Quand la neige danse – Sonja Delzongle

Quand la neige danse – Sonja Delzongle

quand-la-neige-danse-sonja-delzongleLe livre que j’attendais de pied ferme. Persuadée d’être déçue à la lecture, impossible de remettre le couvert et de nous livrer une 2ème perle aussi forte que Dust .

Et bien, j’avais tout faux et j’ai été complètement bluffée par ce deuxième opus.

Quand la neige danse est époustoufflant, excellentissime et confirme l’immense talent de Sonja Delzongle.

Changement total de décor, après la chaleur kenyane, nous passons à l’hiver rigoureux nord américain.

Pour mon plus grand bonheur, nous retrouvons la profileuse Hannah Baxter (même si dans ce roman, elle ne tient plus le premier rôle) dans une histoire de fillettes kidnappées à Crystal Lake, petite ville au nord de Chicago.

Thriller glacial, haletant, trépidant.

L’intrigue complexe, aux multiples rebondissements est savament construite, tout y est articulé avec une grande intelligence. La lecture est addictive, la tension et l’action constantes, avec des changements de rythme, des accélérations, des dérapages contrôlés pour notre plus grand plaisir. Une galerie étonnante de personnages fouillés qui cachent tous un secret.

Et un final émouvant, terrifiant !

Sonja Delzongle…  c’est une évidence, le talent à l’état pur !!!

4ème Couv.

Février 2014, au nord de Chicago. La neige et le blizzard semblent avoir pétrifié la petite ville de Crystal Lake. Un matin, le médecin Joe Lasko reçoit un paquet. Y repose une magnifique poupée aux cheveux longs et roux, sosie de sa fille Lieserl disparue depuis plusieurs semaines. Comble de l’horreur : la poupée est vêtue exactement comme Lieserl le jour où elle s’est volatilisée.
Ce n’est pas tout. Depuis un mois, quatre fillettes ont été enlevées, et chacune des familles va recevoir une poupée. Joe, jeune divorcé, décide de mener sa propre enquête, aidé par une détective privée dont il était secrètement amoureux des années plus tôt. Conscients que l’affaire les dépasse, tous deux appellent à l’aide Hanah Baxter, la célèbre profileuse, et son inséparable pendule. Quelque part dans Crystal Lake, depuis très longtemps, quelqu’un s’en prend aux enfants. Les détient-il prisonnières? Sont-elles encore en vie ?

Editeur: Denoël (collection Sueurs Froides), sortie le 1 avril 2016, 432 pages

Dust – Sonja Delzongle

Dust – Sonja Delzongle

J’ai découvert Sonja Delzongle,  en avril 2015, avec la sortie très médiatisée de DUST chez Denoël.

Le coup de coeur, que dis-je, le coup de foudre a été immédiat !

Je tenais un grand roman entre les mains, je vivais un moment exceptionnel dans ma vie de lectrice et une grande dame du thriller s’installait dans mon coeur.

DUST est un roman envoûtant, terrifiant, bouleversant, dérangeant. Il nous confronte à l’horreur inhumaine, à la violence, il nous tord les tripes dans tous les sens. L’histoire puissante mêle deux intrigues, deux enquêtes complexes, sordides et passionnantes.

Le rythme est rapide, effréné servi par une écriture magnifique.

Je suis tombée en amour avec la profileuse Hannah Baxter, atypique, originale, aux méthodes ésotériques sur les bords, on ne peut que l’aimer.

Un livre qui sue l’Afrique, la chaleur, la moiteur, la sorcellerie, les légendes, les superstitions, les rituels, les sacrifices.

Un livre sublime, une énorme réussite, un incontournable, un must absolu !!!

Bravo à Sonja Delzongle !  Je m’incline devant tant de talent.

4ème Couv.

Quelque part en Afrique, la mort rôde…
2010. Dans un terrain vague de Nairobi, un gamin à vélo s’amuse à rouler dans une grande flaque sur le sable ocre. Du sang humain, répandu en forme de croix. Sans le savoir, le garçon vient de détruire une scène de crime, la première d’une longue série.
2012, à Nairobi. Une femme albinos est décapitée à la machette en pleine rue. Le tueur a emporté la tête, un bras aussi. Elle a été massacrée, comme beaucoup de ses semblables, parce que ses organes et son corps valent une vraie fortune sur le marché des talismans.
Appelée en renfort par le chef de la police kenyane, Hanah Baxter, profileuse de renom, va s’emparer des deux enquêtes. Hanah connaît bien le Kenya, ce pays où l’envers du décor est violent, brûlant, déchiré entre ultramodernité et superstitions. Mais elle ne s’attend pas à ce qu’elle va découvrir ici. Les croix de sang et les massacres d’albinos vont l’emmener très loin dans les profondeurs du mal.

