Nuit blanche – Nicolas Druart

Nuit blanche – Nicolas Druart

Ah que j’aime découvrir un tout jeune auteur et son premier roman, je ressens toujours la même excitation mêlée d’une certaine appréhension.

Nicolas Druart est infirmier, il connait et maîtrise parfaitement le décor de son intrigue.

Fermez les yeux… Imaginez…
La nuit, un hôpital isolé et perdu au fond de la campagne. Julie, la jeune interne aspire à une nuit de garde calme. Un violent orage éclate, un malade très dangereux dans le coma arrive dans le service escorté par deux gendarmes. La tempête se déchaîne, coupant les routes et les communications. Peu après l’arrivée de l’étrange malade, la mort commence à frapper sauvagement.

Et me voilà plongée dans un huis clos angoissant à l’atmosphère étouffante et glaçante. L’auteur réussit à m’immerger complètement, impossible de sortir. Je suis prisonnière avec les personnages entrain d’errer dans les couloirs de l’hôpital, de suspecter tout le monde, le trouillomètre à zéro. Je flippe à mort, oh que c’est bon !

Les rebondissements s’enchaînent, la tension monte, la peur me donne des sueurs froides, le suspense me vrille les nerfs, les chapitres courts et les nombreux cliffhangers m’empêche de poser ma lecture.

Je vous parle de la fin complètement dingue ou pas ?

Si vous avez trop chaud durant cet été caniculaire, n’hésitez pas un instant… frissons et nuit blanche assurée !

Franck Thilliez ne s’est pas trompé en lui accordant le Prix Suspense 2018.

Je remercie chaleureusement les éditions Les Nouveaux Auteurs pour leur confiance.

4ème Couverture

Saint-Florentin-sur-Lot : trois mille deux cents habitants répartis dans un isthme, encerclés par le Lot ; un hôpital reclus dans les bois, à l’extrémité nord de la presqu’île. Et une tempête déferlante. Julie est interne dans le service de médecine et n’aspire qu’à une seule chose : une nuit de garde calme. Mais l’arrivée d’un nouveau patient vient bouleverser ses projets.
Un homme plongé dans le coma, escorté par deux gendarmes, va perturber la quiétude du centre hospitalier. Aussitôt après son admission, les tragédies s’enchaînent. Une nuit d’enfer se profile…

Gagnant Prix du Suspense Psychologique 2e Edition 2018 présidé par Franck Thilliez.

Editeur: Les nouveaux auteurs, 435 pages, date sortie: 19 avril 2018

La sirène qui fume – Benjamin Dierstein

La sirène qui fume – Benjamin Dierstein

Un premier roman récompensé par le prix Sang Froid et loué par Caryl Férey.

Benjamin Diersten, un tout jeune auteur qui n’a pas froid aux yeux, il tape très fort avec son premier roman.

100% noir, 100% sombre, 100% tripes

Côté influence, il y a du David Peace (Quatuor du Yorkshire) et du James Ellroy.

En 2011, durant la campagne présidentielle, des prostituées mineures sont assassinées. L’affaire est plus que sordide et l’enquête mettra en lumière les liens politiques et policiers avec le gigantesque trafic de prostitution de filles mineures de l’Est.

L’enquête ne sera qu’un décor, un prétexte au thème principal du roman.
Le duel et à la descente aux enfers de deux flics. Deux personnages fort que vous n’oublierez pas de sitôt. Gabriel Prigent, le méticuleux, l’obsédé de l’éthique et Christian Kertesz, le dépressif corrompu de haut en bas.
Deux flics torturés par leur lourd passé, poursuivis par leurs démons et rattrapés par leurs obsessions. Deux flics que tout oppose en apparence jusqu’à ce que les masques tombent.

Un récit écrit à la manière d’un scénario, il laisse une grande place aux dialogues.  Certains à la première personne pour Prigent, d’autres à la deuxième pour Kertesz. Un style vraiment très spécial. Entre les dialogues, de très longues phrases avec peu de ponctuation.

