Bilan lecture – juillet 2018

Bilan lecture – juillet 2018

10 livres lus, soit 4708 pages

Un mois chaud, un très beau mois lecture, des premiers romans, des découvertes, des retrouvailles et deux beaux coups de coeur.  Allez ! C’est parti pour un résumé de mes lectures, les chroniques se trouvent comme d’habitude en bas de page.

Les meilleurs amis du monde-Gilly Macmillan : L’auteure est incroyablement douée. Elle nous offre une démonstration étonnante de son immense talent en nous clouant sur place. Une magnifique histoire, une intrigue complexe. Un excellent roman, un bouleversant roman que je vous conseille vivement. Coup de coeur émotion !

Réveilles-toi !-François-Xavier DillardDiaboliquement original ! Un thriller dingue flirtant avec le fantastique, le paranormal, la science et la psychologie. Plusieurs histoires vont se croiser dans cette intrigue complexe à la construction vertigineuse.

MAD-Chloé Esposito : Un roman noir bourré d’humour, décalé, décapant et comme l’annonce le titre, complètement FOU. Imaginez Tarentino qui rencontre Bridget Jones ! Hélas, tout va très vite partir à vau l’eau. Déception !

Le triomphe des ténèbres-Giacometti-Ravenne : Une vraie leçon d’histoire avec un grand H autour de la seconde guerre mondiale, teintée d’ésotérisme, de paranormal, de mysticisme et d’occultisme nazi. Une plongée fascinante dans l’Europe des années 30/40 grâce à un impressionnant travail de documentation effectué par les deux auteurs érudits.

L’écrivain public-Dan Fesperman : Immersion dans le New York méconnu des années 40, le New York de l’après prohibition et son quartier allemand, les immigrés juifs, les nazis, la mafia et ses liens avec les autorités, les gangsters…. L’intrigue est le gros point faible, trop d’histoires en parallèle qui nous égarent. Déception !

Les fantômes de Manhattan-R.J. Ellory : Un grand roman ! Une sacrée histoire qui démarre au début du siècle en Pologne, passe par le camp de concentration Dachau, se poursuit parmi les gangsters à Manhattan des années 50 à nos jours. R.J. Ellory est un conteur au talent exceptionnel. Coup de coeur !

Nuit Blanche-Nicolas Druart : Un huis clos angoissant à l’atmosphère étouffante et glaçante. Le trouillomètre à zéro, flip assuré !  Une belle réussite pour un premier roman.

Akwaba-Jean Louis Rouillan : Une incroyable saga d’aventures proche de « Out of Africa », un voyage aux confins de la magie, un magnifique roman d’amour baigné du soleil africain, une ode à la liberté, à la sensualité.

Au coeur du solstice-Jacques Vandroux : Un parfait mélange de thriller, d’aventures, d’action, teinté d’un brin de paranormal. Une magnifique intrigue, un récit haletant aux multiples rebondissements.

La sirène qui fume-Benjamin Dierstein : Un premier roman récompensé par le prix Sang Froid et loué par Caryl Férey. Un tout jeune auteur qui n’a pas froid aux yeux, il tape très fort avec son premier roman. 100% noir, 100% sombre, 100% tripes ! Côté influence, il y a du David Peace et du James Ellroy.

Tu seras si jolie-Pierre Rehov : Un roman résolument féministe. Une belle réflexion sur la femme au coeur de notre société. Une analyse pertinente de l’endoctrinement qui mène à la radicalisation.

 

Je vous souhaite à toutes et tous d’excellentes lectures…
Soyez fous et déraisonnables, achetez des livres, beaucoup de livres, prêtez les,
empruntez les, peu importe, mais lisez, lisez, lisez… cela rend heureux !

