Le Cramé – Jacques Olivier Bosco

C’est moi qui suis complètement cramée par Jacques Olivier Bosco (JOB pour les intimes), waouh, quelle découverte !

Mais pourquoi ne l’ai je pas lu plus tôt ?

Le roman démarre vite, hyper vite, pour filer ensuite à 300 km heure, accrochez bien votre ceinture, ça décoiffe fort…  impossible de descendre en route, vous êtes prévenu !

Le cramé, c’est un gangster, un chef de bande à l’ancienne, un homme d’honneur et de parole.
Je vous fais une confidence, en général, les gansters, les braquages de banque, c’est pas trop ma tasse de thé mais là, je suis sur le cul, complètement bluffée.

J’ai pris un plaisir fou à suivre les aventures du Cramé.  L’intrigue rebondit de page en page, sans temps mort.  Ça dézingue à chaque coin de rue, ça tire partout, ça explose, ça saigne beaucoup.
L’ombre des vieux films de Melville, Belmondo, Lino Ventura, Delon, Scorcese, Coppola plane sur Le cramé.

L’écriture claque, le style est incroyable et unique, les dialogues affutés, vifs, hyper efficaces.
Les personnages sont forts, hauts en couleurs, inoubliables, avec un sens de l’honneur, de l’amitié, de la famille… on en vient même à les aimer.

La cramé, c’est sombre, sanglant, violent.
Le cramé, c’est fort divertissant.
Le cramé, c’est noir et serré comme le ristretto du matin.
Le cramé, c’est tendu comme une corde sur un arc.

Le cramé, il faut le lire !

Demain, je cours acheter tous les romans de Jacques Olivier Bosco.
Et je remercie Olivier Le Corbac de la librairie Humeurs noires de m’avoir donné envie de découvrir JOB .

 

4ème couv.

Le problème avec le Cramé, c’est que même l’enfer ne veut pas de lui !

Le Cramé et sa bande ont écumé le pays pendant deux ans. Une épopée commando qui s’est achevée sous les balles et dans le sang. À cause d’une balance, trois de ses amis ont pris le raccourci pour l’Enfer, et pour le Cramé, c’est le purgatoire. Mais attendre au placard que le diable réclame son dû n’est pas trop le genre de la maison. Et comme une banale cavale, ce n’est pas assez pour le Cramé, une évasion rocambolesque le conduit tout droit au commissariat de Saint-Denis… qu’il infiltre dans la peau d’un flic.
Lancé malgré lui sur la piste d’un garçon disparu, le Cramé ne perd pas de vue l’essentiel : retrouver le traître qui les a donnés.

Editeur: Pocket, sortie le 12 juin 2014

 

Les âmes rivales – René Manzor

les-ames-rivales-rene-manzorL’amour est il plus fort que la mort ?

René Manzor nous pose la question dans Les âmes rivales.

Un thriller à connotation surnaturelle, fantastique, ésotérique.
Que les amateurs de thriller pur et dur se rassurent, l’intrigue est tellement géniale qu’on embarque sans aucun problème dans ce voyage hors du commun !

Dès les premières pages, l’auteur nous immerge dans cette histoire atypique.

Tous les ingédients sont réunis et savament mélangés pour nous tenir en haleine du début à la fin: une intrigue très originale, des rebondissements incroyables, un suspense omniprésent, beaucoup d’émotions, des personnages très attachants, une histoire d’amour avec un grand A -une de celle qu’on aimerait tous vivre-, des questionnements métaphysiques sur la mort, la vie après la mort, l’âme et le corps, la réincarnation, la mémoire.

L’auteur m’a déstabilisée plus d’une fois, difficile de croire que c’est un premier roman tant il est bluffant et abouti.

L’écriture est très visuelle, efficace et fluide, René Manzor est scénariste et cela se sent. Le rythme est soutenu et le livre se lit d’une traite sans respirer.

Jetez vous sur LES AMES RIVALES, un roman très original, une histoire prenante et surprenante !

On a beaucoup parlé du deuxième livre de René Manzor, CELUI DONT LE NOM N’EST PLUS (un thriller pur et dur), il vient de sortir en poche Pocket.
Il est tout simplement génial, à lire absolument !!!!

