Bilan lecture avril 2017

Bilan lecture avril 2017

Un mois intense et très riche en lectures, avec 14 livres lus, soit 6240 pages.

Quatre très belles découvertes, trois retrouvailles tant attendues, une énorme déception avec Six fourmis blanches. Et puis des frissons, de l’adrénaline, le coeur qui bat trop vite, des étonnements, des surprises, du plaisir… beaucoup, des nuits trop courtes et cette jubilation intense et renouvelée chaque fois que j’ouvre un nouveau livre.  Des émotions à chaque page avec Peggy dans les phares, les 20 ans d’amour fou entre Françoise Sagan et Peggy Roche et C’était un samedi en mai, la sublime plume de David Lelait Helo, sensible et émouvant.

En détails, voici la liste (cliquez sur les titres pour accéder directement aux chroniques)

Le berceau des ténèbres – Jean-Luc Bizien

Zanzara – Paul Colize

Voulez-vous tuer avec moi ce soir – Céline Denjean

Trilogie W3 (tome 1 et 2) > chronique en mai après la lecture du tome 3

C’était un samedi en mai – David Lelait Helo (émouvant, pas chroniqué car hors thème du blog)

Peggy dans les phares – Marie Eve Lacasse (sublime, j’ai adoré, pas chroniqué car hors thème du blog)

Six fourmis blanches – Sandrine Collette

Le chant des âmes – Frédérick Rapilly

Aimer et laisser mourir – Jacques-Olivier Bosco

La justice des fous – Marc Gouraud

La fille de kali – Céline Denjean

Indian Psycho – Arun Krishnan > peu être une chronique en mai pour sa sortie

Sharko – Franck Thilliez > chronique en mai pour sa sortie

 

 

 

La fille de kali – Céline Denjean

La fille de kali – Céline Denjean

Coup de maître pour son deuxième roman et énorme bond en avant depuis son premier Voulez-vous tuer avec moi ce soir.

Des crimes sauvages, abominables et des scènes horribles à vous glacer le sang.

Une intrigue machiavélique et très originale.

Une histoire qui met à l’honneur les personnages féminins et une tueuse en série, tellement rare dans le thriller que j’ai envie de le souligner.

Eloïse, capitaine de gendarmerie qui doit faire ses preuves dans un monde d’hommes.   Amanda, journaliste qui n’a pas froid aux yeux, prête à tout pour dénicher un scoop et faire le buzz.  Chang, détective privé, un ancien flic qui a merdé.  Kali, la déesse indienne, celle qui a plein de bras et se balade avec une tête coupée dans une main et une guirlande de têtes autour du cou.  Une tueuse en série, monstrueuse, redoutable, de la pire espèce.

Une belle plume et un style fluide, des chapitres très courts qui rendent la lecture addictive et impossible à lâcher.

Un rythme haletant,  une tension permanente et un suspense exceptionnel.

Une minutieuse enquête et une narration à trois voix, trois points de vue qui se mélangent, se croisent, se   rejoignent pour n’en faire qu’une.

Une plongée dans la folie destructrice d’une tueuse.

Des personnages attachants avec une certaine profondeur.

Des petites touchent culturelles sur l’Inde et sa mythologie.

Un final magistral, à couper le souffle.

Voilà 11 excellentes raisons de lire La fille de Kali.  Un incroyable page turner que vous ne lâcherez pas.

Une lecture plus que jouissive, à découvrir de toute urgence !

Céline Denjean peut désormais prétendre à jouer dans la cour des grands.  Claire Favan, Ingrid Desjours, Sonja Delzongle, Karine Giebel n’ont qu’à bien se tenir !

4ème Couv.

