Vices – Gipsy Paladini

Vices – Gipsy Paladini

Je découvre Gipsy Paladini et je suis sous le coup de l’émotion.

Attention : VICES vous DE-VICES le coeur !

Je vous livre mon ressenti en vrac, accrochez vous.

VICES, c’est tout ça, dans l’ordre ou le désordre…

Une immersion totale dans quotidien de la BJV, brigade enquêtant sur les crimes
commis contre/par des enfants ou jeunes adultes.
Un format original, un roman comme une série TV, découpé en deux épisodes.
Deux enquêtes terribles et bouleversantes à vous hérisser tous les poils du corps.
Les dérives quotidiennes de notre société, dans ce qu’elle offre de pire.
Un réalisme qui fait peur, brut de décoffrage, sans artifice, puissant, glaçant.
La noirceur de l’âme humaine qui côtoie la lumière.
Un concentré d’émotions, de rage, d’humanité, d’amour qui tord les tripes.
Une tension qui ne vous lâche jamais.
Une galerie de personnages cabossés par la vie.
Des flics attachants, pas comme les autres, qui trainent leur fureur et leur passé sulfureux.
Une écriture noire et poétique, une plume tranchée au scalpel.
Un coup de poing dans l’estomac.
Un petit quelque chose en plus, un supplément d’âme qu’on trouve chez les grands auteurs.

Si vous avez aimé la série Engrenages et le film Polisse de Maïwenn, vous allez adorer VICES.

J’attends la suite des aventures de la BJV avec impatience, bravo madame Gipsy Paladini, vous m’avez chamboulée.

Je remercie les éditions Fleuve pour leur confiance.

 

4ème Couverture

Le temps où Marie se rêvait en justicière insoumise appartient au passé. Arrachée à sa campagne natale, condamnée aux artères viciées de la ville qui accueille la Brigade des jeunes victimes, où elle officie en tant que lieutenant, la jeune provinciale avale des couleuvres. Car sur le terrain, la justice est un concept. Suicides, harcèlements, disparitions, viols… Et comme si la cruauté du monde ne suffisait pas, Marie doit au plus vite se faire une place au sein d’une équipe de flics à vif.
Qui est l’homme dont Zolan crie le nom chaque nuit ? D’où vient cette fureur qui dévore Sophie ? Pourquoi, chaque premier jeudi du mois, le commandant reçoit-il toujours la même carte postale ? Voilà autant de secrets dissous dans les ténèbres urbaines au fond desquelles Marie espère enterrer le sien…

Editeur: Fleuve (coll. Fleuve Noir), 408 pages, date sortie: 9 novembre 2017

Redemption road – John Hart

Redemption road – John Hart

En 2010, j’ai lu L’enfant perdu du même auteur, cela avait été un coup de coeur.  J’ai donc retenté l’expérience et j’ai bien fait.

Un roman noir et intense…

Nous allons suivre Elisabeth, figure centrale du roman. Une femme flic récemment mise à pied par ses supérieurs.  Et toute une galerie de personnages complexes et torturés qui gravitent autour d’elle. Un pasteur (son père) et son église. Adrian, un flic qui vient de purger une peine de treize ans pour un meurtre qu’il nie avoir commis. Gideon, le fils de la femme qu’Adrian aurait assassinée et Chaning, une ado qui cache beaucoup de choses, elle vient d’être sauvée de ses tortionnaires par Elisabeth. Deux adolescents dévastés qui ont perdu leur innocence d’enfance.

Tous des personnages forts, brisés par la vie, rattrapés par leurs secrets, sur le chemin d’une improbable rédemption.  Leurs vies  et leurs destins s’entrecroisent, le passé rattrape le présent pour nous offrir une histoire subtile et intense. Il faut un peu de temps pour entrer pleinement dans ce labyrinthe complexe. De multiples intrigues se mélangent, on ne comprend pas tout de suite où l’auteur veut nous emmener.  En fil conducteur, un tueur en série qui enlève et torture des femmes dans une église.