Et son troisième livre, DANS LES BRUMES DU MAL, vient de sortir chez calmann-lévy.

René MANZOR, un nom qui s’est imposé dans la cour des très grands auteurs français.

4ème Couv.

La Nouvelle-Orléans, 1975. Dans la pénombre de l’église, une fillette supplie le prêtre de l’ai-der : un homme étrange qui se dit son ami la suit partout, mais elle est la seule à le voir, personne ne la croit ! Elle s’appelle Cassandre, elle est terrifiée, et le prêtre ne trouve pas les mots… la fillette s’enfuit. Dix ans après, à New York, quand Cassandre tombe follement amoureuse, la peur revient : le fantôme qui la hante depuis son enfance n’acceptera jamais de rival…

Editeur: Pocket, sortie le 6 octobre 2016

Résilience – Julia M Tean

RESILIENCE ne ressemble à aucun autre livre.

Si vous pensez lire un roman noir classique pour vous distraire, passez votre chemin. Ce récit est unique et relève presque plus du témoignage que du roman.

RESILIENCE est un long cri d’amour.

C’est plus qu’une claque magistrale, c’est un coup de poing d’une violence inouïe.

A travers l’histoire de Vincent, ce livre nous plonge dans l’horreur et la noirceur de l’âme humaine. La maltraitance infantile, l’homophobie, la violence, la barbarie, la différence, le racisme, la quête et l’acceptation de Soi, la résilience, voilà les thémes abordés dans ce récit.

JULIA M TEAN a un incroyable talent d’écriture, elle va à l’essentiel et nous fait ressentir les émotions comme personne. Chaque mot est à sa place, même le plus dur, aucune surenchère gratuite. Tout sonne juste dans ce roman bouleversant ancré dans une triste réalité.

Un concentré d’émotions, je ne pensais pas en ressentir autant à la lecture d’un livre. Plus d’une fois, une boule s’est formée dans ma gorge, mon coeur s’est serré, mes tripes se sont retournées et mes larmes ont coulé à la fin. J’ai pleuré pour Vincent, pour tous les Vincent du monde.

RESILIENCE, une lecture sombre, brutale, sublime, percutante, poignante, insoutenable, dérangeante. Mais au delà de la noirceur et de l’horreur du sujet, il y aussi beaucoup de sensibilité, de l’amour et de l’espoir.

Au plus profond des ténèbres, la lumière peut jaillir.

Un livre à lire absolument, même si vous êtes sensible et avez peur d’être choqué, chamboulé, déchiré.
Lisez le ! Et lisez le d’une seule traite, de toutes façons, vous serez incapable de quitter Vincent une fois votre lecture entamée.

Un tout grand merci à JULIA M TEAN d’avoir mis toutes ses tripes pour donner vie à Vincent.

Une lecture qui me laisse K.O.

Un coup de coeur indescriptible qui me touche dans le tréfonds de mon être.

Après un tel exploit, je vais suivre JULIA M TEAN de très près.

Pour chaque livre acheté, 1€ est versé à l’association Le Refuge qui lutte contre l’homophobie.

4ème Couv.

Vincent a tué son père, son bourreau. Ce meurtre aurait dû le délivrer, mais les fantômes du passé ne meurent jamais. Incarcéré, il doit affronter les souvenirs d’une vie détruite par le monstre qui l’a engendré.

Editeur: Rebelle, sortie le 15 octobre 2016

On se souvient du nom des assassins – Dominique Maisons

Cette lecture m’a procuré un plaisir fou et une intense jubilation !

Un roman d’aventures, un vrai feuilleton populaire doublé d’un très bon roman policier. Pari risqué, pari gagné !

Dominique Maisons nous plonge dans le Paris du début du siècle, en 1909. L’époque est magnifiquement reconstituée, avec un extraordinaire souci du détail. Je salue le gigantesque travail de documentation de l’auteur.

Les deux héros, Max Rochefort, novelliste à la mode et Giovanni Riva, son assistant et narrateur du roman vont mener une enquête difficile et périlleuse.