J’ai adoré les personnages, la réalité du décor, les émotions, la noirceur, la tension, le rythme effréné de l’histoire mais j’ai eu beaucoup de mal avec l’écriture.
Dommage ! La sirène qui fume a frôlé le coup de coeur.

Une belle réussite, un roman plus qu’abouti et un jeune auteur à suivre de très près.

Je remercie chaleureusement les éditions Nouveau monde pour leur confiance.

4ème Couverture

Mars 2011. La campagne présidentielle bat son plein, plus d’un an avant les élections. Le capitaine Gabriel Prigent débarque à la brigade criminelle de Paris après avoir vécu un drame à Rennes. Obsédé par l’éthique, il croise sur son chemin le lieutenant Christian Kertesz de la brigade de répression du proxénétisme, compromis avec la mafia corse et tourmenté par un amour perdu. Alors qu’éclate une sordide histoire d’assassinats de prostituées mineures, ils plongent tous les deux dans une affaire qui rapidement les dépasse, entraînant dans leur chute une ribambelle d’hommes et de femmes qui cherchent à sauver leur peau – flics dépressifs, politiciens salaces, médecins corrompus, gangsters imprévisibles et macs tortionnaires. Poursuivis par leurs propres obsessions et les fantômes qui les hantent, Prigent et Kertesz vont se livrer un duel sans merci, au coeur de la barbarie et des faux-semblants du monde contemporain.

Editeur: Nouveau Monde éditions, 525 pages, date sortie: 5 avril 2018

L’écrivain public – Dan Fesperman

L’écrivain public – Dan Fesperman

Elu meilleur roman policier de l’année par le New York Times.

Le récit se déroule en 1942 durant la seconde guerre mondiale à New York, peu après Pearl Harbour, l’auteur s’est inspiré de faits réels pour aborder le thème de l’immigration allemande à travers une enquête et des meurtres. Tous les ingrédients sont réunis pour titiller ma curiosité.

Le contexte historique est très intéressant, instructif et superbement documenté. La reconstitution est parfaite, l’auteur nous immerge dans le New York méconnu des années 40, le New York de l’après prohibition et son quartier allemand, les immigrés juifs, les nazis, la mafia et ses liens avec les autorités, les gangsters….

A mon avis, c’est le grand intérêt du roman. Car l’intrigue est le gros point faible… trop d’histoires en parallèle qui nous égarent. Elle est beaucoup trop lente et manque de rythme, très mal ficelée, noyée dans un mic mac de détails inutiles. Pas vraiment maîtrisée, comme si l’auteur l’avait mise au second plan, se concentrant avant tout sur le côté historique de son récit. Les personnages sont trop nombreux, peu approfondis, on s’y perd un peu sans s’y attacher vraiment.

Au final, le roman est intéressant mais manque totalement de fluidité et de rythme. Il ne m’a pas réellement passionnée ni embarquée…. je me suis ennuyée ! trop de longueurs et de descriptions. J’ai eu l’impression de lire un reportage. Comme si l’auteur avait mis en avant son métier de reporter de guerre. Dommage !

Je remercie chaleureusement l’agence Anne & Arnaud pour sa confiance.

4ème Couverture

9 février 1942. Dès son arrivée à New York, Woodrow Cain, un jeune flic du sud des États-Unis, est accueilli par les flammes qui s’échappent du paquebot Normandie, en train de sombrer dans l’Hudson. C’est au bord de ce même fleuve que va le mener sa première enquête, après la découverte d’un cadavre sur les docks, tenus par la mafia. Là, il fait la connaissance d’un écrivain public, Danziger, obsédé par les migrants qui arrivent d’une Europe à feu et à sang, ces fantômes au passé déchiré et à l’avenir incertain. Celui-ci va orienter Cain vers Germantown, le quartier allemand, où, dans l’ombre, sévissent les sympathisants nazis. Alors que le pays marche vers la guerre, la ville est en proie à une paranoïa croissante. Et les meurtres continuent…

Editeur: Cherche Midi, 464 pages, date sortie: 12 avril 2018

Le triomphe des ténèbres – Giacometti-Ravenne

Le triomphe des ténèbres – Giacometti-Ravenne

Le fameux duo du thriller ésotérique Franc-maçonnique inaugure une nouvelle trilogie « Le soleil Noir » dont le premier tome
Le triomphe des ténèbres plonge le lecteur dans les plus sombres secrets et la face cachée du Troisième Reich et de l’organisation nazie l’Ahnenerbe, créée par Himmler.

