Ressacs – David-James Kennedy

Ressacs – David-James Kennedy

Un page-turner intelligent !

Ceux qui me suivent savent que j’ai adoré Malgré elle, le deuxième thriller de David-James Kennedy.  Je ressentais donc l’urgence de lire son premier roman.

Un coup de coeur  pour un premier thriller en forme de coup de maître !

Nous sommes dans le pays basque sauvage, au sein d’un hôpital militaire installé dans un ancien monastère et situé sur une falaise qui surplombe l’océan.  Des meurtres, des disparitions inquiétantes, une étrange malédiction ancestrale liée aux Augustins pèse sur le lieu.  L’ambiance est glauque et oppressante, la tempête se déchaîne sur l’océan, les vagues battent les rochers et des trombes d’eau s’abattent sur la région.

Un thriller qui nous emporte dès les premières pages pour nous relâcher complètement lessivés à la toute fin.  Le puzzle est orchestré à merveille, David-James Kennedy est doué pour faire monter la tension crescendo, le rythme est effréné, le mystère s’épaissit au fil du récit, les fausses pistes se multiplient, l’intrigue est embrouillée à souhait, le lecteur n’a qu’une envie: connaître le mot de la fin.  Le suspense est intense jusqu’au dénouement totalement imprévisible.

N’espérez pas poser votre lecture en cours de route, c’est palpitant, angoissant, haletant et terriblement addictif.  Le style est fluide sans fioritures inutiles, au service de l’intrigue.

Même si vous ne savez pas nager, jetez vous à l’eau et laissez vous dériver dans les vagues de Ressacs, vous ne le regretterez pas.

4ème Couverture

Par une nuit d’orage, dans l’un des derniers hôpitaux militaires de la côte atlantique, un interne disparaît après qu’un de ses patients a été sauvagement assassiné. Inquiet pour le sort de son confrère, Tom Castille se lance sur ses traces en même temps que les gendarmes et fait rapidement une découverte troublante. Dans cet hôpital, un ancien monastère construit par les Augustins mille ans plus tôt, d’autres disparitions ont eu lieu, dans des circonstances semblables. Dix ans, trente ans, deux cents ans plus tôt. Vague après vague, la tragédie revient se briser sur les hommes…

Editeur: Pocket, 480 pages, date sortie: 13 avril 2017 (sorti initialement chez Fleuve noir 9/1/2014)

Couleur bleuet -Schünemann & Volic

Couleur bleuet -Schünemann & Volic

Un roman à quatre mains, écrit par une Serbe, professeur de littérature et un journaliste allemand.  L’histoire s’inspire d’un fait réel qui s’est déroulé en 2004, la mort de deux jeunes soldats dans leur caserne à Belgrade.  L’enquête a été bâclée et l’affaire vite classée en suicide par les autorités serbes.

Une criminologue Milena Lukin aidée de son ami, l’avocat des familles des victimes va rouvrir le dossier pour mener l’enquête sur cette mort suspecte, au nom de la justice et de la vérité.  Une enquêtrice tout à fait atypique et plutôt attachante.

Tout à la fois polar politique et enquête d’investigation assez classique, le roman est hyper documenté, à la limite de l’enquête journalistique.

Nous plongeons dans le Belgrade, de l’après la guerre des Balkans, la vie quotidienne y est minutieusement décrite. D’autres thèmes sont abordés par les auteurs, nous apprenons beaucoup de choses sur la situation difficile de la société serbe de l’après guerre, le pays encore déchiré, le nationalisme et ses dérives, les groupes néo-fascistes,  la corruption de l’Etat, les blessures de la guerre civile loin d’être cicatrisées.

Une enquête passionnante,  mais un roman sombre, pessimiste et assez complexe, à l’image de la Serbie.

Je remercie chaleureusement les éditions Héloïse d’Ormesson pour leur confiance.

4ème Couverture

Belgrade. Milena Lukin travaille, au sein de l’Institut de criminologie, à la répression des crimes de guerre sur le territoire de l’ex-Yougoslavie. Alertée par un ami avocat elle va, officieusement, rouvrir l’enquête sur la mort suspecte de deux cadets de la garde d’élite serbe (aux uniformes couleur bleuet). Le tribunal militaire a conclu au suicide de ces jeunes soldats orthodoxes. Pourtant la commission indépendante qui a étudié la balistique n’est pas aussi catégorique. L’armée cherche-t-elle à étouffer un rituel qui pourrait ternir son image ou dissimule-t-elle un crime plus inavouable encore ? Au cœur de la capitale serbe, les questions de Milena dérangent au point de la mettre en danger.