Je me suis beaucoup amusée à suivre leurs aventures rocambolesques où le danger rôde à chaque coin de rue. L’action, les surprises se succèdent tout au long du roman et leurs péripéties rebondissent presqu’à chaque page.
On y croise Gaston Leroux, Celestin Hennion des célèbres Brigades du Tigre, le psychologue Alfred Binnet.
On pense à Arsène Lupin, à Fantomas, à Sherlock Holmes, à Adèle Blanc-Sec de Tardi.

Nos deux héros oocupent une grande place dans le récit, ils sont fort attachants mais toute la galerie de personnages secondaires est sympathique, Marguerite, la servante de Max, le commissaire Jucard, le psychologue Alfred Binnet, la jeune Justine…

La plume de Dominique Maisons est sublime et magnifique, un tout grand talent d’écriture.

N’hésitez pas, prenez votre billet pour embarquer dans ce voyage à l’imagination débordante, une aventure passionnante et trépidante de bout en bout.

Une chose est sûre, je me souviendrai du nom de Dominique Maisons !

4ème Couv.

Max Rochefort, dandy parisien et feuilletoniste à succès, croise le chemin de Giovanni Riva, jeune employé du journal Le Matin. L’excentrique Rochefort prend le jeune homme à son service dans son atelier d’écriture. Mais la réalité rattrape les meilleurs scénarios issus de l’imagination de Max : lors d’une soirée mondaine, un cardinal est retrouvé mort, atrocement mutilé dans sa chambre d’hôtel. Sous pression politique, la Sûreté doit désigner un coupable rapidement. Pour sauver une jeune innocente accusée du crime, Max et Giovanni se lancent dans l’enquête… Entourés d’une ligue de gentlemen extraordinaires – l’écrivain Gaston Leroux, l’aéronaute Louis Paulhan, le psychologue Alfred Binet et bien d’autres -, ils seront conduits des splendeurs aux bas-fonds du Paris bouillonnant et amoral de 1909.

Editeur: La Martinière, sortie le 13 octobre 2016

La prunelle de ses yeux – Ingrid Desjours

J’avais déjà pris une grosse claque à la lecture de son précédent livre Les fauves , je sentais alors Ingrid Desjours au sommet de son art et je terminais ma chronique par ces mots « c’est assurément le meilleur Ingrid Desjours et une de mes trois claques de 2016 ».

Ce n’est plus d’actualité.  Je viens de vivre un orgasme littéraire avec La prunelle de ses yeux !
J’ai pris une claque phénoménale, un uppercut à l’estomac, je suis K.O. sur le carreau. Comment sortir indemne d’une telle lecture ?
Ingrid Desjours a dépassé les sommets pour s’envoler, mais jusqu’où va t elle aller ?    Une vraie virtuose au talent fou !

Vous dire que j’ai aimé son livre serait un gros mensonge, je l’ai adoré corps et âme.  Ingrid Desjours m’a fait chialé (et oui, ça arrive une fois tous les 10 ans !), elle m’a retourné les tripes, m’a noué la gorge, a fait battre mon coeur très vite, très fort…

Un récit à la construction géniale, deux histoires se chevauchent, on alterne deux époques 2003 et 2016 et trois narrateurs Gabriel, Maya et Victor.
L’intrigue est parfaite et hors du commun, le rythme est excellent, la tension permanente et le final époustoufflant.
Les personnages sont tous très forts et analysés sous toutes les facettes jusqu’au tréfonds de leur âme.
Au delà de la noirceur, de la barbarie de notre société et de nos systèmes qu’elle décrit, au delà des questions percutantes qu’Ingrid nous pose, il y a beaucoup d’amour, de tendresse et de lumière dans son récit.

Petit conseil, n’ouvrez pas ce livre si vous avez quelque chose de prévu.  Fermez les portes, éteignez le téléphone, enfermez vos enfants, envoyez votre moitié prendre l’air, pensez à respirer de temps en temps, à boire et à manger pendant votre lecture.

Un grand polar, un roman remarquable, une tuerie, une évidence, un incontournable, un MUST absolu…. Non non, non, je vous assure, je n’exagère pas !

Maintenant, allez y, courez, sautez, roulez, rampez chez votre libraire !

4ème couv.