Le pari était risqué mais il est réussi, les auteurs se sont renouvelés.

Une vraie leçon d’histoire avec un grand H autour de la seconde guerre mondiale, teintée d’ésotérisme, de paranormal, de mysticisme et d’occultisme nazi.

Un savant mélange entre faits réels et imagination, une plongée fascinante dans l’Europe des années 30/40 grâce à un impressionnant travail de documentation effectué par les deux auteurs érudits.

Contrairement à la série des Antoine Marcas, il n’y a pas d’alternance d’époque, nous sommes en 1941 et voyageons de l’Europe au Tibet, en passant par Londres, Berlin, Montségur au pays Cathares, Montserrat dans l’Espagne franquiste.  Nous allons croiser quelques acteurs importants de la seconde guerre, Hitler, Himmler, Goering, Churchill en suivant les SS illuminés dans leur folie et leur quête pseudo intellectuelle de symboles anciens servant l’idéologie nazie.

Une chasse aux trésors perdus façon Indiana Jones et la Dernière croisade, une palpitante course poursuite pleine de rebondissements, n’espérez pas reprendre votre souffle tant le suspense est intense.

Accrochez-vous, le récit met du temps à démarrer, quelques longueurs ponctuent le début mais ne gênent en rien l’intrigue et les nombreux personnages créent un peu de confusion dans les premiers chapitres.

Les révélations finales m’ont mis l’eau à la bouche et j’attends avec impatience la suite de ces passionnantes aventures.

Une belle réussite pour ce premier opus.  Si vous aimez la série des Marcas, vous allez adorer !

Je remercie chaleureusement les éditions JC Lattès pour leur confiance.

4ème Couverture

Dans une Europe au bord de l abîme, une organisation nazie, l’Ahnenerbe, pille des lieux sacrés à travers le monde. Ils cherchent à amasser des trésors aux pouvoirs obscurs destinés à établir le règne millénaire du Troisième Reich. Son maître, Himmler, envoie des SS fouiller un sanctuaire tibétain dans une vallée oubliée de l Himalaya. Il se rend lui-même en Espagne, dans un monastère, pour chercher un tableau énigmatique. De quelle puissance ancienne les nazis croient-ils détenir la clé ?
À Londres, Churchill découvre que la guerre contre l’Allemagne sera aussi la guerre spirituelle de la lumière contre l’occulte.
Ce livre est le premier tome d’une saga où l’histoire occulte fait se rencontrer les acteurs majeurs de la Seconde Guerre mondiale et des personnages aux destins d exception : Tristan, le trafiquant d’art au passé trouble, Erika, une archéologue allemande, Laure, l’héritière des Cathares…

Editeur: JC Lattès, 480 pages, date sortie: 4 avril 2018

MAD – Chloé Esposito

MAD – Chloé Esposito

Un roman léger à lire cet été sur la plage ou au bord d’une piscine.

Une histoire de jumelles, Beth et Alvie, la vertueuse et la maléfique. Beth est mariée à un superbe italien et vit dans une magnifique villa en Sicile, tout lui réussit. Alvie, l’anti héroïne sexy, est une catastrophe ambulante, sans le sou, virée d’un boulot qu’elle déteste et de son appart par ses colocataires.  Tout bascule lorsque Beth invite sa jumelle à passer quelques jours dans sa villa sicilienne…. les surprises et les meurtres vont s’accumuler à la vitesse grand V.