Editeur: Folio (collection Policier), sortie le 1 avril 2016, 560 pages

Une forêt obscure – Fabio Mitchelli

J’avais bien aimé La compassion du diable, mais là, je suis scotchée… sans voix face à cette bombe, cette merveille de perfection.

Un thriller psychologique sous haute tension.
Un thriller glaçant, terrifiant, sombre, très noir… maitrisé jusqu’au moindre détail.

L’auteur nous happe dès les premières pages et ne nous offre pas une minute de répit, pas une seconde pour respirer.

Comme dans La compassion du diable, Fabio Mitchelli s’inspire de deux affaires réelles de tueurs en série pour mêler fiction et réalité. Les histoires s’alternent, se croisent dans ce roman choral passionnant mêlant prostitution, pédophilie, séquestration, tortures, meurtres…

Il y a aussi de l’amour et de la beauté dans cette noirceur.

J’ai aimé tous les personnages mais les deux héroïnes flics sont extraordinaires, Louise et Carrie, deux écorchées vives, fragiles et abimées par la vie.

L’écriture est efficace, fluide, addictive, ciselée à la perfection.

Un époustoufflant final qui fait froid dans le dos.
Il laisse présager une suite ?

Fabio Mitchelli au sommet de son art, du très grand art.

N’hésitez pas à plonger dans cette Forêt obscure, vous ne regretterez pas le voyage !!!

4ème Couv.

 » Je n’ai rien d’un monstre. Je suis là uniquement pour nourrir l’esprit de la forêt, en lui offrant la chair de la jeunesse.  » Daniel Singleton, alias Robert Christian Hansen (1939-2014), le monstre d’Anchorage.
À Montréal, Luka diffuse sur le Web les images des animaux qu’il torture, puis celles de son amant qu’il assassine à coups de pic à glace. Pour enquêter sur une telle affaire, il faut un flic borderline comme Louise Beaulieu.
En Alaska, dans la petite ville de Juneau, deux jeunes filles sont découvertes en état de choc. Pour comprendre, il faut un flic comme Carrie Callan, qui va exhumer les vieux secrets et regarder le passé en face.
Le point commun à ces deux affaires : Daniel Singleton, un tueur en série. Du fond de sa cellule, il élabore le piège qui va pousser Louise à aller plus loin, toujours plus loin… Jusqu’à la forêt de Tongass, là où le mensonge corrode tout, là où les pistes que suivent les deux enquêtrices vont se rejoindre.
Ce roman est librement inspiré du meurtre commis par Luka Rocco Magnotta en 2012, ainsi que des crimes de Robert Christian Hansen, qui a violé et assassiné 17 femmes entre 1971 et 1983.

Editeur: Robert Laffont/La bête noire, sortie le 15 septembre 2016, 416 pages

L’abbaye blanche – Laurent Malot

Abbaye blanche ou abbaye noire ?

Nous sommes dans le Jura, région paisible où il ne se passe pas grand chose.
Un premier meurtre est commis, suivi d’un deuxième… Sont ils liés ?

Le lieutenant Gange mène l’enquête, aidé par la journaliste Helena Medj. Ils forment un duo attachant et leur relation est souvent drôle.

Une enquête mêlant le monde politique, les magouilles, les mensonges, les manipulations et une secte pseudo religieuse bien étrange.

L’intrigue est captivante, intelligente, un peu lente parfois mais jamais ennuyeuse.

J’ai beaucoup aimé et je vous le conseille vivement.

Laurent Malot signe un premier polar réussit, un auteur à suivre assurément !

4ème Couv.

Amour, meurtres et conspiration : une recette de la manipulation.

À Nantua, dans le Jura, le lieutenant Gange élève seul sa fille de six ans. Gaëlle, sa femme, les a quittés sans donner de raison.

Quand deux meurtres se produisent la même semaine dans ce coin du Jura où il ne se passe « jamais rien », Gange est entraîné dans une enquête explosive. Il s’oriente peu à peu vers l’Abbaye blanche, une secte particulièrement dangereuse, en cheville avec des notables locaux. Entre trafic d’art, âmes perdues et intervenants haut placés dans l’appareil d’État, il démêle peu à peu les fils et prend la mesure de l’iceberg qui se dresse devant lui. Les enjeux le dépassent, mais sa femme est peut-être victime de l’Abbaye blanche…

Editeur: Bragelonne, sortie le 14 septembre 2016, 333 pages

Sous la ville – Sylvain Forge

Un roman noir, un roman social, sombre, glauque et très fort.