Puisant ses racines dans les heures les plus meurtrières des Balkans, Couleur bleuet fouille la douloureuse histoire de la région et démontre qu’en Serbie les stigmates de la guerre rongent encore les esprits et les corps. Les recherche de Milena la conduiront à traquer les preuves aux confins de la mémoire collective, jusqu’aux terribles massacres de Bosnie. Hanté par la culpabilité, Couleur bleuet est un polar aux dimensions géopolitiques.

Editeur: Héloïse d’Ormesson, 368 pages, date sortie: 9 mars 2017

Ragdoll – Daniel Cole

Ragdoll – Daniel Cole

Ragdoll, le livre qui fait le buzz et qui divise depuis sa sortie.  Détesté par certains, encensé et porté aux nues par d’autres.  Les mois passant, les avis continuant de diverger, ma curiosité a pris le dessus, une seule solution… plonger dedans pour avoir mon avis !

Et pourtant, ça commençait bien…

Un cadavre composé de six corps différents, cousus entre eux comme une poupée de tissu, Ragdoll.  Le meurtrier donne une liste avec ses six prochaines victimes, une folle course contre la montre débute pour trouver l’assassin avant qu’il ne tue à nouveau.

Avouez que le pitch de départ est très alléchant, on attend un grand moment de lecture !

Toute excitée, je suis entrée à fond dans le récit. Hélas, passé les 150 premières pages, l’histoire devient brouillon, très tirée par les cheveux avec beaucoup d’incohérences, de remplissages et de grosses ficelles.

Je n’ai ressenti aucune empathie avec les personnages, froids et pas attachants du tout.

J’ai eu du mal avec l’écriture (ou alors la traduction est très mauvaise) et je suis toujours entrain de chercher le style de l’auteur.

Plus je tournais les pages, moins j’accrochais, moins j’y croyais et plus je m’ennuyais.  L’apothéose a été le FINAL complètement ridicule.  Tout ça pour ça !  Quel gâchis avec un scénario de départ si original !

J’ai hésité à écrire cette chronique, j’ai tellement de respect pour le travail des auteurs, mais je ne vais pas vous raconter des bobards, ce n’est que mon humble ressenti et il n’est pas parole d’évangile. La sauce n’a pas pris avec Ragdoll, une grosse déception pour moi, mais je suis très contente de l’avoir enfin lu.

Vous savez ce qu’il vous reste à faire ?  Lisez le pour avoir votre avis perso !

Je remercie chaleureusement les éditions Robert Laffont pour leur confiance.

4ème Couverture

Un  » cadavre  » recomposé à partir de six victimes démembrées et assemblées par des points de suture a été découvert par la police. La presse l’a aussitôt baptisé Ragdoll, la poupée de chiffon.
Tout juste réintégré à la Metropolitan Police de Londres, l’inspecteur  » Wolf  » Fawkes dirige l’enquête sur cette effroyable affaire, assisté par son ancienne coéquipière, l’inspecteur Baxter.
Chaque minute compte, d’autant que le tueur s’amuse à narguer les forces de l’ordre : il a diffusé une liste de six personnes, assortie des dates auxquelles il a prévu de les assassiner.
Le dernier nom est celui de Wolf.

Editeur: Robert Laffont (coll. La Bête Noire), 464 pages, date sortie: 9 mars 2017

Comme de longs échos – Elena Piacentini

Comme de longs échos – Elena Piacentini

Je suis conquise et sous le charme !

C’est mon premier pas dans l’univers d’Elena Piacentini, j’avoue honteusement… je n’ai pas lu sa série avec le commandant Pierre-Arsène Leoni.  Je la découvre avec une nouvelle série mettant en scène la capitaine Mathilde Sénéchal.

Une enquête complexe, bien ficelée, pertinente, qui laisse la part belle aux personnages et aux relations entre eux.  Des personnages au caractère bien trempé, attachants, avec une réelle épaisseur et une belle humanité.