Un roman noir bourré d’humour, décalé, décapant et comme l’annonce le titre, complètement FOU.
Imaginez Tarentino qui rencontre Bridget Jones !
La 4ème de couverture me titille, tous les bons ingrédients sont réunis et je m’attends à passer un excellent moment .

Si le scénario est sympa, l’intrigue est assez peu crédible, trop tirée par les cheveux mais je m’accroche car les rebondissements s’enchaînent dans un tourbillon dingue et rendent la lecture addictive.

Hélas, tout va très vite partir à vau l’eau.  A vouloir gonfler l’humour, le rocambolesque, le ton loufoque et décalé, le roman accumule les clichés et s’égare dans les excès jusqu’à frôler le ridicule par moment.  Même les traits de l’héroïne sont forcés à l’extrême pour la rendre trash à mourir. Trop c’est trop !  Le mélange des genres fonctionne à moitié, des scènes de meurtres sanglants mélangées à des scènes érotiques style « Cinquante nuances… », comment vous dire ?

Je l’ai lu assez vite mais je n’en garderai pas un souvenir impérissable. C’est un roman qui ferait merveille adapté au cinéma par Tarentino.

Au final, ça passe ou ça casse ! Dommage la sauce n’a pas trop pris !
A lire pour vous faire votre avis, ce divertissement vous fera peut être passer un bon moment.
Une de mes amies l’a lu, elle a adoooré.

Je remercie chaleureusement les éditions Fleuve Noir pour leur confiance.

 

4ème Couverture

Alvie est une catastrophe ambulante sans avenir, virée de son boulot et même de son appartement par ses colocataires. Tout le contraire de sa sœur jumelle, Beth, qui réside dans une somptueuse villa de Taormine en Sicile avec son mari, un superbe Italien, et son adorable petit garçon. De quoi lui donner des envies de meurtre ! Alors, quand Alvie reçoit un appel de sa sœur qui lui propose un vol en première classe pour la rejoindre, elle ne saute pas immédiatement de joie… avant de céder à l’appel du luxe et du soleil. Mais la gentillesse n’est pas gratuite : Beth lui demande de se faire passer pour elle le temps d’un après-midi.
Cet échange d’identité va se révéler la première étape d’un tourbillon diabolique et irrésistible ! Entre faux-semblants et rebondissements, Alvie se découvre de nouvelles passions peu ordinaires et apprendra que la vie de rêve peut parfois avoir un goût de… sang.

Editeur: Fleuve noir, 480 pages, date de sortie: 14 juin 2018

Les meilleurs amis du monde – Gilly Macmillan

Les meilleurs amis du monde – Gilly Macmillan

COUP DE COEUR EMOTION !

Bouleversant

Gilly Macmillan est incroyablement douée. En trois romans, elle est devenue une très grande auteure, elle évolue hors des sentiers battus du noir et du polar en se jouant des règles et des normes.  Elle n’est jamais là où on l’attend, nous surprend, ne se contente pas de la facilité. Conséquence: elle est trop peu médiatisée, hélas.
Je l’adore !!!

Avec Les meilleurs amis du monde, elle nous offre une démonstration étonnante de son immense talent en nous clouant sur place.

Noir, polar, suspense, drame psychologique familial, étude de caractères, un roman brillant difficile à classer et très loin des codes du genre.

Le récit se déroule à Bristol sur quatre journées. Deux ados inséparables depuis l’enfance, Noah et Abdi. Deux ados étrangers parmi leurs pairs. L’un est blanc, riche et souffre d’un cancer en phase terminale. L’autre est pauvre et noir, sa famille a fui le camps de réfugiés Hartisheikh en Somalie pour s’installer à Bristol.  Un soir, les deux ados fuguent et un drame survient… Noah tombe dans le canal, il est dans le coma tandis qu’Abdi se mure dans le silence.
Le détective Jim Clemo -rencontré dans Ne pars pas sans moi– reprend du service après un arrêt de six mois, il se voit confier l’affaire. Il remue la boue pour comprendre ce qui s’est réellement passé, cherche des témoins et ne croit pas à la thèse de l’accident.  Comment démêler le vrai du faux quand personne ne parle, que la presse s’empare du drame, met le feu à Bristol en ravivant les tensions sociales et raciales.