Une histoire intelligente magistralement construite passant de la sensibilité à la violence la plus noire et nous faisant traverser toute la palette des émotions, jusqu’au final saisissant.
La très belle plume de John Hart installe un climat oppressant et une tension constante qui nous empêchent de lâcher le livre en cours de route.

Du grand art !

Je remercie chaleureusement les éditions JC Lattès pour leur confiance.

4ème Couverture

Imaginez :
Un garçon, une arme à la main, attend l’homme qui a tué sa mère.
Une inspectrice de police perturbée affronte son passé à la suite d’une fusillade meurtrière.
Après treize ans de prison, celui qui fut un bon flic se retrouve libre tandis que, dans la forêt profonde, sur l’autel d’une église abandonnée, un corps refroidit enveloppé dans un drap blanc…
C’est une ville au bord du gouffre.  C’est le chemin de la rédemption.

Editeur: JC Lattès, 480 pages, date sortie: 20 septembre 2017

Depuis l’au-delà – Bernard Werber

Depuis l’au-delà – Bernard Werber

En direct de l’Au-delà: « allô la terre… allô,
quelqu’un m’entend ?  faites un signe, svp !

Gabriel est mort, il a été assassiné.  Il va mener son enquête depuis l’au-delà, aidé d’une jeune médium pour découvrir son meurtrier. Avouez que c’est plutôt original.

Impossible pour moi de passer à côté de ce roman, le sujet me passionne complètement: la réincarnation et la vie après la mort.

Bernard Werber nous embarque dans une enquête policière, mystico-philosophico-fantastique nous parlant de la vie après la mort et des âmes errantes.  Un récit passionnant à l’imagination délirante, mêlant des extraits de l’Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu d’Edmond Wells, nous apprenons plein de choses au passage.

Je me suis beaucoup amusée durant ma lecture.  Le ton est léger, l’humour omniprésent, le rythme est très dynamique, les pages se tournent toutes seules, les dialogues caustiques et incisifs, les personnages fort attachants.

L’auteur égratigne au passage le monde littéraire « sérieux », les prix , les critiques littéraires parisiens, le fameux Jean Moisi (alias Yann Moix), c’est jouissif et truculent, j’ai adoré !

Bernard Werber nous captive, nous surprend en nous offrant une belle réflexion sur la vie, le temps qui passe et la mort.  Achetez votre billet, ce serait dommage de rater le voyage.

Je remercie chaleureusement les éditions Albin Michel pour leur confiance.

4ème Couverture

Je me nomme Gabriel Wells. Je suis écrivain de romans à suspens. Ma nouvelle enquête est un peu particulière car elle concerne le meurtre de quelqu’un que je connais personnellement : Moi-même. J’ai été tué dans la nuit et je me demande bien par qui. Pour résoudre cette énigme j’ai eu la chance de rencontrer Lucy Filipini. En tant que médium professionnelle, elle parle tous les jours aux âmes des défunts. Et c’est ensemble, elle dans le monde matériel, moi dans le monde invisible, que nous allons tenter de percer le mystère de ma mort.

Editeur: Albin Michel, 448 pages, date sortie: 4 octobre 2017

L’appel du néant – Maxime Chattam

L’appel du néant – Maxime Chattam

Le troisième opus très attendu d’une trilogie sur les méandres du Mal.  Les deux premiers « La conjuration primitive » et « La patience du diable » sont ultra efficaces, glaçants et explorent à merveille la noirceur de l’âme humaine. Gros coup de coeur !

J’ai donc commencé ma lecture toute excitée à l’idée de retrouver l’esprit noir et retors du grand maître Chattam.

Un thriller ancré (un peu trop) dans l’actualité brûlante des attentats islamistes. Deux intrigues pour un roman en deux parties. Nous retrouvons Ludivine Vancker, de la section de recherches, sur les traces d’un violeur-tueur en série. Une première partie noire et addictive, pleine de suspense et  de tension. Tout commence merveilleusement bien, je suis happée dès les premières pages.

Dans la seconde partie, nous effectuons un virage à 360° pour basculer à 100% dans le terrorisme, la radicalisation, le djihad, les cellules terroristes en France, les services secrets.
La DGSI intervient pour enquêter sur un personnage appelé « Djin », la tête d’un réseau terroriste.

