Une colonne de feu – Ken Follet

Une colonne de feu – Ken Follet

Une fresque époustouflante,
un fascinant roman historique,
une mécanique bien huilée.

27 ans après Les piliers de la terre, 10 ans après Un monde sans fin, Ken Follet nous revient en très grande forme avec le troisième tome de sa monumentale saga.  Un vrai bonheur de lecture !

L’auteur fait un bond de deux siècles et nous entraîne au coeur du XVIè siècle en pleine guerre des religions, avec Elisabeth 1ère d’Angleterre qui créera les premiers services secrets anglais.

Une saga passionnante, haletante, riche en rebondissements, mêlant avec aisance personnages historiques et fictifs et couvrant six décennies d’une période agitée et violente de l’histoire de l’Europe. C’est extrêmement bien documenté et foisonnant de détails.  On voyage de Kingsbridge, ville imaginaire d’Angleterre à Paris, en passant par Séville, Anvers, l’Ecosse, les Pays Bas et Hispaniola en Amérique.

Une centaine de personnages et une intrigue qui peut paraitre complexe mais n’ayez crainte, l’auteur est un formidable raconteur d’histoires, il a le don de prendre ses lecteurs par la main sans jamais les perdre et la narration devient limpide sous sa plume très visuelle.

Comme toujours chez Ken Follet, le roman regorge de thèmes et d’intrigues. Les rivalités religieuses, le fanatisme, le bien et le mal, la tolérance, les amours difficiles, les trahisons, exils et manipulations, les dissensions politiques, les querelles de succession au Trône…

Les personnages sont forts,  on se prend d’emblée d’affection pour certains, on en déteste d’autres mais aucun ne laisse indifférent et les femmes ont la part belle dans cet épisode.

Dépaysement garanti, Ken Follet nous raconte l’histoire comme si nous y étions.
C’est tout simplement excellent et ambitieux.  Un pavé de 928 pages sans temps mort.

Je remercie chaleureusement les éditions Robert Laffont pour leur confiance.

4ème Couverture

Noël 1558, le jeune Ned Willard rentre à Kingsbridge : le monde qu’il connaissait va changer à tout jamais… Les pierres patinées de la cathédrale dominent une ville déchirée par la haine religieuse et Ned se retrouve dans le camp adverse de celle qu’il voulait épouser, Margery Fitzgerald.
L’accession d’Élisabeth Ire au trône met le feu à toute l’Europe. Les complots pour destituer la jeune souveraine se multiplient, notamment en France où la séduisante Marie Stuart – considérée comme l’héritière légitime du royaume anglais et issue de la redoutable famille française de Guise – attend son heure. Pour déjouer ces machinations, Élisabeth constitue les premiers services secrets du pays et Ned devient l’un des espions de la reine. À Paris, il fait la connaissance de la libraire protestante Sylvie Palot dont le courage ne le laisse pas indifférent…
Dans ce demi-siècle agité par le fanatisme qui répand la violence depuis Séville jusqu’à Genève, les pires ennemis ne sont cependant pas les religions rivales. La véritable bataille oppose les adeptes de la tolérance aux tyrans décidés à imposer leurs idées à tous les autres – à n’importe quel prix.

Editeur: Robert Laffont, 928 pages, date sortie: 14 septembre 2017

Le sceau des sorcières – Jacques Vandroux

Le sceau des sorcières – Jacques Vandroux

Un vrai bonheur de lecture !

J’ai découvert Jacques Vandroux l’été dernier avec Projet Anastasis, une merveille et un énorme coup de coeur.  C’est avec une grande joie que je me suis jetée sur Le sceau des sorcières et je n’ai pas été déçue.

Grenoble, des femmes sans histoire sont assassinées et torturées sauvagement.  Un tatouage les relient ‘le sceau des sorcières’.  Nadia Barka, une capitaine au caractère bien trempé, une tête brûlée borderline est en charge de l’enquête. Elle comprend vite qu’elle doit plonger dans le passé pour tenter d’élucider ces meurtres sordides. Des prêtres italiens et un vieil aristocrate romain vont l’épauler pour fouiller les secrets du Vatican.

L’auteur maitrise l’art de nous faire voyager entre présent et passé et nous propulse dans un thriller musclé saupoudré d’un brin d’ésotérisme.

Quel est donc le lien entre l’Inquisition, la chasse aux sorcières, le procès d’une guérisseuse condamnée à mort au 17è siècle et les meurtres d’aujourd’hui ?
Nadia Barka est prête à tout pour résoudre l’affaire, elle ira jusqu’à fréquenter les élites de la ville de Lyon dans leurs soirées fines entre échangistes, masochistes et baignant dans les trafics les plus sordides.

Un récit captivant, passionnant et impossible à lâcher.  Une intrigue à couper le souffle et une imagination débordante qui emporte complètement le lecteur.  Un suspense d’enfer, beaucoup d’action, aucun temps mort si ce n’est quelques petites longueurs dans la Ville de Rome. Des scènes noires à vous glacer le sang.  Un livre qu’on vit à fond, un rythme enlevé, une lecture toute en tension, une écriture vive et très fluide.

J’ai adoré le personnage de Nadia Barka, une héroïne hors du commun, qui n’a pas froid aux yeux.

Si vous n’avez pas encore lu Jacques Vandroux, il est plus que temps de faire sa connaissance en vous jetant sur Projet Anastasis .

Une chose est sûre, je suis entièrement conquise et je guetterai de près la sortie de son prochain roman.

Je remercie chaleureusement les éditions Robert Laffont pour leur confiance.

4ème Couverture

Quand Isabelle Desmondières, chef d’entreprise à la vie débridée, est retrouvée torturée à mort à son domicile, c’est à son entourage que s’intéresse la police. Mais l’enquête prend une autre tournure lorsqu’une mère de famille sans histoires est découverte, quelques jours plus tard, immolée par le feu sur le campus de Grenoble. Car il y a un point commun entre les deux victimes : un tatouage mystérieux, le fameux  » sceau des sorcières « .

Pour comprendre ce qui lie ces meurtres atroces, le capitaine Nadia Barka devra exhumer les secrets du passé, notamment ceux du Vatican, et remonter des procès iniques de l’Inquisition au XVIIe siècle aux turpitudes d’une élite lyonnaise dépravée.

Editeur: Robert Laffont, 560 pages, date sortie: 23 novembre 2017