Il est aveugle. Elle est ses yeux. Elle pense le guider vers la lumière. Il va l’entraîner dans ses ténèbres.
Gabriel a tout perdu en une nuit. Son fils de dix-sept ans, sauvagement assassiné. Ses yeux. Sa vie… Les années ont passé et l’aveugle n’a pas renoncé à recouvrer la vue. Encore moins à faire la lumière sur la mort de son enfant.
Quand un nouvel élément le met enfin sur la piste du meurtrier, c’est une évidence : il fera justice lui-même. Mais pour entreprendre ce long et éprouvant voyage, Gabriel a besoin de trouver un guide. Il recrute alors Maya, une jeune femme solitaire et mélancolique, sans lui avouer ses véritables intentions…
La cécité de conversion est une pathologie aussi méconnue qu’effrayante : suite à un profond traumatisme psychologique, vous êtes aveugle. C’est ce qui est arrivé au personnage principal de ce roman.

Editeur: Robert Laffont-collection La bête noire, sortie le 13 octobre 2016

Julius Winsome – Gérard Donovan

Comment vous parler d’un tel bijou ?

Les trois mots sur la couverture pourraient suffire « Magnifique, tendu, envoûtant »

Et si je devais résumer ma chronique en une seule phrase: quand le roman noir rencontre la poésie !

JULIUS vit retiré du monde dans son chalet en pleine forêt au coeur du Maine. Un fou de littérature qui vit seul, entouré de ses 3282 livres et de son chien Hobbes. La vie s’écoule simplement et paisiblement jusqu’au jour où Hobbes est abattu à bout portant d’un coup de fusil. Julius part alors en chasse pour retrouver l’assassin de son compagnon et l’histoire vire à la croisade sanglante sans retour possible.

Un livre d’une grande beauté, d’une force inouie, plein de sensibilité et de poésie.

La nature, les grands espaces, la passion des livres, la solitude, l’amour, la vengeance et la barbarie, où se trouve la limite ?

Un court récit qui donne à réfléchir sur la nature humaine et pose de nombreuses questions.
Quelle est cette part primitive enfouie en chacun de nous, prête à surgir à tout moment ?

Un roman qui ne laisse pas indifférent, aucune demi mesure, vous aimerez ou détesterez.
Je l’ai lu d’une traite hier en ralentissant sur la fin pour ne pas le quitter trop vite. Julius me hantera longtemps, je ne suis pas prête de l’oublier.

Ce livre est un OVNI !

J’attend le prochain roman de Gerard Donovan avec impatience.

Et je remercie de tout coeur l’ami Florent de me l’avoir conseillé ❤️

4ème Couv.

Julius Winsome vit seul avec son chien, Hobbes, au fin fond du Maine le plus sauvage. Eduqué dans le refus de la violence et l’amour des mots, ce doux quinquagénaire ne chasse pas, contrairement aux hommes virils de la région. Il se contente de chérir les milliers de livres qui tapissent son chalet. La vision de Hobbes ensanglanté et mourant le changera en tueur fou…

Editeur: Points, sortie 18 mars 2010, 246 pages

L’île des hommes déchus – Guillaume Audru

J’ai passé un très bon moment avec L’île des hommes déchus.

Dès les premières pages le décor est planté, nous sommes à Stroma, une minuscule île perdue au large de l’Ecosse.

Eddie revient sur son île après 13 ans d’absence, il retrouve ses amis, sa famille, ses souvenirs, ses vieux démons.
Rapidement, un squelette est découvert sur un chantier et l’enquête est confiée à Moira, ancienne petite amie d’Eddie.

Chaque chapitre est raconté par un protagoniste différent, ce qui rend le récit très original. Petit à petit, nous découvrons l’histoire de l’île et de ses habitants taiseux, la rudesse de leur vie, les secrets bien cachés, les non dits, L’ambiance est froide et grise, l’atmosphère étouffante, pesante et une tension persiste en toile de fond.

Quelle vérité se cache derrière ce squelette ? L’intrigue est accrocheuse et le suspense est maintenu jusque dans les dernières pages.

Pendant ma lecture, j’ai pensé aux romans d’Indridason, à la Trilogie écossaise de Peter May.