Cliquez sur les titres pour lire les chroniques entières

Les meilleurs amis du monde – Gilly Macmillan (lecture de juin)

Réveille-toi ! – François-Xavier Dillard

MAD – Chloé Esposito

Le triomphe des ténèbres – Giacometti-Ravenne

L’écrivain public – Dan Fesperman

La sirène qui fume – Benjamin Dierstein

Nuit blanche – Nicolas Druart

Au coeur du solstice – Jacques Vandroux

Tu seras si jolie – Pierre Rehov

Les fantômes de Manhattan – R.J. Ellory

Akwaba – Jean-Louis Rouillan

Akwaba – Jean-Louis Rouillan

Akwaba – Jean-Louis Rouillan

Un roman en deux parties, j’ai lu la première « Comme l’arbre et l’écorce » il y a un an.  Je viens de lire la deuxième « Comme les voiles et le vent… ».

Je me suis écartée du chemin des polars et je suis très heureuse de cette belle découverte, un vrai cadeau du ciel !  Je craignais que le récit tombe dans la mièvrerie ou l’eau de rose, rassurez vous, il n’en est rien.

Akwaba signifie « Bienvenue » en dialecte Baoulé.

Nous sommes à la fin du 19è siècle, Jean quitte l’Indochine, il s’installe en Côte d’Ivoire pour se lancer dans une plantation d’ananas.  Dès son arrivée et au mépris des conventions sociales, il a une liaison avec Awa, une belle et mystérieuse ivoirienne.  Il rencontre ensuite Mely, une jeune bordelaise exilée par son père sur un navire à destination de l’Afrique, suite à l’échec d’un mariage arrangé.  Ils tomberont éperdument amoureux, alors que tout les oppose.  Nous allons suivre le couple pendant trente ans. Les hauts et les bas, les coups du sort, les joies, les peines, les infidélités, les secrets, les non-dits, la naissance d’un fils,  les révolutions technologiques, le succès de la plantation, la vie dans cette colonie, le monde qui continue de tourner, la guerre, la mort, les drames du quotidien.  Le récit d’une vie, et quelle vie !

A peine ai je mis le nez dedans, j’ai été transportée, immergée à 100%  dans cette  histoire épique teintée de passion. On découvre la vie sur cette terre d’Afrique, la colonisation, la modernité qui s’installe petit à petit opposée aux traditions. Les rites, la sorcellerie, les guérisseurs, les marabouts, le respect des Esprits et de la terre.
Jean-Louis Rouillan a effectué un énorme travail de documentation pour nous plonger un contexte historique très solide.

Une incroyable saga d’aventures proche de « Out of Africa », un voyage aux confins de la magie, un magnifique roman d’amour baigné du soleil africain, une ode à la liberté, à la sensualité.
Les personnages sont attachants et d’une force incroyable… Awa, Mely, Tara, Désirée, Jean, Diomandé et tous les autres… J’ai vibré, j’ai pleuré, j’ai souffert, j’ai espéré à leurs côtés.
L’écriture est fluide et très visuelle, elle nous fait ressentir les couleurs, les odeurs, les parfums sucrés, la chaleur… on s’y croirait.

Tout nous enivre dans ce roman envoûtant et passionnant.  J’ai l’ai lu quasi en apnée,  les sens en éveil, en traversant une riche palette d’émotions.

Je croise les doigts très fort pour que ce roman rencontre un éditeur, il le mérite amplement.

Un tout grand merci à Jean Louis Rouillan pour sa confiance.

 

4ème Couverture

Une histoire de vies entre Voie Lactée et Chemin des Drames, où lorsque l’on pense que tout est fini, on découvre que rien ne l’est jamais tout à fait. Que certaines destinées sont liées comme l’arbre et l’écorce ou portées comme les voiles par les vents. Akwaba, « Bienvenue » en dialecte de Côte d’Ivoire. Ce pays où, en cette fin de XIXème siècle, se déroule le récit. Mais c’est aussi le nom de cette plantation, que Jean, jeune officier de la Coloniale nouvellement débarqué en Afrique, veux ériger. Akwaba, c’est ce domaine… où tout va arriver. Face à l’Histoire du Monde qui ne les oubliera pas, des rencontres, des regards qui s’échangent, s’accrochent et se lient avec la force de ces instants qui bouleversent les existences. Alors que tout pourrait les opposer. Un récit qui repousse les limites de son environnement mais qui se déroule aussi dans un espace clos : dans ces joutes humaines à travers les regards, les non-dits, les secrets enfouis, le poids du passé . Avec ces souvenirs qui s’évaporent mais qui restent suffisamment pour entraver et gangréner les vivants. Par ces gestes qui en disent souvent plus long que la parole. Ici, la sécurité est toute relative, le danger est partout. Pas seulement à l’extérieur … Il y a dans les personnages, cette espérance qui fait étinceler encore les regards, ces yeux qui sont le reflet des âmes, perdues et surtout vivantes. Une ode à la liberté d’être, la liberté de choisir, la liberté de vivre.

