Tout n’est pas perdu – Wendy Walker

Un très bon thriller purement psychologique, un huis clos.

Toute l’histoire se passe dans le cabinet d’un psychiatre, elle est aussi entièrement racontée par lui.

Le récit prend du temps à démarrer, beaucoup de descriptions au début, mais ensuite on entre dans le jeu pour en sortir abasourdi à la fin.

L’enquête et la thérapie s’imbriquent, le présent et les flash back. Chaque personnage déballe sa vie et ses secrets. Le père fou de colère qui ne pense qu’à trouver le violeur, la mère froide et très secrète avec beaucoup de zones d’ombre et Jenny qui a du mal à se souvenir de son viol. On ne comprend pas bien où tout cela nous amène ni comment toutes ces confessions vont s’imbriquer pour faire avancer l’enquête.

Au fil des pages, chaque personnage devient important, qui mène qui et lequel va faire basculer l’histoire ? De plus en plus de non dits, de mensonges durant les séances.

Chaque fois que je pensais avoir compris quelque chose, c’était pas ça, j’ai donc été bluffée jusqu’au bout avec un twist final inattendu, waou !

Une grande réussite pour cette construction très originale, toute en finesse et en suspense, une analyse psycho remarquable.

Un excellent moment de lecture !

4ème Couv.

Alan Forrester est thérapeute dans la petite ville cossue de Fairview, Connecticut. Il reçoit en consultation une jeune fille, Jenny Kramer, quinze ans, qui présente des troubles inquiétants. Celle-ci a reçu un traitement post-traumatique afin d’effacer le souvenir d’une abominable agression dont elle a été victime quelques mois plus tôt. Mais si son esprit l’a oubliée, sa mémoire émotionnelle est bel et bien marquée. Bientôt tous les acteurs de ce drame se succèdent dans le cabinet d’Alan, tous lui confient leurs pensées les plus intimes, laissent tomber leur masque en faisant apparaître les fissures et les secrets de cette petite ville aux apparences si tranquilles. Parmi eux, Charlotte, la mère de Jenny, et Tom, son père, obsédé par la volonté de retrouver le mystérieux agresseur.

Editeur: Sonatine, sortie le 12 mai 2016, 352 pages

Cassandra – Todd Robinson

 

On se croirait projetté dans un film de Tarantino ou dans une bonne série B.

Roman noir qui pue les mecs, la testostérone, les grandes gueules, les gros bras, les bas fonds de la nuit, la prostitution, les estropiés de la vie, les écorchés vifs.
Ça cogne, ça saigne dans tous les coins, ça parle cru et grossier !

Et pourtant, ce roman est drôle, très drôle, un humour nonchalant, plein de bons jeux de mots, de situations roccambolesques, amusantes.

Bon d’accord, il y a quelques approximations et invraissemblances dans l’enquête, mais cela n’a pas gâché mon plaisir de lecture.

Divertissant, très réussi… Un roman noir qui ne se prend pas au sérieux !

Un excellent moment de lecture.

4ème Couv.

Boo et Junior ne se sont pas quittés depuis l’orphelinat. Aujourd’hui adultes, ils sont videurs dans un club de boston. Avec leurs deux cent quinze kilos de muscles et leurs dix mille dollars de tatouages, ça leur va plutôt bien de jouer les durs. Mais quand on leur demande de rechercher la fille du procureur de Boston qui a disparu, ils vont devoir recourir à autre chose qu’à leurs biceps. Que la gamine fasse une fugue, soit. Il faut bien que jeunesse se passe. Mais quand elle se retrouve sous l’emprise de ses mauvaises fréquentations, c’est une autre histoire.

Editeur: Gallmeister, sortie le 20 août 2015, 379 pages

Le dragon du Muveran – Marc Voltenauer

J’ai A-DO-RE ce bouquin !

Un tout petit village dans les montagnes suisses.
La vie est calme et paisible jusqu’à la découverte d’un corps mutilé dans le temple.