Le livre est un peu court, j’aurais aimé quelques chapitres de plus pour entrer plus en profondeur dans les personnages et dans l’intrigue.

Hormis quelques maladresses d’un premier roman, ce polar est très prometteur. Un jeune auteur à suivre assurément.
J’ai eu la chance de lire son deuxième livre Les ombres innocentes et sans aucune hésitation, je vous le dis haut et fort, Guillaume Audru a fait un pas de géant pour jouer dans la cour des grands !

4ème Couv.

Eddie Grist, ancien policier à Inverness. est de retour sur Stroma, son île natale, au nord de l’Ecosse. Il y retrouve ses parents, avec qui il a noué des relations difficiles, ainsi que ses rares amis. Mais à peine a-t-il pris ses marques qu’un squelette est découvert sur le chantier d’une résidence secondaire. Malgré son père, notable influent de l’île, Eddie ne pourra s’empêcher de se mêler à l’enquête, enquête officiellement confiée à Moira Holm, amour de jeunesse d’Eddie, qui a, elle aussi, quelques comptes à régler avec la communauté silencieuse de Stroma.

Editeur: Caïman, sortie le 9 décembre 2014

Les loups à leur porte – Jérémy Fel

Stephen King a trouvé son fils spirituel francais avec Jérémy Fel qui signe un premier roman brillant, terrifiant et très noir.

Un roman choral magistral et magnifiquement construit, une mécanique orchestrée au millimètre près.

Le roman débute comme un recueil de nouvelles, les chapitres se succèdent et nous racontent des histoires indépendantes les unes des autres.
Différents personnages se croisent à un moment de leur vie, petit à petit l’intrigue prend forme, se resserre de plus en plus, tout finit par s’emboîter et nous comprenons les liens entre tous les protagonistes.

Une atmosphère trouble, une ambiance angoissante, une tension intense, aucun répit de lecture, une écriture visuelle, cinématographique et très addictive

Pour Jérémy Fel, le MAL est inhérent à la nature humaine, il a plusieurs visages, il est partout, prêt à frapper n’importe qui, personne n’est à l’abri, personne n’est tout blanc. L’auteur explore ce MAL sous toutes ses facettes et parvient à me déstabiliser tout au long de ma lecture.

Ne passez pas à côté de cet extraordinaire roman, original et époustoufflant !
Il vous laissera estomaqué, sans voix et vous hantera bien longtemps.

Une pépite, un véritable coup de coeur pour moi.

Mais j’insiste là dessus, un roman à ne pas mettre entre toutes les mains, âmes sensibles ne l’ouvrez pas, vous risquez gros !

Un jeune auteur que je suivrai de près, sans hésitation.
Je remercie Séverine de me l’avoir conseillé.

4ème Couv.

Une maison qui brûle à l’horizon ; un homme, Duane, qui se met en danger pour venir en aide à un petit garçon qu’il connaît à peine ; une femme, Mary Beth, serveuse dans un dîner perdu en plein milieu de l’Indiana, forcée de faire à nouveau face à un passé qu’elle avait tenté de fuir ; et un couple, Paul et Martha, pourtant sans histoires, qui laisseront un soir de tempête, entrer chez eux un mal bien plus dévastateur. Qu’est-ce ce qui unit tous ces personnages ? Quel secret inavoué les lie ? Jérémy Fel nous livre ici un grand puzzle feuilletonesque à l’atmosphère énigmatique et troublante entre Twin Peaks, Stephen King et Joyce Carol Oates.

Editeur: Rivages, sortie le 5 octobre 2016, 410 pages

 

Un coeur sombre – R.J. Ellory

Combien de temps peut on échapper à sa conscience ?

Le portrait passionnant, saisissant et complexe d’un anti héros.

Vincent Madigan est un flic corrompu, cynique, rongé jusqu’à la moelle qui tente d’échapper à sa conscience à coup d’alcool et de cachetons en tous genres. Un flic sombre et brisé qui a touché le fond. Un flic dévasté intérieurement, en quête d’une impossible rédemption, alors que sa vie ne tient plus qu’à un fil.
Le bien et le mal, la corruption et la pureté, l’innocence et la culpabilité, l’ombre et la lumière… la frontière est floue.