Toulouse : Éloïse Bouquet, de la Section de Recherches de la Gendarmerie, découvre Maurice Desbals, un ingénieur a priori sans histoire, dont le corps décapité a fait l’objet d’une macabre mise en scène : sur le mur, un swastika tracé avec le sang de la victime et, au pied du lit, un tas de piécettes et des pétales de fleurs faisant penser à une offrande. La tête du défunt, quant à elle, demeure introuvable…

Vengeance, règlement de comptes, acte de barbarie à connotation sectaire ?

Alors que l’enquête peine à démarrer, un meurtre identique est perpétré un mois plus tard à quelques kilomètres de la ville rose. Le spectre redouté d’une tueuse en série s’inspirant de la déesse Kali se matérialise alors…

Tandis que le capitaine Éloïse Bouquet et son équipe, aidés par un profileur, tentent de remonter la piste de cette psychopathe hors norme, Amanda Kraft, jeune et ambitieuse journaliste d’investigation, et Danny Chang, détective privé enquêtant de son côté sur un prétendu suicide, mènent chacun de leur côté des enquêtes parallèles qui vont les mener jusqu’à l’antre de la tueuse…

Editeur: Marabout, 504 pages, date parution: 28/09/2016

La justice des fous – Marc Gouraud

La justice des fous – Marc Gouraud

Dans ma chronique Les supplices de la passion, je vous recommandais de bien retenir le nom de Marc Gouraud, avez vous écouté mon conseil ?

L’auteur est de retour, pour notre plus grand bonheur.  Quel plaisir de retrouver Julie Fronsac ! une héroïne touchante et attachante, une flic hors du commun, au caractère bien trempé.

Imaginez… un petit village tranquille, la vie s’y déroule paisiblement, il ne se passe pas grand chose jusqu’au jour où un crime atroce est commis.   Julie est en charge de l’enquête.

L’histoire démarre très vite, l’auteur nous prend par la main dès les premières pages pour nous relâcher groggy et lessivé à la toute fin.

Une intrigue magnifiquement construite dans ses moindres rouages, un suspense intense de bout en bout et des personnages forts et hauts en couleurs.  C’est noir et sombre, des meurtres atroces, des mutilations sauvages, des scènes et des descriptions éprouvantes et très hard… Ames trop sensibles, attention, ne mangez pas avant votre lecture !

La tension monte crescendo jusqu’à devenir insoutenable, on tremble aux côtés de Julie, avec des twists et des re-twists jusqu’à la toute dernière ligne, une fin de malade qui vous serrera la gorge et vous coupera le souffle.

Oh non, pas ça, Marc Gouraud est un vrai sadique, il a osé !  Un cliffhanger de dingue qui nous laisse sur le cul en attendant impatiemment la suite des aventures !!!

Une grande réussite, une lecture renversante, addictive, n’espérez pas lâcher l’histoire en cours de route, si vous commencez le soir, je vous garantis que votre nuit sera très courte.

Lisez d’abord Les supplices de la passion  pour faire connaissance avec Julie.

4ème Couv.

Cinq années se sont écoulées depuis l’arrivée de Julie Fronsac au sein de la brigade criminelle de Toulouse. Maintenant maman d’une jolie petite fille, Julie n’en reste pas moins un super flic, dotée d’une capacité de mémoire et d’analyse hors du commun.
Aussi, quand un paisible village de la campagne toulousaine est la proie d’un tueur aux méthodes ignobles, c’est tout naturellement qu’elle est détachée auprès de la gendarmerie pour leur venir en aide.
En dépit de l’imposant dispositif de sécurité mis en place, les crimes horribles se multiplient. Le meurtrier, insaisissable, semble agir en toute impunité, tel un spectre.
La jeune femme ne croit pas aux fantômes, mais la vérité va pourtant l’emmener bien au-delà de ce qu’elle aurait pu imaginer…

Editeur: Edilivre, 344 pages, date parution: 22 mars 2017

Aimer et laisser mourir – Jacques-Olivier Bosco

Aimer et laisser mourir – Jacques-Olivier Bosco

Après Le Cramé , un héros comme on n’en voit plus, gangster et braqueur de haut vol. Après Brutale et Lise, la plus belle héroïne depuis Lisbeth Salander.