Bien évidemment les deux enquêtes vont se mêler et se rejoindre avec des grosses ficelles, des énormes ficelles.

Maxime Chattam a effectué un travail considérable de documentation pour nous livrer des informations très précises sur le sujet, TROP ! Nous sommes à la limite du documentaire par moment et cela nuit beaucoup au suspense.  Une deuxième partie en demi-teinte, très politiquement correcte, trop prévisible et manichéenne.

Au final, j’émettrai un avis mitigé, chaud et froid. Un bon thriller dans l’ensemble mais la sauce n’a pas trop pris pour moi dans la deuxième partie.  Peut être est-ce le sujet trop sensible ? l’auteur est parti là où je ne l’attendais pas. Ou mon attente trop grande ? Ou ma déception de ne pas avoir retrouvé le Maxime Chattam génial et percutant de « La conjuration primitive » ? Celui qui me donne des sueurs froides et me tient éveillée une grande partie de la nuit.

Je remercie chaleureusement les éditions Albin Michel pour leur confiance.

4ème Couverture

Tueur en série… Traque infernale. Médecine légale. Services secrets. … Terrorisme. La victoire du Mal est-elle inéluctable ? Ce thriller va détruire vos nuits et hanter vos jours.

Editeur: Albin Michel, 516 pages, date sortie: 8 novembre 2017

Enfants de la meute – Jérémy Bouquin

Enfants de la meute – Jérémy Bouquin

Un polar noir et punchy !

Les cités, les trafiquants, la drogue, la guerre des gangs.  Le grand parrain Joe est en prison, attendant son évasion prévue aujourd’hui.  Il demande à Garry de mettre son fils Yannis à l’abri le temps que les choses se calment, il le reverra plus tard.
Garry est en route pour le Jura, vers la cabane de son grand père. Personne ne le retrouvera au fin fond de la nature, du moins le pense-t-il. Nous assistons aux retrouvailles avec le grand père, un personnage haut en couleurs, un vieux drogué, alcoolo, un peu cinglé sur les bords, qui a tout largué pour vivre au calme, en ermite au fond des bois dans une cabane pourrie.  Une relation quasi immédiate se crée entre Yannis et le pappy.

Le livre bascule dans la deuxième partie. Garry est repéré grâce à son téléphone, il sera traqué comme une bête sauvage.  Son chasseur n’a qu’une mission: récupérer Yannis. L’orage éclate, la tempête se déchaîne.  Garry court entre les trombes d’eau et de grêle qui s’abattent sur la forêt, on n’y voit plus rien, c’est l’enfer.

Ca va vite, de plus en plus vite, ça pulse de tous côtés dans un déferlement de violence et de sauvagerie.  Le suspense ne faiblit pas un seul instant. Il faut dire que le méchant est très méchant et ne lâche pas sa proie.  Un roman nerveux, sous tension extrême à l’ambiance apocalyptique et peuplé de personnages durs et amoraux.

On ressort essoufflé et exténué de cette lecture.

Un roman qui vous réservera de belles surprises. J’émets juste un petit bémol: le choix de l’auteur de nous proposer un roman si court, un peu trop court à mon goût.

Je remercie chaleureusement les éditions du Rouergue pour leur confiance.

4ème Couverture

Garry a roulé toute une journée pour arriver à La Meute, ce village dans le Jura, terre d’enfance où il n’a pas mis les pieds depuis plus de seize ans mais où il est venu chercher un refuge, où il pense que personne ne pourra le trouver. Avec lui il y a un gamin, un Yannis de huit ans qui n’est pas le sien. Avec lui il y la rumeur du quartier qu’il capte de moins en moins bien, à mesure qu’il s’enfonce dans la forêt, essayant de reconnaître les sentiers, débordé par les souvenirs. Et finalement il le retrouve, le chemin de la cabane, là où vit toujours le Vieux, avec son fusil et son chien. Est-ce que c’était une bonne idée, de revenir au début, de prendre le risque d’être rattrapé par le passé?