J’ai été très sensible à son style, une écriture directe mais ciselée, précise dans les détails, savoureuse, non dénuée d’une certaine poésie.

Le rythme est soutenu, on ne s’y ennuie pas une seule seconde.

Elena Piacenti  nous questionne sur notre société qui ne tourne pas rond, elle nous ouvre les yeux, nous fait réfléchir, nous conscientise.

C’est noir, subtil, intelligent et d’une grande finesse.

Si vous ne connaissez pas Elena Piacentini, lisez-là ! Une grande dame dans le monde du polar français.

Je remercie chaleureusement les éditions Fleuve Noir pour leur confiance.

4ème Couverture

 » Partout, les monstres sont chez eux…  »
Vincent Dussart est sûr de son coup.
Ce break imposé par sa femme va prendre fin aujourd’hui. Il n’a rien laissé au hasard. Comme toujours.
Confiant, il pénètre dans la maison de son épouse. Le silence l’accueille. Il monte les escaliers. Puis un cri déchire l’espace. Ce hurlement, c’est le sien. Branle-bas de combat à la DIPJ de Lille. Un mari en état de choc, une épouse assassinée et leur bébé de quelques mois, introuvable. Les heures qui suivent cette disparition sont cruciales. Le chef de groupe Lazaret et le capitaine Mathilde Sénéchal le savent.
Malgré ses propres fêlures, ou peut-être à cause d’elles, Sénéchal n’est jamais aussi brillante que sous la pression de l’urgence. Son équipe s’attend à tout, surtout au pire. À des milliers de kilomètres, un homme tourne en rond dans son salon. L’écran de son ordinateur affiche les premiers éléments de l’affaire. Ce fait divers vient de réveiller de douloureux échos…

Editeur: Fleuve noir, 288 pages, date sortie: 24 août 2017

Le premier Anniversaire de Livresse du Noir

Le premier Anniversaire de Livresse du Noir

 

Mais que diable s’est il passé le 24 août 2016 ?  Je pense me souvenir que le soleil brillait fort (une rareté dans mon grand Nord !),  j’ai certainement dû en abuser pour que me vienne cette idée folle et délirante de créer une page FB et un BLOG Livresse du Noir.

Une envie dingue de vous partager un peu de ma passion pour mes lectures noires. Je vous avoue que l’amie Séverine Lenté (Il est bien ce livre) m’a légèrement poussée et je la remercie du fond du coeur. Quelle sacrée aventure.  Très humblement, je ne croyais pas pouvoir relever le défi de vous partager mes ressentis lecture.

Je n’imaginais pas le plaisir et l’excitation que ce serait jour après jour ! Je n’imaginais pas faire de si belles rencontres.

Douze mois… 128 livres chroniqués et 140 livres lus (j’en oublie certainement quelques uns).

Je vous partage ici ma toute première chronique, Station Eleven – Emily St John Mandel , c’était le 24 août 2016.

Un an plus tard, la jubilation intense est toujours au rendez vous.

La question existentielle que je me pose: ai-je ouvert quelques portes et suscité l’envie ou la curiosité chez certains d’entre vous ?  Si oui, le pari est gagné, que du bonheur pour moi !

Je remercie tous ceux qui me suivent de près, ceux qui jettent un oeil distraitement de temps en temps.

Je remercie  les éditeurs, les attaché(e)s de presse et les auteurs pour leur extraordinaire accueil et confiance.

Et je remercie plus que tout les auteurs de m’offrir de tels pépites et moments hors du temps, sans vous rien n’existerait.

Oups, j’allais oublier de remercier Laurent et Flavien… mes précieux informaticiens, sans qui ce Blog n’aurait jamais vu le jour !

Je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures.

Fidèle au poste – Amélie Antoine

Fidèle au poste – Amélie Antoine

Je suis tombée en amour avec Amélie Antoine en lisant son dernier roman Quand on a que l’humour . Mais ça, vous le savez si vous avez lu ma chronique.

Fidèle au poste,  son premier roman a fait couler beaucoup d’encre depuis sa sortie, j’avais fort envie de le lire et j’avais si peur en même temps.  Peur d’être déçue et de tomber de haut.