Je vous présente Lucas, alias Le Maudit, un héros aussi fort que le Cramé, aussi entier que Lise.  Un redoutable tueur, il tue sur contrat, mais attention, comme le Cramé, il a sa morale et ses principes.  Il tue des salauds, des flics corrompus, des trafiquants, des proxénètes mais il ne touche jamais femmes et enfants.

Jacques-Olivier Bosco a l’art de créer des héros hors du commun, de nous mettre en empathie avec ces âmes  torturées et même de nous les faire aimer au delà de tout.

Aimer et laisser mourir est une histoire de gangsters et une magnifique histoire d’amour, de passion, une tragédie qui vous ébranle de toutes parts.  Deux personnages se croisent et s’attirent Le Maudit et Amanda, une prostituée de luxe.

On voyage entre Bogota, ses cartels et ses trafics de drogue, la Croatie et l’horrible trafic de femmes, Paris et ses quartiers chics, la côte d’Azur, ses palaces et clubs VIP.  On y rencontre des tueurs à gage barges, des proxénètes sans âme et sans pitié dirigés par le Mal absolu « Le Boucher », des caïds corses, des avocats mafieux, des dealers colombiens, des putes au grand coeur.

C’est musclé, nerveux, violent, noir, sanglant, brutal.  C’est captivant, envoûtant, bouleversant, percutant. C’est bourré d’amour et de passion.  C’est jouissif puissance 10 !

Un coup de poing magistral que j’ai lu d’une traite, un shoot d’adrénaline.  Ca file à 200 à l’heure sans aucun répit possible, la tension ne se relâche pas une seconde.  L’intrigue est menée tambour battant par un auteur en très grande forme.

Et toujours la plume unique de JOB, vive, tranchée, taillée au scalpel, très visuelle, qui nous plonge dans un excellent film d’action.

La fin toute noire m’a tordu les tripes en me laissant pantelante sur le carreau.

Jacques-Olivier Bosco, dieu qu’il est doué !  L’homme au talent fou !

4ème Couv.

On dit d’Amanda qu’elle est la femme de tous les hommes… On dit du Maudit qu’il a dormi dans le lit du diable…

Entre eux deux, et face au monde de dingues qui les entoure, ça sera à la vie, à la mort… Partis délivrer la soeur d’Amanda séquestrée par un réseau de proxénètes de l’Est, ils vont s’unir, s’aimer, se combattre et affronter le mal absolu, celui que tous surnomment Le Boucher !

Des cartels de Bogota aux sinistres fermes des environs de Zagreb, des palaces de la côte aux clubs VIP des beaux quartiers parisiens, l’amour sera passionnel, la guerre totale, l’épopée sanglante, les corps cabossés et les âmes meurtries…

Avec leurs intrigues nerveuses à la John Woo et leur violence à fleur de peau les romans de JOB, d’une efficacité redoutable, laissent tout le monde sur le carreau. Jouissif et percutant !

Editeur: Jigal, 272 pages, date sortie: 10/9/2012

Six fourmis blanches – Sandrine Collette

Six fourmis blanches – Sandrine Collette

Mon troisième Sandrine Collette.  Un gros coup de coeur pour son excellent premier polar Des noeuds d’acier, une lecture mitigée pour son deuxième Un vent de cendres et une énorme déception pour Six fourmis blanches.

J’ai hésité à écrire cette chronique, j’ai tellement de respect pour le travail des auteurs, mais je ne vais pas vous raconter des bobards, ce n’est que mon ressenti et il n’est pas parole d’évangile. Sandrine Collette est encensée par le monde du livre, à chacun son avis.