Editeur: Rouerge, 176 pages, date sortie: 1 novembre 2017

L’affaire Jane De Boy – Simone Gélin

L’affaire Jane De Boy – Simone Gélin

Et s’il n’en restait qu’un…

J’avoue, mea culpa, que je ne connaissais pas Simone Gélin avant de la rencontrer au festival Toulouse polars du sud, où elle a d’ailleurs reçu le prestigieux Prix de l’embouchure.  Rentrée à Bruxelles avec son livre en main, je n’ai pas tardé à le lire, toute excitée à l’idée de le découvrir.
Et maintenant… me voilà bien embêtée pour vous en parler, je sais que mes mots ne seront pas à la hauteur de mon ressenti.

(Une petite parenthèse « coup de gueule » pour toutes les personnes (c’est à dire la majorité !) qui ont parlé de ce livre en spoilant l’histoire et pas qu’un peu, non 100% spoil !!! C’est de l’inconscience, je m’en tiendrai à ça pour rester polie. De grâce, ne lisez donc pas les chroniques avant d’ouvrir ce roman.  Je referme la parenthèse.)

Un très beau roman qui nous plonge dans de tristes évènements d’un passé pas si lointain et gardé sous silence.  D’un côté, les années cinquante en Espagne, les horreurs méconnues et taboues du régime franquiste. Abril nous les raconte sous forme de journal.  De l’autre, en 1960 à Bordeaux, le quartier Saint Michel ‘la petite espagne’ et le bassin d’Arcachon. Un couple d’immigrés espagnols s’y est installé et mène une vie tranquille.  Leur petite fille de trois ans disparait sur la plage en face de chez elle, à quelques mètres de sa mère.   Le commissaire Lasserre mène l’enquête avec son ami Hippolyte, un vrai casse tête, l’enquête piétine de fausses pistes en fausses pistes et se complexifie au fil des jours.

Simone Gélin nous immerge complètement dans l’ambiance de cette époque.  Les deux histoires s’imbriquent et alternent au fil d’un récit dynamique pour finir par se rejoindre dans un final bouleversant, chargé d’intenses émotions.

Un remarquable polar noir, un roman historique, un documentaire. Et surtout un roman résolument féminin, l’auteure porte un regard bienveillant sur ces tragiques évènements. Une belle ode au courage de milliers de femmes et deux magnifiques portraits de femmes.

Une intrigue solide et passionnante que j’ai eu du mal à lâcher tant j’avais envie d’en connaître le dénouement et pourtant j’ai ralenti, j’ai posé ma lecture plusieurs fois pour apprécier la profondeur de cette histoire.

L’affaire Jane De Boy est un roman si ‘particulier’ et Simone Gélin, une auteure bourrée de talent.  J’ai aimé sa sensibilité à fleur de peau, sa douceur, sa délicatesse, sa subtilité, sa puissance.  J’ai aimé ses contrastes, sa noirceur et sa lumière. J’ai aimé sa plume magnifique, d’une beauté poétique et musicale, la construction de ses phrases, les respirations entre les mots.

J’ai tourné la dernière page envahie d’émotions, la gorge nouée, le coeur serré, les larmes au bord des yeux, Simone Gélin m’a touchée au delà de tout, son roman me hantera longtemps. Je la remercie de tout coeur.

Coup de coeur pour ce sublime roman.  A lire absolument !

 

4ème Couverture

En 1960, dans le village de Jane de Boy, une petite fille de 3 ans disparaît sur la plage. Enlèvement ? Crime politique, passionnel, crapuleux ? Qu’est venu faire en France ce jeune couple d’Espagnols, Felix et Justina ? Que sait Sarah, la voisine, prostituée du samedi soir ? Le commissaire Lasserre s’interroge, aidé par son vieux camarade Hippolyte. L’enquête se déroule à Bordeaux, dans l’ambiance du mythique hôtel de police de Castéja, au coeur du quartier Saint-Michel, dans les ruelles de la petite Espagne, au marché des Capus… Et se corse aux bassins à flot.

