Le jour du chien – Patrick Bauwen

Le jour du chien – Patrick Bauwen

Imaginez la scène un instant…

Votre épouse est décédée depuis trois ans, vous êtes dans une rame de métro en situation périlleuse et soudain, il vous semble l’apercevoir assise dans un coin.  Une hallucination, un fantôme, un sosie ?

Ainsi démarre le thriller de Patrick Bauwen, très vite, très fort, au quart de tour.

Vous serez happé par cette histoire de dingue,  tordue et machiavélique. Une intrigue ficelée à la perfection qui nous ballade constamment. On essaye de comprendre, on croit avoir deviné et bang, on se prend un rebondissement imprévu, ah que c’est énervant ! on se plante à chaque fois.  On aimerait tant comprendre ce qui se passe, alors on tourne les pages de plus en plus vite.   C’est diabolique !  L’auteur doit être un vrai sadique ou un démon pour jouer de la sorte avec nos nerfs.

Pas de temps mort, pas de longueurs inutiles dans cette course poursuite effrénée.   Le style est vif, efficace et assez addictif.

Hormis quelques petites incohérences qui ne m’ont pas dérangées, c’est un sacré bon thriller que je vous recommande vivement.  On ne voit rien venir jusqu’à la fin… totalement inattendue, qui vous scotchera intégralement.

Si vous aimez l’adrénaline et les polars à 100 à l’heure, n’hésitez pas une seconde !

4ème Couv.

Les ténèbres sont mon domaine. Le métro, ma cité des morts. La souffrance de mes victimes, mon plaisir. Je suis le Chien. Inquisiteur ou Guerrier Saint, comme vous voudrez. Dieu est avec moi. Djeen, je croyais l’avoir tuée. C’était il y a trois ans. Déchiquetée par les roues du métro. Et voilà qu’elle me menace… Je dois la retrouver avant que Kovak ne le fasse. Et ce jour-là signera l’apogée du mal. Sur les traces d’un tueur psychopathe, dans un Paris souterrain plus hallucinant que l’Enfer, le nouveau thriller de Patrick Bauwen, un des maîtres du genre depuis L’Œil de Caine.

Editeur: Albin Michel, 430 pages, sortie le 29 mars 2017

L’évangile des ténèbres – Jean-Luc Bizien

L’évangile des ténèbres – Jean-Luc Bizien

Je connaissais Jean-Luc Bizien à travers sa série Simon Bloomber dans la collection Grands Détectives (La chambre mortuaire, La main de gloire et Vienne la nuit, sonne l’heure).

Je le découvre ici sous une toute autre facette, quelle belle surprise !

Au delà de l’excellent thriller, L’Evangile des ténèbres est un portrait saisissant de la Corée du nord, une immersion totale dans ce régime totalitaire de la peur et ça donne froid, très froid dans le dos. Je vous rassure tout de suite, aucune connaissance politique n’est requise pour entamer votre lecture, il suffit de vous laisser porter par cette histoire surprenante.

Un thriller très réussi et hautement addictif qui mêle deux enquêtes.
D’un côté, Seth Ballahan, un journaliste américain à la recherche de son collègue disparu en Corée du nord et de l’autre, Paik Dong-Soo, un militaire coréen qui traque un serial killer de la pire espèce.  Leurs chemins seront parsemés d’horreurs et d’abominations.

L’intrigue est passionnante et intelligente, elle se décline en chapitres courts qui alternent les points de vue des différents protagonistes.
Quant à la plume de Jean Luc Bizien, dieu qu’elle est belle, ciselée et très visuelle.

La tension va crescendo au fil des pages, aucun temps mort, c’est haletant et ça file à 100 à l’heure.  Il fait chaud, l’air est de plus en plus moite et on a du mal à respirer, on aimerait tant poser notre livre pour récupérer, boire un coup et reprendre notre souffle mais c’est impossible.
Pauvre lecteur, te voilà percuté et oppressé de tous côtés dans ce véritable page turner.

Je ne saurais dire si Jean-Luc Bizien a vécu en Corée ou s’il a effectué un énorme travail de recherche tant son récit est criant de vérité.

Un excellent divertissement à découvrir au plus vite !!!

L’Evangile des ténèbres est le premier tome d’une trilogie.  Suivent, La frontière des ténèbres et Le berceau des ténèbres. Ils sont tous sortis aux Editions du Toucan, en poche.