Auto édité, 676 pages, date sortie: 13 avril 2018

Les fantômes de Manhattan – R.J. Ellory

Les fantômes de Manhattan – R.J. Ellory

Quand les fantômes du passé résonnent avec le présent…

Deuxième roman écrit par R.J. Ellory en 2004, juste après Papillon de Nuit. Quatorze ans plus tard, il vient d’être traduit par Sonatine.

Inconditionnelle de l’auteur, j’ai plongé dans ma lecture sans aucune appréhension, 100% confiante de découvrir une oeuvre de jeunesse et une autre facette du maestro.

Les fantômes de Manhattan est un magnifique roman qui laisse émerger le génie de l’auteur.  Pour les aficionados, oubliez ses autres romans, ne comparez pas, soyez curieux en l’ouvrant et laissez vous tout simplement porter.

Une sacrée histoire qui démarre au début du siècle en Pologne, passe par le camp de concentration Dachau, se poursuit parmi les gangsters à Manhattan des années 50 à nos jours.

R.J. Ellory est un conteur au talent exceptionnel. Un virtuose qui possède deux dons particuliers. Celui de tisser des doubles récits qui entrelacent les histoires, les destins, les époques. Et celui de relier des petits fragments de nous-même au vaste monde et ainsi nous donner un sentiment d’appartenance.

Comment la grande Histoire avec un grand H résonne avec la petite, celle de nos vies étriquées emplies de solitude et de promesses oubliées ?  Nos vies où l’équilibre fragile peut se rompre à chaque instant. Nos vies bâties tant bien que mal sur de lourds secrets de famille. Comment alléger du poids du passé qui nous poursuit pour prendre son envol et oser vivre pleinement. Est-il possible de se libérer complètement ? Le chemin passe-t-il par le pardon, la vengeance ou l’amour ?

Un roman noir et blanc, teinté de poésie, de lumière et d’espoir.  L’intrigue est forte, prenante et émouvante, la construction précise et infaillible, l’alternance des époques donne un beau rythme au récit, la profondeur des personnages et le souffle particulier nous emporte complètement.

La plume de l’auteur est sublime, il manie les mots comme un magicien, les choisit avec tant de soin, les mots qui touchent et nous font vivre beaucoup d’émotions.

Un grand roman, un roman brillant tout simplement !

Je remercie chaleureusement les éditions Sonatine pour leur confiance.

4ème Couverture

Et si un livre détenait les clés de votre existence ?
Annie O’Neill, 31 ans, est une jeune fille discrète. Elle tient une petite librairie en plein cœur de Manhattan, fréquentée par quelques clients aussi solitaires et marginaux qu’elle. Son existence est bouleversée par la visite d’un nommé Forrester, qui se présente comme un très bon ami de ses parents, qu’elle n’a pratiquement pas connus. L’homme est venu lui remettre un manuscrit. Celui-ci raconte l’histoire d’un certain Haim Kruszwica, adopté par un soldat américain lors de la libération de Dachau, devenu ensuite une des grandes figures du banditisme new-yorkais. Quel rapport avec l’histoire intime d’Annie ? Et pourquoi le dénommé Forrester est-il si réticent à lui avouer la vérité ? Lorsqu’elle lui sera enfin dévoilée, celle-ci sera plus inattendue et incroyable que tout ce qu’elle a pu imaginer.