Editeur: Vents Salés, 420 pages, date sortie: 13 mai 2016

 

Hyenae – Gilles Vincent

Hyenae – Gilles Vincent

UN COUP DE COEUR !!!
(plutôt un coup en plein coeur).

Et dire que j’ai failli passer à côté de cette pépite !  Ce livre me titille depuis deux ans, allez savoir pourquoi je ne l’ai pas lu.  J’ai rencontré l’auteur il y a un mois, au festival Toulouse polars sud, j’ai immédiatement craqué et je ne le regrette pas.

Hyenae est un thriller noir de noir, qui nous met au supplice et joue méchamment avec nos nerfs.  N’essayez pas de chercher une lueur d’espoir, un rai de lumière dans cette histoire, vous n’en trouverez pas.

Une enquête sordide et complexe sur des disparitions d’enfants.  Nous sommes au coeur de la perversité humaine dans son horreur la plus absolue.  J’ai adoré les personnages réalistes, typés, avec un gros coup de coeur pour le duo très attachant, la commissaire Aïcha au caractère plus que trempé et Sébastien Touraine, un ancien flic devenu détective.

Amateurs de sensations fortes, ce thriller est pour vous.  Les âmes sensibles, passez vite votre chemin.
C’est musclé, dur, violent, sordide, ça cogne fort, ça saigne. Hyenae se lit d’une traite avec la gorge serrée du début à la fin, le rythme est effréné,  impossible de lâcher l’histoire en route.

Une écriture sèche, percutante, un style direct, nerveux.  Une rare intensité de lecture, la tension monte progressivement jusqu’au final insoutenable qui vous laisse K.O. et groggy pour un moment.

Gilles Vincent, c’est un concentré de talent à l’état pur.  Un uppercut à lire absolument !

Hyenae comporte une suite directe « Parjures » que je vais m’empresser de lire. Pour les curieux qui veulent faire connaissance avec la commissaire Aïcha et Sébastien Touraine, vous les retrouvez dans le premier opus de la trilogie « Djebel » (qui se lit indépendamment au niveau de l’intrigue)

4ème Couverture

Hyenae : dans les quartiers, les campagnes, aux abords des écoles, des fêtes foraines, des prédateurs rôdent, chassent et emportent nos enfants. Quatre ans que Camille a disparu. À la sortie de l’école, elle est montée dans une camionnette blanche, et puis plus rien. Quatre ans sans nouvelles, sans demande de rançon, sans la moindre piste. Et brusquement, une vidéo surgie de nulle part. Depuis quatre ans, Sébastien Touraine, détective privé, s’est coupé du monde. Depuis que cette gamine a été enlevée à Marseille. Depuis qu’il sait qu’elle n’est pas la seule… Pour aider la commissaire Aïcha Sadia, sa compagne, il va devoir replonger dans une enquête aux confins du supportable. Et pour débusquer le chasseur dont il est devenu la proie, plus d’autre choix que de jouer sa vie et celle des autres… Machiavélique est le maître mot de ce thriller ! « Gilles Vincent éclabousse le lecteur d’une myriade d’émotions fortes… » La Cause Littéraire

Editeur: Jigal, 216 pages, date sortie 16 février 2015 (sortie en poche Jigal, mai 2016)

L’essence du mal – Luca d’Andrea

L’essence du mal – Luca d’Andrea

Un premier roman à découvrir de toute urgence !

Jeremiah, un jeune réalisateur de documentaire, quitte New York pour s’installer à Siedenhoch, petit village du Tyrol d’où sa femme est originaire.  Un premier drame survient et touche Jeremiah (non, je ne vous dirai rien).  Traumatisé, souffrant de terribles cauchemars, il remonte doucement la pente quand il entend parler du massacre de Bletterbach. Un triple horrible homicide qui s’est déroulé il y a 30 ans, trois jeunes gens assassinés dans la forêt.  L’affaire n’a jamais été résolue, les habitants ne veulent pas en parler, comme s’ils cachaient tous quelque chose. Pour sortir de son traumatisme et se sentir vivant à nouveau, Jeremiah se lance éperdument dans la quête de la vérité, envers et contre tout.

