Bilan lecture juin 2017

Bilan lecture juin 2017

9 livres lus en ce mois de juin, soit 4063 pages

Un petit mois lecture, j’ai participé à deux salons livres  et cela a grignoté pas mal de mon temps.  Le Boulevard du Polar à Bruxelles et l’extraordinaire Saint Maur en Poche.  Tous les amoureux, les passionnés du livre devraient vivre au moins une fois SMEP tant l’ambiance est unique, magique, une jubilation de tous les instants.

Côté lecture, je vous cite les 5 chouchous du mois. J’ai retrouvé Jean-Luc Bizien, l’homme au talent fou dans Crotales, un western moderne, une totale réussite.  Dans des genres très différents, 3 magnifiques découvertes avec Embruns, le 2è livre de Louise Mey, un huis clos angoissant et bluffant, j’ai adoré mais ça passe ou ça casse ! La femme secrète d’Anna Ekberg, un suspense psychologique très brillant et L’affaire de l’homme à l’escarpin, un excellentissime polar historique de Jean Christophes Portes (2è tome des enquêtes de Victor Dauterive). Pour terminer, j’ai retrouvé Paula Hawkins avec Au fond de l’eau et ce fut un gros coup de coeur !

Voici la liste, en détails (cliquez sur les titres pour accéder directement aux chroniques)

La chute du cafard – Denis Zott

La femme secrète – Anna Ekberg

Embruns – Louise Mey

Crotales – Jean-Luc Bizien

Avant de la retrouver – Michael Kardos

L’affaire de l’homme à l’escarpin – Jean-Christophe Portes

Au fond de l’eau – Paula Hawkins

Le silence des aveux – Amélie De Lima

Cadre noir – Pekka Hiltunen

Au fond de l’eau – Paula Hawkins

Au fond de l’eau – Paula Hawkins

J’ai plongé tout AU FOND DE L’EAU, je suis restée le plus longtemps possible en apnée, j’avais peur de briser « la magie » en remontant.  

J’ai eu un terrible coup de coeur !

Après le succès phénoménal de La fille du train, la comparaison parait inévitable,  l’auteur était attendue au tournant avec une pression considérable sur les épaules.  Allait-elle passer le test du deuxième ? Elle y réussit haut la main, elle nous surprend et nous offre un thriller psychologique encore plus brillant.  Je vous le dis d’emblée, si vous n’avez pas aimé La fille du train, tentez quand même l’expérience et jetez vous à l’eau, c’est très différent, vous ne regretterez pas votre plongée.  Si vous avez aimé, vous adorerez celui ci !

Nous sommes à Beckford, petit village anglais, connu pour sa falaise et sa rivière maudite où les femmes viennent se suicider en se noyant.  Un village qui inspire des légendes et des fantasmes.  Tout parait calme à la surface de l’eau…méfiez vous !

Au fond de l’eau est un thriller psychologique, un roman d’atmosphère empli de fantômes du passé. Un magnifique portrait de trois femmes ‘disfonctionnantes’, l’histoire de deux soeurs engluées dans leurs souvenirs et leurs souffrances du passé.

C’est hypnotique, envoûtant, angoissant, assez lent mais terriblement addictif.

Un roman polyphonique avec une douzaine de voix qui s’entrecroisent, racontent et épaississent le mystère.  Cela pourrait sembler complexe et difficile à suivre, mais je vous assure, avec un peu d’attention au début et à condition de ne pas déposer son cerveau en lisant, tout devient simple à suivre.

Dans son roman féministe et sensible, Paula Hawkins  fait remonter à la surface les violences faites aux femmes insoumises (celles qu’on tente de réduire au silence), le harcèlement, la discrimination, les jalousies, les ressentiments, les rivalités mixées d’humiliations et de honte.

L’auteur a un don particulier pour investiguer l’âme humaine, fouiller ses personnages dans leurs zones d’ombre et instiller une tension extrême à travers son écriture raffinée et subtile.

Une intrigue profonde et étonnante qui nous tient en haleine jusqu’au dénouement.

Un roman dans lequel on entre lentement, pas à pas, comme dans l’eau froide, qui finit par vous immerger complètement pour vous laisser une empreinte très particulière.

Je remercie chaleureusement les éditions Sonatine pour leur confiance.