Au delà du récit d’une amitié intense et d’une passionnante enquête, Gilly Macmillan aborde avec beaucoup de tact, d’intelligence et de sensibilité des thèmes « difficiles » comme la maladie d’un enfant, la souffrance des parents face à la mort, l’influence des médias et leur sordide manipulation,  les réfugiés, les tensions sociales, raciales, le poids du passé, les lourds secrets de famille et leurs conséquences.

Les personnages sont la grande force de ce roman, ils sont le moteur de l’histoire qui s’articule autour d’eux. Je ressens beaucoup d’empathie pour la plupart d’entre eux. L’auteure les aime, cela se sent !
Elle leur donne une belle ampleur, les explore dans leur moindre faille.  Elle parvient en quelques mots à me les faire ressentir de l’intérieur, dans leur profondeur, leurs doutes, leurs réactions.

Une histoire magnifique et prenante. Une intrigue complexe, la tension qui s’en dégage m’empêche de poser ma lecture.  Un récit d’une force incroyable. Intense, sombre, poignant, tout en nuances et émotions.

J’adore la plume de l’auteure… sublime, d’une grande finesse. Ses mots vibrent et touchent profondément le fond de l’âme.

Un excellent roman, un bouleversant roman que je vous conseille vivement.
Et si vous ne connaissez pas encore Gilly Macmillan, il est urgent de la découvrir !

Un remarquable travail de traduction a été effectué par Françoise Smith.

Je remercie chaleureusement les éditions Les Escales pour leur confiance.

4ème Couverture

Comment démêler le vrai du faux lorsque personne ne peut – ou ne veut – parler ? Dans un Bristol électrisé par les tensions sociales, deux adolescents, meilleurs amis depuis l’enfance, se retrouvent au cœur d’une affaire brûlante.
Noah Sadler et Abdi Mahad sont deux adolescents inséparables, meilleurs amis depuis l’enfance.
Par un matin glacial, une équipe de secours repêche le corpsde Noah dans le canal de Bristol : son état est critique. Abdi, présent sur la scène du drame, ne peut – ou ne veut – rien dire.
Alors que le détective Jim Clemo, de retour d’un arrêt de travail forcé, se voit confier l’affaire, l’incident tourne à la bataille médiatique : Noah est anglais et issu d’une bonne famille, Abdi est fils de réfugiés somaliens. Il n’en faut pas plus pour mettre le feu aux poudres et raviver les tensions sociales qui rongent Bristol.
Dans ce contexte brûlant marqué par la peur et la colère, chaque famille se bat pour son fils et pour la vérité. Ni l’une ni l’autre ne sait jusqu’où elle devra aller, ni quels démons elle devra affronter.

Editeur: Les escales, 384 pages, date sortie: 7 juin 2018

Réveille-toi ! – François-Xavier Dillard

Réveille-toi ! – François-Xavier Dillard

Diaboliquement original…

Un thriller dingue flirtant avec le fantastique, le paranormal, la science et la psychologie. Plusieurs histoires vont se croiser dans cette intrigue complexe à la construction vertigineuse.

Un serial killer kidnappe, torture et tue ses victimes de façon atroce. De nombreux personnages gravitent autour de l’enquête, tous très intrigants, attachants, avec leur grain de folie, leur secret, ils n’ont apparemment aucun lien commun et pourtant…

Basile, un greffé du coeur, vit reclus sans travail.  Hanté toutes les nuits par de terribles cauchemars de meurtres.  Son seul but: dormir le moins possible. Paul, 18 ans paraplégique, génie de l’informatique.  Il travaille pour la police scientifique et développe un algorithme révolutionnaire « Nostradamus » permettant de réaliser des portraits robots des criminels présumés. Le Docteur Nicolas Flair, psychiatre mentalisme, collabore avec la police pour tenter de résoudre l’affaire  au plus vite.