Vincent Madigan nous entraîne dans sa spirale infernale tout au long du roman. Je n’ai pu m’empêcher de l’aimer et de ressentir une grande tendresse pour lui malgré tout.

L’écriture puissante et magnifique de l’auteur nous prend aux tripes et nous fait vivre de profondes émotions.  Vous en dire plus serait criminel.

RJ Ellory est vraiment un grand maître du roman noir, un virtuose qui ne cesse de se renouveler et de nous étonner livre après livre.

Un roman magistral et brillant tout simplement.

Un coup de poing dans l’estomac !

Quand la noirceur atteint les sommets, elle touche la lumière !!!

4ème Couv.

Sous sa façade respectable, Vincent Madigan, mauvais mari et mauvais père, est un homme que ses démons ont entraîné dans une spirale infernale. Aujourd’hui, il a touché le fond, et la grosse somme d’argent qu’il doit à Sandià, le roi de la pègre d’East Harlem, risque de compromettre toute son existence, voire de lui coûter la vie. Il n’a plus le choix, il doit cette fois franchir la ligne jaune pour pouvoir prendre un nouveau départ. Il décide donc de braquer 400 000 dollars dans une des planques de Sandià. Mais les choses tournent mal : il doit se débarrasser de ses complices, et une petite fille est blessée lors d’échanges de tirs. Rongé par l’angoisse et la culpabilité, Madigan va s’engager sur la dernière voie qu’il lui reste : celle d’une impossible rédemption.

Jamais l’expression d’ anti-héros n’aura été aussi pertinente. Avec ce portrait passionnant et sans concession, R. J. Ellory creuse au plus profond de la conscience d’un homme au cœur sombre, pour tenter d’en faire resurgir toute l’humanité enfouie. Le bien et le mal, l’innocence et la culpabilité sont en effet si intimement mêlés en Vincent Madigan qu’il lui est devenu presque impossible de les distinguer. D’une écriture si puissante qu’on la ressent physiquement, ce long blues, aussi déchirant qu’une chanson de Tom Waits, aussi maîtrisé qu’un film de James Grey, réserve à son lecteur de tels rebondissements qu’il serait criminel d’en dévoiler plus ici.

Editeur: Sonatine, sortie le 1 octobre 2016, 496 pages

LUX – Maud Mayeras

Trois lettres et 250 pages qui m’ont mise à terre, K.O.

Comment parler de LUX ? Comment trouver les mots après une telle lecture ? je suis chamboulée de partout et je me demande encore si j’ai aimé.

LUX nous tord tripes et viscères et nous ébranle de toutes parts.
LUX est sombre, torturé, puissant, fort, envoûtant, dérangeant, étouffant.

On ne sort pas indemme de cette lecture.

La plume sublime de Maud Mayeras nous transporte dans les profondeurs de l’âme humaine, là où se concentre toute notre noirceur et toutes nos peurs.

LUX est une expérience unique de lecture !!! Même si je n’ai pas accroché à l’histoire.

Aucune comparaison avec son précédent roman REFLEX (véritable révélation et coup de coeur pour moi !)

Ames sensibles s’abstenir ! Les autres, ne passez pas à côté !

 

4ème Couv.

C’est l’histoire d’un retour, d’une sentence et d’une vague qui monte à l’horizon.

2016. Antoine Harelde débarque à Ceduna, dans les terres arides du sud de l’Australie.
Vingt ans auparavant, il a passé un été dans cette petite ville perdue et, en l’espace de trois mois qui l’ont vu quitter l’adolescence, il a connu la joie, l’amitié, l’amour et l’horreur.
Aujourd’hui il est un homme. Il n’a pas oublié, il n’a rien pardonné.
Mais la justice prend d’étranges et inquiétantes couleurs à la lumière de l’apocalypse.

Ballade meurtrière sur fond de fin des temps, Lux est le roman de la confirmation d’une jeune auteure au sommet de son art. Après le succès de Reflex (Anne Carrière, 2013 / Pocket, 2015), le nouveau thriller de Maud Mayeras est très attendu.

Editeur: Anne Carrière, sortie le 6 octobre 2016, 252 pages