Deux histoires de montagnes qui se croisent et se rejoignent.   D’un côté, Mathias, le scarificateur -une espèce de sorcier- il pratique un rituel païen pour enrayer le mauvais sort et porter chance à ceux qui le commande.  Cela consiste à grimper en haut d’un sommet pour y sacrifier une chèvre vivante en la balançant dans le vide.  Pour choisir la bonne chèvre, il balance des osselets, désolée mais je n’ai pas du tout accroché !  De l’autre côté, un groupe de randonneurs qui ne se connaissent pas et viennent faire un trek dans les montagnes d’Albanie, accompagnés d’un guide étrange.

La randonnée se transforme vite en cauchemar et Mathias, le scarificateur est pourchassé par le mafieux local.

J’aimerais tellement trouver quelque chose de positif sur ce livre.  Je n’y ai ressenti aucune émotion, aucune empathie avec les personnages, ils sont tous plus antipathiques les uns que les autres.  Le livre est court mais la lecture est longue, pesante, ennuyeuse.

Je ne suis absolument pas entrée dans cette randonnée, suis restée sur le bord de la piste et me suis ennuyée de bout en bout, sans y croire un seul instant.  Peut être pour ceux qui aiment la montagne sans trop la connaître ?

Je terminerai en vous disant de lire le formidable Les noeuds d’acier.

Quant à moi, je crois que le divorce est prononcé avec Sandrine Collette.

4ème Couv.

Dans ces montagnes du nord de l’Albanie, le mal rôde toujours. Dressé sur un sommet aride et glacé, Matthias s’apprête pour la cérémonie du sacrifice. Très loin au-dessous de lui, le village entier retient son souffle. À des kilomètres de là, Lou et ses compagnons partent pour trois jours de trekking intense. Mais, égarés dans une effroyable tempête, terrifiés par la mort de l’un d’entre eux, ils vont devoir lutter pour survivre.

Editeur: Le livre de poche, 312 pages, date sortie: 27/01/2016

Le chant des âmes – Frédérick Rapilly

Le chant des âmes – Frédérick Rapilly

Ma curiosité a été plus que titillée en lisant un commentaire dithyrambique de Ghislain Gilberti sur Le Chant des âmes.  J’ai cédé à la tentation et qu’est ce que j’ai bien fait !

Un polar étonnant qui nous plonge dans le milieu de la techno et des rave party, la musique est même un personnage important du récit.  Je vous avoue avoir eu un peu peur en entamant ma lecture.  La techno et moi, ce n’est pas une grande histoire d’amour, c’est même tout l’inverse mais je vous rassure,  inutile d’aimer cette musique étrange pour entrer à 100% dans l’histoire.

Le cadavre d’une jeune fille atrocement mutilée est retrouvé dans la forêt de Brocéliande, la police piétine et les médias émettent des hypothèses farfelues.  Mark Torkian, grand journaliste à la retraite est envoyé sur les lieux pour y mener une contre enquête.  Il va collaborer avec une jeune photographie, tout à fait inexpérimentée.  Deux personnages hyper attachants.

L’enquête démarre lentement pour s’accélérer assez vite.  Nous allons voyager de Bretagne à Bali, en passant par la Thaïlande, les Iles Canaries et l’Ukraine sur les traces d’un serial killer de la pire espèce.

Une intrigue originale, une chasse à l’homme menée tambour battant au rythme des DJ endiablés dans la fièvre des nuits techno.  Impossible de décrocher de cette lecture additive, le livre se lit quasiment d’une traite.

Il n’y a pas grand chose à reprocher à ce premier roman, sinon sa fin un peu précipitée qui me laisse sur ma faim, en attendant la lecture de la suite des aventures de Torkian dans Le chant du diable.

Je termine ma lecture un peu sonnée avec la musique qui résonne encore et encore dans mes oreilles.

Allez y, montez sur la piste, entrez dans la danse, vibrez et laissez vous surprendre par ce Chant des âmes.

Frédérick Rappily, un auteur que je suivrai !

4ème Couv.