Editeur: Sonatine, 464 pages, date de sortie: 7 juin 2018

Tu seras si jolie – Pierre Rehov

Tu seras si jolie – Pierre Rehov

D’un côté Emma, une jeune femme banale, très intelligente et mal dans sa peau. Elle a besoin d’une grosse somme d’argent pour sauver son petit chien « l’amour de sa vie » gravement malade.  Contrainte et forcée, elle se voit obligée de participer à une émission de télé réalité qui va la rendre belle à coups de chirurgie esthétique.
De l’autre, Faouzi, un jeune ado paumé et misogyne dont la mère est décédée. Jugeant ses soeurs trop émancipées, il se laisse manipuler par les islamistes jusqu’à dériver vers l’intégrisme et la barbarie du terrorisme.
Les deux vont se rencontrer, l’une aide l’autre.

Deux civilisations opposées, deux excès et une dénonciation fine et intelligente.
La publicité, le star system, l’image de la femme qui doit absolument répondre à des critères de mode imposés par les magazines. Sois belle et tais toi !
Le regard de la civilisation islamiste sur la femme, une moins que rien qui n’a aucun droit et sert juste à satisfaire les plaisirs de mâles.  Cache toi et tais toi !

Un roman résolument féministe. Une belle réflexion sur la femme au coeur de notre société. Une analyse pertinente de l’endoctrinement qui mène à la radicalisation.

Un récit au ton léger. Deux histoires touchantes pleines de bons sentiments.
Un étonnant cocktail que j’ai lu à une vitesse dingue. Il fallait oser mêler une histoire sentimentale à la légèreté, à l’humour pour dénoncer ces sujets graves !
Au final, je me demande si cela ne déforce pas un peu le propos ?  A vous de voir !

Pierre Rehov est réalisateur, journaliste, il a approché et étudié des terroristes islamistes à Gaza, en Irak et autres zones de guerre. Il est également romancier et a déjà publié « Cellules blanches ».

Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour cette belle découverte.

4ème Couverture

Jusqu’où iriez-vous par amour… pour votre animal de compagnie ? Emma, célibataire endurcie et mal dans sa peau, apprend que sa petite chienne, l’amour de sa vie, est atteinte d’une maladie grave et que seuls des traitements au coût exorbitant pourront la sauver. Qu’à cela ne tienne, pour payer les frais vétérinaires, et malgré l’aversion que cela lui inspire, Emma accepte de participer à une émission de téléréalité qui transforme des candidates au physique disgracieux en canons de beauté, à coups de chirurgie plastique.

De son côté, Faouzi est un adolescent perdu, en quête de valeurs, et terrassé par le récent décès de sa mère. En conflit avec son père, et avec ses soeurs qu’il juge trop émancipées, il décide de squatter une résidence avec ses nouveaux frères, qui lui ont promis la paix spirituelle… à condition qu’il suive leurs traces.

Alors que l’une est à l’aube de sa transformation physique et l’autre en voie de radicalisation, Emma et Faouzi verront leurs chemins se croiser. Pourront-ils s’entraider ou vont-ils s’attirer mutuellement des ennuis qu’ils n’auraient pu soupçonner ?

Editeur: Belfond, 400 pages, date sortie: 14 juin 2018

Au coeur du solstice – Jacques Vandroux

Au coeur du solstice – Jacques Vandroux

A dévorer d’une traite !

Après le gros coup de coeur pour Projet Anastasis  et Le sceau des sorcières, j’entame mon troisième roman de Jacques Vandroux avec beaucoup d’excitation.  D’autant plus que je viens de rencontrer l’auteur à Saint Maur en poche.

Juste pour vous mettre l’eau à la bouche, nous sommes à Grenoble, un jeune homme suit une belle femme vêtue de blanc, elle entre dans une église et disparaît. Personne d’autre ne semble l’avoir vue, a t il eu une vision ?  Le lendemain, on retrouve son cadavre dans le baptistère. L’autopsie révèle que l’assassin lui a retiré le coeur.

La capitaine de choc Nadia Barka est chargée de cette enquête complexe, aucune piste, aucun indice. Lorsqu’un deuxième cadavre est trouvé, c’est une véritable course contre la montre qui débute pour stopper ce tueur dément.