4ème Couverture

Une semaine avant sa mort, Nel a appelé sa sœur, Julia. Qui n’a pas voulu lui répondre. Alors que le corps de Nel vient d’être retrouvé dans la rivière qui traverse Beckford, leur ville natale, Julia est effrayée à l’idée de revenir sur les lieux de son enfance. De quoi a-t-elle le plus peur ? D’affronter l e prétendu suicide de sa sœur ? De s’occuper de Lena, sa nièce de quinze ans, qu’elle ne connaît pas ? Ou de faire face à un passé qu’elle a toujours fui ? Plus que tout encore, c’est peut-être la rivière qui la terrifie, ces eaux à la fois enchanteresses et mortelles, où, depuis toujours, les tragédies se succèdent.

Editeur: Sonatine, 416 pages, sortie: 8 juin 2017

L’affaire de l’homme à l’escarpin – Jean-Christophe Portes

L’affaire de l’homme à l’escarpin – Jean-Christophe Portes

 Un policier historique que j’ai adoré !

 Si tous les professeurs pouvaient nous enseigner l’Histoire de cette façon, nous serions beaucoup plus assidus aux cours !

Deuxième enquête de Victor Dauterive, après L’affaire des corps sans tête (sorti récemment en poche chez City), mais rassurez vous, si comme moi vous n’avez pas lu le premier, vous n’aurez aucun problème de compréhension.

L’auteur combien harmonieusement enquête policière et Histoire, le mélange des genres est vraiment parfait.

Une plongée dans l’univers de la Révolution française, nous sommes à Paris en 1791, complètement immergé dans un dépaysement total. Nous côtoyons des personnages historiques, Danton, Lafayette, Olympe de Gouge, Fragonard, Choderlos de Laclos… qui se mêlent habilement aux personnages fictifs.  Meurtres, complots, trahisons, conspirations doublés d’une enquête passionnante, intelligente pleine de suspense et de rebondissements.

Victor Dauterive, un tout jeune gendarme, très attachant, protégé par Lafayette, doit mener à bien sa mission d’infiltration auprès d’aristocrates révolutionnaires.  Parallèlement, nous suivons l’enquête sur ce jeune homme assassiné, retrouvé nu avec une paire d’escarpins vernis, il fréquentait les milieux homosexuels et collaborait à un journal politique.

Mes connaissances historiques étant plus que superficielles, j’ai appris énormément de choses. L’auteur a accompli un extraordinaire travail de recherches.  Cela fourmille de faits et détails historiques sur la vie quotidienne de l’époque, les us et coutumes, sans être ennuyeux une seule seconde.

Jean-Christophe Portes est un conteur hors pair doté d’une plume en or.

Que vous aimiez ou non l’histoire avec un grand H, vous allez adorer les enquêtes de Victor Dauterive.

Durant ma lecture, j’ai repensé aux excellentes enquêtes de Nicolas Le Floch de Jean François Parot, elles se déroulent juste avant la Révolution.

Je remercie chaleureusement les éditions City pour leur confiance.

4ème Couverture

Paris, 1791. Un jeune homme est découvert assassiné dans un quartier populaire. Il est nu, à l’exception d’une paire d’escarpins vernis et cela ressemble à un vol qui a mal tourné. Mais quand on apprend que le jeune homme fréquentait les milieux homosexuels et qu’il travaillait pour un journal politique, l’affaire prend une tout autre tournure.

Le gendarme Victor Dauterive découvre que cet assassinat est lié aux intrigues se jouant au plus haut niveau du pouvoir. Depuis la fuite à Varennes, Louis XVI a été suspendu de ses fonctions et, dans l’ombre, le parti du duc d’Orléans fait tout pour s’emparer du pouvoir.

Dans les bas-fonds de la capitale, entre aristocrates révolutionnaires, Dauterive ne sait plus à qui se fier. La corruption, l’avidité et les trahisons sont monnaie courante et le danger est à chaque coin de rue. Surtout quand on s’approche un peu trop près de la vérité…

Editeur: City Editions, 432 pages, sortie: 9 novembre 2016

Avant de la retrouver – Michael Kardos

Avant de la retrouver – Michael Kardos

En septembre 1991, Ramsey Miller organise une fête avec tous ses voisins.  A la fin de la soirée, il tue sa femme et sa fille de 3 ans puis disparait.  Mais la petite fille n’est pas morte, elle vit cachée dans une petite ville avec son oncle et sa tante.  Elle a changé de nom et vit dans la peur que son père la retrouve.  A 18 ans, enceinte de 10 semaines, elle ne veut pas de cette demi vie pour son enfant et décide de partir à la recherche de son père dans sa ville natale.

La 4ème couverture nous laisserait penser que nous allons lire un thriller, mais nous sommes clairement dans un roman noir contemporain très littéraire.