En refermant mon livre, je n’ai qu’une envie: entamer la lecture du deuxième tome au plus vite !

4ème Couv.

Seth Ballahan, rédacteur en chef d’un quotidien américain, apprend que Michaël Wang, l’un de ses collaborateurs, est piégé en Corée du Nord. Face à l’absence de réaction de sa hiérarchie, Ballahan décide de secourir le jeune journaliste. Dans Pyongyang, la capitale fantôme où les hommes ne sont que des ombres, il cherche de l’aide auprès de Suzan, une soi-disant correspondante d’O.N.G. canadienne. Au même moment, l’inconcevable se produit : dans ce pays ultra surveillé, une série de cadavres atrocement mutilés révèle l’existence d’un tueur obsessionnel. Le lieutenant Paik Dong-Soo, brillant militaire nord-coréen, est chargé de l’enquête. A l’issue d’un parcours terrorisant, tous vont se retrouver en un lieu oublié, celui qu’annonce l’Evangile des Ténèbres…

Editeur: Toucan (Toucan noir), 556 pages, sortie le 5 octobre 2011

Bienvenue à Cotton’s Warwick – Michaël Mention

Bienvenue à Cotton’s Warwick – Michaël Mention

Bienvenue en enfer !

Bienvenue dans ce conte apocalyptique !

Accrochez vous bien, on embarque pour le trou du cul du monde, un bled au fin fond de l’Australie, où la température monte à plus de 50° à l’ombre et où vivent 17 personnes. 16 hommes dégénérés et une femme, toutes les autres se sont suicidées.

Les dégénérés passent leurs journées à chasser, se saouler, violer et tuer, quel programme !

Un voyage au coeur de la violence, de la folie, de la noirceur, plus noir… tu meurs.

C’est dur, glauque, grossier, macabre, cruel, sauvage.  C’est cru et ça pue.  C’est malsain, putride, dérangeant, cauchemardesque, désespérant.

Et la plume unique de Michaël Mention nous fait tout ressentir à la puissance mille, cela devient insoutenable. Je croyais avoir tout lu en matière de noirceur, je croyais être vaccinée et bien non, il y a pire, bien pire et Michaël Mention me le prouve.

L’histoire débute comme un roman noir avec des meurtres, pour tirer ensuite vers le fantastique et là, j’ai complètement décroché.  Trop, c’est trop !

Un livre à ne pas mettre entre toutes les mains, âmes sensibles abstenez vous, et un petit conseil, si vous osez le voyage, ne mangez pas avant votre lecture, sous peine de voir votre repas atterrir sur votre bouquin !

Un voyage en enfer dont vous ne sortirez pas indemne.  Vous aimerez ou vous détesterez, mais vous n’oublierez jamais Cotton’s Warwick.

4ème Couv.

Australie, Territoire du Nord. Dans l’Outback, on ne vit plus depuis longtemps, on survit. Seize hommes et une femme, totalement isolés, passent leurs journées entre ennui, alcool et chasse. Routine mortifère sous l’autorité de Quinn, Ranger véreux. Tandis que sévit une canicule sans précédent, des morts suspectes ébranlent le village, réveillant les rancoeurs et les frustrations. Sueur, folie et sang. Vous n’oublierez jamais Cotton’s Warwick.

Editeur: Ombres noires, 251 pages, sortie le 7 décembre 2016

Syberia – Dana Skoll

Syberia – Dana Skoll

Une épopée aux confins de l’imaginaire.

Fantastique, émouvante, palpitante, envoûtante.

Un enchantement, une aventure féministe, intense et captivante du début à la fin, un dépaysement plein d’émotions et de poésie.

Un scénario incroyable, un rythme d’enfer, un formidable suspense, des personnages hauts en couleur et très attachants.  Comment ne pas tomber sous le charme de la belle Kate Walker, l’héroïne de cette histoire.  Quel magnifique portrait de femme !

Une invitation au voyage, au rêve, au dépassement de soi et de nos peurs.

Un questionnement sur nos existences formatées et matérialistes, osons nous nous remettre en question pour accueillir le changement ?

Une lecture magique tout simplement, une pure merveille !

En lisant Syberia, j’ai retrouvé mon âme d’enfant, celle qui s’émerveillait et vivait ses premiers émois en découvrant le monde des livres.  Du fond du coeur, je remercie l’auteur de m’avoir fait revivre ces moments précieux et intenses.