L’auteur nous plonge au coeur d’un abominable cauchemar, nous tournons les pages de plus en plus vite pour sortir de ces scènes effrayantes. L’angoisse monte crescendo, nous aimerions nous REVEILLER au plus vite, ouvrir les yeux, voir la lumière.
Mais il nous faudra d’abord traverser la nuit, nous perdre sur de fausses pistes en poussant quelques cris au passage, reprendre notre souffle entre deux horribles meurtres (les touches d’humour nous aideront), emboîter les pièces d’un gigantesque puzzle pour voir apparaitre un tableau effrayant.

Ouf, je suis réveillée… saine et sauve… quoique, je n’en suis pas si sûre !

Les âmes sensibles liront ce page turner en pleine journée pour éviter le pire.

Une mention spéciale pour la couverture, je la trouve très belle et une autre mention pour la 4ème de couverture, parfaitement intrigante sans aucun spoil.

Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour leur confiance.

4ème Couverture

C’est lorsque vous vous réveillerez que le cauchemar va vraiment commencer…
Basile Caplain est un greffé du coeur qui vit reclus, sans travail ni perspective. Sa seule obsession : dormir le moins possible, car ses nuits sont peuplées de cauchemars. Son unique ami, Ali, le gérant d’une station-service, est passionné par les faits divers. Un soir, ce dernier lui parle du meurtre barbare d’une jeune femme. Or, ce crime atroce, c’est exactement le rêve que Basile a fait deux jours plus tôt…

Paul est un paraplégique de dix-huit ans, génie de l’informatique, qui développe pour la police scientifique un programme baptisé Nostradamus – un algorithme révolutionnaire devant permettre de réaliser des portraits-robots hyperréalistes des criminels présumés.

Alors que des meurtres sauvages sont perpétrés à Paris, la police judiciaire met sur le coup son meilleur atout : le Dr Nicolas Flair, psychiatre mentaliste, qui a déjà résolu de nombreuses affaires.

Lorsque les chemins de ces trois protagonistes se croiseront, l’Inconscient, la Science et la Psychiatrie vont devoir collaborer pour essayer d’arrêter le pire des monstres…

Editeur: Belfond, 368 pages, date sortie: 7 juin 2018

Bilan lecture juin 2018

Bilan lecture juin 2018

Bilan lecture Juin 2018

8 livres lus, soit 3557 pages

Les hordes invisibles de Louise Mey: un roman choquant et engagé en phase avec une réalité trop peu connue, devant laquelle nous avons tous tendance à fermer les yeux. Coup de poing !
Mange tes morts de Jack Heath: une lecture déjantée, originale, lue d’une traite et dégustée avec beaucoup de plaisir mais le plat principal m’a laissée un peu sur ma faim.
Signe de vie de J.R. Dos Santos : une grosse déception
Le soleil des rebelles de Luca Di Fulvio: un extraordinaire récit d’aventures, une fresque moyenâgeuse remplie d’action, de massacres, de misère, de sang. Et un fabuleux conte d’apprentissage qui nous questionne sur la condition humaine, le passage de l’enfance à l’âge adulte… Un énormissime coup de coeur !!!
Les meilleurs amis du monde de Gilly Macmillan: sublime roman noir.  La plume de l’auteure est magnifique.
Quelque part avant l’enfer de Niko Tackian: son premier roman. Une chronique en quelques mots donnerait : angoissant, terrifiant, flippant, haletant, étonnant. Un grand talent !
L’échange de Rebecca Fleet: un thriller psychologique qui ressemble à tant d’autres. Une lecture sympathique et divertissante que j’ai moyennement aimé.
Là où vivent les loups de Laurent Guillaume: Priam, le flic obèse, hors norme et atypique, tient tout le roman, à lui seul il vaut le détour. Ce polar « rural social » est une belle réussite.

JUIN, c’est l’incontournable, l’extraordinaire week-end Saint-Maur en poche, j’ai publié mes impressions dans une mini chronique et un album photo sur ma page Facebook pour vous partager un peu de cette magie indescriptible.