Le roman débute avec Arthur Goodale, un journaliste âgé, aux portes de la mort. Il tient un blog et raconte la terrible tragédie qu’il a suivie durant de nombreuses années.  Arthur est magnifiquement drôle, c’est le personnage le plus attachant de l’histoire.

L’intrigue est prenante et intelligente, la construction magnifique comme une toile toute enchevêtrée. Je l’ai lu quasi d’une traite durant une soirée et une nuit d’insomnie.

Et pourtant !

La première partie est quelque peu décousue, avec certaines longueurs. J’ai failli abandonner plus d’une fois mais je sentais « le quelque chose de spécial » qui m’empêchait de refermer ce livre.  L’auteur entremêle assez habilement l’enquête de Mélanie et l’histoire de  Ramsey (mari aimant et père attentionné) depuis son adolescence délinquante jusqu’à la nuit du meurtre.  Mais son histoire n’est pas linéaire, on tourne en rond avec beaucoup de flash back qui cassent un peu le rythme, des passages à vide, Ramsey est un personnage très difficile à cerner, on ne s’y attache pas beaucoup.  On essaye de garder le cap et l’attention dans ce récit plutôt froid manquant quelque peu d’émotions.  Et on se laisse porter par la magnifique plume de Michael Kardos, professeur de littérature et d’écriture.

A travers cette recherche de la vérité, l’auteur nous offre une peinture d’une certaine Amérique « de province ».

La deuxième moitié est bien meilleure. Elle se concentre sur l’enquête et la nuit du meurtre, le rythme s’accélère, l’engrenage se resserre et j’ai tourné les pages de plus en plus vite pour connaitre la vérité. Les secrets se dévoilent petit à petit et la tension monte crescendo jusqu’au final brillant et totalement imprévu.

Une lecture en deux temps, j’ai beaucoup aimé la deuxième partie.  Au final, une belle surprise !

Je remercie chaleureusement les éditions Gallimard pour leur confiance.

 

4ème Couverture

Tout le monde dans la paisible ville de Silver Bay croit connaître l’histoire : un dimanche soir de septembre 1991, Ramsey Miller organise une fête entre voisins, durant laquelle il tue sa femme et sa fille âgée de trois ans, puis disparaît. Mais tout le monde se trompe. La fillette n’est pas morte. En 2006, bientôt âgée de dix-huit ans, elle est fatiguée de vivre dans le secret. Sous le nom de Melanie Denison, elle a fait partie durant quinze ans du programme de protection des témoins, dans une petite bourgade de Virginie-Occidentale. Sans avoir jamais eu le droit de voyager, de prendre des cours de danse, ni même de se connecter à Internet. Des précautions qui doivent être prises à tout instant, car Ramsey Miller n’a jamais été arrêté et chercherait toujours sa fille. En dépit des règles drastiques qui lui sont imposées, Melanie a entamé une relation avec un jeune professeur de lycée, elle est enceinte de dix semaines. Et elle refuse que son enfant vive prisonnier tout comme elle. Défiant ses tuteurs et prenant les choses en main, Melanie retourne à Silver Bay dans l’espoir de réussir là où les autorités ont toujours échoué : retrouver son père. Avant que lui-même ne la retrouve.

Editeur: Gallimard (coll. Série Noire), 400 pages, sortie: 8 juin 2017

Crotales – Jean-Luc Bizien

Crotales – Jean-Luc Bizien

Une réussite totale !

Un coup de coeur !

Ceux qui me suivent savent que j’ai adoré La Trilogie des ténèbres. Quelle heureuse surprise de retrouver un de ses héros, Paik Dong Soo dans un nouvel opus.

Crotales, c’est un western moderne, un pavé de 540 pages qui ne vous laissera pas souffler une seconde.  Il se lit indépendamment, comme un one shot.

Cette fois, nous partons dans le désert au Mexique, près de la frontière américaine, au pays des narco-trafiquants, des gangs et des flics corrompus.

L’univers des cartels et de la drogue, moi, c’est pas trop mon truc.  Mais quand Jean-Luc Bizien est aux commandes, cela change tout, il a un talent FOU !

Au Mexique, nous rencontrons Torrès, un chef mafieux de la pire espèce, ignoble, violent avec sa compagne Salma et son petit frère Pablo.  Et de l’autre côté de la frontière, les frères Dalton, ivrognes, barges, dégénérés et psychopathes.  Nous allons suivre les deux histoires en parallèle, nous nous doutons bien qu’elles vont se rejoindre quelque part, nous avons envie de savoir et nous tournons les pages très vite.