Quand des touristes découvrent le corps crucifié d’une jeune femme au cœur de la forêt de Brocéliande, les médias se déchaînent et l’affaire fait vite la Une de l’actualité. Alors que la police s’oriente vers un rituel satanique, Marc Torkan, ex-grand reporter, est chargé d’une contre-enquête par son ancien rédacteur en chef. Accompagné d’une photographe inexpérimentée, il comprend rapidement que la police fait fausse route : la veille du meurtre, la victime semble s’être rendue à une rave-party. L’enquête prend un tournant inattendu lorsqu’en Thaïlande un second cadavre est retrouvé en marge d’un événement similaire. Pour le journaliste et sa coéquipière, la chasse au scoop se transforme en chasse à l’homme. Seuls, il se lancent sur la piste d’un tueur en série qui choisit ses proies dans le tumulte et la fièvre des fêtes électro..

Editeur: Critic éditions, 384 pages, date sortie: 2/6/2011

Voulez-vous tuer avec moi ce soir – Céline Denjean

Voulez-vous tuer avec moi ce soir – Céline Denjean

Un premier roman d’une jeune auteure toulousaine et une très belle découverte.

384 pages lues d’une traite en une après midi au jardin.   Une fois commencé, je n’ai pas pu décrocher de l’histoire, pas vu le temps passer, résultat: un beau coup de soleil en prime !

Bienvenue dans la tête d’un tueur…

Nous connaissons son nom dès le début.   Nous le suivons pas à pas dans sa « folie ordinaire » et nous vivons l’enquête au jour le jour dans les moindres détails.  Comment les flics vont ils le confondre ?

Le suspense est distillé à la perfection, l’histoire est bien ficelée, le rythme est soutenu sans temps mort et l’angoisse monte crescendo au fil des pages.

J’ai été captivée de bout en bout par ce récit de l’horreur ordinaire.

Seul petit bémol pour moi, les chapitres alternent entre l’histoire du tueur et une histoire d’amour racontée dans le journal d’une adolescente, même si les deux histoires se rejoignent à la fin, je les ai trouvé un peu longs, peut être auraient ils pu être plus resserrés.

Un premier roman plein de qualités, très prometteur.  A découvrir au plus vite !

J’ai bien envie de me plonger dans le 2è roman de Céline Denjean, sorti en septembre 2016 , la 4ème couverture est plus que tentante et  je ne lis que de bons retours.

4ème Couv.

Je m’appelle Marcel. J’ai 47 ans. Je suis contrôleur de bus. Je mène une vie saine et bien rangée. J’aime l’ordre, la rigueur et la discrétion et, à bien des égards, je suis votre voisin idéal. C’est que, contrairement à bon nombre de mes contemporains, j’ai reçu une excellente éducation. Et ce n’est pas ce que la police ou les journaux racontent sur moi qui me fera changer d’avis !

Toulouse. Depuis plusieurs mois, le lieutenant Girard traque  » le Tueur du vendredi « , un pervers méthodique qui viole et tue des prostituées le long du canal. Le meurtrier, c’est Marcel, un insoupçonnable contrôleur de bus à la vie sans histoire. Maniaque et obsessionnel, il suit jour après jour, et à la minute près, une routine bien huilée. Ses ennemies ? Les femmes, les indécentes, les décadentes, les provocantes… Et depuis peu sa jeune voisine, qui pourrait bien faire basculer une routine jusqu’alors inébranlable…

Editeur: Pocket, 384 pages,  date sortie: 8 septembre 2016

Zanzara – Paul Colize

Zanzara – Paul Colize

J’ai découvert et adoré la plume de Paul Colize avec l’excellent Concerto pour 4 mains.  Je renouvelle l’expérience et je ne suis pas déçue.

Zanzara, c’est une plongée, menée tambour battant, dans le monde du web journalisme et des faits divers.