Quel plaisir de retrouver Nadia Barka, rencontrée dans Le sceau des sorcières . Nous allons en apprendre plus sur cette femme au caractère bien trempé.

Un parfait mélange de thriller, d’aventures, d’action, teinté d’un brin de paranormal. Une magnifique intrigue, un récit haletant aux multiples rebondissements. La construction est habile, le suspense monte crescendo et nous tient en haleine jusqu’à la toute fin. L’auteur a une plume très fluide et possède un incroyable sens du rythme, les pages se tournent toutes seules sans aucun temps mort et les chapitres courts nous empêchent de poser notre lecture.

Un mini bémol, ce n’est qu’un détail ! Deux love affaires dans l’histoire, si la première sert le récit, la deuxième entre Nadia et son collègue me semble superflue.

Au final, si vous me demandiez lequel j’ai préféré, je vous dirais ex aequo Le sceau des sorcières et Projet Anastasis, suivi de près par Au coeur du solstice.

Vivement le prochain !!!

Je remercie chaleureusement les éditions Robert Laffont pour leur confiance.

4ème Couverture

Grenoble, mois de juin. Le corps d’une jeune femme est découvert dans l’ancien baptistère. Très vite, l’autopsie révèle que l’assassin a retiré le coeur de sa victime. Quelques jours plus tard, un second cadavre va plonger la ville dans la psychose. Meurtres rituels ? Actes d’un dément ?
Saisis de l’enquête, le capitaine Nadia Barka et son équipe ne disposent d’aucun indice, si ce n’est du témoignage surprenant de Julien Lombard, qui se dit averti des disparitions et des meurtres par d’étranges visions. Mythomane, illuminé ou piste providentielle ? La policière, en proie au doute, va devoir s’appuyer sur des alliés parfois singuliers pour tenter de stopper ce tueur à l’efficacité redoutable.

Editeur: Robert Laffont, 416 pages, date sortie: 14 juin 2018

Nuit blanche – Nicolas Druart

Nuit blanche – Nicolas Druart

Ah que j’aime découvrir un tout jeune auteur et son premier roman, je ressens toujours la même excitation mêlée d’une certaine appréhension.

Nicolas Druart est infirmier, il connait et maîtrise parfaitement le décor de son intrigue.

Fermez les yeux… Imaginez…
La nuit, un hôpital isolé et perdu au fond de la campagne. Julie, la jeune interne aspire à une nuit de garde calme. Un violent orage éclate, un malade très dangereux dans le coma arrive dans le service escorté par deux gendarmes. La tempête se déchaîne, coupant les routes et les communications. Peu après l’arrivée de l’étrange malade, la mort commence à frapper sauvagement.

Et me voilà plongée dans un huis clos angoissant à l’atmosphère étouffante et glaçante. L’auteur réussit à m’immerger complètement, impossible de sortir. Je suis prisonnière avec les personnages entrain d’errer dans les couloirs de l’hôpital, de suspecter tout le monde, le trouillomètre à zéro. Je flippe à mort, oh que c’est bon !

Les rebondissements s’enchaînent, la tension monte, la peur me donne des sueurs froides, le suspense me vrille les nerfs, les chapitres courts et les nombreux cliffhangers m’empêche de poser ma lecture.

Je vous parle de la fin complètement dingue ou pas ?

Si vous avez trop chaud durant cet été caniculaire, n’hésitez pas un instant… frissons et nuit blanche assurée !

Franck Thilliez ne s’est pas trompé en lui accordant le Prix Suspense 2018.

Je remercie chaleureusement les éditions Les Nouveaux Auteurs pour leur confiance.

4ème Couverture

Saint-Florentin-sur-Lot : trois mille deux cents habitants répartis dans un isthme, encerclés par le Lot ; un hôpital reclus dans les bois, à l’extrémité nord de la presqu’île. Et une tempête déferlante. Julie est interne dans le service de médecine et n’aspire qu’à une seule chose : une nuit de garde calme. Mais l’arrivée d’un nouveau patient vient bouleverser ses projets.
Un homme plongé dans le coma, escorté par deux gendarmes, va perturber la quiétude du centre hospitalier. Aussitôt après son admission, les tragédies s’enchaînent. Une nuit d’enfer se profile…

Gagnant Prix du Suspense Psychologique 2e Edition 2018 présidé par Franck Thilliez.

