fameux #findeDINGUE, il n’en fallait pas plus pour titiller sévèrement ma curiosité.

Je me suis jetée sur Mon amie Adèle dès sa réception, je l’ai dévoré, ma nuit fut très courte, mais quand on aime….

Pour une chronique en une seule ligne, j’écrirais: #livredeDINGUE, ça passe ou ça casse, tentez l’expérience de la vraie claque !

Je ne vous raconterai rien de plus que la quatrième de couverture, ce serait criminel.  Nous sommes très loin du banal thriller psychologique avec un triangle amoureux -mari, épouse, maîtresse- en toile de fond.

Accrochez vous, Mon Amie Adèle vous ouvre les portes de la folie, de la manipulation et de l’Amour.  Cette histoire machiavélique et perverse va vous emmener loin, là où vous ne vous y attendez pas.  Dès les premières lignes, vous ressentez un malaise et une tension qui ne vous lâchent pas une seule seconde. Plus vous tournez les pages, plus vous êtes englués, déstabilisés, envoûtés, angoissés, en proie à une certaine paranoïa.

La construction est brillante et intelligente, alternant les personnages et les époques sous forme de flashback.

Sans être extraordinaire, la plume est fluide, très additctive et nous fait ressentir à merveille les émotions des personnages.

Vos nerfs seront soumis à rude épreuve tant ce page turner est dérangeant et haletant jusqu’à la toute fin.  

#findeDINGUE, je confirme à 1000%, une fin que vous ne voyez pas venir, elle vous scotche, vous donne froid dans le dos et vous flanque la chair de poule.

Un thriller psychologique déroutant, puissant et très original, avec une légère touche de surnaturel. Personnellement, cela ne m’a pas dérangé, j’ai même adoré, mais je vous le dis car je sais que cela a gêné certains lecteurs.

Je remercie chaleureusement les éditions Préludes pour leur confiance.

4ème Couverture

LOUISE
Mère célibataire, elle est coincée dans un quotidien minuté. Un soir pourtant elle embrasse un homme dans un bar… sans savoir qu’il est son nouveau patron.

DAVID
Psychiatre renommé et dévoué à sa femme, il regrette ce baiser mais ne peut s’empêcher de tomber amoureux de son assistante.

ADÈLE
L’épouse de David semble n’avoir aucun défaut. Si ce n’est de vouloir à tout prix devenir l’amie de Louise…

Fascinée par ce couple modèle, Louise se retrouve malgré elle piégée au coeur de leur mariage. Et peu à peu, elle commence à entrevoir des failles.

David est-il l’homme qu’il prétend être ?
Adèle, aussi vulnérable qu’elle y paraît ?
Et par quel secret inavouable sont-ils liés l’un à l’autre ?
#findeDINGUE

Editeur: Préludes (coll. Préludes noir), 448 pages, date sortie: 27 septembre 2017

Pas de printemps pour Eli – Sandrine Roy

Pas de printemps pour Eli – Sandrine Roy

LYNWOOD, LE RETOUR !

Lynwood, mon coeur chavire…

Ceux qui me suivent savent que j’ai adoré le premier tome Lynwood Miller, cela a été une très belle surprise.  Comment vous dire mon impatience à lire la suite ? Je trépignais ferme depuis plusieurs mois. Bien curieuse de voir dans quelle direction Sandrine Roy partirait et quel sort elle réserverait à ses personnages.

Sitôt reçu, je me suis jetée sur Pas de printemps pour Eli et la magie a opéré à nouveau, je suis retombée illico sous le charme avec la douce impression de retrouver de vieux amis.  J’ai dévoré ma lecture, terminée à regret tard dans la nuit.

Petite mise en garde: il faut absolument lire le premier tome avant d’entamer le second !

Le slogan de la couverture « Roman policier mais pas que… » ne ment pas.  Pas de printemps pour Eli, c’est un cocktail parfait mêlant harmonieusement thriller, aventures, amour et fantastique. Même si dans ce deuxième tome, l’histoire d’amour est mise un peu plus en avant.