L’histoire se déroule à Clermont Ferrand, l’enquête est menée par Adan (fils de Harki) et sa collègue Marie.

L’intrigue est bien ficelée, très documentée, mêlant plusieurs histoires.

Des allers retours dans le temps, dans le passé d’Adan Serrata, confronté à son père, à la guerre d’Algérie et au sort réservé aux Harkis à leur arrivée en France.

Un seul petit bémol concernant la fin, un peu confuse et vite précipitée à mon goût.

Une très belle découverte et une excellente lecture !

4ème Couv.

Le brigadier Adan Settara est en poste à la PJ de Clermont-Ferrand. Fils d’un vieil immigré, ouvrier dans la « ville du pneu », ses bons tuyaux dans les cités lui ont autrefois permis de faire tomber de gros trafiquants. Mais depuis, il végète. Aussi, quand deux adolescents lui apportent un matin une clé USB sur laquelle se trouvent les images du corps martyrisé d’une jeune étudiante, Adan comprend vite qu’une enquête délicate l’attend, dans les cercles fermés de l’université et de la ville. Et les découvertes que fait sa collègue Marie sur les mœurs étranges des fils de bonne famille risquent de se révéler très dangereuses pour un simple brigadier.
Il se pourrait qu’à l’ombre des volcans, derrière les usines ou les belles demeures, certains aient le cœur aussi noir que la pierre de la ville…

Editeur: Toucan, sortie le 1 juin 2016, 416 pages

Le cri – Nicolas Beuglet

Conquise et captivée dès les premières pages de cet excellent thriller !

Une histoire trépidante et jubilatoire, un rythme époustoufflant qui file à 150 à l’heure, sans aucun temps mort.

L’intrigue est passionnante, basée en partie sur des faits réels et secrets menés par les autorités militaires, la CIA… des expérimentations scientifiques et psychologiques.

L’auteur est scénariste, cela se sent dans son écriture fluide et très visuelle. Les chapitres sont courts, on tourne les pages sans pouvoir s’arrêter.

Chaque page apporte son lot de questions et de rebondissements, le rythme s’accélère de plus en plus, une vraie course contre la montre pour nos deux héros. Sarah, l’inspectrice norvégienne et Christopher, le journaliste forment un tandem touchant et attachant.

Je l’ai avalé en un jour et demi mais j’ai dû faire quelques petites pauses, pour éviter l’infarctus, tant la tension était grande.

Un divertissement très intelligent et addictif.

Oh my god, quel bouquin !!!   J’ai poussé un véritable CRI à la toute fin.

Nicolas Beuglet a écrit un premier livre, sous le nom de Nicolas Sker « Le premier crâne » (chez Michel Lafon)

4ème Couv.

Hôpital psychiatrique de Gaustad, Oslo. À l’aube d’une nuit glaciale, le corps d’un patient est retrouvé étranglé dans sa cellule, la bouche ouverte dans un hurlement muet. Dépêchée sur place, la troublante inspectrice Sarah Geringën le sent aussitôt : cette affaire ne ressemble à aucune autre…

Et les énigmes se succèdent : pourquoi la victime a-t-elle une cicatrice formant le nombre 488 sur le front ?    Que signifient ces dessins indéchiffrables sur le mur de sa cellule ?    Pourquoi le personnel de l’hôpital semble si peu à l’aise avec l’identité de cet homme interné à Gaustad depuis plus de trente ans ?

Pour Sarah, c’est le début d’une enquête terrifiante qui la mène de Londres à l’île de l’Ascension, des mines du Minnesota aux hauteurs du vieux Nice.

Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va lier son destin à celui d’un journaliste d’investigation français, Christopher, et découvrir, en exhumant des dossiers de la CIA, une vérité vertigineuse sur l’une des questions qui hante chacun d’entre nous : la vie après la mort…

Et la réponse, enfouie dans des laboratoires ultrasecrets, pourrait bien affoler plus encore que la question !

Inspiré par des découvertes et des événements réels, Le Cri renvoie à nos peurs les plus intérieures. Un thriller sur la folie des hommes et le danger d’une science dévoyée, transformée en arme fatale.

Editeur: XO, sortie le 8 septembre 2016, 494 pages

Les ombres innocentes – Guillaume Audru

Tout d’abord un grand merci aux Editions du Caïman pour l’envoi de ce livre, une magnifique découverte !