Et miracle… la magie a opéré !

Amélie Antoine est douée, je le crie haut et fort !

Trois voix, trois histoires.  Chloé, elle meurt noyée mais elle continue à nous parler et nous raconter tout ce qu’elle voit depuis là-haut.  Gabriel, le mari de Chloé, le veuf éploré qui n’arrive pas à faire son deuil.  Emma, la photographe qui rencontre Gabriel et nous raconte une histoire d’amour.  Serait on dans le film Ghost ou le Sixième sens ?  Je ne vous en dirai pas plus, ce serait criminel et gâcherait tout votre plaisir de lecture.

Amélie Antoine nous parle d’Amour… comment se reconstruire et aimer à nouveau quand on a perdu sa moitié ?  De deuil… comment accueillir les larmes, la tristesse et faire face pour continuer à vivre ? De vengeance… ah et quelle vengeance !

Une intrigue machiavélique, diablement réussie.  Un roman psychologique bluffant et angoissant de bout en bout.

Une écriture simple mais tellement addictive, impossible de lâcher l’histoire avant la fin, les pages se tournent toutes seules.  Amélie Antoine nous bouscule, nous balade, nous étonne… et nous offre non pas un mais deux énormes twist. Je n’ai rien vu venir, j’ai adoré la fin, une fin de la mort qui tue, la surprise est totale !

Coup de coeur et coup de maître pour un premier roman.

Allez y, n’attendez plus !

4ème Couverture

Mai 2013. Chloé et Gabriel, mariés depuis plusieurs années, mènent une existence heureuse à Saint-Malo, jusqu’au jour où la jeune femme trouve la mort au cours d’une baignade.
Gabriel, incapable de surmonter seul son chagrin, se décide à chercher du soutien auprès d’un groupe de parole. Il fait alors la connaissance d’Emma, une photographe récemment arrivée en ville, qui l’aide à traverser cette épreuve du deuil.
Pourtant, Chloé semble toujours très présente – trop peut-être ? – et Gabriel ne parvient pas à l’oublier et à se reconstruire aussi facilement.
Que s’est-il réellement passé ?
Qu’est-il véritablement arrivé à la jeune femme ?
Emma est-elle vraiment celle qu’elle semble être ?
Et si la réalité n’était pas telle que le jeune veuf la voit ?

Editeur: Livre de Poche, 320 pages, date sortie: 22 février 2017 (édition originale Michel Lafon, mars 2016)

Je suis innocent – Thomas Fecchio

Je suis innocent – Thomas Fecchio

Un premier roman et un coup d’essai réussi qui nous réserve de belles surprises.

Nous sommes dans une bonne enquête policière avec des flics, un juge et un criminel récidiviste.

Un meurtrier accusé à tort va mener l’enquête pour prouver son innocence, avouez que ce n’est pas banal comme histoire. Tout l’accable, il est le suspect idéal pour les flics, juge, médias et opinion publique.  Seul un jeune policier, Germain, croit en son innocence.

Une construction originale qui ne cesse de nous balader, une intrigue simple mais portée à merveille par les deux personnages principaux. Boyer, le criminel violeur récidiviste et Germain, le jeune policier assez naïf qui mène sa première grosse enquête.

Nous pénétrons profondément dans la tête du meurtrier et nous suivons pas à pas son enquête, menée avec toute la force, la violence et la rage qui l’habite.  Certaines scènes sont d’ailleurs assez hard. L’auteur dynamise son récit en alternant sans cesse les points de vue, des flics, de la justice et du criminel.

Une fin en demi teinte qui nous interroge sur la Justice et le système.

Au final, hormis quelques petites longueurs, répétitions et détails inutiles (n’oublions pas que c’est un premier roman), une très belle découverte.

Thomas Fecchio, c’est de la graine de talent… à suivre assurément !

Je remercie chaleureusement l’auteur pour sa confiance.