La fantasy, le fantastique, Harry Potter, le Seigneur des anneaux et cie, c’est vraiment pas ma tasse de thé, je suis même hermétique ! et j’ai été conquise à 1000% par Syberia, une vraie prouesse de l’auteur. Comment ce miracle est il possible ?  Quand on sait qui est l’auteur, on comprend mieux. Et oui, l’auteur de polars Sonja Delzongle a deux vies parallèles et Dana Skoll est son pseudo pour la littérature jeunesse et fantasy.

Je terminerai en précisant que le livre est magnifique, un vrai bonheur visuel.

4ème de Couv.

Kate Walker, jeune avocate américaine, est envoyée dans le petit village montagnard de Valadilène pour conclure le rachat d’une usine d’automates qui appartient à la famille Voralberg. Mais à son arrivée, elle découvre qu’un héritier potentiel, Hans Voralberg, a disparu en Europe de l’Est. Créateur d’automates de génie qui a passé sa vie à chercher les derniers mammouths vivant sur Terre, il s’est lancé dans sa quête jusqu’au nord de la Sibérie. Kate devra le retrouver pour mener à bien sa mission et sera confrontée à de nombreux personnages et lieux étranges qui remettront en question la vie qu’elle s’était construite.

Editeur: Michel Lafon, 315 pages, sortie le 23 mars 2017

Xtrême Préjudice – Mark Zellweger

Xtrême Préjudice – Mark Zellweger

Tout à la fois roman d’espionnage, roman d’aventures et thriller.
La politique, les enjeux géopolitiques, les conflits et stratégies internationales ne sont pas ma tasse de thé et je vous avoue avoir ouvert ce roman avec une certaine appréhension.
Et si je ne pige rien ? Et si cela me barbe au plus haut point ?

Un sacré défi de lecture et au final, une belle découverte !

L’auteur a l’art de nous embarquer dans une spirale d’aventures palpitantes, d’évènements ancrés dans la réalité et la politique internationale du moment.
Dans cet opus, Mark Walpen, le dirigeant du Sword (agence de renseignement non gouvernementale) est touché dans sa sphère privée, ses enfants viennent d’être kidnappés et il va tout faire pour les retrouver au plus vite.

On sent que l’auteur connaît son sujet sur le bout des doigts, il a été conseiller en stratégie et marketing de services secrets internationaux.  Mais rassurez vous, aucune connaissance en géopolitique n’est requise pour apprécier cette histoire. Plusieurs fois, vous ouvrirez grands les yeux et vous pousserez un gros juron devant ces immondes magouilles et manipulations politiques.

Le récit démarre en force, nous sommes assez vite happé par l’histoire. C’est rythmé et dynamique, l’action est présente de bout en bout, les chapitres sont courts et alternent les différentes aventures, on ne s’ennuie pas une seconde. L’écriture est fluide et les pages se tournent toutes seules.
L’humour est au rendez vous, cela permet de prendre un peu de recul et de dédramatiser les enjeux.
Tous les membres du groupe « Les faucons » sont fort attachants, sensibles et très humains malgré les énormes responsabilités qu’ils assument. Mention spéciale à Mark et Rebecca.

C’est le quatrième opus des aventures de Mark Walpen, mais il se lit indépendamment des trois premiers.

Un livre que je recommande vivement à tous les amateurs du genre !

4ème Couv.

On retrouve la BMW du président du CIO toutes portes ouvertes au bord du lac à Lausanne. Où est passé le président ? Pendant ce temps le professeur Ayer grand ponte de virologie et d’épidémiologie à l’OMS n’a plus donné de signes de vie alors qu’il était en Afrique de l’Ouest afin de comprendre l’épidémie d’Ebola qui l’intriguait au plus près. La situation internationale se tend considérablement avec des tentatives de lancement de missiles de moyenne portée et des essais nucléaires par la Corée du nord. Mark Walpen est alerté par son père : lui et les enfants de Mark, Zoé et Elliott, ont été victimes d’un acte terroriste barbare et innommable. Mark vit un nouveau drame dans sa vie ! Un rapport confidentiel américain dénonce l’Arabie Saoudite comme commanditaire des attentats du 11 septembre. Quel rapport avec nos protagonistes ? Une fois de plus les stratèges du Sword vont devoir dénouer les intrigues et trier le vrai du faux. Les Faucons partiront en quête des différents responsables. La sanction risque d’être terrible. Un suspens incroyable par le nouveau maître du roman d’espionnage !