Je vous souhaite à toutes et tous d’excellentes lectures…
Soyez fous et déraisonnables, achetez des livres, beaucoup de livres, prêtez les,
empruntez les, peu importe, mais lisez, lisez, lisez… cela rend heureux !

Cliquez sur les titres pour lire les chroniques entières

Les hordes invisibles – Louise Mey

Mange tes morts- Jack Heath

Signe de vie – J.R. Dos Santos

Le soleil des rebelles – Luca Di Fulvio

Quelque part avant l’enfer – Niko Tackian

L’échange – Rebecca Fleet

Là où vivent les loups – Laurent Guillaume

Les meilleurs amis du monde – Gilly Macmillan: ma chronique en retard !

 

Là où vivent les loups – Laurent Guillaume

Là où vivent les loups – Laurent Guillaume

Laurent Guillaume a été flic pendant une vingtaine d’années, il se consacre à l’écriture depuis 2013, Là où vivent les loups est son huitième roman.  Loin de son personnage récurrent Mako, de Paris et sa banlieue, nous partons au grand air, à Thyanne, petit village perdu dans les montagnes savoyardes, proche de la frontière italienne.

Priam Monet fait partie de la police des polices, un boeuf carotte, il débarque de Paris pour une banale inspection administrative de deux jours… sauf qu’un meurtre va le retenir plus longtemps.

Priam est un flic obèse qui traîne péniblement son quintal et demi, marcher 200m l’épuise, râleur, asocial sur les bords, il adore la bouffe et les femmes rondes, parisien dans l’âme, il déteste la cambrousse et nature.  Un personnage principal attachant, atypique et hors norme, loin de l’image classique du flic .

La mort d’un soi-disant migrant retrouvé dans la forêt n’intéresse pas les bouseaux du coin. Tout le monde se connaît à Thyanne, les secrets sont bien gardés. Une famille de riches a une vision très particulière de la justice, ils se fichent des règles, se croient au dessus des lois avec leurs petits arrangements pour défendre leurs intérêts et tiennent toute l’économie locale.
Difficile de délier les langues, l’enquête s’avère plus compliquée et mouvementée qu’il n’y parait.  Priam va devoir s’adapter aux us et coutumes locales pour dénouer la pelote et faire émerger la vérité.

L’enquête est très réaliste, complexe, bien rythmée et pleine de suspense, Laurent Guillaume sait de quoi il cause. L’ambiance Far-West de cette vallée enclavée au milieu de nulle part nous est originale et dépaysante. Priam, l’acteur principal  qui finit par nous devenir sympathique, tient tout le roman, à lui seul il vaut le détour.

Ce polar « rural social » est une belle réussite.  Et j’attends la suite des aventures de Priam !

Je remercie chaleureusement les éditions Denoël pour leur confiance.

4ème Couverture

Le train arrive dans la petite gare de Thyanne, terminus de la ligne. Priam Monet descend pesamment d un wagon. Presque deux mètres pour un bon quintal et demi, mal sapé et sentant le tabac froid, Monet est un flic misanthrope sur la pente descendante. Son purgatoire à lui c est d être flic à l IGPN, la police des polices. Sa mission : inspecter ce petit poste de la police aux frontières, situé entre les Alpes françaises et italiennes. Un bled improbable dans une vallée industrieuse où les règles du Far West ont remplacé celles du droit. Monet n a qu une idée en tête, accomplir sa mission au plus vite, quitte à la bâcler pour fuir cet endroit paumé. Quand on découvre dans un bois le cadavre d un migrant tombé d’une falaise, tout le monde pense à un accident. Pas Monet. Les vieux réflexes ont la peau dure, et le flic déchu redevient ce qu il n a cessé d être : un enquêteur perspicace et pugnace. La victime était-elle un simple migrant? Qui avait intérêt à la faire disparaître ? Quels lourds secrets cache la petite ville de Thyanne? Monet va rester bien plus longtemps que prévu.

Editeur: Denoël, 304 pages, date sortie: 7 juin 2018