4ème Couverture

Six heures du matin. Des hommes armés déboulent dans la chambre de Jean Boyer. Dans un état de semi-conscience, le quinquagénaire a le temps d’apercevoir leurs brassards siglés « police ». Mauvais signe, surtout pour lui, ex-taulard relâché après trente ans passés derrière les barreaux. Ses crimes ? Meurtre et viols à répétition. Ce jour-là, c’est le capitaine Germain qui lui passe les menottes. Le cadavre de Marianne Locart, une étudiante originaire de Soissons, a été retrouvé enterré près du domicile du suspect, un bras sortant de terre. La première victime de Boyer avait subi le même sort. Pour la Justice, pour les médias et pour les politiques, le récidiviste devient le suspect idéal. Pourtant, Germain doute de la culpabilité de l’interpellé qui ne cesse de répéter « Je suis innocent ». Mais l’engrenage est enclenché. À ce stade, Boyer n’a plus qu une solution pour s’en sortir : débusquer le meurtrier de Marianne.

Editeur: Ravet-Anceau, 304 pages, date sortie: 2 février 2017

Tu tueras l’ange – Sandrone Dazieri

Tu tueras l’ange – Sandrone Dazieri

Après l’excellentissime « Tu tueras le père », Sandrone Dazieri récidive et confirme son immense talent avec ce deuxième opus mettant en scène le duo atypique Colomba/Dante.  Quel plaisir de les retrouver !  Colomba, la femme flic, forte mais écorchée par la vie, gérant difficilement la hiérarchie et ses troubles post-traumatiques.  Et Dante, le clairvoyant, personnage complexe et attachant, kidnappé par le Père durant son enfance, traumatisé, parano, se soignant (ou plutôt se droguant) en avalant d’énormes quantités de médocs.

L’histoire démarre fort, très fort… Un train entre en gare de Rome, tous les passagers de la classe affaire sont morts.  Colomba est appelée sur les lieux, l’attentat est revendiqué par Daesch, mais Colomba n’y croit pas.  Elle contacte Dante pour l’aider à y voir clair.  Ils vont mettre les pieds dans une terrible histoire de folie, de manipulation et de vengeance sur fond de complot.  Ils découvrent une série de carnages et une tueuse en série Giltiné, l’ange lituanien des morts.

L’intrigue est magnifiquement construite, elle nous captive de bout en bout, sans temps mort ni répit (si ce n’est une petite baisse de régime au milieu) et nous entraîne dans une vraie course contre la montre rythmée par de nombreux rebondissements.  L’auteur envoie du lourd, il nous fait voyager du présent au passé et nous balade sur de nombreuses fausses pistes, en passant par l’Italie, Venise, l’Allemagne et la Russie.

J’ai beaucoup aimé, sans avoir le même choc qu’à la lecture de « Tu tueras le père ».

Le livre se termine sur un cliffhanger de dingue, quelle torture !   L’attente sera longue, vivement le troisième.

Un excellent moment de lecture et un page turner diabolique qu’il faut absolument lire.

Mais lisez d’abord le premier opus pour apprécier pleinement le deuxième, beaucoup de références y sont faites, ce serait dommage de passer à côté.

4ème Couverture

La mort rôde, aussi belle que fatale. Serez-vous sa prochaine victime ?
Lorsque le TGV Milan-Rome arrive à quai, la police fait une macabre découverte : tous les passagers de la classe affaires sont morts.
Si les premiers indices orientent l’enquête vers un attentat, la commissaire adjointe Colomba Caselli, muscles d’acier et âme fragile, a de sérieux doutes. Pour elle, seul Dante Torre, l' » Homme du Silo « , est capable d’y voir clair dans ce brouillard de mensonges et de fausses pistes. Très vite, ils découvrent que ce massacre n’est que l’énième épisode d’une longue série de carnages, sur laquelle plane l’ombre d’une mystérieuse figure féminine. Elle ne laisse aucune trace, juste un nom : Giltiné, l’ange lituanien des morts.
Après le succès de Tu tueras le père, une nouvelle enquête de Colomba Caselli et Dante Torre.

Editeur: Robert Laffont (coll. La Bête Noire), 608 pages, date sortie: 18 mai 2017

Money shot – Christa Faust

Money shot – Christa Faust

Un roman noir dans le monde du porno.  L’envers du décor du monde des films X.

Un sujet peu exploité, écrit par une femme qui connait bien le milieu, elle a travaillé pendant dix ans dans le monde du peep-show et du X.