Editeur: Eaux troubles, 295 pages, sortie le 18 mars 2017

Mör – Johana Gustawsson

Mör – Johana Gustawsson

Le premier roman de Johana Gustawsson « Block 46 » a été un énorme coup de coeur qui m’a ému jusqu’au fin fond des tripes.
Elle a osé ce pari casse gueule de mêler deux histoires et deux époques, les atrocités des camps de concentration nazis et les agissements d’un serial killer de nos jours en Suède. Et quelle réussite !

Après un tel coup de maître dans le monde du polar, tous les lecteurs attendaient son deuxième roman avec une grande impatience mêlée d’appréhension.  Va t elle renouveler l’exploit ou nous décevoir ?

Je le dis haut et fort, MÖR est un grand polar, une totale réussite, une pépite comme on aimerait en lire plus souvent. C’est pour découvrir de tels cadeaux que je suis une thriller-polar addict incurable.
MÖR fait l’unanimité chez les lecteurs, c’est tellement rare que j’ai envie de le souligner.

Une intrigue hallucinante, intelligente et prenante qui vous balade entre deux époques et deux pays. 1888 à Londres, dans le quartier de Whitechapel où sévissait Jack l’Eventreur et 2015 à Londres et en Suède.

Accrochez vous au début, le temps que le puzzle et les nombreux personnages se mettent en place.
Nous retrouvons avec beaucoup de plaisir notre duo d’héroïnes. Emily, l’incroyable et talentueuse profileuse et Alexis la journaliste-écrivain spécialisée dans les tueurs en série. Et nous faisons la connaissance d’Alienor, la nouvelle stagiaire, elle est aspie, Asperger. Enorme coup de coeur pour ce personnage fascinant, j’espère qu’elle reviendra dans un prochain roman.

Je ne vais pas vous raconter l’histoire, la 4ème couv le fait bien, sachez juste que vous croiserez à nouveau la route du monstrueux tueur Henfield (rencontré dans Block 46), vous serez mené par bout du nez avec d’incessants retournements de situations, vous plongerez dans la perversion et la noirceur de l’âme humaine sous la plume magnifique de Johana.

Comme dans Block 46, l’auteur a fait un colossal travail de recherche historique pour nous transporter dans les bas fonds de Londres en 1888, c’est bluffant !

Ce livre, vous n’allez pas le lire, non ! vous allez le dévorer, jusqu’à la toute fin… Et là, vous pousserez un énorme juron « what the fuck !!! », une fin magistrale qui vous retournera les méninges et vous scotchera à votre canapé pour un long moment.

Johana Gustawsson a un talent fou !  Ne passez pas à côté !

Vous n’êtes pas obligé d’avoir lu Block 46 pour vous plonger dans Mör mais je vous le conseille vivement (il est sorti en poche) pour apprécier toute la subtilité des personnages.

4ème Couv.

Le nouveau roman de Johana Gustawsson va vous couper l’appétit

Après Block 46, le duo d’enquêtrices Emily Roy (profileuse de renom, froide et parfois curieusement maternelle) et Alexis Castells (écrivaine de true crime) revient pour une enquête terrifiante qui explore, cette fois encore, l’histoire et les liens familiaux.

On retrouve, en Suède, un cadavre de femme amputé de plusieurs kilos de chair : les seins, les hanches, les cuisses et les fesses ont disparu. Au même moment, à Londres, Emily Roy enquête sur une disparition inquiétante : une actrice célèbre a été enlevée, et ses chaussures abandonnées à proximité de son domicile, dans un sac plastique, avec une paire de chaussettes soigneusement pliées dedans.

Ces deux crimes portent la signature du serial killer qui a tué l’ancien compagnon d’Alexis Castells au moment de son arrestation : Richard Hemfield. Hemfield est enfermé à vie à l’hôpital psychiatrique de haute sécurité de Broadmoor, pour le meurtre de six femmes blanches, retrouvées, en l’espace de deux ans, assassinées et amputées de leurs seins, de leurs fesses, de leurs cuisses et de leurs hanches…

Le problème, c’est que Richard Hemfield est en prison depuis dix ans. Comment expliquer que ses crimes recommencent ?

Le nouveau roman de Johana Gustawsson plonge cette fois encore ses racines dans l’histoire : au cœur du Londres du XIXe siècle, dans les ruelles sillonnées par Jack L’Éventreur.