L’intrigue est prenante, hallucinante, bourrée d’action et le suspense présent de bout en bout jusqu’au final très explosif et complètement dingue.

C’est violent, brut et sauvage, ça cogne fort, ça tire dans tous les sens, le sang coule beaucoup, les chiens mordent dans les combats clandestins, il fait chaud, très chaud, la poussière colle à la peau, cela sent la sueur, la peur, la testostérone et la mort.

Jean-Luc Bizien est un extraordinaire conteur et sa plume est juste magnifique.

Bon, vous avez compris que j’ai adoré ?

Ne passez pas à côté de cette merveille, prenez votre billet pour le Mexique, le voyage sera inoubliable.

Et moi, j’attends avec impatience le prochain roman de mister Bizien.

Je remercie chaleureusement les éditions Toucan noir pour leur confiance.

4ème Couverture

Ciudad Juarez, à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis. Ciudad Juarez, ses gangs armés, ses combats clandestins, ses cadavres exposés au soleil. Ciudad Juarez, ses policiers corrompus, ses agents infiltrés et depuis plusieurs semaines maintenant, son mystérieux sniper qui tue impunément le long de la frontière de métal. Le paradis pour les truands, l’enfer pour les autres. Voilà où Paik Dong-Soo, ex officier du Renseignement nord-coréen, a décidé de trouver refuge après avoir quitté New York. Mais c’est là aussi que débarque Nero, le représentant des familles italiennes de la côte Est, pour conclure un important marché avec le patron du cartel local, Torres. Un homme sanguinaire qui parade devant ses affidés, au bras de sa compagne, l’intrigante et sculpturale Salma. Quand Nero reconnaît un jour en Dong-Soo l’homme qui a tué son ancien patron, il n’a plus dès lors qu’un seul projet : rapporter à ses maîtres la tête du Coréen. Seul et affaibli, Dong-Soo devra faire appel à toutes ses ressources pour échapper à ses poursuivants. Autant de crotales pour qui trahir est une seconde nature… Et tuer un véritable plaisir.

Editeur: Toucan (coll. Touc. Noir), 544 pages, sortie: 16/11/2016

Embruns – Louise Mey

Embruns – Louise Mey
Un huis clos angoissant, totalement bluffant !

Il y a longtemps qu’un polar ne m’avait autant baladée et bluffée.

Si le début parait léger, à la lecture du prologue, le lecteur sait déjà qu’il va être embarqué dans une histoire qui donne froid dans le dos.

Imaginez une famille idéale, Béa, Chris et leur deux enfants Bastien et Marion. BCBG, Bobo, Bio, ils sont beaux, ils s’entendent, ils s’aiment, tout est parfait. Ils viennent se détendre, le temps d’un long week end, sur une minuscule île bretonne, un petit coin de paradis. Le rêve quoi !  La famille part se promener, Marion se repose à la maison.  Au retour, Marion a tout simplement disparu, les recherches commencent.

L’auteur nous embarque dans une histoire totalement dingue et là, je vous mets au défi de lâcher votre livre tellement la lecture est addictive.  Vous le lirez d’une traite en apnée en ressentant l’intensité et la tension qui montent crescendo jusqu’au final « what the fuck », qui vous retournera tripes et méninges.

Louise Mey nous balade de bout en bout et nous offre un concentré d’émotions brutes, noires, violentes.  Si vous laisser votre esprit analytique, cartésien, tout carré, votre intellect au repos, alors… vous vivrez une expérience de lecture peu banale et totalement viscérale.

Si vous êtes du genre à dire, en regardant Kill Bill de Tarentino ou Reservoir Dogs par exemple, oh mais non, j’y crois pas ! c’est tiré par les cheveux, c’est pas logique, c’est débile, ça n’a pas de sens, patati et patata… il y a beaucoup de chance que vous passiez à côté d’Embruns.  Pour tous les autres qui joueront le jeu à fond, ce sera une pure jouissance, un immense plaisir de lecture !

Je n’ai qu’un mot: FONCEZ et vous verrez !  Ce livre est une bombe !

Je remercie chaleureusement Fleuve noir pour sa confiance.

Louise Mey est l’auteur d’un premier roman très remarqué, Les ravagé(e)s, sorti chez Pocket le  11 mai 2017.