Nous retrouvons nos amoureux dans les Pyrénées à couler des jours heureux.  Ils sont de plus en plus proches, connectés en permanence.  Leur amour s’est renforcé, il a grandi, dieu qu’on aimerait tous vivre au moins une fois une telle histoire !  Hélas, un coup de téléphone va les sortir de leur cocon. Lynwood doit partir aux Etats Unis pour l’enterrement de son père, ils ne veulent pas se séparer, Eli l’accompagne.  A peine arrivés, ils seront entraînés dans une incroyable aventure (non, je ne vous raconterai rien, même sous la torture !) mêlant kidnapping, FBI, chantage, poursuites… Leur vie sera mise en danger.  Plus d’une fois, Eli usera de ses dons spéciaux mais cela suffira t il ?  Vont ils en sortir indemnes ?

Un suspense incroyable, un rythme d’enfer qui ne nous offre aucun moment de répit, Lynwood m’a littéralement épuisée ou ne serait ce pas plutôt Eli ?

Une lecture réjouissante, une jubilation intense, Sandrine Roy confirme son imagination débordante et son talent fou. Sa plume est toujours aussi belle et addictive.

Une seule ombre au tableau: combien de temps durera l’attente avant le troisième tome ?

Vous avez aimé le premier tome ?  vous adorerez le deuxième !  Vous ne connaissez pas Lynwood Miller ?  il est plus que temps de succomber à son charme !

Je remercie chaleureusement les éditions Lajouanie pour leur confiance.

4ème Couverture

Lynwood Miller, le retour !

Le beau mais ténébreux ex-GI coule le parfait amour avec la jeune, belle mais très curieuse Éli. Tous deux profitent béatement des douceurs de l’été pyrénéen lorsqu’un coup de téléphone vient rompre cette quiétude : le père de Lynwood est décédé. L’ancien membre des forces spéciales américaines va devoir retourner au Texas pour l’enterrement. Il va lui falloir aussi révéler à ce qui reste de sa famillle qu’il n’est pas mort depuis vingt ans ! Sa fiancée est, bien sûr, du voyage. Tout juste arrivé dans le ranch familial pour les obsèques, le couple découvre que des truands font pression sur James, le frère de Lynwood, qui doit juger – et condamner ? – un redoutable trafiquant…

Drogue, assassinat, enlèvement, poursuites, massacre, rien ne manque à cette nouvelle aventure de Lynwood Miller au pays des cow-boys et… du gaz de schiste. Il faudra toute la détermination et les compétences particulières de l’ancien soldat et les pouvoirs quelque peu stupéfiants d’Éli pour sauver leurs proches des agissements de la pègre.

Editeur: Lajouanie, 256 pages, date sortie: 15 septembre 2017

Nulle part sur la terre – Michael Farris Smith

Nulle part sur la terre – Michael Farris Smith

Un roman noir en forme d’uppercut !

L’Amérique profonde et ses paysages de désolation, l’Amérique des loosers, des oubliés du rêve de la réussite qui tentent de survivre péniblement.  Deux personnages paumés qui ont touché le fond, deux âmes perdues, deux cabossés de la vie en quête de rédemption vont se croiser.

Russel sort de prison, après avoir purgé une peine de onze ans, il rentre dans sa petite ville où son père vit toujours.  Maben marche seule avec sa fille, elle fuit son passé en cherchant un meilleur futur. Un meurtre va les réunir, ils vont s’entraider et s’accrocher à la vie envers et contre tout.

Des personnages complexes et très touchants, pétri d’humanité, face à leurs choix et leurs erreurs. Rien n’est jamais tout noir ou tout blanc.

Le rythme est lent, très descriptif et envoûtant. La plume est sublime pour évoquer cette ambiance plombée et oppressante.  Au coeur de cette noirceur collante, de ce désespoir profond, quelques lueurs d’espoir apparaissent, nous sommes loin du pathos larmoyant.