Si vous aimez l’ambiance des polars nordiques, vous adorerez Le dragon du Muveran, qui est d’ailleurs présenté comme « Le polar nordique des Alpes Vaudoises ».  Le village de Gryon est superbement décrit, dans les moindres détails… les chalets, les alpages, les ruelles, les petites places… on a envie d’aller s’y promener.  Les habitants se connaissent tous, leurs secrets et leur passé éclairent une grande partie du récit.

Une intrigue machiavélique et haletante, une sombre histoire, des citations bibliques, une vengeance sordide, une humiliation, un châtiment divin….

Les personnages sont tous très attachants.  Un GROS coup de coeur pour l’inspecteur Andreas, flic homosexuel, qui vit sereinement avec son ami journaliste et leur gros chien.  Nous sommes loin des flics torturés, alcooliques, déprimés … juste un couple d’amoureux, mon dieu que cela fait du bien.

Ce roman est magnifiquement écrit, il m’a tenu en apnée jusqu’au dénouement final.

J’ai du mal à croire que c’est un premier roman, tant il est abouti.

Je trépigne d’impatience en attendant la suite des aventures de l’inspecteur Andreas.

Foncez sans hésiter, ce livre est une perle !!!

4ème Couv.

Sur l’autel, le corps nu d’un homme, bras en croix, orbites vides, un verset de la Bible planté au coeur. C’est le premier des meurtres rituels et Andreas Auer le sait. Son enquête commence, s’accélère, s’enlise. Et lentement, comme l’eau sous la glace, les mauvais souvenirs affleurent. Tout ce qu’on voulait oublier refait surface. Tout ce qu’on croyait mort. Ce pourrait être à Stockholm, Reykjavik, Fjällbacka ou Ystad, c’est à Gryon, un petit village trop tranquille des Alpes vaudoises où s’invente un nouveau genre de polar nordique.

Editeur: Slatkine et cie, sortie le 25 août 2016, 520 pages

Surtensions – Olivier Norek

Olivier Norek se bonifie au fil de ses romans.

Son premier roman, Code 93 est bon
Son deuxième roman, Territoires  est excellent
Son troisième roman, Surtensions  est une claque monumentale !

Surtensions nous emmène dans le milieu carcéral et de la justice.

Une plongée réaliste dans le monde des flics. Plusieurs histoires qui se chevauchent.

Mes nerfs ont été mis à rude épreuve au fil des pages et de cette montée en puissance, en violence, en surtensions.

Un livre qu’on ressent tout au fond de ses tripes et qui met K.O. à la fin.

Un gros coup de coeur !

Amateurs de polars, ne passez surtout pas à côté d’Olivier Norek !!!

 

4ème Couv.

PRIX Le Point DU POLAR EUROPEEN 2016 !

« Pas de clichés, pas de happy end. Son réalisme fait l’effet d’une gifle. » L’Express

« Avec Surtensions, le lieutenant du 93 passe à la vitesse supérieure. » Le Figaro

Cette sœur acceptera-t-elle le marché risqué qu’on lui propose pour faire évader son frère de la prison la plus dangereuse de France ? De quoi ce père sera-t-il capable pour sauver sa famille des quatre prédateurs qui ont fait irruption dans sa maison et qui comptent y rester ? Comment cinq criminels  un pédophile, un assassin, un ancien légionnaire serbe, un kidnappeur et un braqueur  se retrouvent-ils dans une même histoire et pourquoi Coste fonce-t-il dans ce nid de vipères, mettant en danger ceux qui comptent le plus pour lui ?
Des âmes perdues, des meurtres par amour, des flics en anges déchus : la rédemption passe parfois par la vengeance…
Olivier Norek pousse ses personnages jusqu’à leur point de rupture. Et lorsqu’on menace un membre de son équipe, Coste embrasse ses démons.

Editeur: Michel Lafon, sortie le 11 mars 2016, 505 pages

Les larmes de Pancrace – Mallock

Très grand cru !   Cuvée exceptionnelle !

C’est toujours un immense plaisir de retrouver Mallock et ses Chroniques Barbares.