4ème Couverture

Béa, Chris et leurs deux rejetons de presque vingt ans sont charmants, sportifs, talentueux et, surtout, ils forment une équipe complice.
Voilà une famille qui a le bon goût dans le sang, chérit les matières nobles, les fruits du marché, le poisson jeté du chalutier, la tape amicale dans le dos des braves. Voilà une team unie qui porte haut les valeurs d’authenticité, d’équité, d’optimisme. Les Moreau – c’est leur nom – ne perdent pas une miette de leur existence. Ils sont insupportablement vivants.
Et comme le veut l’adage, les chiens ne font pas des chats : Marion et Bastien sont les dignes héritiers de leurs parents. Ils ne les décevront pas.
Pour l’heure, tous les quatre se sont réfugiés le temps du pont du 14 Juillet sur une île de Bretagne. Un coin de paradis si prisé qu’il est impossible d’y séjourner sans passe-droit. Mais, même l’espace d’un week-end, impossible n’est pas Moreau.
Seulement, quand au retour d’une balade Béa, Chris et Bastien trouvent la maison vide, la parenthèse enchantée prend soudain l’allure d’un huis clos angoissant. La petite île, devenue terrain boueux d’une battue sous la pluie pour retrouver Marion, va révéler un autre visage : celui d’une étendue de terre entourée d’eau où vit une poignée d’individus soudés comme des frères et aguerris aux tempêtes.

Editeur: Fleuve noir, 336 pages, sortie: 11 mai 2017

La femme secrète – Anna Ekberg

La femme secrète – Anna Ekberg

Un suspense psychologique très intrigant.

Un coup de coeur !

Depuis trois ans, Louise vit sur une petite île du Danemark avec son compagnon Joachim, elle gère un petit café, elle est amoureuse, elle est heureuse, la vie est belle. Un beau matin, un homme débarque et crie haut et fort qu’elle est son épouse Hélène, mère de deux enfants et disparue depuis trois ans.  La police est prévenue, Louise est sous le choc, sa vie bascule à 180°, elle ne comprend plus rien.

Dès les premières pages, nous sommes happés par cette histoire terriblement additctive et excitante, une vraie torture psychologique, écrite d’une main de maître.  J’ai dévoré les 448 pages d’une traite en une journée !

Un thriller a deux voix.  Hélène, complètement désorientée remonte son passé à la recherche de sa véritable  identité et Joachim mène l’enquête de son côté pour comprendre ce qui est arrivé à la véritable Louise. Pas si simple qu’il n’y parait. Les deux enquêtes alternent, se mélangent pour fusionner à la toute fin.

Pourquoi Hélène a t elle perdu la mémoire ?  A t elle tué Louise ? Doit elle se méfier de son mari et à qui peut elle faire confiance ?  Hélène est elle simplement amnésique ou souffre t elle de schizophrénie ?

Beaucoup de questions, de nombreux mensonges, une terrible vengeance, de lourds secrets de famille bien enfouis, une plongée dans le passé avec un monstrueux héritage, une belle histoire d’amour et un magnifique portrait de femme.

Une intrigue brillante et complexe, sous forme de tiroirs qui apportent chacun leur lot de questions et surprises. Chaque chapitre apporte un nouveau rebondissement. C’est haletant, passionnant, déstabilisant. La tension et le suspense ne faiblissent pas un seul instant et le mystère plane jusqu’à la toute fin.

Une vraie réussite pour un premier roman que je vous recommande plus que chaudement, surtout si vous aimez être baladé !

Pour la petite histoire, Anna Ekberg est le pseudonyme derrière lequel se cache un duo d’auteurs danois, Anders Ronnow Klarlund et Jacob Weinreich.

Je remercie chaleureusement Benoit des éditions Cherche Midi pour sa confiance.

4ème Couverture

Louise Andersen, la quarantaine, vit dans un petit village retiré sur l’île de Bornholm, au Danemark. Elle partage l’existence d’un écrivain, Joachim, de dix ans son aîné. Leur vie, sans histoires, est routinière. Jusqu’au jour où un homme, Edmund, arrive sur l’île et reconnaît Louise : c’est sa femme, Helene, disparue sans laisser de traces trois ans plus tôt. Il en est convaincu. Et tout porte à croire qu’il a raison. Louise, stupéfaite par cette confusion, va essayer d’en savoir plus sur Helene, dont la vie semble avoir été beaucoup plus mystérieuse et exaltante que la sienne. Mais si se mettre ainsi dans la peau d’une autre femme a quelque chose d’enivrant, on peut aussi y perdre la raison… voire bien plus.