2013 en Corrèze.
Un vieil homme est tabassé, une femme est retrouvée éventrée et accrochée à un croc de boucher dans sa ferme, une jeune fille seule et abandonnée hurle dans une clinique psychiatrique.
Quel est le lien entre ces trois histoires qui finissent par s’imbriquer pour nous offrir un EXCELLENT roman noir, inspiré de faits réels, un pan tragique et inconnu de l’histoire de France.

Dès les premières pages, j’ai été prise dans cet engrenage parfaitement huilé. La tension ne se relâche jamais, les personnages sont forts, l’ambiance rurale colle à la peau, l’intrigue en puzzle est magnifiquement tissée et maitrisée, la plume de Guillaume Audru est belle et addictive.
La vérité éclate dans les toutes dernières pages… TERRIBLE, BOULEVERSANTE !

Je ne vous en dirai pas plus pour ne pas spoiler l’histoire.

Lisez ce livre. Lisez le, lisez le !!!

Les ombres innocentes est le deuxième livre de Guillaume Audru, après L’île des hommes déchus.
Je m’empresse donc de commander son premier ouvrage !
Une chose est sûre, je vais suivre cet auteur de très près, quel talent !

4ème Couv.

Massif central, été 2013. Un vieillard est retrouvé hagard sur une route de Corrèze. Il a été frappé mais refuse de dénoncer ses agresseurs. Dans une ferme du plateau de l’Aubrac, une femme âgée, pendue à un croc de boucher de sa propre ferme, est découverte par son fils. Dans une clinique psychiatrique proche de Clermont-Ferrand, une femme oubliée de tous hurle sa haine. Trois affaires sans lien apparent. Trois personnes dont la vie va basculer. Matthieu Géniès, journaliste dans un canard de Corrèze. Serge Limantour, gendarme revenu de tout. Jeanne Roussillon, aide-soignante qui, jour après jour, tente de comprendre le mal qui ronge sa patiente.

Editeur: Caïman, sortie le 9 décembre 2015, 280 pages

Lynwood Miller – Sandrine Roy

Un aveu pour commencer… Je n’ai pas lu ce livre, je l’ai dévoré littéralement avec un immense plaisir !!!

Allez savoir pourquoi, mais je m’attendais à un gentil petit polar français et vlan, c’est tout l’inverse qui est arrivé … une énorme et belle surprise.
J’hésite entre coup de coeur ou coup de foudre immédiat !

On a du mal à croire que c’est un premier roman tant il est abouti, maîtrisé.

Sandrine Roy doit être née avec une plume en main, et quelle plume ! un talent fou et inouï !

J’aime beaucoup l’accroche qui nous dit « roman policier mais pas que »

Dès les premières pages, j’ai été happée par l’histoire, j’ai tourné frénétiquement les pages, aucun répit dans l’action, les rebondissements s’enchaînent, les questions se multiplient, mais pourquoi veut on tuer Elie ? le suspense augmente, je me ronge les ongles au passage… le surnaturel pointe le bout du nez et l’amour est au rendez vous !

J’ai par dessus tout adoré les personnages, avec leur petit grain de folie… grosse empathie pour Linwood et Elie.

Quoi, c’est déjà fini ? On n’a vraiment pas envie de les quitter, ils sont tellement attachants.

Mais je jubile en sachant qu’il y aura d’autres aventures d’Elie et Lynwood… Oh oui, oh oui !

J’espère que l’attente ne sera pas trop longue.

Ne passez pas à côté de ce bijou !

4ème Couv.

Elle est jeune, belle et capable de déplacer des objets à distance et de guérir par l’imposition des mains. On cherche à la tuer. Il est beau, Américain, et coule une retraite paisible et prématurée dans les montagnes françaises. C’est un ancien membre des forces spéciales. Il veut la sauver. Ils se sont rencontrés dans des circonstances peu communes : deux malfrats avaient kidnappé la belle et projetaient de l’exécuter. Pas de chance, ils opéraient à deux pas de la bergerie de l’ancien soldat… Gravitent autour de ce duo deux psychiatres allemands au passé chargé ; un jeune hacker un brin introverti partageant son temps entre balades dans ses Pyrénées natales et curieuses missions à travers le monde ; une brigade de policiers d’outre-Rhin ; un commissaire français débonnaire, et un sacré nombre de gens bien décidés à faire disparaître définitivement l’héroïne. De l’action, de l’amour, du suspense, des rebondissements… tous les ingrédients, en somme, d’un roman que ne renieraient pas les maîtres du genre.