Editeur: Bragelonne, 308 pages, sortie le 15 mars 2017

Nuit – Bernard Minier

Nuit – Bernard Minier

Je suis une grande fan de Bernard Minier, depuis la parution de Glacé, son premier thriller. En quatre livres,  il est vraiment devenu un incontournable dans le paysage du polar français.

Après son excellent « Une putain d’histoire » (dans un registre différent), nous retrouvons avec Nuit la série du commandant Martin Servaz et du tueur psychopathe Julian Hirtmann. Servaz est toujours à sa poursuite et nous allons enfin assister à la confrontation tant attendue depuis des années.

L’histoire démarre en force avec deux magnifiques scènes, dans une église suédoise et sur une plateforme pétrolière en pleine mer, mais hélas le soufflé retombe trop vite, plombé par des longueurs inutiles.

Nuit est un bon page turner qui se lit vite, car Bernard Minier sait y faire, il est fort doué, connaît sa recette et sa plume est très belle. Mais je le referme avec une certaine déception, je m’attendais à être surprise.

L’intrigue est fort mince, elle manque cruellement d’originalité -tu vois tout venir à des kilomètres-, de crédibilité par moment avec trop d’invraisemblances, un jeu de chat et souris étiré sur 525 pages, c’est long.

L’impression de lire l’épisode de trop de ta série préférée, quand tu commences à te lasser et que tu sens que l’auteur exploite un filon, dommage !

La confrontation finale entre nos deux héros est fort décevante, très loin du face à face angoissant annoncé.  Et la fin ouverte laisse présager une suite.  Je crois que ce sera sans moi cette fois !

En résumé, je dirais: le rendez vous de trop entre nos deux héros.

4ème Couv.

Nuit de tempête en mer du Nord. Secoué par des vents violents, l’hélicoptère dépose Kirsten Nigaard sur la plate-forme pétrolière. L’inspectrice norvégienne enquête sur le meurtre d’une technicienne de la base off-shore.

Un homme manque à l’appel. En fouillant sa cabine, Kirsten découvre une série de photos. Quelques jours plus tard, elle est dans le bureau de Martin Servaz.

L’absent s’appelle Julian Hirtmann, le tueur retors et insaisissable que le policier poursuit depuis des années. Étrangement, sur plusieurs clichés, Martin Servaz apparaît. Suivi, épié.

Kirsten lui tend alors une autre photo. Celle d’un enfant.
Au dos, juste un prénom : GUSTAV

Pour Kirsten et Martin, c’est le début d’un voyage terrifiant. Avec, au bout de la nuit, le plus redoutable des ennemis.

Editeur: XO, 525 pages, sortie le 21 février 2017

Olagarro – Ludovic Bouquin

Olagarro – Ludovic Bouquin

Une jeune peintre s’interroge sur son passé, un dompteur de fauves est crucifié sur les barreaux d’une cage, un mafioso cherche à se racheter, un gang de Serbes violents, un douanier poignardé en 1979, un flic entouré de morts qui mène l’enquête et un mot étrange OLAGARRO au centre de toute cette histoire.

Une intrigue originale et une aventure qui nous fait voyager dans le temps, jusqu’au pays Basque espagnol.

Le rythme est rapide, sans aucun temps mort.  Les personnages très attachants.  J’ai pris énormément de plaisir à découvrir la plume fluide de Ludovic Bouquin.

Une première partie très addictive, une deuxième un peu moins car j’avais deviné un peu trop vite.

Une très belle  découverte d’un jeune auteur à suivre assurément.

Il a publié un premier roman « Rémission spontanée » sorti en 2015 chez Pousse au crime éditions.

4ème Couv.

2015, Paris, Alicia, artiste peintre en plein essor, confortée à son passé

2015, Bordeaux, un homme retrouvé mort dévoré par les fauves. Ce mot étrange, olagarro, l’unique point de départ d’une enquête qui s’annonce difficile pour le commissaire Nekka.

1979, Pays Basque espagnol, un douanier poignardé sur une montage.

Editeur: Pousse au crime, 196 pages, sortie le 26 février 2017

Derrière les portes – B.A. Paris

Derrière les portes – B.A. Paris

Tout paraît trop beau, trop lisse…. nous savons que très souvent les apparences sont trompeuses.

Un piège diabolique se referme derrière la porte de ce thriller psychologique.