Nous suivons Fred, journaliste le jour et amateur de sensations fortes la nuit, sa vie est plus que trépidante.  Il va enquêter sur le prétendu suicide d’un informateur.  La police classe vite l’affaire mais Fred flaire le scoop, il s’acharne et suit sa propre enquête.  Une sacrée aventure qui l’emmènera jusqu’en Ukraine.

Ca va vite, ça file à 200 à l’heure, ça bouscule, ça déménage de tous les côtés.  L’auteur a l’art de jouer avec les nerfs de ses lecteurs et de les maintenir en haleine sans jamais relâcher la pression.

Un grand plaisir de retrouver le style inimitable de Paul Colize, sa belle plume, ses touches d’humour, sa noirceur teintée de légèreté et de belgitude.   Unique et réjouissant !

Et pour les lecteurs Bruxellois, quelle joie de se balader à travers les différents quartiers de la capitale et plus particulièrement notre chère commune d’Uccle

Si vous avez envie d’un shoot d’adrénaline, lisez ce thriller atypique et addictif !

4ème Couv.

Fred, 28 ans, est journaliste. Membre d’une team de jeunes pigistes web, il rêve de gloire et de signer un article papier qui fera date.

La nuit venue, Fred mène une double, voire une triple vie.
Avant tout, il aime une femme mariée. Une liaison passionnelle, mais sans espoir. Ensuite, il aime le risque, les paris et l’adrénaline. Fred se sent vivre quand il flirte avec les limites.
Ces savants cloisonnements vont voler en éclats le jour où il reçoit un coup de fil à la rédaction. Rendez-vous lui est donné le lendemain pour recueillir des révélations fracassantes.

Arrivé sur les lieux, Fred va faire une rencontre qui le poussera à enquêter sur un fait divers apparemment anodin. Son obstination va provoquer une réaction en chaîne, jusqu’au final, inattendu et époustouflant.

Editeur: Fleuve (coll. Fleuve noir), 320 pages, 9 mars 2017

Le berceau des ténèbres – Jean-Luc Bizien

Le berceau des ténèbres – Jean-Luc Bizien

Troisième tome de La trilogie des ténèbres.

Je vous précise tout de suite qu’il n’est pas nécessaire d’avoir lu les deux premiers pour apprécier cet opus.  Mon préféré des trois !

Changement total de décor, ambiance très différente, bye bye la Corée (même si elle est présente en toile de fond),   Seth Ballahan revient à New York avec sa famille.

Il va lancer se lancer dans une enquête difficile, une véritable chasse à l’homme.  Un monstre a enlevé deux enfants appartenant aux communautés chinoise et italienne.  La police ne fait rien.  Les deux familles mafieuses sont touchées de près et vont prendre les choses en main.

Aux côtés de Seth, on retrouve son ami Paik Donc Soo, l’ex militaire coréen qui ne s’adapte pas à la vie New Yorkaise et un ex profileur américain Joshua Brolin (petit clin d’oeil à Maxime Chattam).

Sur la couverture, Bernard Minier cite « un putain de page turner impossible à lâcher », et je confirme à 1000%.

Ce 3ème opus est une réussite totale !  L’intrigue est géniale, plus aboutie et maîtrisée de bout en bout.

Une lecture hautement addictive sans aucun temps mort, happée dès les premières pages et tenue en haleine par les rebondissements multiples.  On peut dire que Jean Luc Bizien a le sens du rythme.  C’est nerveux, rapide, une véritable course contre la montre pour retrouver les enfants, les chapitres courts nous poussent à tourner les pages frénétiquement.  C’est violent et sanglant par moment mais comme dans les précédents tomes, l’auteur laisse une belle part à ses personnages torturés et complexes.

Je termine ma lecture lessivée et épuisée par tant de tension, dieu que c’est excellentissime !

Jean Luc Bizien au sommet de son art !  Un pur bonheur et un grand moment de plaisir.

A lire au plus vite !

4ème Couv.