Luca d’Andrea nous immerge complètement dans ce petit village d’apparence tranquille, il nous fait ressentir l’ambiance oppressante de ce huis clos, les légendes, les mythes, la méfiance des villageois envers les étrangers.  Un roman qui nous happe complètement pour jouer avec nos peurs et nos angoisses profondes.

Luca d’Andréa nous raconte l’obsession d’un homme à découvrir la vérité, une obsession plus forte que tout.  Tout le monde lui conseille d’arrêter ses recherches, y compris son épouse.  Mais en dépit de l’hostilité croissante, Jeremiah s’obstine à creuser dans le passé et à remuer les drames anciens.  Il doit aller jusqu’au bout, il doit savoir, c’est plus fort que lui, au risque de perdre sa famille et même sa vie.
Va t il découvrir la terrifiante vérité et la malédiction qui pèse sur le village ?

La montagne est un protagoniste important dans le roman, les paysages hostiles, les sentiers escarpés, les canyons,  les crevasses, les forêts enneigées, les grottes préhistoriques où sommeillerait un monstre, brrr tout ça donne froid dans le dos.

L’auteur a une maîtrise absolue du récit. Le suspense ne faiblit pas un seul instant, nous avançons avec Jeremiah d’une fausse piste à l’autre, nous  ressentons son obstination, son découragement, nous tremblons, nous avons peur avec lui.  Nous sommes aussi sous le charme de sa fille Clara, une gamine pétillante et attachante et de son beau père Werner, un personnage d’une force incroyable.

Le rythme est enlevé et addictif, j’ai avalé les 464 pages en deux jours. L’écriture est très visuelle, le style est fluide et le ton assez unique.

Un premier roman impressionnant, une balade montagnarde à couper le souffle, un voyage terrifiant qui vous hantera.  Allez y, n’ayez pas peur, c’est excellent !

Je remercie chaleureusement les éditions Denoël pour leur confiance.

 

4ème Couverture

En 1985, dans les montagnes hostiles du Tyrol du Sud, trois jeunes gens sont retrouvés morts dans la forêt de Bletterbach. Ils ont été littéralement broyés pendant une tempête, leurs corps tellement mutilés que la police n’a pu déterminer à l’époque si le massacre était l’oeuvre d’un humain ou d’un animal. Cette forêt est depuis la nuit des temps le théâtre de terribles histoires, transmises de génération en génération. Trente ans plus tard, Jeremiah Salinger, réalisateur américain de documentaires marié à une femme de la région, entend parler de ce drame et décide de partir à la recherche de la vérité. A Siebenhoch, petite ville des Dolomites où le couple s’est installé, les habitants font tout – parfois de manière menaçante – pour qu’il renonce à son enquête. Comme si, à Bletterbach, une force meurtrière qu’on pensait disparue s’était réveillée.

Editeur: Denoël, 464 pages, date sortie: 26 octobre 2017

Bilan lecture octobre 2017

Bilan lecture octobre 2017

9 livres lus, soit un total de 3793 pages

Ceux qui ne lisent pas ont beaucoup de mal à comprendre mon addiction incurable à la lecture.
La curiosité, l’excitation à l’idée de découvrir de nouvelles histoires, de nouveaux auteurs.  Le sentiment d’évasion, la jubilation intense de vivre ces émotions fortes que nous procurent les romans.
Un incroyable voyage dont je ne me lasserai jamais, les paysages changent sans cesse.