Angel Dare, ex star du porno, rangée des affaires, dirige aujourd’hui sa propre agence de mannequins de luxe.    Sam Hamer, un réalisateur X avec lequel elle a tourné lui téléphone et demande son aide. Elle doit tourner une scène avec un acteur sexy qui la réclame et ne veut personne d’autre.  Excitée par l’idée d’un comme back, elle accepte de le dépanner. Dès son arrivée, elle tombe dans un guet-apens, orchestré par un réseau de trafic sexuel d’Europe de l’est, elle est torturée, ligotée et abandonnée dans le coffre d’une voiture.  Elle s’échappe et contacte Molly, le garde du corps de son agence.  Ensemble, ils vont assouvir sa vengeance… elle sera terrible et parsemée de nombreux cadavres.

Ce n’est pas le roman du siècle mais une vraie bonne Série b qui se lit très vite.  Une sacrée héroïne intelligente, tenace, qui n’a pas froid aux yeux.  Un ton décalé, punchy, bourré d’humour et d’énergie.  On se marre beaucoup, c’est jamais vulgaire, il y a du rythme, de l’action, des poursuites, des bastons.  J’ai retrouvé le même humour que dans Todd Robinson.

Amis puritains, prudes, pudiques ou trop sérieux, passez votre chemin.  Les autres, ne boudez pas votre plaisir !

Je remercie chaleureusement les éditions Gallmeister pour leur confiance.

4ème Couverture

Je m’appelle Gina Moretti, mais vous me connaissez probablement mieux sous le nom d’Angel Dare. Vous en faites pas, je n’en parlerai à personne. J’ai tourné mon premier film X à l’âge de vingt ans, même si à l’époque, j’avais menti devant la caméra et prétendu en avoir dix-huit. Mais contrairement à bon nombre de filles avec lesquelles j’ai bossé, j’ai été assez maligne pour raccrocher. Le problème, c’est qu’à l’instar d’un catcheur ou d’un voleur de bijoux, je me suis laissé tenter par un retour. Je n’avais aucune idée que j’allais finir coincée dans un coffre de bagnole.

Editeur: Gallmeister (coll. Neo Noir), 240 pages, date sortie: 2 juin 2016

Bilan lecture juillet 2017

Bilan lecture juillet 2017

11 livres lus en ce mois de juillet, soit 3819 pages

L’heure du bilan a sonné.  Juillet … le mois des découvertes, des coups de coeur et des excellents premiers romans. Mon âme de serial lectrice a reçu sa dose  d’émotions intenses.  Merci à tous les auteurs de m’offrir de tels moments de jubilation !

J’ai voyagé aux quatre coins de la planète avec l’époustouflant Projet Anastasis et l’étonnant La dernière licorne.  J’ai aimé me perdre dans les brumes de Parme avec le très beau La pension de la via Saffi.  J’ai avancé sur de fausses pistes en cherchant les indices dans un premier roman coup de maître Trop de morts au pays des merveilles.  J’ai été émue aux larmes en terminant le sublime Pour que rien ne s’efface.  J’ai guetté l’apparition des gros yeux jaunes entortillée dans mes draps avec le génial La nuit n’est jamais complète.  J’ai été un « chouïa » déçue par Ne dis rien à papa.  J’ai découvert un auteur belge avec un très bon premier polar Un siècle de mensonges.  J’ai tremblé, j’ai eu froid dans le dos avec L’impossible définition du mal.  J’ai enfin lu (il était temps) Elena Piacentini avec son excellent Comme de longs échos.  Je me suis amusée avec  Money Shot.  

Je vous souhaite à toutes et tous d’excellentes lectures… Lisez, lisez, lisez… cela rend heureux !

Voici la liste, en détails (cliquez sur les titres pour accéder directement aux chroniques)

Projet Anastasis – Jacques Vandroux

La pension de la via Saffi – Valerio Varesi

Trop de morts au pays des merveilles – Morgan Audic

Pour que rien ne s’efface – Catherine Locandro

La dernière licorne – Tobby Rolland

La nuit n’est jamais complète – Niko Tackian

Un siècle de mensonges – Jean-Louis Aerts

Ne dis rien à papa – François-Xavier Dillard

L’impossible définition du mal – Maud Tabachnik

Comme des longs échosElena Piacentini > la chronique pour la sortie 24/08

Money ShootChrista Faust > la chronique arrive