Editeur: Les nouveaux auteurs, 435 pages, date sortie: 19 avril 2018

La sirène qui fume – Benjamin Dierstein

La sirène qui fume – Benjamin Dierstein

Un premier roman récompensé par le prix Sang Froid et loué par Caryl Férey.

Benjamin Diersten, un tout jeune auteur qui n’a pas froid aux yeux, il tape très fort avec son premier roman.

100% noir, 100% sombre, 100% tripes

Côté influence, il y a du David Peace (Quatuor du Yorkshire) et du James Ellroy.

En 2011, durant la campagne présidentielle, des prostituées mineures sont assassinées. L’affaire est plus que sordide et l’enquête mettra en lumière les liens politiques et policiers avec le gigantesque trafic de prostitution de filles mineures de l’Est.

L’enquête ne sera qu’un décor, un prétexte au thème principal du roman.
Le duel et à la descente aux enfers de deux flics. Deux personnages fort que vous n’oublierez pas de sitôt. Gabriel Prigent, le méticuleux, l’obsédé de l’éthique et Christian Kertesz, le dépressif corrompu de haut en bas.
Deux flics torturés par leur lourd passé, poursuivis par leurs démons et rattrapés par leurs obsessions. Deux flics que tout oppose en apparence jusqu’à ce que les masques tombent.

Un récit écrit à la manière d’un scénario, il laisse une grande place aux dialogues.  Certains à la première personne pour Prigent, d’autres à la deuxième pour Kertesz. Un style vraiment très spécial. Entre les dialogues, de très longues phrases avec peu de ponctuation.

J’ai adoré les personnages, la réalité du décor, les émotions, la noirceur, la tension, le rythme effréné de l’histoire mais j’ai eu beaucoup de mal avec l’écriture.
Dommage ! La sirène qui fume a frôlé le coup de coeur.

Une belle réussite, un roman plus qu’abouti et un jeune auteur à suivre de très près.

Je remercie chaleureusement les éditions Nouveau monde pour leur confiance.

4ème Couverture

Mars 2011. La campagne présidentielle bat son plein, plus d’un an avant les élections. Le capitaine Gabriel Prigent débarque à la brigade criminelle de Paris après avoir vécu un drame à Rennes. Obsédé par l’éthique, il croise sur son chemin le lieutenant Christian Kertesz de la brigade de répression du proxénétisme, compromis avec la mafia corse et tourmenté par un amour perdu. Alors qu’éclate une sordide histoire d’assassinats de prostituées mineures, ils plongent tous les deux dans une affaire qui rapidement les dépasse, entraînant dans leur chute une ribambelle d’hommes et de femmes qui cherchent à sauver leur peau – flics dépressifs, politiciens salaces, médecins corrompus, gangsters imprévisibles et macs tortionnaires. Poursuivis par leurs propres obsessions et les fantômes qui les hantent, Prigent et Kertesz vont se livrer un duel sans merci, au coeur de la barbarie et des faux-semblants du monde contemporain.

Editeur: Nouveau Monde éditions, 525 pages, date sortie: 5 avril 2018

L’écrivain public – Dan Fesperman

L’écrivain public – Dan Fesperman

Elu meilleur roman policier de l’année par le New York Times.

Le récit se déroule en 1942 durant la seconde guerre mondiale à New York, peu après Pearl Harbour, l’auteur s’est inspiré de faits réels pour aborder le thème de l’immigration allemande à travers une enquête et des meurtres. Tous les ingrédients sont réunis pour titiller ma curiosité.

Le contexte historique est très intéressant, instructif et superbement documenté. La reconstitution est parfaite, l’auteur nous immerge dans le New York méconnu des années 40, le New York de l’après prohibition et son quartier allemand, les immigrés juifs, les nazis, la mafia et ses liens avec les autorités, les gangsters….