L’histoire démarre lentement mais nous sommes assez vite happé dans une spirale angoissante, sadique et cruelle.
La tension monte crescendo jusqu’à nous stresser, nous serrer la gorge, nous faire battre le coeur très vite, nous avons envie de crier, de secouer l’héroïne…

Impossible de lâcher ce page turner, pris au piège, englué jusqu’au cou, les pages se tournent de plus en plus vite, nos nerfs sont mis à rude épreuve, nous voulons absolument savoir…

Et quoi ?  Et quoi ?     Coup de ❤️, me direz vous !

Hélas non… c’est juste une lecture sympa !

B.A. Paris a pourtant frappé très fort pour son premier roman, porté aux nues par toutes les critiques.

L’intrigue n’est pas assez originale, trop classique.
Le scénario sur la torture psychologique sent le déjà vu, j’y ai trouvé trop de clichés, tout est tellement prévisible !
Les personnages sont survolés voire même carricaturés.
J’aurais aimé que Millie, la jeune soeur trisomique, prenne plus de place dans le récit pour donner une autre couleur à cette histoire, dommage !

Ne boudons pas notre plaisir et jouons le jeu, c’est une belle prouesse pour un premier roman et un très bon moment de lecture qui plaira à beaucoup, j’en suis sûre.

En ce qui me concerne:  vite lu, vite oublié !

4ème Couv.

En apparence, Jack et Grace ont tout pour eux. L’amour, l’aisance financière, le charme, une superbe maison.
Le bonheur.
Vous connaissez tous un couple comme celui qu’ils forment, le genre de couple que vous aimeriez connaître mieux.
Vous adoreriez passer davantage de temps avec Grace, par exemple. L’inviter à déjeuner, seule.
Et pourtant, cela s’avère difficile. Vous réalisez que vous ne voyez jamais Jack et Grace l’un sans l’autre.
Est-ce cela que l’on appelle le grand amour ?

À moins que les apparences ne soient trompeuses.
Et que ce mariage parfait ne dissimule un mensonge parfait.
Car pourquoi Grace ne répond-elle jamais au téléphone ?
Et pourquoi les fenêtres de la chambre sont-elles pourvues de barreaux ?

UN PIÈGE CRUEL ET DIABOLIQUE
UN LIVRE BRILLANT ET TERRIFIANT

Editeur: Hugo Roman, 320 pages, sortie le 5 janvier 2017

Un cri sous la glace – Camilla Grebe

Un premier roman glaçant qui nous vient de Suède.

Une révélation !

Un remarquable thriller psychologique qui nous manipule et nous mène par le bout du nez du début à la fin.

Un roman choral à plusieurs voix. Trois voix qui nous racontent la même histoire… un flic qui a peur de s’engager, une profileuse qui perd la mémoire et une jeune fille un peu paumée qui perd pied dans sa vie.

Trois personnes fêlées profondément, aux coutures plus que déchirées.

La solitude, l’amour et ses failles sont les thèmes de ce grand roman subtil et tout en nuances.

L’auteur a choisi de donner toute l’importance à ses personnages, elle nous fait pénétrer au plus profond de leur esprit torturé dans leurs failles et leur complexité avec une grande finesse.

L’intrigue est intelligente, magnifique, bluffante, la construction très originale, le rythme parfait et la plume d’une belle fluidité.

Une entière réussite qui nous surprend et nous tient en haleine jusqu’à la toute fin.

Je vous conseille haut et fort cette perle venue du froid.

Camilla Grebe est une auteure à suivre et à lire absolument.

4ème Couv.

AVEZ-VOUS DÉJÀ PERDU LA TÊTE
PAR AMØUR ?

Emma, jeune Suédoise, cache un secret : son patron Jesper,
qui dirige un empire de mode, lui a demandé sa main.
Mais il ne veut surtout pas qu’elle ébruite la nouvelle.
Deux mois plus tard, Jesper disparaît sans laisser de traces et l’on retrouve
dans sa superbe maison le cadavre d’une femme, la tête tranchée.
Personne ne parvient à l’identifier.

Peter, policier émérite, et Hanne, profi leuse de talent, sont mis en tandem pour enquêter. Seul problème, ils ne se sont pas reparlé depuis leur rupture amoureuse dix ans plus tôt. Et Hanne a aussi un secret : elle vient d’apprendre que ses jours sont comptés.

Dans un Stockholm envahi par la neige, un double récit étourdissant prend forme. Chaque personnage s’avère cacher des zones d’ombre. À qui donc se fier pour résoudre l’enquête ?

Editeur: Calmann-Lévy, 448 pages, sortie le 1 février 2017