Ancien officier des services de renseignements, militaire parfaitement entraîné, le lieutenant Paik Dong Soo est parvenu à quitter l’enfer de son pays-prison, la Corée du Nord. Grâce à son ami le journaliste américain Seth Ballahan, il a réussi à exfiltrer sa femme et son fils et à gagner New York. Pour lui, le plus dur est désormais de s’adapter à ce nouveau monde, où la liberté le paralyse. Jusqu’au jour où un étrange visiteur fait appel à ses anciennes compétences. Des enfants ont été enlevés en plein Chinatown, les gens sont inquiets et pour les commerçants, la peur est le pire ennemi des affaires. Incapable de son côté de recueillir le moindre renseignement fiable au coeur d’une communauté fermée, la police est impuissante. Pourtant, jour après jour, les rumeurs les plus atroces se propagent. Il faut intervenir vite. Puisque les voies judiciaires sont lentes, restent les méthodes radicales de Paik Dong Soo. Avec les risques qu’elles comportent…

Editeur: Toucan (coll.Touc.noir), 480 pages, sortie le 21 juin 2016

La frontière des ténèbres – Jean Luc Bizien

La frontière des ténèbres – Jean Luc Bizien

Deuxième tome de la Trilogie des ténèbres.

Nous retrouvons avec plaisir nos deux héros de L’évangile des ténèbres. Seth Ballahan, le journaliste américain et Paik Doo Song, le militaire coréen.

Un voyage entre les deux Corées, le Sud et le Nord…diamétralement opposées.  Le Sud d’une grande modernité et le Nord vivant sous le régime de la peur et de la répression.

Une première partie en Corée du Sud, un peu moins dynamique, moins percutante, à l’intrigue moins palpitante.  J’ai nettement préféré la deuxième partie.  Paik Doo Song recherche sa famille dans les camps du Nord, une infiltration et une course poursuite des plus passionnantes.  Le rythme s’accélère jusqu’à devenir haletant, la tension grimpe, le coeur bat de plus en plus vite, va t il y arriver ? C’est redoutablement efficace.  Nous sommes piégés jusqu’à la fin.

L’écriture est toujours aussi fluide et visuelle, l’auteur a l’art de nous faire ressentir les émotions de ses héros, il laisse une belle part à l’amitié et aux sentiments dans ce deuxième tome.

Jean Luc Bizien a décidément beaucoup de talent !

Petit teasing pour le 3ème tome… changement total de décor, accrochez vous, ça décoiffe fort, c’est excellent, du grand art !!!

 

4ème Couv.

En répondant à l’appel de son mystérieux homologue coréen, l’ex-grand reporter Seth Ballahan croit s’offrir un séjour d’agrément. Hélas, sitôt arrivé à Séoul avec sa femme et sa fille, il sera confronté à un double homicide. Des meurtres impossibles, perpétrés dans un village-pilote, entièrement géré par l’électronique et la video. Qui a frappé derrière les murailles du village ? Qui a pu s’introduire dans cet Eden de façade, ce nirvana sécuritaire ? Quel monstre est assez puissant pour se jouer des caméras, des gardiens et du système de surveillance ? Ballahan devra, pour le savoir, réunir toutes les pièces d’un puzzle effrayant… Et faire équipe, pour l’occasion, avec un homme revenu d’entre les morts. Ange ou démon, parce qu’il est rescapé de l’Enfer, cet homme est le seul capable de défier les autorités de Corée du Nord. Sous les yeux de Seth, il franchira la terrible frontière du pays le plus fermé du monde, dans le seul but de libérer une femme et un enfant. Ballahan, impuissant, devra de son côté jouer une véritable partie d’échecs avec la mort, au terme de laquelle se dévoilera une autre vérité, plus terrible encore. Car si la frontière séparant Nord et Sud est bien visible, les ténèbres s’étendent des deux côtés…

Editeur: Toucan (coll. Touc.noir), 435 pages, 21 juin 2016