A mon avis, c’est le grand intérêt du roman. Car l’intrigue est le gros point faible… trop d’histoires en parallèle qui nous égarent. Elle est beaucoup trop lente et manque de rythme, très mal ficelée, noyée dans un mic mac de détails inutiles. Pas vraiment maîtrisée, comme si l’auteur l’avait mise au second plan, se concentrant avant tout sur le côté historique de son récit. Les personnages sont trop nombreux, peu approfondis, on s’y perd un peu sans s’y attacher vraiment.

Au final, le roman est intéressant mais manque totalement de fluidité et de rythme. Il ne m’a pas réellement passionnée ni embarquée…. je me suis ennuyée ! trop de longueurs et de descriptions. J’ai eu l’impression de lire un reportage. Comme si l’auteur avait mis en avant son métier de reporter de guerre. Dommage !

Je remercie chaleureusement l’agence Anne & Arnaud pour sa confiance.

4ème Couverture

9 février 1942. Dès son arrivée à New York, Woodrow Cain, un jeune flic du sud des États-Unis, est accueilli par les flammes qui s’échappent du paquebot Normandie, en train de sombrer dans l’Hudson. C’est au bord de ce même fleuve que va le mener sa première enquête, après la découverte d’un cadavre sur les docks, tenus par la mafia. Là, il fait la connaissance d’un écrivain public, Danziger, obsédé par les migrants qui arrivent d’une Europe à feu et à sang, ces fantômes au passé déchiré et à l’avenir incertain. Celui-ci va orienter Cain vers Germantown, le quartier allemand, où, dans l’ombre, sévissent les sympathisants nazis. Alors que le pays marche vers la guerre, la ville est en proie à une paranoïa croissante. Et les meurtres continuent…

Editeur: Cherche Midi, 464 pages, date sortie: 12 avril 2018

Le triomphe des ténèbres – Giacometti-Ravenne

Le triomphe des ténèbres – Giacometti-Ravenne

Le fameux duo du thriller ésotérique Franc-maçonnique inaugure une nouvelle trilogie « Le soleil Noir » dont le premier tome
Le triomphe des ténèbres plonge le lecteur dans les plus sombres secrets et la face cachée du Troisième Reich et de l’organisation nazie l’Ahnenerbe, créée par Himmler.

Le pari était risqué mais il est réussi, les auteurs se sont renouvelés.

Une vraie leçon d’histoire avec un grand H autour de la seconde guerre mondiale, teintée d’ésotérisme, de paranormal, de mysticisme et d’occultisme nazi.

Un savant mélange entre faits réels et imagination, une plongée fascinante dans l’Europe des années 30/40 grâce à un impressionnant travail de documentation effectué par les deux auteurs érudits.

Contrairement à la série des Antoine Marcas, il n’y a pas d’alternance d’époque, nous sommes en 1941 et voyageons de l’Europe au Tibet, en passant par Londres, Berlin, Montségur au pays Cathares, Montserrat dans l’Espagne franquiste.  Nous allons croiser quelques acteurs importants de la seconde guerre, Hitler, Himmler, Goering, Churchill en suivant les SS illuminés dans leur folie et leur quête pseudo intellectuelle de symboles anciens servant l’idéologie nazie.

Une chasse aux trésors perdus façon Indiana Jones et la Dernière croisade, une palpitante course poursuite pleine de rebondissements, n’espérez pas reprendre votre souffle tant le suspense est intense.

Accrochez-vous, le récit met du temps à démarrer, quelques longueurs ponctuent le début mais ne gênent en rien l’intrigue et les nombreux personnages créent un peu de confusion dans les premiers chapitres.

Les révélations finales m’ont mis l’eau à la bouche et j’attends avec impatience la suite de ces passionnantes aventures.

Une belle réussite pour ce premier opus.  Si vous aimez la série des Marcas, vous allez adorer !

Je remercie chaleureusement les éditions JC Lattès pour leur confiance.