Cette enquête débute lentement, elle se déguste comme grand vin.

Mais quel est le lien entre un grand cru bordelais, une malédiction datant de 1345, le moyen âge, les templiers, la peste noire, une politicienne prête à tout, un meurtre vieux de 30 ans, un meurtre récent, des secrets de famille, un juge et deux flics ?

Une fois de plus, Mallock nous offre une enquête brillante, intelligente, sans temps mort. Un grand thriller littéraire !

Sa plume est unique, sublime, raffinée, jubilatoire et poétique.

Découvrir et lire Mallock, c’est souffrir d’une addiction à vie.

Pourquoi les médias n’en parlent pas ? c’est un mystère et une grande injustice.

Il me reste le cinquième opus des Chroniques « Le principe de parcimonie » en réserve, je me le garde au chaud pour distiller le plaisir !

Si vous ne connaissez pas Mallock, de grâce, ruez vous sur ses Chroniques Barbares !

Dans la vie d’un amateur de thriller, il y a un avant et un après Mallock !

4ème Couv.

 » Sept morts dans sept siècles tariront votre lignée.  » À cet avertissement proféré en décembre de l’an 1345 à l’encontre du Viconte Pancrace d’Armuth par le dernier des Templiers, la mort de Jean de Renom fait aujourd’hui un écho lugubre. Abattu par balles sur les marches de sa propriété, le châtelain payerait-il les fautes de ses aïeux ?
Alors que les coteaux bordelais saignent le soleil en un nectar somptueux, Mallock sonde les racines du mal et goûte à un breuvage bien plus amer : l’éternel venin des âmes…
Dans cette enquête, secrets de famille, meurtres en chambres closes et ambitions inavouables s’entrelacent tels les tortueux sarments qui envahissent au printemps les vignobles de France.

Editeur: Fleuve, sortie le 11 février 2016, 512 pages

Dernière fenêtre sur l’aurore – David Coulon

Attention: Roman noir, très noir !

Premier roman de David Coulon. J’avais déjà lu son deuxième (Le village des ténèbres) beaucoup plus facile à lire.

Celui-ci n’est vraiment pas à mettre entre toutes les mains.

Un flic et sa descente vers la folie. Un huis clos oppressant, des tortures, des meurtres.

Une histoire très sombre et angoissante qui donne la nausée et met mal à l’aise.

Du « psycho-psychiatrique » de malade !!!

4ème Couv.

La brigade des mineurs l’a usé. Les morts de sa femme et de sa fille l’ont détruit. A à peine 35 ans, Bernard Longbey n’est plus que l’ombre de lui-même. L’abîme s’ouvre un peu plus sous ses pas quand il se retrouve à enquêter sur l’assassinat d’une jeune étudiante. La connaissait-il ? Et pourquoi un détective privé est chargé de le surveiller, lui ? Tout est en place. L’enfer peut se déchaîner.

Editeur: Actu SF (collection Hélios), sortie le 6 mars 2015, 250 pages

L’ombre – Stephen Lloyd Jones

Je ne suis pas une grande fan de fantastique mais là, j’avoue avoir été bluffée de bout en bout par ce livre hors norme.

Dès les premières pages, je suis accrochée et mon rythme cardiaque s’accélère, ça démarre très vite et très fort.

Un savant mélange de fantastique (pas trop), de gothique et de thriller.

C’est sombre, terrifiant, angoissant et oppressant.

Un roman d’amour, de folie et de fascination qui nous fait voyager du 18ème siècle à nos jours, j’ai beaucoup aimé l’alternance des époques au fil des chapitres.

Impossible à lâcher avant la fin, la tension et l’angoisse vont crescendo.

Moi, je dis chapeau !!!

Et un grand merci à la librairie Humeurs noires de m’avoir conseillé cette perle.

4ème Couv.