Editeur: Lajouanie, sortie le 10 juin 2016, 300 pages

Le lecteur de cadavres – Antonio Garrido

Inspiré d’un personnage réel, un remarquable polar historique, un fabuleux récit d’aventures magnifiquement écrit, érudit et captivant qui nous plonge dans la Chine médiévale et exotique du XIII siècle.

Nous suivons la vie du jeune Song Ci, premier médecin légiste de l’histoire.

Je n’ai pas vu passer les 768 pages (lues en 2 jours) tant les évènements s’enchaînent à toute allure, pas le temps de respirer !

La reconstitution historique est parfaite, avec un magnifique travail de documentation sur la Chine ancienne et les débuts de la médecine légale (7 siècles avant qu’elle n’apparaisse en Occident).

Tous les ingédients sont là pour nous faire passer un excellent moment de lecture: une magnifique plume, des aventures rocambolesques, du suspense, une galerie de personnages intéressants, des rebondissements, des drames, de l’amour.

Un page turner dépaysant, divertissant, très intelligent et absolument passionnant !

Un indispensable !!!

4ème Couv.

Ci Song est un jeune garçon d’origine modeste qui vit dans la Chine du XIIIe siècle. Après la mort de ses parents, l’incendie de leur maison et l’arrestation de son frère, il quitte son village avec sa petite sœur malade. C’est à Lin’an, capitale de l’empire, qu’il devient fossoyeur des « champs de la mort » avant d’accéder à la prestigieuse Académie Ming. Son talent pour expliquer les causes d’un décès le rend célèbre. Lorsque l’écho de ses exploits parvient aux oreilles de l’empereur, celui-ci le convoque pour enquêter sur une série d’assassinats. S’il réussit, il entrera au sein du Conseil des Châtiments ; s’il échoue, c’est la mort. C’est ainsi que Cí Song, le lecteur de cadavres, devient le premier médecin légiste de tous les temps. Un roman, inspiré par la vie d’un personnage réel, captivant et richement documenté où, dans la Chine exotique de l’époque médiévale, la haine côtoie l’ambition, comme l’amour, la mort.

Editeur: Le livre de Poche, sortie le 3 juin 2015,  768 pages

Les disparus du phare – Peter May

Peter May nous revient sur l’île de Lewis, où se passe sa Trilogie écossaise.

Il nous raconte la vertigineuse quête d’identité d’un homme complètement amnésique, qui se réveille à moitié noyé sur une plage. Que fait il sur cette île ? Qui est il ?  Commence alors une véritable enquête que nous suivons pas à pas.

Peter May nous ballade sans arrêt de questions en mystères, on a souvent l’impression de se perdre dans le récit mais rassurez vous l’intrigue est bien construite, maîtrisée de bout en bout et tout finit par s’imbriquer.

La nature sauvage et le décor grandiose de cette île battue par les vents jouent un grand rôle dans l’histoire.

Ce roman nous parle aussi des abeilles, des recherches secrètes menées sur les colonies, des magouilles industrielles, des pesticides, de l’environnement.

Les Disparus du phare nous lance un cri d’alerte face à une situation gravissime pour la planète.

Ceux qui n’ont pas aimé la Trilogie écossaise, n’aimeront assurément pas Les disparus du phare, même ambiance, même lenteur.

Pour ceux et celles qui trouvent la Trilogie Ecossaise trop lente ou ennuyeuse, lisez l’excellentissime Série Chinoise de Peter May.
6 tomes, 6 enquêtes mettant en scène une médecin légiste Margaret Campbell et un policier chinois Li Yan. Les enquêtes se déroulent dans la Chine d’aujourd’hui, elles sont très efficaces, bien ficelées et addictives, on ne s’y ennuie pas un instant.
Il faut impérativement les lire dans l’ordre pour suivre l’évolution des deux personnages.
La série chinoise est de loin ma préférée de l’auteur !

4ème Couv.

Un homme reprend connaissance sur une plage, là où l’ont rejeté les vagues, presque paralysé par le froid, en état de choc. Il ne sait pas où il se trouve. Il ne sait pas même qui il est. Seul subsiste dans sa conscience un sentiment d’horreur, insaisissable, obscur, terrifiant. Revenant à l’île de Lewis où il a situé sa trilogie écossaise, Peter May nous emporte dans la vertigineuse quête d’identité d’un homme sans nom et sans passé.

Editeur: Rouergue, sortie le 2 juin 2016, 314 pages