4ème Couverture

Dans une Europe au bord de l abîme, une organisation nazie, l’Ahnenerbe, pille des lieux sacrés à travers le monde. Ils cherchent à amasser des trésors aux pouvoirs obscurs destinés à établir le règne millénaire du Troisième Reich. Son maître, Himmler, envoie des SS fouiller un sanctuaire tibétain dans une vallée oubliée de l Himalaya. Il se rend lui-même en Espagne, dans un monastère, pour chercher un tableau énigmatique. De quelle puissance ancienne les nazis croient-ils détenir la clé ?
À Londres, Churchill découvre que la guerre contre l’Allemagne sera aussi la guerre spirituelle de la lumière contre l’occulte.
Ce livre est le premier tome d’une saga où l’histoire occulte fait se rencontrer les acteurs majeurs de la Seconde Guerre mondiale et des personnages aux destins d exception : Tristan, le trafiquant d’art au passé trouble, Erika, une archéologue allemande, Laure, l’héritière des Cathares…

Editeur: JC Lattès, 480 pages, date sortie: 4 avril 2018

MAD – Chloé Esposito

MAD – Chloé Esposito

Un roman léger à lire cet été sur la plage ou au bord d’une piscine.

Une histoire de jumelles, Beth et Alvie, la vertueuse et la maléfique. Beth est mariée à un superbe italien et vit dans une magnifique villa en Sicile, tout lui réussit. Alvie, l’anti héroïne sexy, est une catastrophe ambulante, sans le sou, virée d’un boulot qu’elle déteste et de son appart par ses colocataires.  Tout bascule lorsque Beth invite sa jumelle à passer quelques jours dans sa villa sicilienne…. les surprises et les meurtres vont s’accumuler à la vitesse grand V.

Un roman noir bourré d’humour, décalé, décapant et comme l’annonce le titre, complètement FOU.
Imaginez Tarentino qui rencontre Bridget Jones !
La 4ème de couverture me titille, tous les bons ingrédients sont réunis et je m’attends à passer un excellent moment .

Si le scénario est sympa, l’intrigue est assez peu crédible, trop tirée par les cheveux mais je m’accroche car les rebondissements s’enchaînent dans un tourbillon dingue et rendent la lecture addictive.

Hélas, tout va très vite partir à vau l’eau.  A vouloir gonfler l’humour, le rocambolesque, le ton loufoque et décalé, le roman accumule les clichés et s’égare dans les excès jusqu’à frôler le ridicule par moment.  Même les traits de l’héroïne sont forcés à l’extrême pour la rendre trash à mourir. Trop c’est trop !  Le mélange des genres fonctionne à moitié, des scènes de meurtres sanglants mélangées à des scènes érotiques style « Cinquante nuances… », comment vous dire ?

Je l’ai lu assez vite mais je n’en garderai pas un souvenir impérissable. C’est un roman qui ferait merveille adapté au cinéma par Tarentino.

Au final, ça passe ou ça casse ! Dommage la sauce n’a pas trop pris !
A lire pour vous faire votre avis, ce divertissement vous fera peut être passer un bon moment.
Une de mes amies l’a lu, elle a adoooré.

Je remercie chaleureusement les éditions Fleuve Noir pour leur confiance.

 

4ème Couverture

Alvie est une catastrophe ambulante sans avenir, virée de son boulot et même de son appartement par ses colocataires. Tout le contraire de sa sœur jumelle, Beth, qui réside dans une somptueuse villa de Taormine en Sicile avec son mari, un superbe Italien, et son adorable petit garçon. De quoi lui donner des envies de meurtre ! Alors, quand Alvie reçoit un appel de sa sœur qui lui propose un vol en première classe pour la rejoindre, elle ne saute pas immédiatement de joie… avant de céder à l’appel du luxe et du soleil. Mais la gentillesse n’est pas gratuite : Beth lui demande de se faire passer pour elle le temps d’un après-midi.
Cet échange d’identité va se révéler la première étape d’un tourbillon diabolique et irrésistible ! Entre faux-semblants et rebondissements, Alvie se découvre de nouvelles passions peu ordinaires et apprendra que la vie de rêve peut parfois avoir un goût de… sang.

Editeur: Fleuve noir, 480 pages, date de sortie: 14 juin 2018