Ce mois d’octobre a commencé fort avec Le dernier hyver de Fabrice Papillon, une lecture plus que réjouissante et un coup de maître pour un premier thriller historique.  Ensuite, je suis passée à côté de Ne fais confiance à personne (et pourtant j’aime Paul Cleave), j’y ai laissé quelques neurones en route.  J’ai enchaîné avec On la trouvait plutôt jolie, un Michel Bussi mineur, en demi teinte. L’ouragan Islanova des Camuhug a soufflé très fort,  un livre qui déchire, un énorme coup de coeur.
Les retrouvailles tant attendues avec Fabio M. Mitchelli -le maître es serial killer- et Le tueur au miroir ont été à la hauteur de mes attentes.
Deux premiers romans, deux magnifiques découvertes que je vous invite à lire La face cachée de Ruth Malone d’Emma Flint et Les chiens de Détroit de Jérôme Loubry .
La fin du mois s’approche mais octobre me réserve encore de bien belles surprises.
Candiland de Jax Miller, je comprends mieux l’engouement pour son premier roman Les infâmes. Une énorme claque et une plume d’une force inouïe !  J’ai terminé le mois avec un premier roman étonnant et addictif L’essence du mal de Luca d’Andrea, ma chronique arrive.

Je vous souhaite à toutes et tous d’excellentes lectures… Lisez, lisez, lisez… cela rend heureux !

Voici la liste, en détails (cliquez sur les titres pour accéder directement aux chroniques)

Le dernier hyver – Fabrice Papillon

Ne fais confiance à personne – Paul Cleave

On la trouvait plutôt jolie – Michel Bussi

Islanova – Jérôme Camut et Nathalie Hug

Le tueur au miroir – Fabio M. Mitchelli

La face cachée de Ruth Malone – Emma Flint

Les chiens de Détroit – Jérôme Loubry

Candyland – Jax Miller

L’essence du mal – Luca d’Andrea (ma chronique arrive)

 

Candyland – Jax Miller

Candyland – Jax Miller

Coup de coeur pour un roman coup de poing !

Une sérieuse claque pour ce voyage au bout de l’enfer…

Je comprends l’engouement et les prix reçus par le premier roman de Jax Miller « Les infâmes » (toujours dans ma PAL).

Bienvenue dans l’Amérique profonde, l’Amérique moribonde, celle de ceux qui sont du mauvais côté de la barrière, une plongée dérangeante dans l’envers du décor.

Dès le premier chapitre, j’ai été happée et je suis restée accrochée jusqu’au dernier.  Jax Miller est une virtuose, elle m’a englué complètement dans son univers sombre et brutal et m’a noué les tripes plus d’une fois.  On ne sort pas intact de cette lecture, l’auteur n’y va pas avec le dos de la cuillère et ne nous épargne rien, attendez vous à être ébranlé par des émotions fortes.

Candyland tient plus du roman noir que du thriller. Un roman de contrastes entre noirceur et lueur, violence et douceur, désespoir et rédemption,  pureté et souillure et le résultat est grandiose.

L’intrigue est magnifiquement construite entre présent et passé et aborde les thèmes de la famille, la vengeance, la communauté Amish, la religion, les rêves perdus, la marginalité, la rédemption…

J’ai aimé ce roman pour ses protagonistes. Des personnages forts, aux multiples fêlures, d’une rare épaisseur, fouillés dans les détails, des personnages qui trainent de sérieuses casseroles. Et pour l’écriture, Jax Miller a une plume unique, d’une force inouïe et un style incroyable.

Ames sensibles s’abstenir, à éviter aussi en cas de moral bas.  Pour les autres, à lire d’urgence !

Je remercie les éditions Flammarion pour leur confiance.

4ème Couverture

Candyland n’est pas un conte ordinaire. C’est l’Amérique.
Il était une fois Sadie Gingerich, ancienne amish, seule dans sa confiserie d’une ville minière de Pennsylvanie. Sa vie va brutalement changer lorsque son fils est assassiné par sa petite amie, Allison.
Cruauté du destin, Sadie fait la rencontre de Danny, le père d’Allison, en proie à ses propres démons. Leurs lourds passés et le choc du meurtre s’entremêlent pendant l’enquête de police, révélant une vérité indicible.

Entre les doux pâturages de la communauté amish, les montagnes isolées du Nord et les villes minières abandonnées de la Rust Belt, la vie et l’amour sont broyés, laminés par la drogue et la pauvreté de l’Amérique rurale. Un lieu où les rêves ne se réalisent pas, où les fins heureuses n’existent pas.

Editeur: Flammarion,  464 pages, date sortie: 30 août 2017