Michael Farris Smith pose une question essentielle: peut on échapper à son destin et trouver la résilience ?

Un roman magnifique tout simplement, qui nous percute au coeur des tripes.

Je remercie chaleureusement les éditions Sonatine pour leur confiance.

4ème Couverture

Une femme marche seule avec une petite fille sur une route de Louisiane. Elle n’a nulle part où aller. Partie sans rien quelques années plus tôt de la ville où elle a grandi, elle revient tout aussi démunie. Elle pense avoir connu le pire. Elle se trompe.

Russel a lui aussi quitté sa ville natale, onze ans plus tôt. Pour une peine de prison qui vient tout juste d’arriver à son terme. Il retourne chez lui en pensant avoir réglé sa dette. C’est sans compter sur le désir de vengeance de ceux qui l’attendent.

Dans les paysages désolés de la campagne américaine, un meurtre va réunir ces âmes perdues, dont les vies vont bientôt ne plus tenir qu’à un fil.

Michael Farris Smith possède un style et un talent d’évocation totalement singuliers qui vont droit au cœur du lecteur. Avec ces personnages qui s’accrochent à la vie envers et contre tout, il nous offre un magnifique roman sur la condition humaine.

Editeur: Sonatine, 450 pages, date sortie: 24 août 2017

Le zoo – Gin Phillips

Le zoo – Gin Phillips

Terreur au ZOO

Quand une banale visite au zoo vire au cauchemar…

Joan et son fils de quatre ans terminent leur visite au zoo, en se dirigeant vers la sortie, ils entendent des coups de feu et voient des corps sur l’herbe.  Joan s’enfuit avec son fils, elle se retrouve prise au piège par des tueurs.  Cette mère, forte, déterminée, va puiser dans ses instincts enfouis au fond d’elle, instinct maternel et amour viscéral… pour tenter de sauver son enfant et survivre à la folie meurtrière des tueurs déchainés.  Elle est prête à tout en attendant la police.

Gin Phillips choisit un point de vue original en plaçant le lecteur  au centre de ce huis clos avec Joan et son fils.

Entre la première et la dernière page, trois heures vont s’écouler. Trois heures racontées minute après minute, en temps réel.

Trois heures d’angoisse, de peur, de cauchemar.  Trois heures terrifiantes et stressantes.  Une lecture sous haute tension dès les premières pages, une lecture imprégnée d’adrénaline. On retient plusieurs fois sa respiration, plongé dans l’enclos des primates avec Joan. On a peur avec elle, on tremble avec elle, on crispe les poings, notre coeur bat plus vite… Les minutes s’allongent… dieu que l’attente est longue !  On se pose plusieurs fois la question: et moi, que ferais je à la place de Joan ?

100% action et suspense, un bon premier roman, il aurait reçu la note « excellent » si la fin ne m’avait déçue. Comme un gros soufflé qui retombe en faisant plouf !

Je remercie chaleureusement les éditions Robert Laffont et la Bête Noire pour leur confiance.

4ème Couverture

Le zoo est sur le point de fermer ses portes. Joan et son fils de quatre ans, Lincoln, sont dans leur coin préféré, à l’écart du chemin principal. Ils profitent des dernières minutes. Mais quand ils se dirigent vers la sortie, ce qu’ils découvrent transforme cette journée de rêve en cauchemar : des corps étalés sur l’herbe, des hommes armés de fusils. Sans réfléchir, Joan prend son enfant dans ses bras et court, jusqu’à en perdre le souffle, jusqu’à ce que ses muscles la brûlent.
Pendant trois heures, la mère et son fils vont se retrouver piégés avec les animaux et les tueurs. Pour sauver Lincoln, Joan est prête à tout… même au pire.

Editeur: Robert Laffont (coll. La Bête Noire), 304 pages, date sortie: 21 septembre 2017