En dire davantage serait criminel. L’intrigue magistrale mise en place par Anna Ekberg dans ce premier roman qui fera date déjoue en effet toutes les attentes et les suppositions du lecteur, au rythme de rebondissements incessants. Au-delà du suspense, à couper le souffle, elle nous livre un magnifique portrait de femme en perte de repères. Si vous avez déjà rêvé de changer de vie, ce livre est fait pour vous.

Editeur: Cherche Midi, 448 pages, sortie: 4 mai 2017

La chute du cafard – Denis Zott

La chute du cafard – Denis Zott

Une belle découverte et un premier polar très réussi !

Je vous avoue avoir eu du mal à entrer dans l’histoire, il m’a fallu une centaine de pages… Beaucoup de personnages dès le départ, une intrigue complexe qui part un peu tout azimut.

Rassurez vous les apparences du début sont trompeuses. L’auteur a une imagination plus que fertile et nous offre une très belle intrigue, en forme de puzzle où les pièces s’imbriquent petit à petit, minutieusement.

Denis Zott a l’art de nous balader de surprises en rebondissements. Au rythme d’une vraie enquête… les avancées sont lentes par moment, on a l’impression de tourner en rond, de faire du surplace avec quelques longueurs (le livre fait 600 pages) et subitement tout s’accélère et rebondit.

L’auteur joue avec nos nerfs et entretient savamment le suspense, chaque fois qu’on croit avoir trouvé la solution, on a tout faux et on repart pour un tour.

Les grandes forces de ce polar, ce sont les personnages attachants (ou pas) fouillés dans leur profondeur et le style de l’auteur, une écriture fluide qui coule toute seule avec des pointes d’humour.

Un polar à découvrir sans hésiter et un auteur à suivre !

J’émets juste un petit bémol concernant la couverture, elle n’est pas attirante du tout, voire même l’inverse et c’est très dommage.

Je remercie Denis Zott pour sa confiance et l’envoi de son livre.

4ème Couv.

Le Mendiant l’avait prévenu à son arrivée dans le Berry où il venait d être muté. « Fais gaffe à ne pas rester trop longtemps, mon pote ! Et fais gaffe aussi aux jeunes ! Ici ils s’ emmerdent. Mortellement… » Lorsque, en pleine période électorale, « Celui qui regarde à travers les murs » vole une photo dans une banque d’images ultrasécurisée et l’expédie par mail aux élèves du collège Colbert à Châteauroux avec le message « Vous la reconnaissez ? », c est une bombe qui tombe sur la ville. En découvrant la photo, Anita, « le cafard », veut disparaître de la surface de la Terre, mais non sans faire payer les responsables de son humiliation. Elle les entraînera tous dans sa chute. L’effet domino sera dévastateur. Et gare aux dommages collatéraux. Le commandant Yann Lespoir, qui mène l’enquête, ne sera pas épargné. Le Mendiant l’avait prévenu.

Editeur: Gestes Editions, 600 pages, sortie: 12 avril 2016

Bilan lecture mai 2017

Bilan lecture mai 2017

Un magnifique mois avec 13 livres lus, soit 6120 pages

Je pense que cela ne m’est jamais arrivé, ou alors je ne m’en souviens plus, un mois lecture sans aucune déception. De magnifiques découvertes, des gros coups de coeur tellement différents.  MAI, c’est le mois des contrastes de genre et des grands écarts.

Le grand écart entre Seules les bêtes et Du feu de l’enfer, entre Les enfants de Venise et Un moindre mal, entre Hier ou jamais et La fille idéale, entre Fallait pas et La fille derrière la porte, entre Roma et Sharko, entre Quand on a que l’humour et Malgré elle ou Femme sur écoute

Ah que j’ai aimé toutes ces pépites ! Mon âme de serial lectrice a été fortement secouée, elle vibré en profondeur et elle a même versé des larmes.  Il y a du bon, du très bon !

Voici la liste, en détails (cliquez sur les titres pour accéder directement aux chroniques)

Seules les bêtes – Colin Niel

Du feu de l’enfer – Sire Cedric

Fallait pas – Olivier Maurel

Un moindre mal – Joe Flanagan

Sharko- Franck Thilliez

Les enfants de Venise – Luca di Fulvio

La fille idéale – Gilly MACMILLAN

Roma – Mirko Zilahy

Malgré elle – David-James Kennedy

La fille derrière la porte – Patricia Hespel

Quand on a que l’humour – Amélie Antoine

Hier ou jamais – Elisabeth Herrmann

Femme sur écoute – Hervé Jourdain