Elle fuit. Elle est terrifiée. À l’arrière de la voiture, sa fille de 7 ans dort paisiblement. Sur le siège passager, son mari se vide de son sang. Lorsqu’elle arrive de nuit à Llyn Gwyr, une maison de campagne perdue dans les montagnes arides du pays de Galles, Hannah Wilde sait que plus rien ne sera jamais comme avant : l’implacable prédateur qui s’attaque à sa famille est désormais à ses trousses. Dans le coffre de sa voiture, une liasse de carnets, noircis par divers protagonistes. Tous évoquent le même sujet. Une ombre. Un tueur dénommé Jakab, capable de revêtir à la perfection l’identité de n’importe qui.
Hannah ne peut plus faire confiance à personne. L’heure de l’affrontement est venue…

Editeur: Pocket, sortie le 8 septembre 2016, 552 pages

Fabrika – Cyril Gely

Le traffic d’organes via diverses mafias, des ONG et des médecins pourris par l’appât du gain.

Une folle course poursuite de l’Ukraine à la Chine, en passant par Prague, Budapest, Bucarest et Ankara.

Une intrigue dingue, haletante, ficelée à la perfection, au millimètre près et une plume très additive.

Impossible de lâcher le récit une fois commencé.

Un retournement final explosif et inattendu !

Ce livre est magnifiquement documenté et terrifiant, quand on sait que la réalité dépasse souvent la fiction.

Une excellente lecture et un auteur que je suivrai avec plaisir !

4ème Couv.

Blessé au cours d’une fusillade entre Russes et séparatistes, Charles Kaplan, photographe de guerre, se retrouve dans un hôpital de Kiev. L’homme qui l’accompagnait est mort et son cadavre s’est mystérieusement volatilisé. Tout comme sept autres corps… Kaplan se lance dans une enquête effarante hantée par l’ombre d’un homme : Terek Smalko, chirurgien auréolé d’une légende noire. Et par deux mots sibyllins : Fabrika böbrekler,  » l’usine à reins « . Un thriller remarquablement orchestré et documenté qui nous plonge, de Prague à Bucarest, de Shanghai à Ankara, au coeur d’une réalité aussi terrifiante que vraisemblable.

Editeur: Albin Michel, sortie le 2 mars 2016, 410 pages

Station Eleven – Emily St John Mandel

Le post apo n’est pas mon genre préféré, celui ci m’a attiré, allez savoir pourquoi, peut être parce qu’il parlait de théâtre et de l’art dans nos vies.  Je n’attendais rien de spécial et ce fut une magnifique surprise.

Ce n’est pas du tout un post apo classique avec des survivants qui se battent à chaque coin de rue, transformés en monstres ou zombies, avec de la violence et des bing bang bang à chaque page.

Station Eleven plutôt un roman littéraire éblouissant dans lequel j’ai accepté de me perdre.

Le monde n’existe plus, une épidémie a décimé 99% de la population.

Nous allons suivre une troupe de théâtre itinérante, qui voyage de villes en villages pour jouer Shakespeare auprès des survivants.
Nous suivons aussi la vie d’Arthur, le comédien qui meurt sur scène en début de roman; Miranda, une de ses épouses; Kirsten, une jeune comédienne de la troupe qui se souvient vaguement de l’ancien monde.

Des vies, des récits qui se croisent et s’entremêlent, flashback et nostalgie de l’ancien monde, questionnements philosophiques: que faisons nous de nos vies ?

J’ai été émue et captivée par cette histoire en mosaïque MAGNIFIQUEMENT écrite.

Une chose est sûre, je vais retenir nom d’Emily St John Mandel !

4ème Couv.

Dans un monde où la civilisation s est effondrée suite à une pandémie foudroyante, une troupe d acteurs et de musiciens nomadise entre de petites communautés de survivants pour leur jouer du Shakespeare. Un répertoire qui en est venu à représenter l espoir et l humanité au milieu de la désolation.

Le roman évènement de la rentrée littéraire, finaliste du National Book Award aux Etats-Unis, qui fera date dans l’histoire de la littérature d’anticipation.

Editeur: Rivages, sortie le 24 août 2016, 480 pages